Pour me consoler
du chat en allé
qui erre seul
sans doute
dans la nuit
d’août
j’ouvre
un recueil
de poésie
et un poème
s’avance
à ma rencontre
à pas
de velours
à pattes
de silence
L’amour
me renvoie
avec la douceur
de sa force
ce qui m’échappe
sous une autre
forme
qui ressemble
finalement
à ce que j’ai tant désiré
garder
comme
par exemple
cette feuille
attachée
à un ouvrage
entier
et par laquelle
chaque mot
me regarde
avec sa prunelle
de chat
fidèle
Géraldine
