– Je veux écrire à cinq heures du matin, l’été.

J’ai besoin du premier chant des oiseaux, de la lumière encore timide qui frémit sur les feuilles du pommier.

J’ai besoin du silence des gouttes de rosée qui perlent sur les branches.

Tout cela est important.

 

-Oui, c’est ce que tu penses.

Tu veux écrire à cinq heures du matin, l’été.

Mais tu peux le faire en tout temps, toute saison

car tu as surtout besoin,

quel que soit le côté

vers lequel la clarté se penche,

de Vérité.

 

Géraldine Andrée