Ecrire comme dans l’enfance… Créer, partager… Faire ondoyer et onduler les lignes… Déborder de la marge… Sentir la rencontre entre les grains de la peau et les grains de la page…
Beau voyage !
Géraldine Andrée
L’Encre au fil des jours
Ecrire comme dans l’enfance… Créer, partager… Faire ondoyer et onduler les lignes… Déborder de la marge… Sentir la rencontre entre les grains de la peau et les grains de la page…
Beau voyage !
Géraldine Andrée
L’Encre au fil des jours
Il est des livres qu’on lit lentement, qui absorbent notre esprit chaque soir pendant toute une année car tel est leur intérêt, s’apparenter à un grand voyage.
Et lorsqu’on franchit la dernière page, qu’on atteint le mot ultime dans la nuit, on se sent éclairé d’une vaste expérience,
comme si on avait abordé ce qui n’était au départ qu’un petit point parmi tant d’autres sur la carte du monde,
mais à partir duquel à présent
la vraie vie commence.
Géraldine Andrée
L’Encre au fil des jours
Image : Fritz von Uhde (1848-1911); Devant la porte de la véranda
***
There are books that we read slowly, which absorb our spirit every night for a whole year, because that is their interest, it is like a great journey.
And when you cross the last page, you reach the ultimate word in the night, you feel enlightened with a vast experience,
As if we had dealt with what was initially only a small point on the map of the world,
But from which now
Real life begins.
Geraldine Andrée
Ink over the days
Picture : Fritz von Uhde (1848-1911) ; In the porch door
D’un bloc de papier ; d’un stylo (c’est moi qui les fournis) ;
si vous le désirez, je mets en marche mon enregistreur sur mon portable ( mais la page et la plume restituent aussi fidèlement les souvenirs ; d’ailleurs, je prends des notes très vite) ;
de vos souvenirs à toucher, à voir, à regarder (photographies, clichés ou vidéos de vos lieux de prédilection). Si des pièces manquent, nulle inquiétude ! Votre mémoire est le matériau le plus fiable car le plus personnel et c’est votre vie dont il s’agit et que l’on écrit ;
si la mémoire vous fait défaut (ce qui est normal), de « déclencheurs » de souvenirs : quel était votre morceau de musique préféré ? Quel type de fleur aimait votre grand-mère ? Quel parfum portait votre mère ? Si vous deviez poser une couleur sur votre enfance, laquelle serait-ce ? Et par quelle saveur définiriez-vous cette période ? Suave comme un bonbon ? Aigre-douce comme une pomme d’automne ? A nouveau, si vous êtes dépouillé(e) de ces souvenirs concrets, je peux vous faire écouter ce morceau (J’ai une CD thèque assez complète et You Tube…), vous présenter cette fleur en image (que je peux découper pour vous dans un magazine ou imprimer via Pinterest), vous faire respirer ce parfum (patchouli ? rose ? romarin ? ), vous présenter des palettes et paillettes de couleurs, vous faire goûter des saveurs. Vous l’aurez compris : ce sont des outils que l’on emploie aussi en art-thérapie ou en coaching de créativité. Bien sûr, pour cela, il faut se voir réellement (chez vous ou à mon domicile). Mais la visualisation et l’audition des souvenirs fonctionnent aussi avec Skype et Google Hangout.
Vous aurez besoin aussi de vos émotions. Laissez-vous aller ; elles sont nécessaires à l’écriture. N’oubliez donc pas votre boîte de mouchoirs. En revanche, si ces émotions vous envahissent au point d’entraver le processus naturel du récit, il convient d’effectuer en amont un travail thérapeutique.
Pour ces séances, aucune atmosphère de solennité. On écrit autour d’un bon thé ou d’un bon café. L’écriture du passé est inséparable du présent.
Une fois votre récit de vie achevé, je vous rends tout ce qui a permis à votre mémoire de cheminer jusqu’au livre (photos, portraits, clé USB). J’efface complètement de mon ordinateur vos fichiers envoyés par mail.
En échange, vous aurez un beau cahier, une belle reliure, un bel ouvrage publié. Entre vos mains vous tiendrez toutes les feuilles de vos souvenirs réunis.
Voilà, je crois que j’ai tout dit.
Ah si ! Vous désirerez forcément que le lecteur se penche à la fenêtre de ces mots !
Mais ceci ne peut se produire qu’une fois le livre écrit…
Alors, à bientôt !
Géraldine, votre écrivain privé biographe
L’Encre au fil des jours
Image : Vincent van Gogh (1853-1890); Lauriers roses (1888)
Les femmes du temps jadis n’avaient pas le droit de découvrir d’autres pays, d’acheter des couleurs, de dresser leur chevalet sous la lumière des jours.
Ne sachant pas lire pour la grande majorité, elles ne pouvaient pas non plus écrire. Et les mots pour dire leurs joies, leurs chagrins, leurs passions, la flamme de leur âme qui leur montait aux joues, ne laissaient pas de trace. Envolés comme la lueur d’un fétu de paille au vent.
Ces femmes suivaient toujours le pas d’un père, d’un frère, d’un époux.
Gratitude au temps d’aujourd’hui où les femmes peuvent acheter toutes les couleurs et tous les pinceaux qu’elles veulent, où le ciel de nouveaux paysages est à la portée de leur désir…
Le travail de la femme que je suis, auteure-biographe (et j’insiste bien sur « auteure » au féminin), est de poser sur la page les mots que les aïeules ont prononcés pour elles seules – ces mots qui disaient si bien l’espoir et l’attente profonde que le coeur du monde change.
Faire de chaque page ce chevalet où se succèdent des tableaux que certaines ont peints en secret avant de les recouvrir d’un voile ;
faire éclore en chacune de leur voix cette étoile qui brillera au-dessus de la trace de leurs propres pas ;
tel est le rêve, je crois, de chaque femme biographe,
métier où enfin
l’on ne distingue plus le masculin… du féminin.
Géraldine Andrée
L’Encre au fil des jours
Women from time to time had no right to discover other countries, to buy colors, to erect their chevalet under the light of the fields.
Not knowing for the great majority, they could not write either. And the words to say their joys, their sorrows, their passions, the flame of their soul, which stood in their cheeks, did not leave a trace. Gone like the glow of a straw fétu in the wind.
These women always followed the footsteps of a father, a brother, a husband.
Gratitude to today’s time where women can buy all the colors and brushes they want, where the sky of new landscapes is within reach of their desire…
The work of the woman I am, author-Biographer (and I insist on a female author), is to put on the page the words that the aïeules have spoken for themselves – those words that said so well the hope and the deep expectation that the heart of the world changes.
Make each page that chevalet where the paintings are followed by the paintings that some have painted in secret before covering them with a veil.
Make each of their voices bloom that star that will shine above the mark of their own,
This is the dream, I believe, of every woman biographer,
Occupation where finally
There’s no distinction between men and women.
Géraldine Andrée
Ink over the days
Bonjour !
Je suis auteure indépendante, biographe, coach en créativité, étudiante en art-thérapie.
Je vous donne toutes les techniques créatives nécessaires pour écrire votre vie.
Je vous permets d’être l’auteur de votre belle oeuvre qu’est votre Vie.
Par l’art des mots qui rencontrent votre voix intérieure, les conflits se dénouent, les peurs s’exorcisent, les blessures se referment, les colères s’apaisent, les traumatismes se guérissent. Ceci grâce à chaque goutte d’encre.
Toute petite déjà, je voulais faire apparaître la beauté sur le ciel d’une toile ou d’une page – comme une étoile à la surface du bleu.
Je pars d’un menu souvenir – un parfum que je peux vous faire sentir dans le pli d’un tissu, une couleur, un écho subtil, une résonance de lumière, un souffle qui vous touche et
Tout
s’écrit
en Vous !
Vous êtes la feuille et l’envol de la plume, tout ce qui se murmure et se prolonge
dans l’attente émerveillée de ce livre qui va vivre demain,
entre vos mains !
***
Good morning !
Ecrire une biographie est un beau projet mais il peut sembler abstrait, surtout s’il est de longue haleine… Concrètement, comment cela se passe-t-il ?
Vous me contactez par le formulaire de contact de ce blog ou par téléphone.
Ensemble, nous cernons le motif de votre écriture biographique (rendre hommage, laisser une trace, léguer un patrimoine immatériel à ses descendants, mieux se comprendre à partir de ses ancêtres).
Nous avons ensuite un entretien soit à mon domicile s’il est proche de chez vous, soit au vôtre s’il est proche et accessible, soit par téléphone, soit par Google Hanghouts ou par Skype pour les longues distances, de région à région, de pays à pays et pour vous éviter d’avoir à payer un prix aux kilomètres que je parcourrais pour venir jusqu’à chez vous, ce qui se révélerait très vite exorbitant – sauf si vous tenez à ce que l’entretien ait lieu dans votre cadre.
Ensemble, nous prenons le temps. Vous prenez le temps de faire remonter les souvenirs et moi, je prends le temps de vous écouter. Ne vous souciez pas de l’ordre de ces souvenirs. Laissez-vous guider par le flux de votre mémoire. Elle sait très bien ce qu’elle fait. Les images ne surgissent jamais par hasard. Si vous avez des trous de mémoire, je peux vous aider à la relancer à partir d’un détail anodin – une couleur, une plante, un nom – ou à partir d’un visage, d’un épisode, d’un lieu.
Je prends des notes de ce que vous dites. Et si vous l’acceptez, je vous enregistre.
Vous payez ensuite l’entretien et la séance d’écriture à venir via Ma boutique ou par ma page Paypal .
Je rédige la séance d’écriture et je vous la propose – soit par envoi électronique, soit par courrier ; dans ce cas, des frais d’impression et d’envoi sont ajoutés, de 5 à 10 euros – tout dépend de la distance et du poids.
Vous me suggérez les éventuelles modifications nécessaires.
Je vous renvoie le texte modifié dans les mêmes conditions que celles décrites ci-dessus.
Lorsque vous vous sentez prêt pour une nouvelle séance, vous reprenez rendez-vous.
Une biographie demande de l’investissement – en temps et en argent.
Mais sachez que c’est vous qui définissez votre rythme d’écriture.
Vous êtes libre de poursuivre ou d’arrêter à tout moment.
Aucun contrat ne vous engage sur la durée.
Vous ne payez aucun forfait mais à la séance.
Une séance se compose d’une heure d’entretien à 50 euros et de l’écriture qui suit à 50 euros. Vous dépensez donc à chaque fois 100 euros.
Si vous voulez faire double séance (deux heures), vous payez 200 euros.
Vous ne payez pas d’avance mais au fil des séances. Je n’applique aucun forfait.
Si vous souhaitez un devis, en cas de travail particulièrement intense, c’est possible mais vous paierez toujours à la séance. Pour information, sachez qu’une biographie complète de 250 pages environ demande 25 séances, soit 2500 euros en tout, mais toujours en paiement fractionné au rythme des séances.
Vous êtes donc libre de disposer de votre temps et de votre argent, de gérer cet investissement comme bon vous semble. Le travail biographique avec moi ne vous emprisonnera pas car les valeurs de la liberté me sont chères.
C’est votre vie que j’écoute et que j’écris.
Je restituerai toujours votre voix – jamais la mienne et ce, dans un constant souci de fidélité envers vos souvenirs.
Si vous souhaitez publier votre biographie, c’est tout à fait possible. Je peux le faire pour vous, soit par le biais de la création d’un blog , soit par auto publication (par e-book ou livre Broché). J’ai déjà publié moi-même certains de mes propres livres et des sites comme Amazon, Chapitre ou des maisons d’édition alternatives comme Edilivre proposent ces services gratuitement. Je m’occupe, en ce cas, de la mise en page et de l’envoi, sauf opposition de votre part. Si vous souhaitez passer par un éditeur classique, c’est possible aussi mais les chances de publication sont plus aléatoires.
Je reviendrai sur nos droits d’auteur dans un autre billet intitulé Charte.
Je vous souhaite de tracer avec plaisir votre vie au fil de ma plume !
A bientôt,
à la fenêtre des mots !
Géraldine Andrée
L’Encre au fil des jours
A l’heure où tout va vite, où l’on vit dans l’instantanéité, voire dans un constant sentiment d’urgence, entreprendre une biographie avec un écrivain privé biographe, c’est prendre le temps de se souvenir et d’éprouver ces souvenirs ; c’est entrer dans l’éternité de la mémoire.
A l’heure où il est difficile de communiquer les uns avec les autres malgré tous les moyens modernes de communication mis à notre disposition, contacter un écrivain privé biographe pour mettre au monde son récit de vie ou une vraie fresque familiale, c’est retrouver le moment de l’écoute, de la compréhension, première étape vers une écriture fidèle au souvenir.
A l’heure où les noyaux familiaux se sont éclatés au gré des mutations, des licenciements, des deuils, des divorces, se constituer un projet biographique permet de renouer avec ses racines pour mieux s’épanouir ensuite. Saisir les clés du passé, c’est ouvrir la porte du meilleur futur possible.
A l’heure où le monde moderne nous prive des véritables couleurs, saveurs, senteurs, redécouvrir, au détour d’un mot, le jardin savamment entretenu d’une grand-mère, le mordoré d’une confiture faite maison, les brindilles de paille qui constellent l’air au temps des moissons, l’ondulation d’une fumée au coeur des hivers d’autrefois, est un inestimable trésor.
A l’heure où la jeunesse est en quête parfois désespérée d’une origine et d’une identité, écrire une biographie, c’est lui léguer les visages et les noms de ses ancêtres, la noblesse d’une demeure familiale, le chant d’un pays. Savoir d’où l’on vient permet de tracer sa route plus loin.
Prendre rendez-vous avec un écrivain biographe,
c’est s’asseoir, se faire écouter, être témoin du tracé de la vie sur le papier ;
c’est entendre comment le souffle d’une phrase redonne souffle au cher aïeul disparu ;
c’est renouer le dialogue avec l’indicible – ce que l’on croyait condamné à jamais au secret, à l’enfouissement dans la mémoire ;
c’est contempler dans les mots la grâce d’un regard aimé ;
c’est continuer la conversation avec ses aïeux dont le silence n’est en vérité qu’une illusion.
Faire écrire une biographie coûte cher (2000 à 2500 euros en moyenne), le prix d’une armoire familiale ou d’un beau voyage.
Mais une fois le travail réalisé, on repart avec son comptant – de sensations, d’émotions, de compréhension.
On est comblé car on a transformé un patrimoine jusque là matériel en patrimoine immatériel, sentimental et peut-être même spirituel.
On a accompli le plus beau des voyages – à travers soi et les siens.
On se sent devenir racine de cet arbre généalogique.
On repart avec le livre de sa vie, certes, mais aussi un livre vivant.
Faire écrire une biographie, c’est s’engager avec toute sa famille, présente ou absente, existante ou décédée, en faveur de la Vie !
Géraldine Andrée
Le petit bistrot est fermé.
Je me souviens des chaises et des tables de bois clair, de la lumière d’une après-midi de printemps dans les reflets de la bière, du robinet d’argent bien lustré d’où coulait la mousse blanche.
J’étais une jeune étudiante alors. Je retrouvais, toujours surprise, ma frêle silhouette dans le miroir, juste avant de m’asseoir devant le regard de mon premier amour.
Du toucher de la paume de nos mains, je me souviens bien.
Et puis ce jeune historien aux lunettes fines, rencontré au hasard des couloirs de la Fac, qui s’inquiétait de l’avenir de l’Afrique dominée par les puissances occidentales…
Je me souviens de son long discours qui ne s’adressait qu’à nous. Je l’ai écouté avec intérêt pendant que tournaient dans leur cadran doré, tout en haut du mur, les heures du jour.
Je songe au dernier verre, au dernier bonsoir, aux battants de la porte qui ont dérangé le rideau rouge pour l’ultime fois.
Sur la vitre par laquelle j’ai si souvent guetté avec une joie inquiète l’arrivée de J.Y, est désormais accrochée la pancarte d’une agence immobilière.
En passant devant le petit bistrot clos qui deviendra peut-être une banque ou une compagnie d’assurances, j’ai pensé à tous ces lieux de ma jeunesse évanouis comme des décors de théâtre successifs.
Fin de la représentation où l’on se voit pourtant encore vivre…
La vérité de ces yeux, de ces voix, de ces mots n’était donc qu’une illusion ?
Le petit bistrot n’existe plus
et l’avenir de l’Afrique demeure inconnu.
Géraldine Andrée
Le foyer D. où je logeais pendant mes jeunes années d’étudiante n’existe plus. Il a été transformé en complexe d’appartements.
En passant devant la grille, je n’ai pas reconnu le jardin. La haie de roses a disparu. Qu’est devenu le chat tigré qui observait les reflets du vent sur l’herbe ?
La fenêtre de mon ancienne chambre est cachée par un volet de fer. Je me souviens si bien de la lumière de sa lampe sur mes livres, de la porte grinçante de l’armoire de bois, du lavabo de faïence blanche ! Tout ceci existe encore avec une telle précision dans ma mémoire que je crois que les souvenirs ont l’intense présence des fantômes.
La cabine dans laquelle je téléphonais à ma famille a été enlevée depuis longtemps. Et tous les mots qui furent dits, murmurés, criés à l’écouteur gris, où sont-ils partis ?
J’ai marché jusqu’au seuil où m’attendait mon premier amour. J’ai tressailli quand j’ai vu que la sonnette rouge, elle, avait été conservée. J’entends encore son tintement clair, signe que J.Y s’impatientait. Vite ! Descends ! Nous allons être en retard au cinéma !
J’ai souvenance de tous ces visages, Soeur Mathilde qui m’accueillait à l’entrée, la jeune concierge qui décrochait la clé de ma chambre, Mme L. qui me remettait mon courrier.
Aujourd’hui n’est en rien différent de jadis. Même heure, même ciel, même lumière que lorsque je rentrais de la fac, décachetais l’enveloppe et lisais les lignes inquiètes de ma mère. As-tu assez à manger ? Tu n’es pas malade, au moins ! Surtout, couvre-toi, il fait encore froid !
Pourtant, tout cela s’est évaporé comme si cela n’avait jamais existé, comme si c’eût été un effet de scène annoncé au moment de sa représentation.
Des paroles, des regards, des rideaux, des assiettes, de la table d’études, des parfums des fleurs quand on sortait lire par beau temps, il ne reste nulle trace,
que ces quelques paragraphes sur une page virtuelle.
Et moi, suis-je la même, suis-je une autre
ou une autre moi-même ?
Par quels sentiments suis-je habitée ? Un bonheur triste, une tristesse heureuse en songeant à ce qui me fut accordé de vivre ?
Je sais seulement que je passe dans le temps, avec cette conscience où se mirent encore les instants en allés à jamais.
Géraldine Andrée
J’avais noté cette destination sur un cahier que j’ai ensuite rangé dans la longue nuit d’un tiroir.
Puis tant d’années ont passé !
Tant de saisons ont semé leurs fleurs, feuilles, gouttes et flocons sur le souvenir de ces quelques lettres à l’encre noire !
Et voilà qu’aujourd’hui,
j’y suis !
Je reconnais de ce pays
le nom que j’avais tracé dans une sorte de désir sans raison
comme un enfant qui s’adresse à son rêve
dans un coin obscur de la maison.
Quelle joie !
Je crois que l’écriture prédestine la Vie
car elle est la marque de la Foi.
Géraldine Andrée