Je n’ai pas d’autre prétention
pour cette année deux-mille-vingt-cinq
que d’être fidèle à ma résolution
de faire refleurir l’ancien jardin
avec les mots de chaque matin.
Géraldine
Je n’ai pas d’autre prétention
pour cette année deux-mille-vingt-cinq
que d’être fidèle à ma résolution
de faire refleurir l’ancien jardin
avec les mots de chaque matin.
Géraldine
Elle a fini d’écrire
pour aujourd’hui
Elle pose donc
ses mains
sur ses genoux
et regarde
la lumière
rousse
qui trace
une phrase
fugitive
sur les murs
de sa chambre
qui deviennent
pour quelques
instants
les pages
blondes
d’un livre
dont l’incipit
s’efface
déjà
C’est ainsi
Aucune maille
de mots
aucun fil
d’encre
ne peut retenir
le temps
ce poisson
qui glisse
vers un point
si profond
si lointain
qu’elle sait
qu’un matin
elle renoncera
à le suivre
même
si elle se dit
avec confiance
que pour l’attraper
il lui faut continuer
à écrire
à tisser
le filet
de ses textes
chaque jour
de sa vie
que Dieu fait
et accepter
de mourir
intérieurement
en plongeant
la tête
la première
dans tout
ce blanc
©Géraldine Andrée
Je souhaite investir pour écrire
un rayon de soleil de mon samedi après-midi (là, j’écris mon journal à la main).
Je souhaite investir la nuit pour travailler mes textes à l’ordinateur.
Je souhaite investir le silence qui précède la mise au monde du jour,
pour y recueillir mes mots-étoiles
tombés sur la nappe,
à portée de ma paume,
là, tout près de l’assiette de pommes.
Et avec musique douce, s’il vous plaît,
et un peu de café au lait
dont s’exhale la chaude senteur
à la hauteur
de mon cœur !
Géraldine