Publié dans Méditations pour un rêve, Poésie

Un très ancien carillon

J’entends sonner un très ancien carillon
dont les quelques notes grêles 
si je tends bien l’oreille
font rouler leur écho
comme des perles 


le long d’un rayon de soleil
un carillon qui sonne ce temps passé
où vivait encore Claire aux cheveux blonds
aux larges colliers
et au sourire secret

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Journal de mon jardin

J’écris chaque jour

J’écris chaque jour

en prêtant attention

à l’encre brillante

de mes mots

comme je me penchais

jadis

sur l’éclat

des jeunes pousses…

J’écris chaque jour

pour demeurer

fidèle

au jardin.

Géraldine Andrée

Publié dans musique

Ton murmure

Je ne sais pas

d’où vient ton murmure…

J’écoute

tout ce qui vibre,

tout ce qui vit…

Je pose

mon oreille

sur les roses,

les taies

d’herbe,

les feuilles

où bruissent

les ailes

secrètes

des insectes…

Je suis attentive

à la petite note

qui peut tomber

d’un rayon

de soleil

et rouler

le long

des cordes

de l’air

tandis

qu’une seule

certitude

m’habite :

ton murmure

vient

de toutes

les sources

de silence

possibles…

Géraldine Andrée

Publié dans Journal de mon jardin

C’était un jardin

C’était un jardin

si brillant

au soleil

que l’eau

des fontaines

a débordé

de mes yeux

et que ma joie

a fait s’écouler

ma peine

en quelques

mots

C’est beau

Géraldine Andrée

Publié dans Je pour Tous, Parlez ! Je vous écoute !

Mon profil de biographe

Voici mon profil d’écrivain privé-biographe :

https://narrovita.fr/ecrivain-biographe-geraldine-m/

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie

Je vous l’avoue

Je vous l’avoue :

C’est

une feuille

toute

frêle

qui m’a menée

vers

mon rêve…

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie

Sans titre

Je retrouve le même frottement

lorsque ma plume avance sur le papier

que lorsque je marche sur un sentier.

Je prends alors conscience

que je traverse

ma propre présence.

L’écriture ?

Un passage.

Géraldine Andrée

Publié dans Un cahier blanc pour mon deuil

On n’aime pas assez

On n’aime pas assez les lieux lorsqu’ils sont présents.

On ne mesure pas le prix de la lumière sur la table du dîner, la douceur de l’ombre de l’arbre, la bonté du jardin potager, la beauté des crépuscules quand l’hiver recule

et le miracle de chaque pas dans le couloir.

On n’aime pas assez les êtres qui vivent là, qui passent de la chambre au salon, comme une évidence qui est en vérité une grâce.

On croit que l’éclat des journées demeurera toujours dans la mémoire.

Mais lorsque les lieux et leurs êtres ont disparu,

lorsqu’ils se sont tous évanouis comme des bulles dans la nue,

on les regrette tant qu’ils nous hantent.

Parfois, bien sûr,

l’un de ces souvenirs familiers nous retrouve,

tel un foulard qui attendait sur un sentier rarement emprunté

la main qui l’avait perdu…

Mais à peine croit-on le saisir,

qu’il s’échappe sans se laisser retenir,

et il nous semble alors

qu’il ne nous a jamais appartenu…

Géraldine Andrée

Publié dans Art-thérapie, Créavie, Grapho-thérapie, Un cahier blanc pour mon deuil

Je t’écris

On me dit que, de là où tu es, tu ne lis pas les mots écrits à l’encre.

Alors, je t’écris ma lettre

avec les reflets du soleil dans les verres remplis,

l’herbe sur laquelle l’on s’allonge les dimanches,

les scintillements du lac,

la terre du chemin caché,

l’ardoise rouge des demeures à fleur de colline,

les grains de sable qui s’accrochent aux chevilles,

ces filaments de lumière rendant le ciel captif des branches,

le tremblement de la lune,

les éclats de la chaînette quand s’ouvrent les persiennes,

le souffle d’une vague qui se rapproche de la dentelle…

Je sème, j’égrène, je constelle,

je laisse sur ma page tout ce qui peut être une trace,

y compris un chuchotement qui soulève quelques pétales

dans cet intervalle entre deux pas

pour que, de là où tu es, tu te dises

sans que tu me lises :

Voilà toute

la Vie écrite !

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Dialogue avec ma page, Un cahier blanc pour mon deuil

J’ouvre mon cahier

J’ouvre mon cahier

comme une fenêtre

pour t’y faire signe,

toi, le passant invisible…

Géraldine