Publié dans Poésie

Semaison

Quand la nuit est profonde,
je répands mes étoiles.
Quelles sont-elles ?
Des poèmes.

Géraldine Andrée

Publié dans Journal de la lumière, Méditations pour un rêve, Poésie

Sans titre

Je contemple
Le silence
Et que vois-je en lui ?
Le ciel d’une bille !

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie, Poésie

Quand j’écris un poème

Quand j’écris un poème,
il me semble
que tout naît de moi,

les flocons
qui précèdent
la première floraison,

l’aube dont la robe
est encore
piquetée d’étoiles,

le chemin
qui annonce
le pas de l’ami,

la lampe
de la chambre
de mon enfance

qui envoie
sa lueur
à travers

les ans
au coeur
de mes mains

ouvertes
cherchant
sa chaleur,

et le murmure
de l’eau
qui court

dans les veines
de la roche
jusqu’à la terre.

Je crois
que je suis la source
de la source

quand j’écris un poème.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie, Poésie

L’espace

L’espace
D’une seule
Page
Me suffit
Pour me promener
Et franchir
Sans interdit
Ni complexe
Toutes
Les bordures

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Soir

Soir
J’entre
L’ âme nue
Dans l’encre
De mes mots

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Ces abeilles bleues

Ces abeilles bleues
Sont les mots d’un poème
Jardin tout entier
Contenu en lui-même

Géraldine Andrée

Publié dans Grapho-thérapie, Poésie

L’ombre du soir

L’ombre du soir
Tombe
Sur mes mots
Je ne distinguerai
Bientôt plus
L’encre de la nuit
Et pourtant
J’écris
J’écris

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Sans titre

Quand je suis en exil
J’ai un foyer où je me réfugie
Le murmure d’un poème


Géraldine Andrée

Publié dans C'est ma vie !, Poésie, Un cahier blanc pour mon deuil

Chambre de la douleur

Relire Chambre de la Douleur de René-Guy Cadou,
un poème que j’ai lu et expliqué dans un devoir quand j’étais adolescente,
un poème que j’ai ensuite oublié
sur mon chemin parsemé de rendez-vous avec d’autres poèmes,
un poème qui me rappelle le feu des soirs anciens, la lampe et le visage de mon père,
un poème qui me revient comme l’ami
pour me dire qu’on ne mesure pas toujours l’importance
de ce qui est essentiel dans notre vie,
tel le poème Chambre de la Douleur
qui a habité ma chambre
de toute sa présence
dans cette nuit de deuil entre
le onze et le douze novembre.

Géraldine Andrée

Publié dans C'est la Vie !, Poésie

Il est des poèmes

Il est des poèmes qui nous sont destinés.

On les découvre, un jour d’enfance, à la lumière d’une classe en hiver

ou au détour d’une rangée de livres, dans le croisement des silences d’une bibliothèque.

Ils nous touchent car ils nous parlent de notre vie et ils nous regardent comme des amis.

On se reconnaît dans l’évidence de leur printemps.

Puis on les oublie

parce que c’est ainsi, qu’il faut avancer de page en page.

Mais bien plus tard – le nombre d’années ne compte pas -,

les poèmes que l’on a aimés nous retrouvent

et l’on sait qu’ils n’ont pas oublié notre âme qui s’est émue pour eux .

On les comprend, on les entend, on leur sourit comme lorsqu’on était enfant.

Le temps n’a jamais passé.

Il est des poèmes qui sont nos astres de vie

et qui nous reviennent au coeur le plus profond de nos nuits

parce que nous sommes destinés à leur éternité.

Géraldine Andrée