Ce qui était extraordinaire durant ce voyage
- les pierres brunes des maisons dans le soleil
- les cours à l’ombre
- les rideaux baissés de la terrasse
- ce formidable arbre de fleurs flamboyantes penché sur le mur d’une maison, épaule ardente et secourable pour celui qui passe
- le feuillage rouge qui a frôlé la fenêtre du TGV et il m’a semblé que la vitre s’embrasait
- les roches grises des montagnes escarpées
- l’échancrure bleue de la mer à droite, fine dentelle déliée derrière les pins parasols
- le cactus échevelé dans un jardin
- la lumière à fleur de peau, juste assez pour me sentir divinement protégée
- le vrombissement continu du train en arrière-plan de l’écriture, cette baie sur l’océan du papier
Un voyage donne toujours sur un autre voyage, comme ce cahier qui s’ouvre sur le souvenir de mes premières vacances dans le sud.
J’avais alors cinq ans dans ma robe à volants.
Géraldine
