Publié dans Art-thérapie, Créavie, Grapho-thérapie, Journal de la lumière, Journal de ma résilience, Le cahier Blueday, Le cahier de la vie, Le cahier de mon âme, Le journal des confins, Le livre de vie, Le temps de l'écriture, Poésie-thérapie, Récit de Vie

Écris tes peines et tes joies

Écris tes peines et tes joies, tes peurs et tes espoirs, tes renoncements et tes métamorphoses, tes étoiles et tes soleils.

Écris tout ce que tu ne comprends pas dans l’impardonnable commis.

Écris ce que tu ne peux plus changer, quoi que tu fasses.

Écris tout ce dont tu as à rougir, tes hontes et tes satisfactions aussi.

Grave dans la page le manque (d’un père, d’un amant, d’un foyer) ; écris-en un poème qui te contente au moment de son achèvement.

Écris ton chemin qui part de ce point invisible pour se fondre dans ce blanc que tu conjures par l’étincelle supplémentaire d’une goutte d’encre à laquelle tu destines le mot prochain – et pourquoi pas l’Aurore, ici et maintenant ?

Écris pour que ta feuille soit cette flamme qui t’éclaire jusqu’à demain.

Écris pour que ton cahier ressuscite dans le froissement de la page tournée ce qui n’est plus – le jardin, la maison, l’enfant, l’ami.

Écris un conte pour toi, le roi ou la reine perdu(e) dans son royaume.

Écris pour explorer ce qui se cache dans la boîte rouge à douleurs et pour en faire toute une histoire avec d’autres couleurs.

Écris pour que la Vie ait le dernier mot

Géraldine Andrée

@L’Encre au fil des jours

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Écris pour que ta feuille soit cette flamme qui t’éclaire jusqu’à demain.
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Écrire va changer ta vie

On te dit qu’écrire va changer ta vie. On t’a enseigné le pouvoir des mots, l’importance d’être attentif aux termes que tu emploies, aux tournures de tes phrases :

– Pas de négatives, s’il te plaît ! Seulement des affirmatives, des phrases positives car, tu le sais, l’Univers retient tout !
Si tu affirmes que tu es contre la guerre, l’Univers entendra le mot Guerre et il y aura toujours plus de guerres.
En revanche, si tu affirmes que tu es pour la paix, l’Univers expansera le mot Paix en toi, dans ton foyer et dans tous les pays.
Les mots, tu le sais, constituent les aimants de la loi d’attraction.
Par conséquent, écris avec les couleurs que tu souhaites pour ta vie. Emploie les mots qui te mèneront à ce que tu désires obtenir – mer, lumière, amour, peut-être…

On te dit aussi que le mouvement de ta main, le choix de l’encre et du papier incarneront tes rêves dans un texte – qu’il soit récit ou poème…

Alors, tu prends ton stylo magique. Chaque matin ou chaque soir, tu écris. Au fil des jours, tu écris. Au fil du temps, coule ton encre. Tu te racontes des histoires positives, des aventures inspirantes.

Seulement voilà, rien ne change en apparence, dans ta vie. Le robinet fuit toujours ! Tu n’as pas encore eu le courage d’appeler le plombier. Et puis, de toute façon, tu n’aurais pas de quoi le payer… Ton amoureux ne t’a pas téléphoné. Ta mère ne te parle plus depuis deux mois. Tu vis dans ce petit appartement dont la tapisserie défraîchie devrait être remplacée.

Cela ne fait rien. Écris. Même si tu stagnes, avance sur ta page. Même si tu te décourages, tiens le stylo. Même si tu es noyé(e) par les problèmes, nage dans l’inconnu qu’est le blanc du papier. Avec l’élan de l’enfant que tu fus, embrasse la vie telle qu’elle est. Confie au silence du papier les mots qui décrivent fidèlement ce que tu vis :

-J’ai besoin d’écarter ces murs qui m’étouffent. Chaque goutte du robinet est l’une de mes larmes. Le robinet de la cuisine pleure pour moi. Je crois que Jean est égoïste. Il faut que je le quitte. Et puis, je suis dépendante de ma mère.

Écris ta vie telle qu’elle est. Et tu verras que, doucement, tandis que le fil de ton encre se dévidera, ce ne sera pas ta vie qui changera mais le regard que tu porteras sur elle. Tu la considéreras sous d’autres aspects. Tu repèreras ses angles morts et tu trouveras des solutions abordables pour chaque jour :

-Et si j’achetais demain un bouquet pour égayer cet appartement tristounet ? La météo annonce soleil. J’ouvrirai les fenêtres, en attendant mieux. Je vais remplacer mon rendez-vous avec Jean par un bon bouquin…  Et si je rendais service à ma mère ? Ce serait une façon de nous réconcilier et elle me donnerait, peut-être, l’adresse d’un bon artisan…

Les murs s’agrandiront. Ton espace s’éclairera. Ce ne sera pas ta maison extérieure qui aura embelli, mais bel et bien ta maison intérieure. Des voix y résonneront. Ce ne seront pas des amis d’un jour qui viendront te rendre visite, mais des aïeux, des guides, des anges, dans le battement d’ailes de nouvelles idées.

Un matin, tu te verras écrire :

-J’ai l’impression que j’habite autre part ! Mais ce n’est pas qu’une impression ! C’est bien réel ! En vérité, c’est dans ce nouveau Moi que je demeure !

Ainsi, tu auras fait le voyage. Tu auras franchi un pont à chaque page tournée. Tu seras arrivé(e) de l’autre côté de la rive et tu feras signe à ton ancien Moi pour qu’il te rejoigne. Tu te seras rencontré(e).

Ta vie ne sera plus la même parce que l’écriture t’aura changé(e).

Géraldine Andrée

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Des feuilles pour ailes

Toute petite, je voulais prendre mon envol
loin de l’école,
loin de son âcre odeur de colle,
de ses feutres aux traits épais,
de ses mauvaises notes,
de ses rondes où je n’entrais jamais ;
laisser accroché au clou rouillé
le sac jauni de mon goûter
et rendre à la maîtresse
mes fragments de papier déchirés.
Toute petite, je rêvais
de nager dans la lumière
en me retournant de temps en temps
sur le dos.
Mais je n’avais pas d’ailes
pour faire mon voyage.
Alors, je m’évadais
en regardant trembler le feuillage
du seul arbre de la cour
près de la fenêtre
et j’enviais l’oiseau
envoyé par le jour
qui se posait sur une branche,
avant de reprendre sa course
dans le ciel.

Une clé m’a délivrée,
celle de l’alphabet,
quand je compris qu’il composait
les mots
d’une formule secrète
qui m’aiderait à passer à travers
la porte.
J’ai commencé à écrire
– maladroitement certes –
des poésies vacillantes,
frémissantes cependant,
avec un crayon de couleur verte
et c’est ainsi qu’à ma manière,
je suis devenue cet oiseau
que je rêvais d’être.
J’avais pris pour ailes
les feuilles
de mon cahier ouvert
qui, tout au long de mon adolescence,
a traversé l’immense silence
pour me déposer
sur l’île dorée d’une lampe
où je pouvais tracer,
en concertation
avec moi seule,
l’itinéraire
d’autres vols
qui dureraient bien
une vie entière.

Géraldine Andrée

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Je jardine

Je vis en ville. Mais chaque matin, je vais dans mon jardin. Là, je sème un rêve ; j’observe comment pousse un projet, tenu droit par le tuteur de ma volonté ; je plante un espoir ; je fais mûrir des pensées en prenant bien soin de leurs graines. Je récolte des fruits qui sont souvent très différents de ce que je croyais. Qu’importe ! Je les répertorie patiemment sous ma paume en donnant un nom à chacun.

Parfois aussi, je désespère. L’étendue devant moi semble silencieuse et gelée. Alors, il faut que j’attende d’être réchauffée par une lumière qui vient des profondeurs pour creuser loin, jusqu’à la source du souci. Et quand une goutte de délivrance jaillit, je la dépose sur le brin d’une promesse. Je sais que seul le temps a le pouvoir de la floraison – et donc de la réponse.

Je me contente de me pencher sur ce qui doit advenir. La feuille ne peut m’accorder un signe que si elle est maintenue en vie par la sève montant des racines. L’encre du jour est cette sève qui me relie à elle. Je tends l’oreille pour témoigner de son voyage.

Je vis en ville mais chaque matin, je jardine, c’est-à-dire que j’écris dans mon cahier intime.

Géraldine Andrée

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Suivre le flow de l’écriture jusqu’à l’enfant intérieur

Article publié sur Les Mots Positifs

Géraldine Andrée

Photo de Cottonbro
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Sans titre

Si j’attends que la vie m’apporte l’inspiration, je n’écrirai jamais.
Alors, j’écris pour que la vie m’inspire,
comme si je semais des graines
pour que les oiseaux viennent.

Géraldine Andrée

Photo de Alexey Demidov
Publié dans Ce chemin de Toi à Moi, Journal de la lumière, Un troublant été

L’énigme

Nous avons pris, sans nous en apercevoir,
le chemin devenu noir.
Pas à pas, nous nous sommes éloignés de l’hôtel,
de sa fête, de sa musique, de ses paillettes.

Les lampadaires étaient de plus en plus rares.
Et pourtant, je m’en souviens comme si c’était hier :
le souffle de la mer à ta gauche,
nos épaules qui se frôlent…

Nous devisions sur ce que nous appelions
Le Mystère Valérie,
ses propos si bizarres,
ses attitudes d’enfant,

cette fillette qu’elle confondait
avec son aïeule,
sa tendance
à parler toute seule…

-Je me fais beaucoup de souci,
disais-tu,
et je suis certain
qu’elle a une maladie de mémoire…

À tout cela, je ne savais évidemment
que répondre.
C’est en tentant de te réconforter
que nous sommes arrivés

sous les étoiles,
bien plus vives,
bien plus nombreuses,
sans les réverbères.

Les mots n’avaient, certes,
pas élucidé le mystère
du devenir
de Valérie,

mais ils avaient éclairé
l’instant toujours suivant
de ce chemin
de bord de mer

et nous avaient fait avancer
ensemble,
l’un se guidant
d’après les paroles

de l’autre,
comme s’il y avait eu
jusqu’au bout,
devant nous,

de la lumière.

Géraldine Andrée


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La gratitude d’écrire

La gratitude
à mon retour
d’écrire

sous le point
d’or
du jour

après
avoir traversé
la nuit

de fête
tiède
et bleue

Toutes
ces étoiles
pour mes seuls

yeux

Géraldine Andrée

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Le miroir de la mémoire

Au mot mémoire j’associe le mot miroir
La mémoire est un miroir
où se reflète l’éclat des choses passées

le garage à vélos sous le feuillage
la serre de Grand-Père aux plantes entrelacées
les œufs de Pâques cachés sous le noisetier
les vitres vertes de la verrière qui rendaient l’ombre de ma chambre si claire
l’épais rideau derrière lequel j’avais peur de voir surgir le Gnolo ce monstre hydrocéphale
le tablier de Grand-Mère rempli de nèfles
les fleurs de porcelaine bleue des tasses de thé
le fauteuil à bascule sous le soleil de l’après-déjeuner
le vitrail de la porte qui allumait le long de l’escalier des lueurs orangées
le feu de feuilles flétries dont la fumée se dévidait jusqu’aux lisières de la ville

La mémoire est un miroir
où les souvenirs brillent encore
de tous leurs yeux d’or
à la manière des astres morts

Géraldine Andrée

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La plume de la lumière

Aujourd’hui, elle a décidé d’écrire sa vie, non comme les autres la lui avaient prédite, mais comme elle l’avait choisie. Alors, elle s’est acheté à la papeterie Lotharingie un stylo aux reflets de lumière, pour noter dans l’espace de chaque page nouvelle ses projets et ses rêves, ses souhaits les plus chers, toutes les aventures qu’elle se permettrait, les expériences qui naîtraient de sa confiance en l’Univers. Elle ne demeurerait plus en arrière, retenue par les oracles d’autrui. Le stylo la ferait avancer vers la version la plus claire d’elle-même.

Visualisez votre stylo magique. Visualisez sa pointe, son coloris, l’encre qui passe par lui pour incarner votre vie sur le papier, dans ce texte qui prendra corps.

Qu’allez-vous écrire aujourd’hui pour devenir un peu plus ce que vous êtes promis à être ?

Géraldine Andrée