Géraldine Andrée
J’écris ma vie
https://www.fnac.com/livre-numerique/a20511891/Geraldine-Andree-J-ecris-ma-vie
Géraldine Andrée
J’écris ma vie
https://www.fnac.com/livre-numerique/a20511891/Geraldine-Andree-J-ecris-ma-vie
Est-ce bien moi, ce visage
penché sur l’écriture
de toutes ces histoires,
comme sur un miroir ?
Géraldine
-Pourquoi tu écris ? Cela ne sert à rien, de toute façon!
-Le bien n’est pas forcément utile ! Et écrire me fait du bien !
-Personne n’aura envie de te lire !
-Une personne très importante me lira plus tard : Moi !
-Tout a déjà été dit !
-Mais moi, je veux le dire avec ma voix singulière !
-Tu écris de manière stéréotypée ! Tous ces clichés, ces poncifs…
-J’écris comme je sens et comme j’éprouve… La sincérité est incompatible avec la volonté de créer des effets littéraires.
-Tu perds ton temps à écrire !
-Écrire me permet d’améliorer ma vie, le seul temps qu’il m’ait été donné !
-Écrire t’empêche de vivre !
-Écrire me permet de vivre, avec plus d’intensité, d’acuité, de conscience…
-Si tu crois que tu vas réussir… Ce que tu écris est tellement plat…
-Mes échecs d’aujourd’hui sont mes réussites de demain.
-Tout le monde écrit !
-Et je fais partie de ce monde, moi aussi !
-La lessive et le rangement t’attendent !
-Justement ! Écrire me permet de nettoyer, plier et ranger mes pensées.
-Je vois bien que tu te fuis dans l’écriture.
-Je te fuis, toi ! Et en faisant cela, je me sauve.
-Qui es-tu pour écrire, enfin ?
-Quelqu’un !
Géraldine
Je me demande souvent pourquoi je tiens un blog.
Qu’est-ce qui me motive à écrire des billets jour après jour, semaine après semaine ?
Ai-je envie d’être lue ? Peut-être, mais ce n’est pas ma seule motivation, car je n’ai pas tant de lecteurs que cela… Alors, hormis la quête d’un éventuel lectorat, quelle est cette force instinctive qui me pousse à aller sur mon tableau de bord et à cliquer sur le signe + pour rédiger un billet ?
Afin de trouver une réponse parmi d’autres, je remonte au souvenir de la création de mon premier blog en 2007. Celui-ci était alors hébergé par skynet, plateforme qui a, depuis, fermé ses portes pour les blogueurs.
Jusqu’en 2007, j’écrivais en secret. Certes, j’avais participé à quelques concours littéraires qui m’avaient très honorablement primée. Mais mes textes étaient réunis dans différents cahiers, comme pendant mon adolescence. Des cahiers de toutes les couleurs, de tous les formats, de toutes les textures, souvent raturés.
Parfois, il me venait l’envie de dactylographier ces brouillons. Alors, je les tapais sur ma machine à écrire noire de jais avant de faire dupliquer et relier leur version définitive dans un magasin de photocopies. J’en ai retrouvé beaucoup dans des porte-documents datant de plus de vingt ans ou réunis dans une maquette plastifiée, dont la spirale avait quelque peu rouillé ou s’était détachée du papier.
Attendrissement.
Cependant, quelque chose en moi trépignait. Mes textes – nouvelles, poèmes, récits, débuts de roman – avaient beau être classés, le silence de mon secrétaire profond les recouvrait d’oubli.
En 2007, après la lecture du livre d’Eva Arcady, Dépendance affective, oser être soi pour s’en libérer, qui répertoriait en annexes certaines références dont le blog de peinture spirituelle de cette autrice, je suis allée sur la plateforme qui hébergeait son travail.
Je me souviens. C’était un dimanche pluvieux de printemps. Cette simple question m’a saisie :
Et si je créais mon blog, moi aussi ?
C’est ainsi qu’est né https://lavieartistiquedegeraldine.wordpress.com/ (La vie, œuvre poétique), réunissant des poèmes de tous les styles, de tous les genres, de toutes les formes. Certains furent le point de départ de la publication de recueils ultérieurs. À cette époque, j’achetais dans des boutiques d’art des images que je scannais puis téléchargeais. Je passais beaucoup de temps à développer ma créativité. La vie de ce blog « s’épanchait dans la vie réelle » pour reprendre une expression du poète Gérard de Nerval. La vie artistique de Géraldine reflète vraiment l’évolution de mon écriture sur dix-sept années. Quand je relis des billets datant de 2007-2008-2009, je suis surprise par mes trouvailles et mes maladresses. J’ai l’impression que c’est une autre qui a écrit tous ces billets et que je ne suis plus « cette femme-là ».
Ensuite, me projetant déjà inconsciemment dans la publication de livres, je décidai de donner au blog une ligne directrice, un thème, une tonalité.
C’est ainsi que le blog initial La Vie artistique de Géraldine, migré chez WordPress, a tissé de nombreuses ramifications.
Un autre blog est né, consacré, lui, à des textes plus intimistes, sensoriels et nostalgiques : https://sensualitedesmots.wordpress.com/ (Les mots sont sensuellement possibles), alors que le blog précédent était davantage dédié à une inspiration cosmique, artistique et spirituelle.
Puis, j’ai créé un blog de poèmes courts, si brefs que leur concision est à la limite du haïku : https://petitesobservationsdujour.wordpress.com/ (Pensées du jour neuf). Je voulais produire un effet saisissant sur mon lecteur, au moyen de textes proposant une réflexion philosophique et introspective sur l’universalité de la condition humaine.
Enfin, le site https://quevivelavie.wordpress.com/ (Que vive la vie en vous) a vu le jour, dans l’objectif de relier la littérature au développement personnel.
Et ce site https://lencreaufildesjours.com (L’Encre au fil des jours) a professionnellement mis l’écriture au service d’autrui, dans une perspective biographique et thérapeutique.
Le point commun de tous ces sites montre combien les mots nous rendent intemporellement vivants. Chacun de mes blogs converse avec les autres, par la parution de billets appartenant à un site sur la page respective des autres sites, permettant ainsi une promenade littéraire, si le lecteur le désire.
Alors, pourquoi je blogue ?
Autant en identifier les raisons puisque je passe beaucoup de temps à cette activité non lucrative (chaque Newsletter est gratuite et le restera).

Je blogue parce que
Tu peux m’objecter, cher lecteur, que les textes publiés sur Internet sont virtuels, fragiles. Ils peuvent disparaître comme ils sont apparus, dans le battement d’ailes d’un instant.
C’est vrai. Mais le papier que tu tiens entre tes mains peut se déchirer, brûler, se perdre, lui aussi. De surcroît, ne jaunit-il pas avec le temps ? Les mots ne s’effacent-ils pas au fil des ans ? Je connais des lettres d’amants dont l’encre s’affadit à fleur de blanc… Il ne reste plus que la frêle empreinte de leur passage dans une neige un peu brune…
L’écriture n’est pas indélébile, car la vie est éphémère.
Et toi, pourquoi blogues-tu ? N’hésite pas à me faire part de tes réflexions. Nous pourrons ainsi créer ensemble un petit atelier d’écriture… en ligne !

Géraldine
Si je n’écris pas, j’ignore où est ma terre intérieure – dans l’âme, l’esprit ou le cœur ?
Si je n’écris pas, aucun de mes désirs n’est repérable.
Si je n’écris pas, mon unique destination reste cachée.
Si je n’écris pas, ma destinée est en pointillés.
Si je n’écris pas, je ne peux modifier ma vie.
Si je n’écris pas, ce sont les autres qui parlent en mon nom.
Si je n’écris pas, ma voix est perdue dans la constellation infinie des voix.
Si je n’écris pas, j’hésite à tracer une frontière avec ce qui ne m’appartient pas.
Si je n’écris pas, je renonce à aborder l’au-delà en moi.
Si je n’écris pas, la rive salvatrice n’est qu’un point lointain.
Si je n’écris pas, mon présent m’échappe et mon avenir n’est lisible sur aucune carte.
Si je n’écris pas, j’abandonne à la nuit toutes les étoiles que l’Univers m’a données.
Si je n’écris pas, mon rendez-vous avec la vérité est hypothétique.
Si je n’écris pas, je laisse l’écho répondre à l’appel d’un potentiel ami.
Si je n’écris pas, personne ne peut savoir d’où je viens.
Si je n’écris pas, je garde les portes closes.
Si je n’écris pas, toute récolte est vaine.
Si je n’écris pas, je refuse d’être le témoin des signes qui se déposent sur mon seuil.
Si je n’écris pas, il me faut voir l’aurore pour croire.
Si je n’écris pas, la vie s’efface en silence.
Et seul un triste sourire
Se dessine
Devant la question essentielle :
“À quoi tu penses ?”
Géraldine Andrée
En ces temps troublés, je souhaite évoquer ce petit livre que j’ai écrit pendant la période du confinement.
À cette époque, j’ai éprouvé le besoin intense de mettre à profit les outils d’écriture résiliente que j’expose dans ce petit ouvrage de 86 pages, que l’on peut facilement glisser dans sa valise, entre chapeau et lunettes de soleil.
Parce que depuis 2020, rien n’a changé, que tout a même empiré et qu’il devient de plus en plus urgent d’explorer ce pays souvent inconnu de soi : soi-même avec ses ressources, ses potentialités créatives, ses aptitudes à la résilience.
Au lieu de compter sur l’extérieur pour être heureux, on peut compter sur la richesse que l’on possède au fond de soi. Et si l’on veut bien s’y aventurer, on constatera que ce puits de richesses est un puits sans fond, chaque jour renouvelé.
Avec un simple stylo, extirpons nos trésors.
Comme le déclare Gandhi,
« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »
L’écriture quotidienne nous aide à nous métamorphoser intérieurement. En changeant la perception de soi, elle change notre regard sur le monde. Et donc, nécessairement, le monde change – devenant le reflet de notre propre regard.
Vous n’avez besoin pour seul matériel d’application que de votre cahier et de votre stylo préférés.
Un prochain livre est en préparation. Il développera les notions d’écriture thérapeutique abordées dans cet ouvrage en articulant plus longuement théorie et pratique.
Je vous livre la Préface de ce premier tome, également disponible, pour la version en e book à la Fnac :
https://www.fnac.com/livre-numerique/a20511891/Geraldine-Andree-J-ecris-ma-vie
Mon témoignage
Écrire m’a plusieurs fois sauvé la vie.
Je suis née – ou plutôt, je me suis incarnée si l’on considère que c’est un choix – dans une famille très difficile, dont les membres étaient liés les uns aux autres par des non-dits, des secrets, des tabous, des disputes sans fin.
Il m’a fallu, pour m’adapter à cette ambiance délétère et pour survivre, faire preuve de ce que Boris Cyrulnik appelle « la résilience » .
Je crois que c’est parce que je ne disais rien, que je demeurais silencieuse et effacée que, paradoxalement, je me suis mise à écrire.
Réduite à me taire, à me faire plus petite qu’une poussière, à disparaître, j’ai tracé un matin, par un poème sur un cahier orange, le début de mon chemin. Celui-ci, depuis, n’a jamais cessé et il m’a conduite à maintes destinations.
L’écriture est devenue mon refuge, mon amie, ma compagne. Je rêvais secrètement de rencontrer un ange dans la page. Je lui confiais mes états d’âme, mes doutes, mes tourments, mes cris intérieurs.
J’ai écrit… J’ai crié… Je me suis écriée… dans la promenade silencieuse du stylo sur le papier.
Au fil de l’encre, au rythme des jours, l’écriture a dessiné mes contours, moi qui me croyais flottante, évanescente comme un nuage.
Grâce aux mots, je suis parvenue à me définir et à tracer une limite saine entre les autres et moi.
J’ai pu établir des frontières qui protégeraient mon intériorité des invasions de l’extérieur.
Puisque j’avais si peu de place dans ma famille, j’ai trouvé une place sur la page.
Et c’est parce que je n’occupais pas de place dans cette famille que je l’ai trouvée sur la page. Les épreuves constituent souvent des présents mal emballés.
L’écriture, l’histoire de ma vie ; une histoire de vie… Votre histoire de vie à vous aussi !
Je crois que la vie n’est pas complètement tracée, que nous pouvons l’écrire comme nous le voulons et trouver des embranchements, des bifurcations, des déviations dans une simple page.
Pourquoi écrire ?
On écrit pour
On écrit pour donner à sa vie un sens (à la fois signification et direction), l’accomplir comme une œuvre.
Comment utiliser ce livre ?
De la façon qu’il vous plaira.
Qu’écrire vous aide à vivre !
Je vous souhaite une belle et longue écriture de vie !
Bon voyage !
Géraldine Andrée
©J’écris ma vie : Petit guide pour être l’auteur de sa vie – Géraldine Andrée
Je vous présente une manière originale d’écrire votre autobiographie qui ne commence pas par « Moi je » ou « je suis né à », mais qui repose sur L’Art des listes – pour reprendre le titre d’un ouvrage de Dominique Loreau. 1 Des listes d’instants, d’explorations, de sensations, d’émotions qui témoignent de votre évolution, de votre parcours de vie intérieur, de l’expansion de votre âme par vos goûts, vos choix et vos sujets de prédilection…
Aujourd’hui, je vous propose une liste de souvenirs de vos lectures marquantes, avec le cadre spatio-temporel qui l’accompagne. Nul besoin de raconter ce qui se passe dans ces livres, d’expliquer pourquoi vous les avez aimés, de développer les épisodes qui vous ont fait vibrer. Quelques touches sensorielles sur l’heure, l’année, la saison et l’endroit suffiront à donner de la profondeur et du relief à votre évocation. De même, elles révèleront vos étapes de vie significatives.
On commence ?
Alors, voici ma liste :
Et Vous ?
La liste n’est ni figée, ni exhaustive. Vous pouvez la modifier, la compléter à votre guise et la continuer en y ajoutant vos livres associés à vos périodes de vie les plus récentes.
À vos stylos !
Géraldine
1 L’Art des listes : Simplifier, organiser, enrichir sa vie ; Dominique Loreau ; éditions Marabout ; 2007
Songe à toutes ces chambres où tu as dormi, rêvé, vécu…
Songe à tous ces lieux que tu as habités.
Comment t’y sentais-tu ? Seul ? En sécurité ? Étranger ?
Y avait-il de l’harmonie ou des conflits ?
Retrouve avec le plus de précision le bruit de ton pas sur le plancher, l’écho de ta voix, la couleur des rideaux, les motifs de la tapisserie, la chaleur ou la fraîcheur des murs, la lumière des saisons par la fenêtre, les coins d’ombre…
Ma vie a été faite de toutes les sensations liées à la chambre de mon enfance. Je me souviens de ses odeurs de lait à l’aube, de la couleur rouge des feuilles de l’érable du Japon qui la surplombait, de la route illuminée plus loin, que je contemplais dans la nuit, avant de me coucher. Puis il y eut ma chambre d’étudiante aux rideaux bleus et au lit étroit. Je louai ensuite mon premier studio. Enfin, j’étais libre d’y recevoir mon copain !
Et les chambres de tous ces appartements où j’ai emménagé, d’où j’ai déménagé… Chambres de couple, chambres de célibataire… L’ultime chambre de la maison parentale où j’ai dormi pour la dernière fois – draps frais, bien lavés, bien tirés, au parfum de lavande. J’entendais le ronronnement du radiateur et il me semblait que circulait le sang du silence dans mes tempes.
Toutes ces chambres où j’ai pleuré, ri, où je me suis blottie puis épanouie, où j’ai aimé et souffert, composent ma vie.
Elles s’emboîtent les unes dans les autres, comme l’évoque Annie Ernaux dans son œuvre Les Années.
J’ai alors pris conscience qu’elles étaient toutes autant de Moi, d’identités psychiques. Chambres de solitude et d’amour… Chambres d’études et de détente… Chambres de chagrin et de joie…
N’oublie pas !
Tu es sorti de toutes ces chambres pour être celui que tu es aujourd’hui.
Entre dans la chambre de ta mémoire pour écrire sur toutes les chambres familières qui sont de multiples reflets de toi. Tes chambres changent au fil de ta vie. Elles matérialisent l’évolution de ton être comme ton être matérialise la transition d’une chambre à l’autre. À l’image de ta psyché, la chambre se métamorphose. Elle se rétrécit ou s’élargit, s’attriste ou s’embellit.
Écris sur tous ces lieux qui t’habitent aujourd’hui autant que tu les as habités autrefois – parfois jusqu’à la hantise, jusqu’à ce que tu atteignes ta destinée : ta chambre définitive, sécurisante et profonde, dont le silence est riche de toutes tes voix secrètes, de toutes tes conversations avec ton daemon comme le disait Socrate ; cet endroit doux et moelleux où tu te sens pleinement libre d’être Toi, comblé de Toi :
ton cœur,
cette chambre qui, au-delà d’un lieu, est une dimension psychique, voire spirituelle ; une chambre à soi, certes, comme le disait Virginia Woolf, mais aussi une chambre qui est le Soi.
Écris donc sur la chambre de ton cœur. Pose ton cahier sur ton cœur comme au cœur d’une chambre paisible dans un lieu de vacances.
Tu n’as nul besoin de chercher ailleurs, de te mettre encore en chemin, de partir en quête d’un autre endroit où tu te sentiras mieux, car tout est là, en Toi – familier et connu,
à la fois le contenant et le contenu,
si tu y crois.
Géraldine Andrée
Je souhaiterais vous parler aujourd’hui d’une pratique de mon journal : les pages du matin.
Le concept ne vient pas de moi, mais de l’enseignante en créativité, Julia Cameron.
Que sont ces pages du matin ? Disons simplement que ce sont trois pages d’écriture manuscrite dans lesquelles on donne libre cours à ses pensées. »
J’aurais tellement besoin de partir en vacances la mer qui se perd et me perd pourquoi ce désir de m’égarer »
Sachez que ce problème, je le rencontre aussi. Cependant, je trouve toujours le moyen d’écrire trois pages, juste trois pages. À côté de mon café dans le meilleur des cas, sous ma petite lampe de chevet allumée alors que l’aube est encore noire, dans le train, entre deux gares, dans la salle d’attente du laboratoire, sur la table d’un bistrot avant le grand examen… Je dois dire que ce sont les situations les plus incongrues, les plus inconfortables qui rendent ces pages criantes de vérité. Je vous en livre un exemple :
Rebelote le train. Je suis très loin des aubes romantiques des Miracle Mornings, pleines d’élan et de vie. À la place, c’est encore la nuit, la petite pluie agaçante et glaciale sur le manteau. Je vais arriver trempée. Nouvelle désillusion hier : J’ai travaillé avec X qui m’a demandé de payer ses exemplaires !!! C’est du vol… Je me fais toujours avoir de toute façon. »
Pendant une page et demie, je ronchonne jusqu’à ce qu’apparaisse cette phrase :
Si je veux travailler en libérale, il faut que je sois libre au sujet de ma façon de travailler. »
Évidemment ! Je n’avais jamais fait le parallèle entre « libre » et « libérale« , moi qui me résignais, voire me soumettais à des situations inconfortables : « C’est ainsi ! Je ne peux rien y faire ! » Deux mots associés me donnaient la clé. Et le lendemain, émerge dans les mêmes circonstances du petit matin, une phrase plus positive :
Après tout, c’est une chance, pendant mon trajet, d’assister au lever du jour !
Écrire tôt, c’est m’éclairer ! »
Vous pouvez utiliser un cahier format A5, relié ou à spirale. J’aime les cahiers de la marque Leuchtturm car le stylo glisse bien sur le papier.
Quant au stylo, privilégiez les stylos à bille légers. Si vous optez pour la plume, veillez à avoir suffisamment d’encre afin de ne pas être interrompu par un problème technique de changement de cartouche en plein flow.
Et c’est tout !
Et, pour aller plus loin, lisez :
Julia Cameron, Libérez votre créativité ; La bible des artistes ; Collection Aventure secrète.
Vous pouvez également me livrer votre expérience de votre propre pratique des pages du matin en commentaires, ce qui fera de ce billet un atelier d’écriture en ligne.
Géraldine Andrée