Elle préfère
aux lampes
de la fête
les étoiles
Sur le chemin
perdu
l’écho
de ses talons
hauts
la ramène
à elle
-même
Géraldine Andrée
Elle préfère
aux lampes
de la fête
les étoiles
Sur le chemin
perdu
l’écho
de ses talons
hauts
la ramène
à elle
-même
Géraldine Andrée
Donne
layette rose
ayant servi
une fois
Géraldine Andrée
Tandis
que tremble
la goutte
d’encre
du dernier
mot
une goutte
sourd
d’elle-même
frêle
traînée
de sang
sur le tissu
blanc
Pas d’enfant
Elle revient
à la trace
de sang
noir
de son poème
sur la page
seul
prolongement
de son espoir
vivant
Géraldine Andrée
Sous le volant
de sa robe noire
ce collant de qualité
qu’il a déchiré
Il lui tarde
de noter l’événement
dans son journal
Que cette phrase
avec ses mots
espacés
disent enfin
la trace
des mailles
effilochées
par cette main
avide
comme
une patte
d’animal
sauvage
Géraldine Andrée
Ils l’ont invitée
avec un carton fleuri
pour la placer
au fond de la salle
près de la fenêtre
où tombe la nuit
Géraldine Andrée
Seule sur la piste
elle esquisse
un pas de danse
avec son ombre
Géraldine Andrée
Pourquoi ses yeux soulignés
de noir
et sa bouche rouge
comme une grenade
Il lui tourne le dos
Géraldine Andrée
Géraldine Andrée
Un quart d’heure
à peine
avant que le magasin
des Deux Cœurs
ne ferme
elle a échangé
sa robe de mariée
contre une robe de soirée
Géraldine Andrée
Écrire
c’est gratter
chaque
peau
morte
jusqu’à
atteindre
la chair
vivante
vibrante
palpitante
du dernier
mot
Cela
prend
toute
une vie
Géraldine Andrée