Publié dans écritothérapie, Créavie, Histoire d'écriture, Poésie-thérapie, Récit de Vie

Épilogue comme ultime noyau de pêche

J’aurais souhaité vous dire
que j’ai écrit ces poèmes
en une lunaison

Mais il n’en est rien
Pour tout vous dire
j’ai écrit ces poèmes

par une nuit
de pleine
lune

où je n’ai dormi
qu’une seule
heure

pour ensuite
reprendre
ma plume

et pour qu’à l’heure
où le noyau
de la lune

disparaît
derrière les brumes
de l’aube

qui l’enveloppent
mon premier poème
apparaisse

dans votre Newsletter
et ainsi de suite
jusqu’au vingt-huitième

jour
de Juillet
Je vous remercie

pour votre patience
votre fidélité
et je vous pardonne

pour votre lassitude
Encore un noyau
de pêche

Peut-être
ai-je
perdu

certains lecteurs
en route
Il faut dire

qu’ils furent
plutôt
durs

ces noyaux
Acceptez-les
je vous en prie

comme ils sont
prenez-les
comme les noyaux

des fruits
de la vie
et cueillez-les

sur ce site
au gré
de votre humeur

un par un
ou à foison
car nous faisons

tous
partie
sur cette terre

de la même
récolte
Bien à vous

Géraldine Andrée

PS : Et
Milles mercis à ma psy de cœur et d’écriture créative Rupi Kaur
de m’avoir montré
ce qu’était a peach stone
dans son livre Healing Through Words.

Publié dans Le poème est une femme, Méditations pour un rêve, Poésie

Ce noyau en moi

Ce noyau en moi
C’est lui que je dois toucher
connaître
découvrir

cœur d’or
pépite de lumière
étoile vibrante
pétale d’astre

déposé
par un souffle
inconnu
sur cette terre

ce noyau qui existait
bien avant ma naissance
recouvert ensuite
par les peaux de l’identité

les couches de la persona
les écorces de l’éducation
et qui repartira
vers là où il est venu

roulant parmi les météorites
suivant l’accélération
de l’hélice
de l’univers

ce noyau
d’où viennent
vérités perceptions
intuitions poèmes

ce noyau
que j’ai souvent ignoré
mais qui était toujours
présent

qui est
à cet instant
où j’écris
ce noyau

me préparant
à devenir fruit
au cœur
de la vie

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie-thérapie, Récit de Vie

Noyau de pêche 44

Ils m’ont enlevé
chacun
une peau
morte
un peu
de mon écorce
les amis
les ennemis
les amants
la famille
par amour
ou par haine
tous
ceux
qui m’ont abandonnée
sciemment
ou qui m’ont quittée
sans le faire
exprès
les morts
comme
les vivants
Mille
mercis
à eux
car maintenant
je sais
que j’ai

un noyau

Géraldine Andrée

Publié dans écritothérapie, Le livre de vie, Poésie-thérapie

Noyau de pêche 43

Elles sont finies
les années
de sang

Alors
elle s’achète
un carnet

avec un cordon
pour le nourrir
avec celle

qu’elle est devenue

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie-thérapie

Noyau de pêche 42

Au nom
de tous ceux
qui ne l’ont pas aimée
elle caresse

chaque
grain
de la page
avec sa plume

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie-thérapie

Noyau de pêche 41

Personne
ne l’empêchera
de devenir
mot

après mot
celle
qu’elle doit
devenir

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie-thérapie

Noyau de pêche 40

Jamais elle n’aurait pensé
que ce poème
lui rendrait
son souffle

C’est comme
s’il lui ôtait
un bâillon
de sa bouche

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie, Récit de Vie

Noyau de pêche 38

Le huissier
passe
lui remettre
l’assignation

en justice
de la part
de sa sœur
pour la succession

qui selon ses dires
ne se règle pas
assez vite
Alors

elle interrompt
l’écriture
de ce poème
qui devait clore

son livre
efface
dans la dédicace
le nom

de sa sœur
et commence à écrire
une lettre
à son avocat

Géraldine Andrée

Publié dans Un cahier blanc pour mon deuil

Noyau de pêche 37

Elles rentrent
transies
de la morgue

Aussitôt
elles réchauffent
en silence

le café
qu’il avait préparé
le matin même

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie, Récit de Vie

Noyau de pêche 36

Il pleut
des trombes
Elle attend le bus
Treize

Sa sœur passe
devant elle
en voiture
sans s’arrêter

Elle éprouve
le regret
que sa sœur
ne soit pas

une inconnue
pour elle
qu’elle ne soit pas
une inconnue

pour sa sœur
car elle n’aurait pas éprouvé
tant de peine
à attendre

ainsi
le bus Treize
depuis le cimetière
tandis qu’il pleut

à verse

Géraldine Andrée