Voici mon profil d’écrivain privé-biographe :
https://narrovita.fr/ecrivain-biographe-geraldine-m/
Géraldine Andrée
Voici mon profil d’écrivain privé-biographe :
https://narrovita.fr/ecrivain-biographe-geraldine-m/
Géraldine Andrée
Ecrire une biographie est un beau projet mais il peut sembler abstrait, surtout s’il est de longue haleine… Concrètement, comment cela se passe-t-il ?
Vous me contactez par le formulaire de contact de ce blog ou par téléphone.
Ensemble, nous cernons le motif de votre écriture biographique (rendre hommage, laisser une trace, léguer un patrimoine immatériel à ses descendants, mieux se comprendre à partir de ses ancêtres).
Nous avons ensuite un entretien soit à mon domicile s’il est proche de chez vous, soit au vôtre s’il est proche et accessible, soit par téléphone, soit par Google Hanghouts ou par Skype pour les longues distances, de région à région, de pays à pays et pour vous éviter d’avoir à payer un prix aux kilomètres que je parcourrais pour venir jusqu’à chez vous, ce qui se révélerait très vite exorbitant – sauf si vous tenez à ce que l’entretien ait lieu dans votre cadre.
Ensemble, nous prenons le temps. Vous prenez le temps de faire remonter les souvenirs et moi, je prends le temps de vous écouter. Ne vous souciez pas de l’ordre de ces souvenirs. Laissez-vous guider par le flux de votre mémoire. Elle sait très bien ce qu’elle fait. Les images ne surgissent jamais par hasard. Si vous avez des trous de mémoire, je peux vous aider à la relancer à partir d’un détail anodin – une couleur, une plante, un nom – ou à partir d’un visage, d’un épisode, d’un lieu.
Je prends des notes de ce que vous dites. Et si vous l’acceptez, je vous enregistre.
Vous payez ensuite l’entretien et la séance d’écriture à venir via Ma boutique ou par ma page Paypal .
Je rédige la séance d’écriture et je vous la propose – soit par envoi électronique, soit par courrier ; dans ce cas, des frais d’impression et d’envoi sont ajoutés, de 5 à 10 euros – tout dépend de la distance et du poids.
Vous me suggérez les éventuelles modifications nécessaires.
Je vous renvoie le texte modifié dans les mêmes conditions que celles décrites ci-dessus.
Lorsque vous vous sentez prêt pour une nouvelle séance, vous reprenez rendez-vous.
Une biographie demande de l’investissement – en temps et en argent.
Mais sachez que c’est vous qui définissez votre rythme d’écriture.
Vous êtes libre de poursuivre ou d’arrêter à tout moment.
Aucun contrat ne vous engage sur la durée.
Vous ne payez aucun forfait mais à la séance.
Une séance se compose d’une heure d’entretien à 50 euros et de l’écriture qui suit à 50 euros. Vous dépensez donc à chaque fois 100 euros.
Si vous voulez faire double séance (deux heures), vous payez 200 euros.
Vous ne payez pas d’avance mais au fil des séances. Je n’applique aucun forfait.
Si vous souhaitez un devis, en cas de travail particulièrement intense, c’est possible mais vous paierez toujours à la séance. Pour information, sachez qu’une biographie complète de 250 pages environ demande 25 séances, soit 2500 euros en tout, mais toujours en paiement fractionné au rythme des séances.
Vous êtes donc libre de disposer de votre temps et de votre argent, de gérer cet investissement comme bon vous semble. Le travail biographique avec moi ne vous emprisonnera pas car les valeurs de la liberté me sont chères.
C’est votre vie que j’écoute et que j’écris.
Je restituerai toujours votre voix – jamais la mienne et ce, dans un constant souci de fidélité envers vos souvenirs.
Si vous souhaitez publier votre biographie, c’est tout à fait possible. Je peux le faire pour vous, soit par le biais de la création d’un blog , soit par auto publication (par e-book ou livre Broché). J’ai déjà publié moi-même certains de mes propres livres et des sites comme Amazon, Chapitre ou des maisons d’édition alternatives comme Edilivre proposent ces services gratuitement. Je m’occupe, en ce cas, de la mise en page et de l’envoi, sauf opposition de votre part. Si vous souhaitez passer par un éditeur classique, c’est possible aussi mais les chances de publication sont plus aléatoires.
Je reviendrai sur nos droits d’auteur dans un autre billet intitulé Charte.
Je vous souhaite de tracer avec plaisir votre vie au fil de ma plume !
A bientôt,
à la fenêtre des mots !
Géraldine Andrée
L’Encre au fil des jours
A l’heure où tout va vite, où l’on vit dans l’instantanéité, voire dans un constant sentiment d’urgence, entreprendre une biographie avec un écrivain privé biographe, c’est prendre le temps de se souvenir et d’éprouver ces souvenirs ; c’est entrer dans l’éternité de la mémoire.
A l’heure où il est difficile de communiquer les uns avec les autres malgré tous les moyens modernes de communication mis à notre disposition, contacter un écrivain privé biographe pour mettre au monde son récit de vie ou une vraie fresque familiale, c’est retrouver le moment de l’écoute, de la compréhension, première étape vers une écriture fidèle au souvenir.
A l’heure où les noyaux familiaux se sont éclatés au gré des mutations, des licenciements, des deuils, des divorces, se constituer un projet biographique permet de renouer avec ses racines pour mieux s’épanouir ensuite. Saisir les clés du passé, c’est ouvrir la porte du meilleur futur possible.
A l’heure où le monde moderne nous prive des véritables couleurs, saveurs, senteurs, redécouvrir, au détour d’un mot, le jardin savamment entretenu d’une grand-mère, le mordoré d’une confiture faite maison, les brindilles de paille qui constellent l’air au temps des moissons, l’ondulation d’une fumée au coeur des hivers d’autrefois, est un inestimable trésor.
A l’heure où la jeunesse est en quête parfois désespérée d’une origine et d’une identité, écrire une biographie, c’est lui léguer les visages et les noms de ses ancêtres, la noblesse d’une demeure familiale, le chant d’un pays. Savoir d’où l’on vient permet de tracer sa route plus loin.
Prendre rendez-vous avec un écrivain biographe,
c’est s’asseoir, se faire écouter, être témoin du tracé de la vie sur le papier ;
c’est entendre comment le souffle d’une phrase redonne souffle au cher aïeul disparu ;
c’est renouer le dialogue avec l’indicible – ce que l’on croyait condamné à jamais au secret, à l’enfouissement dans la mémoire ;
c’est contempler dans les mots la grâce d’un regard aimé ;
c’est continuer la conversation avec ses aïeux dont le silence n’est en vérité qu’une illusion.
Faire écrire une biographie coûte cher (2000 à 2500 euros en moyenne), le prix d’une armoire familiale ou d’un beau voyage.
Mais une fois le travail réalisé, on repart avec son comptant – de sensations, d’émotions, de compréhension.
On est comblé car on a transformé un patrimoine jusque là matériel en patrimoine immatériel, sentimental et peut-être même spirituel.
On a accompli le plus beau des voyages – à travers soi et les siens.
On se sent devenir racine de cet arbre généalogique.
On repart avec le livre de sa vie, certes, mais aussi un livre vivant.
Faire écrire une biographie, c’est s’engager avec toute sa famille, présente ou absente, existante ou décédée, en faveur de la Vie !
Géraldine Andrée
Après la mort du chat,
la Vie
s’est poursuivie.
Le lendemain, le soleil jouait à semer ses billes d’or dans la vigne.
Les ombres du marronnier dansaient sur les pages du livre qui s’agitaient dans la brise comme le jour précédant le drame.
Une semaine
après la mise en terre
du chat,
ma mère disposait les mirabelles fraîches sur la pâte feuilletée. La rentrée de septembre approchait. Il fallait songer aux feutres et aux protège-cahiers. La véranda était toute dorée les après-midi comme lorsque le chat faisait la sieste avant d’aller chasser les souris.
On s’attendait encore, bien sûr, à l’entendre miauler aux encoignures, à le voir bondir de l’ombre pour se lover au coeur du fauteuil. On se demandait quand il surgirait pour attraper le fil lumineux du crépuscule qui ondulait sur le carrelage.
Mais on se rendait vite à la raison.
Il n’y avait plus de chat à la maison.
Tous ceux que l’on aime sont de passage.
On s’est déshabitué à prononcer son prénom. On a rangé son collier rouge dans une boîte en carton. On a perdu le souvenir de sa tache grise derrière l’oreille et de ses grattements inquiets lors des orages.
Le chat s’en était allé à pas de velours, à pattes de silence.
Les nuits d’automne, elles, sont revenues sans notre chat. Le seuil de la porte demeurait muet dans les frimas.
Le haut de l’escalier n’annonçait plus l’odeur de sa fourrure mouillée par les pluies.
Il fallait réussir le prochain contrôle, équilibrer les plans dialectiques, élaborer les fiches d’étude.
Le chat avait à jamais changé d’adresse. Il avait cessé d’habiter, par une aube d’été, ma solitude.
Le cours des jours
a doucement éloigné comme une voile
sa flamme blanche
vers ce bleu qui sépare les étoiles.
Et puis,
par un matin de dimanche comme Aujourd’hui,
où je me suis dit que j’aurais bien aimé passer mes vacances dans la grande maison de l’enfance, retrouver les livres sous l’arbre, les tartes aux fruits, tout le jardin qui luit,
j’ai entendu crépiter un taillis.
Une flamme blanche dans le soleil a bondi sur mes épaules pour s’enrouler sur mon coeur.
Un souffle familier prolongeait mon souffle comme si cela eût été une évidence depuis toujours.
Le cours des jours avait ramené de ce bleu entre les étoiles le feu bonheur.
Félix était enfin sorti de sa cachette. Il avait élu mon âme pour son nouveau séjour.
Déjà, il se pelotonne sur mes poèmes à naître, coussins devenus près de la Fenêtre.
Vingt ans après la mort du chat,
la Vie
s’est poursuivie.
Géraldine Andrée
Je devais, jadis, avoir un frère.
Un frère avec lequel jouer, courir, rouler dans les herbes de l’été, sauter à la marelle, aller à la fac plus tard.
J’ai souvent eu un frère.
Au Moyen-Âge, j’avais un frère borgne, excellent forgeron.
A la Renaissance, j’avais un frère qui m’accompagnait à la bougie, le soir, dans les sombres couloirs.
Au XVIIIème siècle, j’avais un frère qui m’emmenait haut dans les arbres. Un matin de juin, je suis tombée et je me suis cassé le poignet.
Sous Napoléon, j’avais un frère qui m’apprenait à lire Sénèque et Cicéron.
Je devais encore avoir un frère dans cette vie-ci.
Un frère m’était destiné.
Cela devait faire quatre mois bien ronds.
Comme moi, je l’imaginais blond.
Dans la lumière d’un matin de juin, je me suis aperçue que ma mère n’était pas bien.
Il y avait quelques gouttes rouges entre le salon et la salle de bains.
Hop ! Ni une ni deux ! Pour me cacher les yeux, on m’envoie chez Pépé-Mémé dans la grande maison entourée de roses et de glycines. Assise au bord de la vasque, je berce ma poupée préférée. Je l’allaite avec une poitrine absente. Je l’habille avec un pantalon de laine blanche.
Quand ma mère est revenue me chercher, elle était pâle.
Pour ce qui était arrivé, il n’y avait ni nom, ni phrase.
Pour mon frère, pas de prénom.
Pas de case sur le livret de famille.
Pas de visage dans un mot.
Plus de place.
Même pas une place vide.
C’était trop tôt et déjà trop tard.
La vie s’écoula dans le creux des jours. Je jouais seule jusqu’à ce que ma soeur naquît. Avec elle, ni roulade, ni marelle.
Que des chamailleries. Et un sentiment d’étrangeté.
Il est des frères qui vous sont destinés et qui pourtant sont voués à ne pas venir. Qui se perdent en route et qui vous font vivre l’exil.
C’est ainsi. Sans lui, j’ai appris l’indépendance, l’autonomie. A jouer au jeu très sérieux de la vie. A consentir à perdre plutôt qu’à gagner pour progresser en tant que femme.
Pendant toute mon enfance, je me suis culpabilisée. J’ai cru que mon frère s’était envolé parce que la fenêtre de ma chambre était ouverte.
De temps en temps, mon frère entre par mon cahier ouvert et il m’envoie un signe à travers la fenêtre de ma page.
Il est venu au galop sur une phrase.
Dans l’espace des lettres rondes, il me regarde.
Il ne prévient pas quand il arrive. Cela peut être un jour comme aujourd’hui.
Puis il repart en voyage pendant qu’ici, je fais naître les mots de la Vie.
Géraldine Andrée
Le poème est une femme
Le voilà,
ce journal de la Lumière,
ce cahier des jour clairs
tout enveloppé
dans sa couverture douce,
et qui se prête
à merveille
au geste
de la découverte,
à l’index qui le feuillette,
ce recueil
de quatre-vingt dix paysages
qui vous emmènent
vers l’infini mystère,
au-delà de l’échancrure
bleue des pins,
à l’embouchure
du souffle
de la mer.
A cette heure,
la grâce
d’une lumière neuve
touche
les bords de ses pages
comme un rivage.
Je souhaite
qu’il s’ouvre
chaque jour
comme une fenêtre
sur le matin
méditerranéen
qui se lève
dès qu’on le rêve.
Géraldine Andrée
Je suis retournée en songe dans le jardin de l’enfance ancienne
très loin dans une autre vie en Amérique
J’ai retrouvé au bord de mes cils l’ambre des cimes illuminées par le soleil d’une fin d’après-midi avant que les ombres ne s’allongent
Je me souviens de la joie de cet éblouissement pareille à celle que j’éprouvais en renversant la tête sur la balançoire
Un ballon tournoyait haut pour retomber ensuite dans la corbeille de mes bras
Une voix intérieure qui ressemble à la mienne m’annonçait que c’était bel et bien l’été indien
Les ultimes parfums de l’herbe tiède de la saison infusaient l’air tranquille
Je ne sais pas si j’étais garçon ou fille
Après tout qu’importe
J’entends encore mes pas qui claquent sur l’escalier de bois lorsque ma mère m’appelle dans l’embrasure de la porte
Je suis retournée en songe dans le jardin de l’enfance ancienne
Nul n’est témoin de cette vie
La terre ne garde pas l’empreinte des existences passées
L’air n’a pas mémoire de l’éclat des ailes des papillons
Seul le songe a le pouvoir de révéler derrière les yeux clos une lueur une voix une sensation
pour soi certaines
mais pour autrui très discutables
et qui ne se prêtent donc à aucun partage possible
Qu’importe après tout
Comme trace de mon passage très loin dans le jardin de l’enfance ancienne
en Amérique
j’écris ce poème
éclairé au bord de ma table par un rayon de soleil roux
qui s’apprête
à disparaître
derrière les ombres du soir
Géraldine Andrée
le parfum d’une fleur,
la couleur de l’herbe au petit matin,
le murmure d’un chemin tôt emprunté,
la dentelle que la vague dépose sur vos souliers,
les promenades de l’ancienne enfance,
le souvenir des jeux où vous vous perdiez en riant,
la chaleur de la main tenue,
la rencontre de la flamme en hiver.
Je vous écris votre voix.
Je laisse, page après page,
derrière vos mots prononcés,
une trace unique
qui montrera demain au monde entier
combien, pas après pas,
vous avancez,
vous existez.
Géraldine Andrée
J’écris
pour retrouver
l’éternelle enfance
du ciel.
Il m’arrive
souvent
de me reposer
sur un mot
comme
sur une balançoire
dans la lumière
du soir.
Je me laisse
bercer
par ce souffle
que je rejoins
toujours plus haut,
toujours plus loin…
Et plus je m’élance,
avec confiance,
plus je m’élève
dans mon rêve.
J’écris
pour vous montrer
aujourd’hui
le ciel
de l’enfance
éternelle.
Géraldine Andrée Muller
Je me souviens d’avoir envié par longs épisodes au cours de ma vie la vie d’autrui.
Je me souviens d’avoir intensément désiré vivre la vie de quelqu’un d’autre qui me semblait plus gâté que moi.
Puis, avec le temps, en côtoyant régulièrement cette personne, j’ai découvert, comme le dit l’expression populaire, que « l’herbe n’est pas plus verte de l’autre côté. »
J’ai appris que chacun a son lot d’épreuves et de de joies, de peines et de réjouissances, de malchances et de chances.
Et j’ai fait mienne la phrase de l’héroïne du très beau film Quelques heures de printemps qui, à la question qui lui est posée
Que pensez-vous de votre vie ?
répond avant de mourir
C’est ma vie ! C’est tout ! Pas celle de quelqu’un d’autre ! C’est ma vie !
J’ai aimé cette réponse dont je veux faire un poème dans mon cahier intime :
C’est ma vie, ce jardin qui s’allume à l’aurore, à quelques pas de chez moi !
C’est ma vie, l’étoile sur le toit d’en face !
C’est ma vie, la lumière sur mes mains pendant que j’écris ! Ce quatuor que j’écoute en ce moment même, ce bon verre de vin quand je lis !
C’est ma vie, mon pas qui résonne dans la petite ville, les dimanches d’été !
C’est ma vie, les persiennes bleues de la sieste !
C’est ma vie, le parfum de vacances qui s’exhale en hiver du flacon violet acheté non loin de la plage !
C’est ma vie, la lune que je regarde avant d’aller dormir, les couleurs de mon arbre préféré qui se balance au vent et qui me fait fête avec tous ses reflets à chaque instant !
C’est ma vie, mon souffle qui coule de source à fleur de mes lèvres, le murmure de mon sang apaisé après la peur ou la colère, les larmes jaillies de mon rire !
C’est ma vie et même s’il me manque beaucoup de choses, je sais que j’ai la voix et la foi pour prononcer au quotidien cette phrase toute simple qui comprend en trois mots hier, aujourd’hui et demain :
C’est ma vie !
Et c’est la vôtre aussi !
Géraldine Andrée