Ce mois de septembre 2026 est un nouveau commencement.
Vous pourriez me dire que c’est un pléonasme, un commencement étant toujours nouveau.
Mais j’ai initié, vécu, parfois subi tant de commencements dans ma vie que je peux dire que ce commencement est nouveau par rapport à tous les commencements précédents.
Il s’est passé beaucoup de choses durant cet été caniculaire de 2026.
Tout d’abord, la publication de Glow up !
Après de longs mois d’écriture en tant que plume pour toutes ces voix qui demandent à dire, parfois à crier – en un mot, à exister -,
la biographie Glow up ! Pour que la Vie se souvienne,
relatant deux parcours de vie bouleversés – ceux d’une mère et de sa fille – par le cancer pédiatrique, est enfin publiée.

Ensuite, l’obtention de mon diplôme de praticienne en psychothérapie.
Après huit années d’études, douze mois d’écriture de mon mémoire Du traumatisme familial à la résilience personnelle,

j’ai obtenu mon diplôme de praticienne en psychothérapie qui couronne tous mes efforts.

À tous ceux qui trouvent le temps long, qui se cherchent et qui cherchent leur chemin, je dis
Patience !
Le chemin se trace au fur et à mesure que l’on avance.
Et qu’on l’écrit !
Je mets donc en place progressivement ma nouvelle activité.
Mon site Psychothérapies – Cabinet Art-Psy à Nancy et en Lorraine – Le baume des mots est déjà configuré et il est prêt à vous accueillir pour vous prodiguer toutes les informations que vous désirez sur mon accompagnement en psychothérapies.
Grâce à mon expérience de biographe, d’écrivaine et d’écritothérapeute, je guide chacun sur le chemin de ses propres mots.
Sa destination ? Le pays de son inconscient dans lequel il pourra trouver la source de sa transformation et de son Moi profond.
Une nouvelle année s’annonce donc avec une myriade de billets, d’articles, de réflexions, de conférences écrites
et l’interaction entre ce site d’écriture et mon site de praticienne en psychothérapie.
Bien sûr, il me reste beaucoup à faire, mais l’intérêt du voyage ne réside-t-il pas d’abord dans le chemin ?
Et l’écriture est depuis longtemps pour moi ce voyage !
Alors, à l’heure où les feuilles commencent à tomber, voici revenue l’odeur des feuillets neufs des cahiers d’écolier.
Tu sais, cher Journal, je veux te dire aujourd’hui, un souvenir d’enfance.
Quand je ferme les yeux, je sens que je suis habitée par du blanc.
Et je sais d’où il vient :
du cahier neuf de la rentrée.
Tu ne t’en souviens pas, cher Journal, parce que tu n’étais pas encore né.
C’est pourquoi je veux te dire :
la couverture de plastique de couleur qui miroite sous mes doigts,
les pages lignées bien lisses, toutes douces,
pour me montrer patiemment le chemin ;
et l’odeur du papier quand rien n’est encore écrit,
une senteur d’imprimerie sans les mots.
Je veux te dire ce cahier
sans les taches,
sans les annotations en rouge,
sans les notes médiocres,
sans les ratures,
sans les pliures.
Un cahier vierge
de toute culpabilité.
Un cahier à l’intérieur duquel
un buvard aura été glissé,
comme une couverture,
pour protéger sa reliure
des coulures
de la première écriture.
Le buvard pourra pelucher,
s’effriter,
tomber en lambeaux
dans ma paume.
C’est le prix du sacrifice
pour que le cahier de la rentrée
reste
celui de tous les possibles
dans la lumière blafarde
de novembre.
Un cahier à garder bien tenu
jusqu’aux premières neiges
au moins
et, si je suis optimiste,
jusqu’à la ligne ultime,
en juin.
Un cahier qui, une fois fini,
une fois la dernière
page tournée,
renaîtra en un autre cahier,
sans doute plus épais
et plus large,
à la rentrée suivante,
car j’aurai bien avancé,
malgré les embûches,
dans mes études.
C’est la mémoire
de tous les cahiers de septembre
dont je n’ai plus gardé trace
– ayant dépassé depuis bien longtemps l’enfance –
et que je veux te léguer
aujourd’hui
en deux-mille-vingt-six,
cher Journal.
Géraldine Andrée
