Publié dans Art-thérapie, Méditations pour un rêve, Mon aïeul, mon ami., Mon aïeule, mon amie

La couleur de l’encre des anciens amants

Le jour où je retrouverai la couleur de l’encre des anciens amants,

le jour où je saurai si sa couleur est bleue comme la mer disparue au large de l’azur, rouge comme les lèvres closes après les murmures, verte comme les feuilles entre les fleurs ou noire comme la mort qui détache du coeur la frêle corolle d’un souffle,

alors, j’écrirai cette lettre

à l’encre où tous les ciels se mêlent,

pour remercier les anciens amants

de m’avoir fait croire à leur rêve qui prolonge l’espoir.

Géraldine Andrée

Publié dans Art-thérapie, C'est la Vie !, C'est ma vie !, Cahier du matin, Créavie, Le cahier de mon âme, Le journal de mes autres vies, Méditations pour un rêve

Ce qui me fait du bien dans mon quotidien, c’est

  • d’écrire le matin auprès d’une tasse de café bien chaud, de sentir sous ma main la page douce comme un duvet et de voir la lumière se refléter dans l’encre de mes mots pas encore secs.
  • de me promener au gré de mes envies, de mes intuitions et prendre en photo sur mon portable tout ce que je rencontre – un forsythia en fleur, une ombre qui s’allonge ; en vérité, la mienne…
  • d’écrire dans mes blogs en écoutant une musique de méditation comme celle de Tim Wheater, par exemple – j’ai ainsi l’impression de rentrer dans ma maison de toujours.
  • d’aller dans des conférences et de prendre des notes dans mon petit carnet de connaissances.
  • de lire au soleil d’été, cachée entre les herbes ou sur un banc à l’écart. Pareil : prendre des notes de mes lectures ou si le livre m’appartient, dessiner des Coeurs dans la marge, en face des passages que je préfère.
  • de prendre conscience de ma respiration quand j’effectue les tâches les plus anodines comme faire la vaisselle…
  • d’aller au cinéma le dimanche matin, à la séance de 10 h 30. M’entendre marcher dans la rue déserte. Ainsi, cet écho, c’est bien mon pas ? C’est encore mieux s’il y a du soleil. Je partage alors mes envies avec la lumière. J’emporte un sachet de chouquettes tièdes avec moi, que je mange en toute discrétion…
  • de faire brûler un bâton d’encens en hiver, à cinq heures. Je regarde les volutes grises onduler dans la clarté de la lampe : bercement du silence.
  • de danser seule avec mes morceaux préférés : les chansons d’Indila sont irrésistibles. J’aime sentir le rythme couler dans mes hanches.
  • de rester longtemps dans mon bain et quand il se refroidit, faire ruisseler de l’eau chaude en écoutant son murmure. Cela m’apaise !
  • d’improviser un dîner avec des amis, dans un petit restaurant tout simple.
  • d’effectuer toutes mes tâches difficiles le matin et me rendre compte qu’il me reste toute la journée de libre, la conscience tranquille !
  • de regarder des vidéos spirituelles sur mon ordinateur ou de lire au coeur de la nuit. Un autre temps m’enveloppe. Je fais partie du rythme naturel de l’univers.
  • de contempler le ciel étoilé d’une rambarde au bord de la mer à Majorque.
  • de mettre ma première robe d’été et de sentir son frôlement autour de mes jambes quand je marche.
  • d’essayer plusieurs parfums chez Adopt. Rentrer dans le magasin en me promettant que je n’en achèterai qu’un et, finalement, en acheter trois.
  • de dormir tard et noter mes rêves au réveil. J’ai la sensation que j’ai d’autres vies concomitantes.
  • de remplir mon carnet de gratitudes et saisir sur chaque feuillet le mouvement d’ailes des synchronicités.
  • de téléphoner à une amie à laquelle je n’ai pas parlé depuis très longtemps : tout accueillir, les bonnes comme les mauvaises nouvelles. Connaître le prix radieux de sa voix.
  • de m’asseoir et ne rien faire. Ou rester debout sur ma terrasse à observer les métamorphoses du paysage dans le jour.

Et Vous ?

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Le cahier de mon âme, Méditations pour un rêve

J’écris pour retrouver le murmure de l’eau de mon enfance

J’écris pour retrouver le murmure de l’eau de mon enfance.
J’en ai bien souvenance :
il était vif et brillant au soleil,
riche de pétales, de brindilles, de branchettes,
de feux qu’allumait en lui le reflet du ciel.
Parfois, il s’enroulait autour d’une souche
puis reprenait sa course
entre les lèvres de la rive,
toujours plus rapide,
toujours plus ivre.
Et s’il disparaissait un instant
sous un peu de limon
ou quelques racines,
c’était pour mieux rejaillir
et faire signe
par des méandres
qui se dessinaient sous mon doigt
et il me semblait
que c’était moi l’artiste.
Souvent, la lumière
de l’encre qui sèche
doucement au soleil
me le rappelle
mais le silence
me prouve
qu’il n’est pas encore là.
Alors, je recommence.
Je recommence.

J’écris pour retrouver le murmure de l’eau de mon enfance.

Géraldine Andrée

Publié dans Art-thérapie, Créavie, Journal créatif, Méditations pour un rêve, Poésie

L’encre t’attend

L’encre
– le sais-tu ?-
t’attend

J’aime
croire
qu’elle a été

uniquement
créée
pour toi

avec ses reflets
bleus
dans la lumière

qui se balance
entre deux
silences

comme la mer
a été inventée
bien avant

ta naissance
pour aller
à la rencontre

des rêves
et merveilles
de l’enfance

du monde
dont les desseins
dessinés

sous forme
de méandres
attendent

l’apparition
du premier
homme

Géraldine Andrée

L’encre de l’enfance te regarde… Attarde-toi !