La pluie
aux mille
chevilles
a balayé
la poussière
foulée
par les pas
en allés,
les fétus
roussis
au soleil,
les brindilles
sèches,
les pétales
des roses
fanées,
les feuilles
brûlées
sous les feux
de l’été ;
tout ce qui a chu,
vécu,
été,
et qui ne sera plus
jamais…
Comme
le chemin
est clair,
désormais,
jusqu’au point
le plus lointain !
Je m’y promène
en tenant
dans la paume
de ma main
la blanche
allée
d’une page
détachée
d’un ancien
carnet…
Pour avancer,
ne faut-il
pas effacer ?
Géraldine
