Maintenant ton nom est Lumière car tu es Lumière.
Ton nom correspond à ton essence.
Telle est ta présence.
Géraldine Andrée
Maintenant ton nom est Lumière car tu es Lumière.
Ton nom correspond à ton essence.
Telle est ta présence.
Géraldine Andrée
Si l’on me demandait
quelle est la couleur
de l’instant
je dirais bleue
comme le soir
qui annonce
la rencontre
entre soi
et l’encre
Géraldine Andrée
Je contemple
Le silence
Et que vois-je en lui ?
Le ciel d’une bille !
Géraldine Andrée
Clore
les persiennes
pour garder
la senteur
de ta peau
et là entre
deux ombres
le souvenir
de la lueur
éteinte
depuis une heure
mais qui tremble
encore
sous le souffle
de notre ancienne
étreinte
Géraldine Andrée
Je te trouve la peau du visage sèche.
Je te conseille de mettre un peu de crème Nivea.
J’en recueille une goutte au bout de mon doigt.
Tu approches ton index du mien
et en cueilles la moitié
dont tu enveloppes le pourtour de ta bouche
qui luit.
Je fais de même.
Les nuages de pluie
sont partis.
La chambre se baigne
d’une légère lumière bleue.
Tel était,
je crois,
le but de ma visite
d’aujourd’hui :
se partager à deux
une goutte de crème
dans l’éclaircie
d’une fin d’après-midi.
Géraldine Andrée
La lumière qui se mire dans l’encre outremer m’est destinée.
C’est un rêve qui me revient.
Je suis venue de l’infini sur cette terre pour étendre la Poésie sur le monde, l’incarner dans l’éclat d’un vers qui célèbre le regard et la présence à toute chose.
Ressusciter l’à jamais perdu , l’à jamais enfui et qui renaît soudain, sous l’aurore d’un mot,
un jardin, un enfant, un pas dans la neige d’avril et qui me suit tout le temps.
Géraldine Andrée
Elle reviendra, la lumière, dans l’ancienne demeure.
Elle sèmera ses pétales d’or sur le fauteuil, la crédence, le tapis
et on croira que la jeune Annie
depuis longtemps partie
sera rentrée de promenade,
chargée de mille fleurs.
On retrouvera le chant de source du silence
à partir duquel la vraie joie commence
et lorsqu’on passera devant le miroir,
on reverra le visage de notre enfance,
celui d’avant la conscience de l’adieu
et du sourire que l’on garde à jamais en mémoire,
au-delà des yeux.
Elle reviendra, la lumière,
aussi inattendue qu’un étincelle qui s’allume
au coeur de ce que nous fûmes.
Il faut juste croire
en la grâce
que cache
la patience.
Géraldine Andrée