Très jeune, j’ai découvert la puissance bienfaisante des mots. Les mots soignent. Ils sont les messagers de la résilience. Et en tenant moi-même un journal intime, j’ai découvert le pouvoir de cicatrisation psychique de l’écriture. C’est ainsi que, tout naturellement, avant ma formation et tout au long de son processus, j’ai mis en place des outils thérapeutiques que j’ai expérimentés d’abord pour moi, avant d’en faire bénéficier autrui. Et je peux vous dire que ces outils fonctionnent. Pourquoi ? Parce que le mouvement de l’écriture remet en action la psyché, initie sa capacité de métamorphose, déclenche son processus d’individuation. La trace écrite est une preuve :
« C’est bien moi qui ressens cela et qui l’écris. C’est donc ma vérité. »
Ce que vous éprouvez a une valeur, une légitimité, une signification. Vos émotions – aussi confuses ou violentes soient-elles – ont leur place sur la page. Symboliquement, vous vous accordez vous aussi cette place.
Voici quelques exemples (non exhaustifs) d’écriture thérapeutique lors de nos séances :
- La définition de mon niveau de batterie énergétique,
- Ma météorologie intérieure,
- Ce que je veux/ ce que je ne veux plus,
- Lettre à une émotion, un sentiment, à celui/celle qui m’a maltraité(e), à un être, à un animal ou à un objet perdu,
- Lettre à moi-même : à celui/celle que j’ai été, à celui/celle que je deviendrai,
- La biographie de tout ce que j’ai pu ressentir jusqu’à présent,
- Une scène de roman familial,
- La composition d’un poème sur un rêve ; j’écris une autre issue à mon rêve,
- Je me définis par un mot, une couleur / je fais de mon prénom un acrostiche,
- J’écris un conte dont je suis le héros à partir d’une carte du Tarot de la transformation d’Osho.
Comment définir l’exercice d’écriture ?
Je l’adapte à la problématique exposée en début de séance. Le Moi étant en perpétuelle évolution, chaque sujet d’écriture change de séance en séance. De même, je peux vous faire tirer dans un pot – qui mêle des billets que j’ai spécialement adaptés à votre besoin – un billet contenant un sujet d’écriture, en sachant que c’est votre inconscient qui guidera votre main et choisira ce qu’il a à vous écrire…
Que se passe-t-il après l’écriture ?
Nous passons à l’étape de la lecture : vous me lisez votre texte. Chaque inflexion de voix, chaque intonation, chaque lapsus, chaque hésitation, de même que le rythme, constituent un canal supplémentaire pour que l’inconscient ajoute de vive voix ce qu’il a à vous dire.
Puis, nous faisons tous les deux un retour sur cette écriture par le biais de mots-clés, d’expressions frappantes, une émotion qui se découvre.
Vous pourrez vous étirer, vous déplacer, vous relaxer, respirer profondément pour libérer dans l’espace l’énergie contenue dans les mots.
Enfin, je vous invite à faire le bilan de ce qui s’est écrit : avec quelle prise de conscience repartez-vous ?
Les types de consigne d’écriture :
- Poétiques pour inviter l’inconscient à s’exprimer,
- Issues d’ouvrages littéraires ou psychologiques, afin de vous offrir un cadre et un ancrage précis,
- Avec un déclencheur d’écriture structuré pour vous sécuriser,
- Mais avec de la liberté à l’intérieur de ce cadre pour que votre inconscient puisse vous guider vers le sens qui est le bon pour vous,
- Claires, afin de vous aider à élaborer une réponse spécifique à vos besoins.
Avec quel matériel écrire ?
Avec un stylo et un papier bien sûr.
- Mais aussi avec des encres multicolores, des feutres,
- Une plume d’oie,
- Une craie,
- Des billes, de la terre, un caillou, un bout de bâton,
- Des perles, des paillettes…
Et sur
- Un parchemin,
- Une ardoise,
- Du tissu,
- Du sable,
- Un paperboard…,
à partir du moment où l’on sait pourquoi l’on utilise tel médium.
Questions éventuelles :
Et si je fais des fautes d’orthographe ? Aucune importance. Bien au contraire : les coquilles, les ruptures syntaxiques, les lapsus, les dites erreurs orthographiques sont autant de portes qui s’ouvrent de manière inattendue et par lesquelles l’inconscient vous glisse son message…
Et je ne suis pas un littéraire, un écrivain, un poète ? L’écriture thérapeutique n’est pas un exercice de style. L’écriture thérapeutique s’adresse à vous et à vous seul, car une seule voix compte : la vôtre !
Puis-je écrire avec mon ordinateur ou mon téléphone ? Pas dans un premier temps. En effet, c’est le contact de votre paume avec les matériaux de l’écriture qui mobilise la psyché. On écrit d’abord avec le corps. L’inconscient est du côté de l’instinct, de l’intuition et donc du mouvement. De même, le papier – métaphore de la peau – constitue un prolongement de vous-même. Bien sûr, si vous souhaitez retravailler vos textes ensuite – pour en constituer un recueil, par exemple -, vous pourrez utiliser le clavier chez vous, mais seulement dans un second temps, après la séance. En outre, vous pourrez recopier vos textes dans Le journal de thérapie.
Vous repartirez ainsi avec un ou plusieurs mots-boussoles qui vous permettront d’initier ce voyage intérieur dans l’immense pays qu’est votre psyché.
Géraldine Andrée

