Si tu tends bien l’oreille vers le poème
tu entendras chuchoter au soleil
deux chemins qui se rencontrent
quelque part dans un rêve
que fait pour nous le monde
Géraldine Andrée
Si tu tends bien l’oreille vers le poème
tu entendras chuchoter au soleil
deux chemins qui se rencontrent
quelque part dans un rêve
que fait pour nous le monde
Géraldine Andrée
Silence
Page destinée à la fleur
d’un poème
Géraldine Andrée

Je sais un train
qui trace une route
pour la lumière
qui précède d’un instant
le souffle du temps
qui clignote comme une étoile
accrochée à la brise
Ce train n’annonce aucune destination
seulement le souffle prochain
Il ne s’arrête pas
mais s’enivre de son passage
Ce train ne va vers aucun pays
car il me mène à un asile primordial
ton nom
Géraldine Andrée
Maintenant ton nom est Lumière car tu es Lumière.
Ton nom correspond à ton essence.
Telle est ta présence.
Géraldine Andrée
Le poème
se détache
du silence
et se pose
sur la page
pétale
d’encre
Géraldine Andrée
Quand la nuit est profonde,
je répands mes étoiles.
Quelles sont-elles ?
Des poèmes.
Géraldine Andrée
Je contemple
Le silence
Et que vois-je en lui ?
Le ciel d’une bille !
Géraldine Andrée
Quand j’écris un poème,
il me semble
que tout naît de moi,
les flocons
qui précèdent
la première floraison,
l’aube dont la robe
est encore
piquetée d’étoiles,
le chemin
qui annonce
le pas de l’ami,
la lampe
de la chambre
de mon enfance
qui envoie
sa lueur
à travers
les ans
au coeur
de mes mains
ouvertes
cherchant
sa chaleur,
et le murmure
de l’eau
qui court
dans les veines
de la roche
jusqu’à la terre.
Je crois
que je suis la source
de la source
quand j’écris un poème.
Géraldine Andrée
L’espace
D’une seule
Page
Me suffit
Pour me promener
Et franchir
Sans interdit
Ni complexe
Toutes
Les bordures
Géraldine Andrée
Soir
J’entre
L’ âme nue
Dans l’encre
De mes mots
Géraldine Andrée