Si tu dois tourner la page,
ne la déchire pas
sous prétexte
de changement ;
ne froisse pas
de rage
les histoires
que tu veux oublier,
car souviens-toi
que tu as gardé
longtemps
vivants
leurs personnages
dans la corolle
de ton cœur
d’enfant.
Laisse
tes vieux rêves
et tes fols espoirs
intacts.
Si tu dois tourner la page,
fais-le doucement,
d’un simple effleurement
du pouce
et sous l’aile délicate
de ton souffle.
Danse avec tout
ce qui disparaît,
comme la brise
avec le pétale
d’un ancien
printemps.
Géraldine
