Pour remédier au chaos de notre monde et le guérir, des êtres starseeds et indigos ont été envoyés sur la terre.
Qu’est-ce qu’un « starseed » ? Un « starseed », qui signifie « poussière d’étoile », est une âme venue du cosmos pour rétablir l’harmonie collective.
Un « indigo » met ses dons spirituels au service de l’humanité dans le cadre d’une mission bien définie.
Même si l’on emploie les expressions d’« un enfant starseed » ou d’« un enfant indigo », sachez que ces qualités spirituelles ne cessent pas une fois que vous êtes devenu adulte, car cet enfant vit toujours en vous, s’y développe, s’y déploie, demande à être entendu et écouté.
On est « un enfant starseed » ou « un enfant indigo » toute sa vie.
Cet enfant peut souffrir de la mission qu’il doit accomplir car non seulement celle-ci peut être lourde à porter dans un entourage qui ne semble ni la comprendre, ni l’accepter, mais aussi elle peut contribuer à ce que cet être éveillé se sente constamment en décalage par rapport aux autres, seul, incompris – en un mot, différent.
Réaliser sa biographie constellée de poussières d’étoiles ou indigo peut vous aider à définir votre mission et à l’assumer complètement – de telle manière à ce que vous puissiez vous réaliser en la menant à terme avec succès.
Voici les cinq étapes qui jalonneront notre chemin :
Vous vous sentez tellement isolé, étrange, anormal ? Sachez que ce n’est qu’un sentiment. Ensemble, nous explorerons comment se traduit cette solitude. Nous mettrons des mots sur votre sentiment d’étrangeté. Nous traduirons l’émotion indicible qu’engendre l’exil en ce monde pour transformer votre perception d’anormalité en singularité. Oui, vous êtes quelqu’un d’Unique. Et découvrir cela dans le refuge d’un récit autobiographique, c’est commencer à assumer pleinement qui vous êtes.
Vous avez l’impression que vos valeurs ne sont pas celles de la société ? Rappelez-vous : la majorité n’a pas toujours raison. Loin s’en faut. Ensemble, nous dresserons une cartographie de ces valeurs et, en les traçant sur le papier, nous verrons comment ces valeurs étaient déjà inscrites dès le début de votre vie sur terre, comment elles ont jalonné votre parcours d’existence – jusqu’à ici et maintenant. Par les jeux et les créations de votre enfance, les signes ou les synchronicités que la vie a semées sur votre route, l’écriture vous remettra en lien avec une valeur souveraine : votre vérité.
Vous avez été maltraité, abusé par les autres ? C’est, hélas, souvent le cas ; les êtres lumineux attirent les papillons noirs. Ensemble, nous poserons des mots sur ces maux pour que vous vous sentiez enfin délivré, que vous sortiez de votre état d’impuissance acquise et récupériez votre plein pouvoir. Je l’ai déjà expérimenté à maintes reprises. Décider de raconter un épisode d’abus, de harcèlement, c’est rendre à l’autre son acte, c’est lui dire : « Ce que tu m’as fait ne me définit pas. Je suis bien plus grand que tes humiliations, bien plus fort que tes coups etc. » Enfin, vous recréez le contact avec cette partie vivante de vous-même que l’autre avait laissée pour morte ; vous lui insufflez l’énergie nécessaire pour qu’elle se réanime. L’encre de l’écriture – que je compare au sang – remettra en circulation cette énergie de vie.
Des souvenirs de vies antérieures ou stellaires vous reviennent par flashs ? Sachez que cela se produit généralement pour « les vieilles âmes ». Ensemble, nous capterons les sensations reliées à ces scènes de vie. Lumières, couleurs, fragrances, musiques… En ayant recours à la poésie des métaphores, nous restituerons avec réalisme ces anciens mondes d’où vous venez afin que vous ne doutiez plus de leur présence – et, par là même – de la vôtre. Vous découvrirez l’immensité de votre être, la richesse de votre mémoire et retrouverez vos vraies origines, hors de cet espace-temps. Telle est l’une des fonctions de l’écriture de soi. Remonter des lignes de temps pour aller à la rencontre de toutes ces parties de vous-même qui vous attendent, afin de les réintégrer et de profiter de la sagesse de leur expérience.
Vous croyez que votre mission de vie est trop compliquée, infaisable, voire vous l’ignorez ? En réalité, il n’en est rien ! Ensemble, à la fin de l’écriture du livre, nous la formulerons. Il s’agit souvent de formules concises, impactantes pour vous d’abord. Je vous livre ici quelques exemples : « semeuse de vie », « diseur d’indicible », « allumeur de réverbères intérieurs », « réalisatrice de rêves ». La mienne est « accoucheuse d’âme ». Et vous, quelle est la vôtre ? La voir tracée à l’intérieur de l’œuvre de votre vie vous permettra, ensuite, par des actes concrets, de mieux l’incarner – que ce soit par la transmission, la création, la guérison. Vous vous sentirez alors prêt à la partager avec autrui.
Comment écrire ce livre bleu étoilé ?
Si les mots vous manquent car vous ne parvenez pas à vous libérer des sentiments de rejet et d’abandon que votre mission spirituelle engendre, je peux être la plume pour votre voix.
Si vous tenez un journal quotidien de la traversée de votre singularité, je peux vous aider à rédiger et à organiser vos notes pour en faire une œuvre symbolisant la réunification de votre être.
Des séances d’écritothérapie peuvent également vous permettre d’écrire votre expérience d’être éveillé en rendant cette caractéristique évidente pour vous-même, ce qui contribuera à ce que vous l’acceptiez plus rapidement. Ces séances vous inviteront à communiquer avec le langage symbolique de votre inconscient, avec les intuitions et les prémonitions que vous envoie votre âme, avec votre médiumnité. (Il n’y a, en effet, pas qu’une seule forme d’intelligence. L’intelligence rationnelle est celle qui s’est le plus communément développée dans notre société. Or, c’est l’intelligence émotionnelle qui domine chez les êtres starseeds ou indigos. Art-thérapie et écritothérapie réhabiliteront cette autre forme d’intelligence et en feront votre alliée la plus fiable et la plus fidèle.)
Ceux qui viennent à moi disent qu’ils retrouvent leur âme dans un livre.
C’est encore plus vrai dans le cadre de l’écriture d’une biographie indigo où le narrateur fait du livre l’expression de son âme.
L’écriture de votre biographie : une histoire de patience
Sommaire :
1 Biographie et date symbolique 2 Biographie et patience 3 Biographie et rapidité 4 Biographie et intelligence (artificielle ou humaine) 5 Biographie et histoire de temps humain 6 Biographie et prix 7 Biographie et temps/argent versés
1) Bien sûr, votre biographie peut être prête pour une date symbolique (anniversaire, baptême, mariage, communion, fêtes en tous genres) si vous engagez ce projet avec moi dans un délai suffisamment raisonnable.
Mais il faut savoir que la biographie n’est pas un tout-en-un, prête en deux minutes – ou deux mois – comme une soupe à préparer rapidement. En tous les cas, cette démarche ne correspond ni à mon éthique professionnelle, ni à mon fonctionnement personnel. Pourquoi ?
2) Car l’écriture d’une biographie est une histoire de patience.
Et, comme j’aime bien aller au cœur du sujet par une série de « Pourquoi ? », je vais vous dire ce qu’est l’essence d’une biographie, selon moi, et donc ce qu’elle n’est pas.
La biographie est souffle, respiration, c’est-à-dire alternance d’inspirations et d’expirations : on inspire les souvenirs, pour les déposer sur la page. On s’inspire de sa vie pour l’offrir au monde – même si celui-ci se limite au strict cercle familial.
La biographie, lorsqu’elle retrace l’histoire de tout votre arbre familial, est elle-même un arbre en devenir. Et tout arbre, pour posséder des racines solides, commence par une jeune pousse qui croît doucement. Si vous souhaitez que votre récit s’enracine dans l’histoire familiale, vous ne pouvez pas faire l’économie de la lente alchimie du temps qui inclut toutes formes de recherches – individuelles, administratives, généalogiques, transgénérationnelles.
La biographie dessine ses méandres au rythme de l’écoulement de votre mémoire. Or, vous ne pouvez demander à une rivière d’accélérer son courant qui, par définition, échappe à votre contrôle. Sachez que votre mémoire – sœur de l’inconscient – suit la dynamique de son propre flux, qui échappe aux velléités de l’ego.
3) Vous pourrez m’objecter : « Mais écrire une biographie en deux, quatre, huit semaines est tout à fait possible ! »
Je vous répondrais : « Oui si… »
Je n’ai que vous comme narrateur : ce qui, je vous l’avoue, est très rarement le cas. J’ai souvent plusieurs biographies en cours (que je n’écris pas toutes en même temps, mais l’une après l’autre pour prendre le temps de m’imprégner de la singularité de chacune – encore et toujours la question du temps !
Je ne fais que cela : mais comme chacun, j’ai aussi un quotidien et une entreprise à gérer. Et si je suis la plume pour votre voix, je suis également la plume de ma propre voix, c’est-à-dire que j’ai aussi à cœur d’écrire mes propres livres, d’apprendre, de me former, de créer d’autres manières d’aborder l’écriture au service de l’autre – encore et toujours. Et, je vous assure, vous profitez de cette expansion de moi-même. Ma vie est aussi « une matière » sur laquelle je travaille, comme dirait Montaigne.
4) Si vous n’êtes pas convaincu, vous pouvez toujours recourir à l’intelligence artificielle (je ferai, à ce propos, un billet sur cette thématique très bientôt)
Si tel est votre désir, aucun biographe ne peut vous en dissuader. Mais à une telle démarche, je peux objecter trois points essentiels.
L’IA n’est qu’une source apparente de facilité. En vérité, tout le travail intérieur que déclenche un projet biographique aura été escamoté.
L’IA n’est pas humaine. Elle ne peut donc traduire que superficiellement des sensations, des émotions et des sentiments humains. L’IA est dépourvue d’empathie. Elle ne pourra jamais se mettre à votre place. Un écrivain-biographe, en revanche, si, car l’expérience de la vie – dans ses épreuves comme dans ses joies – est le propre de la condition… humaine qui nous réunit.
L’IA ne produira qu’une œuvre qui vous ressemble peu ou prou, une œuvre qui ne sera pas vous, mais qui n’en sera qu’un reflet généralisant, par ailleurs flou, infidèle, imparfait – très approximatif, voire stéréotypé. Vous perdrez alors beaucoup de temps à vous demander : « Mais où est donc mon âme dans ce livre ? » et à vous décider de la chercher, sans jamais la trouver. Pourquoi ? Parce que votre âme n’y est pas ! Elle a été remplacée par une intelligence algorithmique. Or, refusant d’être « un homme-machine », vous partirez enfin en quête d’un écrivain-biographe humain. Mais, vous m’avouerez, que de temps perdu pour vous qui étiez si pressé de tenir l’œuvre de votre vie entre vos mains !
5) Voilà donc pourquoi l’écriture de votre vie est une histoire de temps humain.
L’écriture d’une biographie ne se présente qu’une fois dans la vie. Alors, comme pour un voyage lointain à caractère exceptionnel, il serait dommage de se focaliser sur le point d’arrivée sans profiter du chemin qui y mène.
L’écriture d’une biographie est une traversée des paysages de votre âme. Bâcler une étape, c’est faire en sorte qu’elle se représente ensuite, car la vie nous ressert toujours ce que l’on n’a pas su comprendre, intégrer – voire, tout simplement, savourer.
L’écriture d’une biographie conjugue de multiples temporalités : le temps de l’écriture, associé à celui du souvenir. Il est fascinant de voir comment les différentes saisons de la mémoire s’entremêlent à celles de l’écriture. Vous vous rappelez, par exemple, de parties de pêche en plein été alors que la neige étoile les vitres lors de la narration et de la retranscription. À l’inverse, vous pouvez vous remémorer l’épisode d’une avalanche tandis que le jardin est en fleurs et que vous m’invitez à m’asseoir sur votre terrasse pour « tout me raconter ».
L’écriture d’une biographie n’obéit pas à une temporalité uniforme. Elle progresse selon une alternance de rythmes, d’instants suspendus, puis d’accélérations. On ne raconte pas une scène d’amour sensuelle et envoûtante comme une anecdote où l’on court au bord du quai pour attraper son train. Et la durée des non-dits, des silences ? Ces derniers ont aussi leur place dans votre histoire de vie, comme dans une partition de musique ! L’écriture des blancs requiert une attention et une intention particulières. C’est presque une séance de méditation où l’on s’accorde tout le temps et tout l’espace nécessaires pour que l’indicible affleure la page.
Et il existe aussi le temps entre les séances durant lequel vous récoltez les fragments sensoriels et mémoriels liés à telle thématique susceptible d’être développée dans le cadre d’une séance ultérieure.
Certains, lorsqu’ils ont bien intégré notre processus d’écriture en binôme, commencent un journal d’écriture biographique sur lequel ils notent les points à aborder puis évoqués, leurs états d’âme, leurs bilans de conscience en dessous de la date de l’entretien, comme pour un journal de thérapie. Ils initient une biographie de l’écriture biographique, une sorte d’atelier d’expérimentation littéraire sur lequel je reviendrai et qui développe la faculté fascinante de pouvoir mettre en abyme l’écriture sur soi par l’écriture de soi.
Vient ensuite le temps de la relecture approfondie, des modifications, de l’insertion de photos puis de la mise en page – et, tout ce que je vous souhaite – de la publication (privée ou publique). Tout cela fait partie d’un autre processus à soigner également. En effet, se dépêcher pour « avoir le livre », c’est peut-être omettre des choses importantes – à ajouter, modifier, supprimer – et, une fois que le livre est relié, il est bel et bien fini. Commence alors la saison des regrets si vous avez escamoté une étape ou pressé le biographe – ce qui est fort dommageable, le but final étant que le livre vous corresponde en tous points.
6) Vous pourriez me dire : « Mais, plus la biographie dure longtemps, plus je vais payer ! »
À cela, je vous répondrais clairement :
Non !
Pourquoi ?
Car nous décidons ensemble de la fréquence des séances. Encore une fois, tout est question de rythme.
Car tout dépend de la vision de votre projet initial : le prix d’une biographie individuelle est, bien entendu, plus modique que celui d’un roman familial ou d’une biographie entrepreneuriale qui traverse de nombreuses générations et qui engage des recherches généalogiques – de votre part ou de la mienne -, autre exigence de lenteur.
Car je sens moi aussi quand nous arrivons à la fin de l’écriture et que l’étape de la mise en livre commence. Prolonger une écriture qui a « tout dit » est aussi stérile pour vous que pour moi. En tant que biographe, j’apprécie grandement le moment où l’on voit tant de pages tapuscrites se métamorphoser en ouvrage relié. Par ailleurs, j’aime me définir comme une artisane des mots. Un artisan-menuisier ou sculpteur sait quand il a terminé son armoire ou son bustier d’amant. Bien sûr, comme le peintre, il peut toujours peaufiner la création mais ce geste se limite à quelques touches ou traits supplémentaires. Voilà tout. Il ne rajoute pas un pied d’armoire ou un bras au buste parce qu’il faut prolonger l’œuvre indéfiniment. Biographe et narrateur sont destinés à se quitter et c’est le livre abouti qui signe cette séparation.
7) Mais, puisque nous vivons dans une société où il nous faut toujours tout quantifier – même les mouvements de l’âme -, car le chiffre est la norme de notre sécurité matérielle et psychique, sachez que
La biographie moyenne dure d’un an à un an et demi ( il y a, bien sûr, des biographies plus courtes, et d’autres, plus longues).
Elle contient en moyenne de cent à cinq-cents pages ( mais peut contenir une cinquantaine de pages seulement).
Elle coûte de 1000 à 3000 euros (2000 euros étant la moyenne et 500 euros, le prix le plus bas). Ces sommes, je vous le rappelle, se paient à la séance. Ce fonctionnement respecte, de ce fait, la prévision et le rythme de votre budget – autre temporalité non négligeable qu’il vous convient de respecter !
Si vous me le demandez, un devis avec paiement échelonné est toujours possible.
À bientôt donc, à la croisée des mots !
Géraldine, votre écrivaine privée, biographe familiale et écritothérapeute
La magie de l’écriture biographique : Pensez sensoriellement
Vous initiez le projet d’écrire votre biographie avec moi ? Pourtant, vous êtes craintif à l’idée de commencer l’écriture. Vous vous sentez submergé, en effet, par tout ce dont vous devez vous souvenir : dates et lieux de naissance, années des principales étapes de votre vie, noms des emplois et fonctions que vous avez occupés, listes de tous les membres de votre famille (il ne faut en oublier aucun, sinon, ils le prendraient mal…).
La biographie s’ancre ici dans votre mental, avec ce désir de contrôle et de perfectionnisme.
Et si nous appréhendions ensemble une autre manière d’écrire votre vie ?
Et si je vous disais qu’il y a en vous une mémoire bien plus fidèle que celle que vous tentez de solliciter ( car il existe toujours des trous, des oublis, des erreurs et c’est bien ainsi), une mémoire que vous ne pouvez diriger puisqu’elle suit son propre flow, une mémoire qui est la sœur de l’intuition et l’amie de l’inconscient, une mémoire que vous n’allez pas chercher, extirper mais qui vient à vous spontanément, telle une enfant joueuse ?
Cette mémoire, c’est la mémoire sensorielle, relative aux cinq sens. Laissez-vous guider par Elle ! Laissez-vous guider par ses ailes. C’est ainsi que je pourrai être la plume pour votre voix.
Bien sûr que nous pourrons utiliser dans notre démarche d’écriture commune toutes les données que vous avez récoltées (fiches d’état civil, extraits d’actes de naissance et de décès, arbre généalogique, photos, coupures de journal, extraits de journaux intimes, diplômes…). Mais nous intègrerons ces données extérieures dans l’élaboration de votre livre de vie dans un second temps.
Dans un premier temps, nous allons accueillir la récolte d’instants que vous offre la mémoire des sens. Je vous aiderai à être dans cet état total d’accueil, de réceptivité.
Fermer les yeux, respirer, écouter une musique relaxante avant de démarrer la séance d’écriture. Je mets souvent en pratique ces outils de programmation neurolinguistique parfaitement adaptés à toute démarche créative et thérapeutique.
Qu’est-ce que la programmation neurolinguistique ?
C’est une boîte à outils de communication qui vous met en contact avec le langage de votre inconscient, langage sensoriel, onirique où l’association d’images et de sensations vous permet de puiser en vous les ressources résilientes et créatives nécessaires à votre guérison psychique. Ainsi, les émotions de base – tristesse, peur, colère, joie – se traduiront par différentes touches sensorielles que vous nommerez avec des termes précis, ceci afin de construire votre vérité personnelle, reliée aux multiples vérités d’autrui – car il y a autant de vérités que de subjectivités.
Un langage intellectuel, né du mental, est non seulement abstrait, mais aussi ennuyeux, car il vous sépare de votre ressenti premier. Ainsi, vous êtes déconnecté de la réalité de ce que vous éprouvez.
Utiliser le langage sensoriel dans l’écriture biographique vous aidera non seulement à percevoir votre réalité, mais aussi à la définir. Par conséquent, la biographie sera le reflet de qui vous êtes. Le livre sera non seulement le miroir de votre vie, mais aussi de votre âme.
Concrètement, comment procédons-nous en entretien ?
Nous partons d’une scène de votre vie, qui se présente à vous, dont vous vous souvenez sans faire d’effort particulier et nous allons y entrer ensemble comme dans un tableau vivant, un tableau qui s’apprête à s’animer sous vos yeux et dans tous vos canaux sensoriels :
Que ressentez-vous ?
Où êtes-vous ? Quel est le décor ? Citadin ? Rural ? Dans un jardin, une maison, une chambre, un grenier ? Sur un quai de gare ? Dans une cour d’école ?
Quand la scène se déroule-t-elle ? C’est le moment d’évoquer la saison avec sa végétation, sa météorologie ; l’heure de la journée (aube, midi, crépuscule) avec ses ombres et ses lumières…
Qui êtes-vous ? Un enfant ? Un adolescent ? Un adulte ? Comment êtes-vous habillé ? Si vous deviez vous prendre en photo, là, à cet instant, quelle humeur liriez-vous sur votre visage ? Celui-ci est-il triste ? Souriant ?
Que faites-vous ? Avec quels gestes ? Quels objets ?
Êtes-vous entouré ou seul ? Si vous n’êtes pas seul, qui vous accompagne ?
Une fois que nous avons campé la scène, je vais vous aider à rejoindre la personne que vous étiez, non seulement à aller à sa rencontre, mais aussi à redevenir cette personne.
Nous partirons du sens qui prédomine, c’est-à-dire à partir duquel vous appréhendez le réel et, dans le cadre de notre projet, la réalité du souvenir.
Souvent, c’est le sens de la vue, mais la démarche est la même pour les quatre autres sens et le sens kinesthésique (associé au mouvement).
Doucement, vous vous remettez dans le corps et dans le canal sensoriel le plus développé de votre ancien Vous agissant dans cette scène du passé.
Que voyez-vous ? Quelles couleurs ? Quelle lumière ? Est-elle vive, pâle ? Continue, discontinue ? Stable, fugace ? S’agit-il d’un clair-obscur ? Y a-t-il des particules qui obscurcissent cette vision (poussières, sciures, graminées, flocons…)
Qu’entendez-vous dans cette vision ? Les sons sont-ils agréables, désagréables ? Graves, stridents ? Sifflants ? Sont-ce des chuchotements, des bruissements, des murmures, des écoulements ? Sont-ils durables, intermittents ?
Quelles odeurs sont associées aux couleurs et aux sons ? Le sens de l’odorat est relié à l’inconscient : sont-ce des senteurs, des fragrances, ou, au contraire, des puanteurs ? Parfum fleuri, épicé, subtil, suave, envoûtant, enveloppant… Les adjectifs nous aideront à caractériser ces perceptions olfactives.
À l’odorat s’associe souvent le toucher : haleines, souffles, brises… Caresse ou contact brutal… Approche d’un tissu qui se froisse et qui révèle la senteur de la lavande… À ce stade, les sens se mêlent dans votre souvenir.
Le goût est le sens associé à celui de l’enfance : sucré ou salé ; doux ou aigre ; doux-amer ; fade ou pimenté… Friandises, mie de gâteau, de pain… Croûtes de sablé qui crépitent… Pâtes fondantes ou croquantes… La sécurité passe par la bouche ; c’est le premier sens satisfait dès la naissance, lorsque l’enfant tète le sein de sa mère.
Une synesthésie (correspondance entre les sensations) montre que le processus de la mémoire est en route.
C’est à partir de cette synesthésie que nous pourrons dégager l’émotion dominante de la scène :
Comment se traduisent sensoriellement :
la joie et ses variantes : le bonheur, la gaieté, l’allégresse, l’exaltation, l’enthousiasme, l’extase…
la peur et ses synonymes plus ou moins forts : appréhension, angoisse, anxiété, effroi, terreur…
la tristesse avec toute sa lexicalité : peine, chagrin, regret, remords, désespoir, désarroi, détresse, dépression…
la colère avec toutes ses hyperboles : rage, rancœur, fulmination, fureur, courroux, emportement, irritation…
Les manifestations physiques peuvent également être traduites :
la légèreté, le rire pour la joie.
la chair de poule, le frisson pour la peur.
le cœur qui pèse dans la poitrine, le manque de force, la lassitude pour la tristesse.
les poils qui se hérissent, le sang qui cogne dans les tempes pour la colère.
Quelle que soit la date à laquelle se situe la scène à écrire, elle met votre Moi actuel en lien avec votre Moi ancien dans le cadre de cet épisode marquant sur le plan mémoriel. Or, tout ce qui est marquant doit être marqué sur le papier. Tel est l’enjeu de l’écriture biographique.
Voici un exemple concret d’extrait biographique en lien avec la réminiscence sensorielle :
« Mon premier parfum, c’est Paris d’Yves-Saint-Laurent que je me pulvérisais en abondance dans mon écharpe de laine lorsque j’étais étudiante ; un parfum de femme mûre quand j’y songe.
Mais le vrai parfum, celui qui m’a fait entrer dans ma vie de jeune femme, c’est Maroussia, Moscou-Paris de Zlava Zaïtsev. Je me suis tout de suite éprise de son nom slave et de ses notes de rose, de citron, de santal.
Dès la première pulvérisation, il exhale une envoûtante senteur d’encens qui imprègne mes cheveux, mon col, mon manteau.
Je me souviens de son petit flacon pourpre posé sur ma table de nuit d’appoint dans mon premier studio, flacon coiffé d’un bouchon qui a la forme d’un dôme oriental.
Pendant longtemps, je l’ai oublié pour d’autres parfums – Jean-Paul Gauthier, Givenchy, Lancôme…
Mais aujourd’hui, je l’ai retrouvé avec la même joie qu’autrefois, comme si je n’avais pas vieilli. Il m’offre la même fragrance ensorcelante et je crois que ma peau a toujours vingt-cinq ans.
Je peux affirmer que c’est le parfum de ma vie. Il m’a accompagnée lors de ma première rentrée dans une salle de classe en tant que professeure. Et je dois avouer que c’était d’abord lui qui me transportait lorsque cet amant marié détachait ma bretelle de bustier.
Quand je traversais la ville en bus , le lendemain de ce cinq-à-sept – j’ai toujours devant les yeux ce panorama d’usines grises et désaffectées, ce cortège d’immeubles de banlieue, ce défilé des eaux brunâtres du canal -, le parfum de Moscou me consolait. Je m’en baignais le visage en plongeant mon nez et ma bouche dans l’échancrure de mon pull de laine.
Je savais alors qu’il existait un ailleurs bien plus beau, bien plus chaud et bien plus vaste que cette petite ville nordique dans laquelle je travaillais et croyais aimer un homme.
L’espace d’un instant, m’apparaissait la vision fulgurante d’une vasque orientale au milieu de carreaux de faïence bleue. Au bord de cette fontaine, je pouvais me reposer de la journée que j’allais passer – exilée dans une vie qui n’était pas la mienne mais qui était celle d’un aïeul depuis longtemps disparu et que je m’imposais pourtant par devoir inconscient de loyauté. »
Dans cet extrait, le sens dominant est le sens olfactif. Comme dans Le Parfum de Charles Baudelaire ou À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, c’est l’odorat qui ouvre les autres canaux sensoriels, comme la vue, le toucher. La senteur qu’exhale le flacon de parfum est directement reliée à des sentiments tels que la nostalgie, le désir d’évasion dans cette ville où la narratrice a été mutée malgré elle. De même, cette senteur la réconforte toujours, même si elle la renvoie à une période d’amours clandestines, vécues douloureusement, parce qu’elles ne pouvaient combler sa solitude. C’est par le parfum que la mémoire apporte l’exact souvenir de l’exil de cette jeune femme qui se sent si étrangère, si étrange dans cet espace-temps où elle s’est égarée.
C’est donc par la touche olfactive que s’ouvre cette autobiographie qui relatera un parcours initiatique, tant sur le plan physique qu’émotionnel, professionnel que sentimental, le but de l’écriture étant de déjouer le déterminisme transgénérationnel qui a conduit la narratrice à vivre une vie qui n’est pas la sienne.
Bien sûr, il est plus difficile de voyager à travers des sensations douloureuses. Pour cela, l’ancrage d’un paysage-ressource s’avèrera d’une aide précieuse.
Nous pourrons imaginer un paysage dans lequel vous vous sentez bien, un paysage rêvé ou réel. Ce peut être
au bord de la vasque précédemment décrite : entendez le chant de l’eau, comptez les notes des oiseaux, respirez les parfums de la rose, touchez la fraîcheur du carrelage, goûtez le fondant d’une figue…
dans un jardin dans lequel vous pouvez placer autant de feuilles, de fleurs, de fruits, de sentiers que vous le souhaitez.
dans un désert : quel bruit fait le vent lorsqu’il balaie le sable ? Avez-vous des grains sur votre visage, dans vos cheveux, vos yeux ? Voyez comme les traces de vos pas s’inscrivent de manière éphémère dans les dunes.
dans une maison de vacances : il n’y a pas de lieu plus intime pour ressentir la chaleur d’être en sécurité, la fragrance des plats, la couleur des pièces, le silence ou les voix entremêlées, la laine des couvertures.
dans une chambre au cœur d’une grande métropole, manière d’explorer les bruits lointains, les lueurs de la ville, le goût du thé, le contact de la main sur le cahier.
Une fois que ce paysage-ressource est défini (le paysage-ressource est un paysage dans lequel vous puisez toute la sérénité nécessaire), vous l’ancrez dans un endroit de votre corps (le plus souvent, au niveau du plexus solaire), puis, une fois que vous serez bien en sécurité dans ce paysage, nous encrerons les sensations de vos épreuves sur le papier.
L’écriture participe ainsi à un mouvement profondément libérateur de l’intérieur vers l’extérieur, et qui vous donnera accès à votre immense richesse psychique, dont le livre de votre vie sera le fidèle reflet.
Les épreuves de la vie sollicitent les quatre émotions de base, la peur, la tristesse, la colère, la joie, et toutes leurs variantes, leurs nuances – celles-ci s’entremêlant souvent ou l’une cachant l’autre (je vous renvoie à la rouedes émotions ci-contre). L’écritothérapie est une forme d’art-thérapie qui permet de travailler sur ses émotions après les avoir définies. Je propose à toutes celles et à tous ceux qui s’adressent à moi des techniques d’écriture efficaces qui libèrent la psyché de l’emprise émotionnelle et mnésique qu’exercent certains souvenirs ou le retour du refoulé, après un traumatisme. Biographe familiale, praticienne en psychothérapie et en art-thérapie, j’ai moi-même vécu des épreuves difficiles (famille maltraitante, deuils successifs, harcèlement moral professionnel) qui m’ont amenée à explorer mes ressources intérieures. Les exercices que je propose ont fait leurs preuves sur ma santé psychique. Le milieu médical et scientifique a validé par des études fiables le pouvoir de guérison de l’écriture. Je vous renvoie pour cela à l’ouvrage Écrire pour se soigner : La science et la pratique de l’écriture expressive de James W.Pennebaker et Joshua M.Smyth. Comment cela se passe-t-il concrètement ? Vous n’aurez besoin que d’un cahier, d’un stylo, éventuellement de quelques crayons ou feutres de couleur. Les séances peuvent s’effectuer en réel comme à distanciel (skype, google meet, messenger, zoom). Les séances d’écritothérapie fonctionnent comme les séances de psychothérapie : à l’unité. Elles durent environ une heure. Comme elles peuvent être intenses, prévoyez aussi quelques mouchoirs. Vous pouvez refaire les exercices chez vous ou écrire entre les séances dans votre journal, puis me présenter vos écrits à la séance suivante. En écritothérapie, la syntaxe, la grammaire et l’orthographe n’ont aucune importance. Seul importe le langage métaphorique de l’inconscient. D’ailleurs, les erreurs de graphie, la dislocation syntaxique, l’absence de ponctuation, le lapsus calami (en écrivant) révèlent le conflit interne et constituent donc des points importants d’analyse. L’écritothérapie ne se substitue à aucun traitement médical. Vous devez donc continuer vos traitements en amont, voire compléter les séances par une cure psychothérapeutique ou psychanalytique.
Voici les différentes séances d’écritothérapie que je propose :
Je te regarde dans les yeux, ma peur…
70 euros la séance
On le sait, les traumatismes incrustent dans le psychisme l’émotion de la peur.
Phobies, obsessions, tics et tocs, angoisses… Ensemble, nous aiderons votre peur à s’exprimer. Nous ferons sortir les monstres de l’armoire de votre inconscient ; nous les regarderons dans les yeux et nous ferons leur portrait. Souvenez-vous : Comme pendant l’enfance, faire le portrait du monstre qui terrorise permet de l’éloigner. Avec la couleur violette qui symbolise la peur, nous aurons recours à des images, symboles, associations d’idées qui la représentent. Puis, avec la couleur verte de l’apaisement, nous verrons comment trouver une issue à cette peur. Vous projeter dans un conte en héros vainqueur, inventer par un poème une fin heureuse à un cauchemar, transformer le scénario d’une épreuve dans une nouvelle ou un récit court… Ce ne sont que quelques exemples d’écritothérapie qui vous permettront d’ouvrir la porte sur votre liberté. À l’écriture, nous pourrons joindre d’autres techniques d’art-thérapie comme le dessin, le collage, la mise en voix du texte.
Je t’écoute, ma tristesse…
70 euros la séance
D’une épreuve importante découle l’émotion de la tristesse.
Déprime, dépression, burn-out, épuisement… Je connais bien ce pays de la mélancolie (terme qui désignait la dépression au dix-neuvième siècle, autre variante du spleen baudelairien), composé de lacs profonds, de longues ombres, de rochers noirs… Dans ce paysage, vous errez, seul, sans parvenir à le quitter pour un paysage intérieur plus accueillant.
Ensemble, nous ferons dialoguer les différentes parties de vous-même – celle qui est négative, pessimiste, qui vous serine toujours « À quoi bon ? », la pulsion de mort ou Thanatos et celle qui est positive, optimiste, qui fait remonter la sève de l’énergie en vous et qui vous murmure « Avance ! Le voyage vaut le coup ! » Mot après mot, je vous guiderai vers votre lueur non éteinte. Il suffit, parfois, d’un poème pour retrouver cette flamme qui était seulement cachée. « La nuit n’est jamais complète… » affirme le poète Paul Éluard. Nous pourrons aussi utiliser la technique d’écriture de la liste afin que vous repériez et semiez les petites graines psychiques et spirituelles qui vous feront grandir, fleurir… Nous réinstaurerons la communication entre votre corps et votre âme que vous avez cessé d’écouter, parce que la voix de votre ego était beaucoup trop forte.
Nous alternerons les couleurs (le bleu pour la tristesse et le jaune pour l’énergie de l’espoir) afin de réinstaurer ce dialogue entre votre côté obscur et votre côté lumineux, car la lumière est toujours rendue visible et mise en valeur par l’obscurité.
Je te donne la parole, ma colère…
70 euros la séance
Souvent, après un traumatisme, la colère est cachée par la tristesse. On croit que l’on est triste alors qu’en vérité, c’est un volcan qui bout dans le cœur. Or, on le sait, une colère refoulée est ensuite somatisée, c’est-à-dire mise en langage par différents maux physiques, tels que les ulcères, les infections et, dans le pire des cas, les cancers.
Une séance d’écritothérapie vous permettra de puiser dans votre inconscient les métaphores qui exprimeront votre colère. De même, écrire vous invitera à crier et à faire en sorte que ce cri traverse la page, faisant fi de toutes les marges, de toutes les lignes, de tous les espaces. Écriture tricotée (phrases s’écrivant sur les phrases précédentes), syntaxe disloquée, associations d’images qui se heurtent, s’entrechoquent, confrontation de vos contradictions internes par un récit, un dialogue théâtral, un poème… La colère descendant le long de votre stylo vous remettra en contact avec votre pulsion de vie, votre énergie matérialisée par le flux de l’encre. Une fois que cette émotion aura été reconnue, exprimée, entendue, nous pourrons la cadrer en appliquant des consignes d’écritothérapie bien précises (reprises anaphoriques, exercices vous invitant à dessiner vos phrases, à leur faire suivre le rythme de votre souffle…).
Les couleurs nous seront d’un précieux recours. En effet, toutes les gammes de rouge (vermeil, grenat, incarnat, pourpre) seront des indices sur l’intensité de votre colère et comment celle-ci peut aussi se situer à la limite de la peur ou de la tristesse (avec l’utilisation de la couleur mauve ou violacée, par exemple).
L’écritothérapie : un rendez-vous avec votre ombre
70 euros la séance
L’écritothérapie – associée à l’art-thérapie – vous montre le chemin qui vous mène à la rencontre de votre ombre. En effet, comme le dit Carl Jung, on ne peut mettre en valeur sa part lumineuse si l’on ne regarde pas en face sa part d’ombre. Ignorer celle-ci, c’est projeter sur les autres ce que l’on ne veut pas voir en soi ; ce qui explique les phénomènes de maltraitance, de violence, de mobbing dans notre société en perte totale de valeurs spirituelles. Initier une séance d’écritothérapie, c’est donner un rendez-vous à son ombre, comme à sa meilleure amie, autour d’une tasse de thé, de café. De quoi allez-vous parler ensemble ? Nous retranscrirons cette conversation. En effet, dialoguer avec votre ombre, c’est apprendre à vous connaître entièrement et à vous accepter inconditionnellement. Pour vous donner une idée de la manière avec laquelle vous pouvez vous adresser à votre ombre, je vous renvoie à la page : Viens, mon ombre, je t’invite à boire un cappuccino !
D’où venez-vous, mes émotions ?
70 euros la séance
Parfois, ces ombres nous sont également léguées par nos ancêtres. Il est des émotions tellement violentes, obsédantes, enfouies aux tréfonds de nous qu’elles ne peuvent avoir été inscrites que par le passé de nos ancêtres. Nos émotions de peur, de colère, de tristesse constituent la trace de ces mêmes émotions éprouvées par nos aïeux. En quelque sorte, elles sont gravées dans notre psyché. Mais nous pouvons les déchiffrer. En effet, lire l’indicible permet d’ôter certains déterminismes et patterns qui provoquent inéluctablement ces mêmes émotions négatives. Comme le dit Jung, « tout ce que l’on ne ramène pas à la conscience revient sous forme de fatalité« . Il est donc très important, pour ne plus être une feuille ballottée par le vent de la vie, de circonscrire ces émotions sur le papier, de les définir et de leur dire en face : « Mes émotions, je sais d’où vous venez ».
Le génosociogramme va nous aider. Qu’est-ce que le génosociogramme ? C’est un arbre généalogique mis au point par Anne Ancelin Schützenberger, différent de l’arbre généalogique traditionnel. J’utilise cette technique en biographie psychogénéalogique et aussi en écritothérapie. Sur de grandes feuilles de papier A3 et avec deux stylos de couleur (bleu pour le positif – rouge pour le négatif), je vous aide à élaborer votre génosociogramme en partant de vous (votre date de naissance, les événements marquants de votre passé, votre métier, votre situation sentimentale, vos goûts, vos valeurs, vos passions…). Puis, nous remontons jusqu’aux branches précédentes, afin de déceler les phénomènes de répétition, les non-dits, la transmission, certes, des traumatismes, mais aussi des missions transgénérationnelles – le rôle que la famille vous a assigné pour différentes raisons (remplacer un enfant mort par exemple) et qui, très souvent, n’a rien à voir avec votre mission terrestre. Pour comprendre l’enjeu de l’hérédité de telles loyautés, je vous renvoie à La mémoire transgénérationnelle chez Victor Hugo.
Suite à ce travail particulier d’écriture, vous pourrez enfin faire des choix qui vous correspondent en toute conscience, écrire la vie qui est la vôtre, avec vos ressources, dons et talents légués ou innés.
Mes autres séances en fonction de vos besoins
Je te montre au grand jour, mon amour
70 euros la séance
S’il est bien un sentiment universel qui mobilise tellement l’être qu’il dépasse l’entendement, c’est l’Amour. « Le cœur a ses raisons que la Raison ne connaît pas. » Telle est la maxime du philosophe Pascal. Lorsque l’on aime intensément, profondément, douloureusement, on chemine à travers l’irrationnel, on expérimente l’indicible. Passion, chagrin d’amour, dépendance affective… Dès lors, comment trouver les maux d’amour ou laisser éclater celui-ci au grand jour ? En effet, un amour non dit, non avoué peut être ravageur pour la psyché, car il revient sous la forme de culpabilité ou de remords. « Ah ! Si seulement je lui avais dit que je l’aimais, avant qu’il ne meure, qu’il ne parte…«
Je peux vous aider à cerner tout l’éventail de vos sentiments. Lettre de rupture ? Lettre de pardon après un divorce, un conflit ? Le fil des mots cicatrisera votre blessure, afin que vous puissiez traverser le deuil de cette relation et renaître. Déclaration d’amour ? Je vous guiderai pour que votre aveu vous permette de confier à l’Autre l’intensité du sentiment éprouvé, sans pour autant basculer dans un lyrisme exacerbé. La poésie peut être également un chemin pour mettre à jour la passion qui vous anime, sans perdre votre identité, sans vous laisser aliéner par elle, mais pour qu’au contraire, elle soit à la source d’une pulsion de vie créatrice qui ouvrira vos ailes intérieures.
Nous ferons de ces séances d’écritothérapie une exploration à la fois esthétique et méditative. Écrire à l’encre, lentement, avec une plume de l’ancien temps… Coller des fleurs, dessiner des cœurs, déposer un sceau rouge. Les mots s’uniront aux motifs artistiques. L’écriture se fera calligraphie. Vous serez le grand organisateur de ces noces sur le papier entre la rédaction et le dessin. Une fois la lettre cachetée dans une belle enveloppe, envoyée – ou pas, après tout, les mots d’amour peuvent aussi rester secrets ! -, vous lâcherez prise en sachant que la vie vous soutient dans votre démarche. Et si vous êtes célibataire, veuf ou divorcé, nous nous donnerons comme priorité d’écrire et d’adresser des lettres d’amour… à vous m’aime !
Des retrouvailles avec vous-même !
70 euros la séance
Une séance d’écritothérapie vous permet de vous offrir un rendez-vous avec vous-même. Lâchez prise concernant les attentes conventionnelles de l’écriture. Au contraire, laissez vous porter par le flux de l’encre pour vous abandonner ensuite au flow de la vie. Sentez-vous libre de vous exprimer, sans défi littéraire, sans exigence formelle. Le but de l’écriture dans le cadre d’une telle séance est de reprendre confiance en vous, après les épreuves qui vous ont marqué, faire de la trace de l’écrit intime une cicatrice. Ainsi, la page sera non seulement un prolongement de votre peau (le texte représentant votre corps qui avance, qui se remet en mouvement), mais également un pays-refuge pour votre psychisme, un espace-temps dans lequel vous vous reposerez, une parenthèse où vous reprendrez votre souffle (pour ensuite être mieux inspiré dans la conduite de votre vie). De séance en séance, vous verrez combien la page se métamorphose, reflétant le processus de guérison de votre Moi.
Je te laisse éclater, ma joie…
70 euros la séance
Bien entendu, la finalité d’une ou plusieurs séances d’écritothérapie, est de retrouver la joie de vivre, de faire revenir en vous l’énergie, de faire remonter dans votre corps et votre esprit le pouvoir de la pulsion de vie. Laisser éclater sa joie, c’est se remettre en contact avec ce qui nourrit vraiment le Soi.
Si vous êtes toujours plongé(e) dans vos épreuves, je peux vous aider à vous accorder des moments de pause, de respiration, de bien-être, en vous (e)ncrant/ancrant dans l’instant présent, le seul qui soit un refuge. Tenir un journal de sensations… Définir vos ressources intérieures, vos qualités, vos réussites passées… les possibilités sont infinies ! Si vous avez traversé et transcendé ces épreuves, l’heure est au bilan. Je vous aiderai à formuler ce que vous avez appris. « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort « , comme le dit le philosophe Nietzsche. Alors, quelles sont vos forces, aujourd’hui ? Liste de gratitudes, de passions nouvelles qui demandent à s’exprimer, récit de visualisation, conte dont vous êtes le héros ou l’héroïne… L’écritothérapie vous invitera à écrire enfin en rose (ou en d’autres couleurs) l’avenir qu’il vous plaît, d’ores et déjà, de vivre, car il vous correspond !
J’ai tant à vous dire !
70 euros la séance
Les séances d’écritothérapie s’adressent également aux enfants dyslexiques et dysorthographiques. En effet, les contraintes scolaires, la peur de mal faire, l’angoisse de l’évaluation, la crainte du jugement et du regard des autres accentuent le handicap. Le rythme d’apprentissage collectif de l’école néglige, dans des classes surchargées, les besoins particuliers de ces enfants, à l’intelligence et à la sensibilité vives. En séance d’écritothérapie, nous allons sortir des exigences traditionnelles de l’écriture. La page ne sera plus un carcan, mais un espace de liberté où le texte prendra corps. Votre enfant éprouvera le plaisir de jouer avec les mots, avec leurs sonorités, avec leurs couleurs, avec leur douceur ou leur rugosité – car les mots se « sentent », « se ressentent » avant d’être utilisés et agencés entre eux. L’enfant pourra danser, courir avec les phrases, sur le chemin de petits textes ou de poèmes qu’il aura écrits. Ni l’orthographe, ni la syntaxe ne rentreront en ligne de compte. Seule importera sa capacité à s’approprier les mots en toute liberté et avec joie.
Mise en scène de ces mots, mots-valises, cadavres exquis, néologismes (mots inventés), association d’idées, mots-fruits, mots-boules de neige… Autant de moyens ludiques de faire du langage une fête… Crayons de couleur, feutres, pastels, stylos fluorescents, paillettes, feuilles et fleurs, billes, petits cailloux, galets et coquillages sont les bienvenus… ainsi qu’un grand chapeau pour tirer au sort les motifs d’écriture.
Ces séances d’écritothérapie peuvent se dérouler ensuite à plusieurs – votre enfant a le droit de venir avec son meilleur copain pour écrire à quatre mains – et se transformer en véritables ateliers d’écriture à la maison ou en distanciel.
Quel que soit le type de séance, il y a un « après » à l’écritothérapie. Soit vous laissez les textes tels quels, les collez dans votre journal ou vous en séparez ; soit vous avez la volonté de les retravailler, afin de constituer un recueil poétique ou d’écrire une biographie, un récit de vie – voire une autofiction. Dans ce cas, un autre travail démarre et je peux vous assister pour relire, corriger, mettre en forme, sculpter littérairement vos pages, puis les autopublier ou les envoyer à un éditeur avec un synopsis fidèle à votre œuvre – et donc à vous-même. Je vous renvoie pour cela aux tarifs de l’écriture d’une biographie
Les différentes biographies que nous pouvons réaliser ensemble
Le tableau de votre vie
Comme il n’y a pas qu’un seul parcours de vie, il n’y a pas qu’une seule façon d’écrire une biographie. Il existe autant de possibilités biographiques que de chemins de vie. La rédaction d’une biographie ressemble à la composition d’un tableau qui prend forme, touche après touche. Son achèvement permet de voir l’harmonie de la vision d’ensemble. Comme le peintre peut utiliser tous les types de couleurs, de matières, de techniques, je vous propose de multiples façons de mettre en livre votre vie. Ainsi, vous aurez déposé votre essence dans cet ouvrage qui reflètera fidèlement votre âme.
La biographie au fil de votre vie
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
C’est la biographie classique où vous racontez votre vie dans un ordre chronologique, une vie avec toute la diversité de ses expériences, toute la palette de ses émotions, où joies et chagrins, bonheurs et pertes s’entremêlent. Pour cette raison, je peux vous proposer l’insertion d’une structure thématique.
Notre livre a eu beaucoup de succès. Nous avons donné un exemplaire à chacun de nos enfants. Tous ont beaucoup aimé et ont trouvé cette idée formidable. Ils ont beaucoup apprécié le ton poétique que vous donnez à nos écrits.
Merci encore Madame et bonne continuation. »
La Vie nous regarde
Anne-L.J.
« Bonjour, Mme Muller
Encore merci pour votre travail. Mamie est ravie du rendu et du travail accompli.
Vous allez encore faire des heureux, c’est certain. Ils ne s’en rendent peut-être pas encore complètement compte en cours de parcours. Mais vous nous fournissez des trésors.
Je garde le mien précieusement.
Merci.
Bonne continuation et au plaisir ! »
La biographie spirituelle
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Expérience de mort imminente, rencontre avec un défunt, conversation avec son ange gardien, développement d’un don médiumnique, d’un talent hors du commun, régression dans une vie antérieure… Je suis à votre écoute pour que l’énergie de votre âme passe par ma plume, afin de venir s’incarner dans votre œuvre qu’est le récit de votre expérience.
« Je viens témoigner ici d’un parcours d’écriture où j’ai été accompagnée d’une manière sécurisante, combative, énergique et parfaitement bienveillante ! Géraldine a su me guider sur de longs mois pour mettre au monde un beau bébé livre qui attendait de voir enfin la lumière !
Merci infiniment, gratitude infinie envers toi, Géraldine, pour cet accompagnement sans faille!
Merci infiniment !
Ton professionnalisme, ton âme, ton cœur vaillant, ta générosité ont revivifié nos âmes pour toujours car notre livre éclairera pour toujours les générations à venir !
Merci pour ce livre que tu m’as aidé à mettre au monde : il est une clé d’or!!!!
Un immense merci ! Bravo! »
En suivant l’Ariadne : Dans le jardin de Dominique et Joséphine
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Une vie sans épreuve est rare. Notre existence se peut se retrouver bouleversée du jour au lendemain, d’un instant à l’autre… Abus, harcèlement moral, manipulation par un pervers narcissique, toutes les formes d’emprise, chômage, divorce, accident, survenue d’un handicap, annonce d’une maladie… Il arrive que notre vie se casse, tel un vase. Écrire son épreuve permet, dans un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, de déposer ses émotions sur la page et de reconstituer son unité psychique dans un livre qui deviendra la trace de cette guérison. L’écriture d’un livre de vie participe au processus de résilience.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Un livre est l’espace sacré où vous pouvez rendre hommage à ce qui a été cher à votre cœur et que vous avez perdu. Que ce soit un ami, amoureux ou parent proche, un animal, un objet ou même un lieu (comme une maison, un jardin), votre voix passera par mon cahier pour redonner vie à vos souvenirs, les célébrer, les honorer. Dans ce cas, la biographie est semblable à un autel sur lequel vous déposerez vos sentiments les plus profonds, avant de continuer votre vie, habité(e) par cette mémoire.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Dates anniversaires… Prénom d’un aïeul donné à un enfant pour qu’il accomplisse la mission que cet aïeul n’a pu mener à bien suite à cette mort inacceptable, transmission de traumas, syndrome du gisant… Le fait d’entreprendre une biographie familiale met souvent à jour des problématiques transgénérationnelles qui conditionnent votre vie. Et si je vous aidais, dans le cadre de ce livre, à en reprendre le fil afin que vous redeveniez l’auteur de votre vraie vie, celle qui vous correspond, et non celle qui a été écrite par d’autres ?
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Il n’y a pas meilleur projet que d’écrire la biographie d’un projet… Que celui-ci soit en cours ou déjà abouti, je peux vous accompagner dans la chronologie de cette matérialisation. Structurer ce livre de vie singulier, c’est non seulement donner de l’existence à votre projet dans le présent, mais aussi le rendre pérenne, car ma plume pour votre voix vous aidera à le visualiser, jour après jour, mois après mois, à renforcer la puissance de votre intention et à préciser la dimension positive de cette vision. Je peux également partir de vos notes personnelles, des feuillets de votre journal intime. Récit d’une grossesse, d’une naissance, d’une construction de maison, d’une création d’entreprise ou même de l’écriture d’un livre (il est très intéressant d’écrire sur l’écriture, de créer une œuvre sur une œuvre !)… La page et l’encre incarnent le projet dans la matière.
« Je tenais à vous remercier pour l’écrit de mon expérience. Vous avez su cerner ce que je souhaitais retranscrire et cela répond en tout point à ce que je veux transmettre. »
Le Sourire de ma fille
La biographie d’une métamorphose
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
La vie, pour 99% des gens, est rarement un chemin tranquille. Notre parcours terrestre est jalonné de défis, de remises en question, de renoncements. Il est fait de virages, de croisements, de carrefours, de bifurcations, de déviations, avant de reprendre une ligne droite. L’écriture d’un livre relatant cette période de changement vous permet de mieux anticiper les tournants et de les négocier. Déménagement, séparation, licenciement… Toutes ces ruptures annoncent, en réalité, notre renaissance. L’écriture d’un tel ouvrage préparera, page après page, la sortie du papillon de sa chrysalide. En parcourant avec ma plume toute la distance parcourue entre l’être ancien et l’être nouveau, je donnerai une résonance à une autre voix en vous, plus claire, plus ferme, plus joyeuse, en accord avec qui vous êtes vraiment.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Lorsque j’écrivais, enfant, un texte en prose (conte, nouvelle), il arrivait très souvent qu’une voix poétique s’insérât entre les différents paragraphes. La phrase, soudain, se déhanchait, devenait vers. Un mot enjambait l’espace pour atteindre le mot-ami suivant, le rencontrer, converser avec lui. Un poème s’insérait tout naturellement entre les aventures de mes personnages, pour exprimer leurs différents états d’âme. Je reprends cette habitude littéraire, venue de la créativité de mon enfance, dans l’écriture de vos biographies. Je peux, ainsi, y glisser des haïkus (que j’ai composés ou que nous ont transmis les poètes japonais) et qui condensent votre vécu, intégrer un morceau choisi des plus grands poètes ou de ceux que vous préférez, mettre en vers l’une de vos pensées intimes ou l’une de vos émotions les plus profondes. Je peux personnifier le jardin, la maison, la fontaine perdus en les faisant parler tout au long de votre ouvrage, refaire chanter par des rimes et des sonorités appropriées la plage de vos vacances, voire écrire le récit de votre vie comme un longue épopée au cours de laquelle s’entendra le rythme de votre souffle intérieur.
« Magnifique lecture. C’est tellement beau. Vous avez su toucher la porte de mon âme. J’en ai pleuré. Je suis bouleversée. Vous avez touché à mes rêves les plus fous. Merci pour les beaux voyages de mes rêves. Mille fois merci. »
La Vie par-dessus tout
La biographie sensorielle
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Livre de gratitudes… Livret dédié aux cinq sens (visuel, auditif, olfactif, gustatif, tactile, sans oublier le sens kinesthésique)… Il existe une autre façon de raconter sa vie, personnelle, singulière, où nous évoquons ensemble votre univers intérieur par des listes, des juxtapositions de phrases brèves ou nominales, des catégories qui réunissent Les Choses de votre âme comme dans le journal Notes de chevet de Sei Shônagon. Dans ce cas, l’écriture biographique suit davantage le flux méditatif, très proche du rythme poétique le long duquel la syntaxe suit un nouvel ordre, celui de la mémoire instantanée, sœur de l’inconscient. Dans ce cas, nous mettons l’accent sur les associations d’idées ; un mot ou une image entraînant un autre motif d’écriture. Des répétitions de tournures comme Je me souviens (liste de Georges Pérec), Dans mon enfance, il y a, J’aimais/Je n’aimais pas permettent de relancer le processus mémoriel tout en cadrant l’écriture. Je pratique surtout ce type de biographie avec des personnes atteintes de troubles cognitifs, pour lesquelles les techniques de programmation neurolinguistique permettent une autre rencontre entre soi et sa mémoire.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
L’écriture d’une biographie mobilise aussi des outils d’art-thérapie. Vous pouvez déposer dans cet ouvrage qui est le vôtre toute votre créativité. C’est donc l’occasion de faire fleurir vos dons artistiques… Insertion de photos, bien sûr, mais aussi de tableaux, de dessins d’enfant, d’extraits de journaux intimes ou des exercices de journal créatif, ajout de calligrammes intimes, de votre signature personnelle… La page est un cadre où les mots eux-mêmes se dessinent !Lorsque la parole atteint la frontière de l’indicible, les blancs, les images, les collages traduisent les silences, de même que l’aveu de ne pas pouvoir aller plus loin dans le souvenir. Le recours à la couleur est un excellent outil pour dire le cri, la douleur. Le Journal de Frieda Kahlo qui mêle phrases et encres multicolores pour représenter son corps souffrant est un exemple caractéristique.
Comme il n’y a pas de parcours de vie universel, il n’y a pas de biographie modèle. Il existe autant de récits de vie que d’âmes, autant d’histoires que de voix. L’enjeu de votre projet est de réaliser la biographie qui correspond à votre signature singulière – celle avec laquelle vous êtes venu œuvrer en ce monde -, pour toucher ensuite vos proches, voire le collectif si vous souhaitez publier votre ouvrage.
Ma plume vous accompagne sur ce chemin.
Vous pouvez m’exposer votre projet sur ma page Contact
Écrire, c’est passer de l’autre côté ; c’est accéder à son immensité psychique, à sa profondeur ; c’est explorer une autre existence, celle de son intériorité ; c’est découvrir sa dimension cachée ; c’est se voir révéler cette indéniable vérité :
Je suis bien plus que ce que je ne parais.
Je compare l’écriture à une traversée du miroir représenté par la page. En écrivant, on va toujours au-delà : au-delà de l’idée, de la pensée, de la ligne, de la phrase, de la feuille. On parcourt d’autres espaces et d’autres temporalités que nous offre le pays de la mémoire émotionnelle. On franchit les limites du réel pour voyager dans un espace-temps où le passé et le futur se réunissent dans le présent de l’encre écoulée. Lorsque l’on ouvre son cahier, on dépasse un seuil ; on ouvre, en quelque sorte, la porte de sa propre éternité.
Aussi l’écriture d’une biographie relatant des expériences personnelles paranormales est-elle tout à fait possible. Le récit de vie peut parfaitement intégrer l’évocation d’un voyage ésotérique, métaphysique, ou être construit sur ce sujet principal de rédaction.
Depuis la parution du livre La Vie après la vie du docteur Raymond Moody, les récits sur les expériences spirituelles (expériences de mort imminentes, voyages astraux) se sont multipliés. Je songe notamment à l’autobiographie 45 secondes d’éternité de Nicole Dron, au récit Ma Part d’évidence de Marie de Solemne. Je vous renvoie pour cela à la petite bibliographie à la fin de ce billet 1.
L’enjeu d’un tel projet d’écriture est de raconter avec intensité ce parcours de vie singulier dans les deux sens du terme (à la fois personnel et hors du commun), en le rendant accessible à chacun et universel.
Beaucoup hésitent à se lancer dans ce travail ambitieux. En effet, les expérienceurs (personnes ayant vécu une expérience de mort imminente) ont peur de ne pas être compris, de passer pour fous, car ils sont confrontés à l’indicible de ce qu’ils ont vécu (vous pourrez compléter, si vous le désirez, la lecture de ce billet par mon billet Le cahier de l’indicible).
Comment, en effet, décrire ce qui dépasse les mots, les définitions et les concepts ?
Je peux vous accompagner sur ce chemin d’écriture hors des sentiers battus. J’ai moi-même vécu des expériences spirituelles : deux expériences de mort imminente, dont une à la naissance et l’autre, à l’âge de deux ans, suite à une sévère intoxication alimentaire (même si j’étais très petite, j’ai gardé de ces voyages au seuil de la mort une sensation de flottaison dans l’éther, comme si j’étais un bateau stellaire), ainsi qu’une traversée initiatique de vies antérieures lors d’une séance chamanique (je suis revenue de cette expérience avec une hypermnésie qui se traduit très souvent dans mes rêves ou en méditation).
Déposer l’indicible dans un livre, c’est s’en libérer. En effet, lorsque l’on a entrevu le plus grand et le plus puissant que soi, on peine à retourner à une vie normale et à se réadapter à son entourage. On peut comparer ce retour au monde à une entrée dans un gant trop étroit, alors que l’on s’est senti porté par une immensité souple et vibrante. L’écriture, par le mouvement de l’intérieur vers l’extérieur qu’elle représente, permet de confier ce bagage spirituel à d’autres lecteurs – votre entourage proche ou un public plus diversifié -, afin qu’ils l’ouvrent à leur tour et découvrent la richesse qu’il contient.
Dans le binôme d’écriture que nous formons, voilà comment nous pouvons procéder :
Généralement, quand se produit le basculement, celui-ci a déjà été annoncé par des signes : signe que l’on n’est pas sur la bonne route, qu’il faut changer de vie, d’état d’esprit. Le rôle de cette expérience est d’élargir notre conscience. Pourtant, elle surgit si vite et si violemment qu’elle ressemble à une déflagration. Pendant quelques instants, nous ne réalisons pas vraiment ce qui se passe. Nous sommes dans un entre-deux où le nouveau vécu se mêle à l’ancienne vie. Il arrive d’ailleurs, très fréquemment, que l’on se perçoive dans un état de dédoublement : C’est donc moi, ce corps allongé ? Comme je suis pâle ! ( Cas où l’on relate une expérience de mort imminente). C’est donc moi, cette jeune femme en robe d’époque rose ? (Cas où l’on va à la rencontre de l’une de ses vies antérieures). La variation de focalisations narratives (avec le passage de la première à la troisième personne, par exemple ; ou le fait que l’on s’adresse à cet autre soi-même par l’alternance entre le je et le tu) permet, en mettant à distance l’intensité émotionnelle de l’expérience, de la définir, d’en évoquer précisément les enjeux et ainsi, de se réapproprier, avec toute sa lucidité, l’enseignement que cette soudaine métamorphose apporte.
« Donc, j’ai été de multiples Moi ; je suis quelque part un être infini, multidimensionnel, de toute époque et de tout lieu. »
« Je savais bien que je n’étais pas sur le bon chemin, mais je persistais à m’obstiner. Cet accident m’a forcé à m’arrêter, dans tous les sens du terme, alors que j’étais trop orgueilleux pour stopper quand ça n’allait pas. Le fait de griller ce stop a éclairé mes blocages d’ego. »
Ensemble, nous mettons un sens sur ce qui semblait initialement incohérent, absurde, dépassant l’entendement.
L’écriture d’une biographie spirituelle est une excellente opportunité pour lâcher prise sur la rationalité du discours et pour s’autoriser à écrire autrement, loin des codes conventionnels du récit.
C’est ce que nous allons voir.
La structure thématique s’impose d’elle-même sur la structure chronologique. En effet, lorsqu’on fait une expérience spirituelle, on bascule dans un autre temps et un autre lieu. Impression de flottaison… Déplacement fulgurant, à la manière d’une comète… Bruit d’hélice comme si l’on devenait un avion… Le temps se mesure à une succession de sensations qui s’entrechoquent et à un emboîtement d’espaces. Traversée de tunnels qui s’élargissent… Murs qui disparaissent pour laisser entrevoir l’immensité… Architecture de nuages… Un déplacement dans des lieux insolites, bouleversés en une fraction de seconde, rythme cette nouvelle temporalité au cours de laquelle le passé et le futur s’abolissent dans un éternel présent. Le titre de l’ouvrage de Nicole Dron, 45 secondes d’éternité, résume parfaitement la condensation de l’éternité dans la brièveté. Stylistiquement, nous mettons en valeur cette autre échelle temporelle par des phrases concises, nominales ou réduites à un seul mot, qui peuvent ensuite s’expanser brutalement, pour traduire le déploiement d’une vision neuve, allant de soi au cosmos (ou l’inverse).
« Bras et jambes en étoile. Navigation. Je suis un bateau de lumière qui glisse de bleu en rose et de rose en bleu. Je suis devenue une planète et je comprends parfaitement désormais l’harmonie de tous les cycles de la vie. Je sens mon cœur… incandescent. »
Lorsque le narrateur fait l’expérience d’une fusion avec le Grand Tout, il éprouve des sentiments ambivalents : il sent qu’il s’efface, qu’il peut devenir aussi évanescent qu’un flocon, un nuage, une buée et aussi minuscule qu’une poussière d’astre. En même temps, il peut ressentir non seulement une présence inconditionnelle, mais aussi une forte union avec l’infiniment petit et l’infiniment grand. Nous adoptons, dans ce cas, le point de vue omniscient dans le récit ; ce qui permet de varier les regards, les angles d’approche et de perception. Rien n’est impossible dans ce type de narration. Décrire avec précision les nervures d’une feuille… Les sentir vibrer, telles les cordes d’un instrument de musique… Assister à la remontée frémissante de la sève et sentir que l’on possède la même pulsion de vie… Dans la biographie spirituelle, l’emploi de la synesthésie (correspondances entre différents sensations que les poètes Rimbaud et Baudelaire ont explorées) possède un précieux pouvoir évocateur. Le rouge peut émettre un cri, le bleu s’exclamer, le vert murmurer… Les couleurs ont une voix qui, elles-mêmes, s’assimilent au toucher d’un tissu… Bien sûr, l’emploi de la première personne du singulier abolit la distance entre l’univers et soi. Dans ce type de biographie, vous devenez l’univers. C’est pour cette cette raison que nous trouvons dans les récits de NDE (Near Death Expérience) une profonde résonance poétique que traduit l’alliance inattendue entre différentes images :
« J’enroule un filament de clarté au bout de mes doigts. »
Il est bien évident que l’on ne revient pas indemne d’une telle exploration de l’indicible.
On revient dans la vie ordinaire, littéralement touché. Et il faut un certain temps pour se réadapter à la vie quotidienne, avec ses contingences et ses limites, alors que l’on a goûté à l’absolu. Des questions peuvent figurer dans votre récit, évoquant notamment la peur de ne pas être compris, malgré l’envie de dire, de décrire l’intensité émotionnelle et sensorielle qui a été éprouvée. Qui me croira ? Est-ce le bon moment pour révéler ce que j’ai vu ? N’ai-je pas l’air trop étrange ? Ce sentiment d’étrangeté peut être approfondi, bien sûr, car l’écriture s’y prête bien. Les variations de pronoms personnels, le passage de la première personne à la troisième personne en particulier, montre que vous posez un regard distant sur celle/celui que vous avez été et donc combien vous avez évolué. Ce n’est plus moi, cette personne ambitieuse et matérialiste. Je ne suis plus Elle. Et Elle n’est plus Moi.
Dans cette traversée d’une vie nouvelle, il vous faut faire le deuil de l’ancien Moi et de tous les rôles qu’il jouait. C’est ainsi que sous la plume apparaissent des affirmations claires, comme autant d’ouvertures sur un seuil neuf. Je désire exercer un autre emploi, déménager, communiquer autrement avec mes enfants… Vous savez distinguer ce que vous ne souhaitez plus de ce que vous souhaitez (Cette situation, cette relation me paraissent dépassées, désormais). La particularité d’un tel deuil psychique est qu’il n’est pas triste. Bien au contraire. Il est rempli d’espoir. C’est un deuil lumineux.
Vous êtes désormais prêt pour écrire votre nouvelle vie qui s’annonce. Et c’est ce que nous faisons ensemble, en reformulant la leçon d’existence que vous avez retirée de ce voyage initiatique : un abandon de valeurs désuètes pour épouser d’autres valeurs qui correspondent à qui vous êtes ; moins d’importance accordée au paraître ; le fait de miser sur la richesse intérieure ; la volonté de reprendre des études…
Ainsi, vous aurez peut-être rempli fidèlement votre mission : de ce voyage au-delà de la vie, vous aurez fait une œuvre de vie, c’est-à-dire une œuvre vivante, vibrante, qui intègre la vie de l’univers qui évolue de concert avec vous et en vous.
En compagnie de ma plume, l’écriture aura elle-même incarné ce voyage – le vôtre -, fondu dans l’itinéraire de la longue caravane humaine que nous formons tous.
C’est tout le chemin intemporel que je vous souhaite.
L’écriture biographique : une véritable métamorphose de Soi
L’écriture d’une biographie possède un puissant pouvoir de métamorphose. En effet, vous ne serez plus le même, une fois le livre de votre vie achevé. Le Moi d’après votre projet biographique sera bien différent du Moi qui a initié le projet. Je vais vous montrer en sept points pourquoi l’écriture biographique déclenche la magie d’une transformation psychique.
L’écriture biographique initie un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur. Ainsi, tous les secrets – voire les tabous – que vous aviez gardés enfouis en vous pendant très longtemps ne vous hantent plus puisqu’ils sont déposés sur le papier. Comme le dit le psychanalyste Jung, «ce qui est remonté à la conscience» ne réapparaîtra plus «sous la forme d’un déterminisme surnommé fatalité». C’est en cela que la biographie comporte une dimension thérapeutique. Vous prenez conscience du caractère répétitif de certains patterns, qui trouvent parfois leur origine dans des blessures transgénérationnelles, et vous êtes désormais capable de lever vos blocages existentiels.
Une fois votre livre achevé, vous tiendrez entre vos mains une œuvre qui est autant le contenu que le contenant de votre vie. J’aime comparer cette œuvre à un vase dans lequel vous aurez posé un bouquet riche de toutes les fleurs de votre choix. Vous mesurerez ainsi la profondeur de votre être qui a su vous livrer tous ces souvenirs. Quelle fierté, alors, de décorer votre dimension psychique de ce florilège de mots qui vous appartient et qu’ensemble, nous avons créé !
Peut-être pensiez-vous que la biographie était réservée aux personnes célèbres, dont la vie est composée d’aventures palpitantes. Feuilleter le livre de votre vie dément cette croyance. Vous aussi, vous respirez, vous pensez, vous existez. Aucune vie n’est plus signifiante ou plus intéressante qu’une autre. Enfin, vous vous êtes départi du syndrome de l’imposteur qui consistait à croire que vous n’aviez pas le droit de laisser une trace, car vous avez pris désormais toute votre place sur la page. Sur celle-ci, s’inscrit la preuve évidente que si vous vivez, vous écrivez pour vous et que si vous écrivez pour vous, vous vivez. Et plus aucun préjugé ne pourra effacer une telle certitude.
Vous faites, par conséquent, une réelle découverte. Tous les détails de votre quotidien, de ce qui est appelé «une vie ordinaire», sont piquants, émouvants, frappants. On relie davantage les différentes saisons de notre existence à une musique, un parfum, une saveur qu’à un grand événement… Souvenez-vous comment l’écrivain Marcel Proust associe dans sa vaste fresque autobiographique À la Recherche du temps perdu son enfance passée à Combray au goût de la madeleine trempée dans le thé préparé par sa tante Léonie. En ce qui me concerne, j’associe l’âge de mes vingt ans à ce flacon de parfum mauve dont je pulvérisais la senteur suave dans mon foulard lilas, avant de partir pour un rendez-vous galant… Une biographie se compose surtout d’instants humbles, mais précieux, auxquels s’entrelacent – parfois – des événements marquants. Vous prenez donc conscience du caractère essentiel du moment présent.
Je compare souvent la vie à un puzzle. Lorsqu’on emboîte les premières pièces les unes dans les autres, l’image n’émerge pas ou, si elle émerge, c’est de façon très partielle et incomplète. Il faut beaucoup de patience et de foi pour poser les autres pièces. Et, une fois le puzzle terminé, on découvre que chaque pièce avait sa raison d’être par rapport à l’ensemble. Il en est de même pour votre biographie. Grâce à votre ténacité pour mener à terme ce projet, vous aurez une vision d’ensemble de votre vie : vous verrez que certains détails revêtaient toute leur importance, en révélaient beaucoup sur les désirs de votre âme, les souhaits de votre cœur, votre mission de vie. C’est parce qu’elle cousait des vêtements pour ses poupées qu’une cliente a créé sa boutique de haute couture. De même, vous prendrez conscience que certaines épreuves vous ont remis sur le chemin d’une vie qui vous correspondait davantage. Vous découvrirez que vous n’êtes pas sur terre par hasard et que votre vie a un sens, c’est-à-dire une signification.
C’est ainsi que cette révélation intérieure vous transforme à l’extérieur. Vous avez plus envie d’apprécier la vie, de vous faire des cadeaux. Certains changent leur apparence, adoptent un style vestimentaire ou esthétique différent. D’autres entreprennent de rénover leur maison, car l’écriture biographique les a remis au contact de leur fibre créative et de la priorité de leur propre espace. D’autres encore changent radicalement de vie, déménagent, trouvent un nouvel emploi – toujours pour un quotidien de bien meilleure qualité. L’écriture d’une biographie redynamise le psychisme et peut être un excellent remède à la dépression (sans que vous abandonniez les autres alternatives thérapeutiques, on est bien d’accord !).
Enfin, vous savez où vous allez. Vous pouvez écrire votre avenir. Relater les événements négatifs vous aura permis de savoir ce que vous acceptez et ce que vous n’acceptez plus, de distinguer ce qui est mal de ce qui est bon pour vous, ce que vous aimez de ce que vous n’aimez pas. La sincérité de ce genre littéraire vous incitera à ne plus vous mentir, à cesser de vous trahir. Comme vous aurez renoué avec votre élan vital, vous serez capable de tracer le chemin de votre futur, en toute autonomie. Tel sera également le sens de votre livre de votre vie : vous montrer votre direction personnelle, intime et singulière car elle ne peut plus se confondre avec celle d’autrui. L’écriture d’une biographie vous aura prouvé que vous êtes capable de créer et de mener à terme un projet, ce qui est en Soi un merveilleux succès. Ma plume vous aura donné suffisamment confiance en vous pour pouvoir voler de vos propres ailes.
La réalisation d’un livre de vie est un pont entre le passé et l’avenir, votre ancien Moi et votre Moi futur. Le présent correspond à son écriture, à notre présence – ensemble. Je peux vous aider à franchir ce pont, d’une page à l’autre, d’une rive à l’autre, de vous à Vous.
Votre biographie est terminée mais, en vérité, tout commence. La fin de l’écriture de l’ouvrage marque la révélation de vous-même aux yeux de vos proches, de vos amis – voire de la société entière, si la biographie est publiée. Le temps du dévoilement est venu. Bien souvent, le narrateur est traversé d’enthousiasme et de peur. Il est pressé de montrer le livre et il en retarde l’échéance. Et cela se comprend… Quoi de plus intimidant que la réaction (ou le jugement d’autrui) vis-à-vis de l’œuvre la plus intime qui soit : celle d’une vie ?
Je peux vous accompagner pendant cette étape cruciale en présentiel ou à travers ce billet.
Lorsque vous donnez à lire votre livre de vie, vous livrez à vos lecteurs vos sentiments les plus profonds, vos souvenirs les plus vivaces, vos sensations les plus puissantes. Épreuves et joies ne sont plus secrètes, désormais. On sait ce que vous avez traversé, vécu, surmonté et comment. Vous donnez à voir vos parts lumineuses et vos parts d’ombre. Ces confidences peuvent susciter beaucoup de bienveillance dans votre entourage, rééquilibrer des relations chancelantes, raviver des passions que vous croyiez éteintes, renouer des liens qui semblaient distendus. Et c’est tant mieux ! C’est le signe que la biographie aura véritablement accompli son œuvre de cohésion (familiale ou amicale).
Il est néanmoins des situations où donner à lire le livre de votre âme peut provoquer un sentiment de recul de la part d’autrui. Sachez que cela est tout à fait normal. On ne connaît jamais totalement quelqu’un et les personnes les plus proches peuvent être déroutées par ce que vous leur confiez car elles ne vous connaissaient pas sous cet angle : « Quoi ? Tu étais si fougueuse quand tu avais trente ans ? Je ne savais pas que tu as osé t’échapper à Venise avec ton fiancé, en désobéissant à tes parents ? Toi qui as l’air si sage, si calme… Eh bien ! » Ne vous inquiétez pas mesure. Il faut que les autres s’habituent au nouveau miroir que vous leur tendez. Et, en se familiarisant avec votre biographie, peut-être se reconnaîtront-ils dans vos mots. Ils verront ainsi leur propre reflet. La narration de votre existence, le tracé de votre évolution, votre cheminement intérieur leur dévoilent des parties de leur être qu’ils s’étaient eux-mêmes cachées, les parts d’ombre, comme dirait Jung. « Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder ils s’habitueront. » déclare le poète René Char. Dans ce cas aussi, la biographie aura mené à bien une autre de ses visées : la visée cathartique. L’objectif de l’écriture est, en effet, d’en dire autant sur l’auteur que sur le lecteur.
Je dois cependant vous avouer que vous pouvez être confronté à des situations nettement plus difficiles, lors de la réception de l’œuvre de votre vie. Il est des cas où l’entourage se montre très critique sur la réalisation de votre travail – en particulier sur le déroulement de la narration et l’exactitude avec laquelle les faits sont transposés. « Cela ne s’est pas passé comme ça ! », « tu t’es trompé à la page 1, l’épisode de la foire se situe avant la visite chez grand-mère ! » Ne vous laissez pas désarçonner par ces critiques. En effet, la frontière entre la mémoire et l’inconscient est frêle. Et personne ne peut prétendre à l’objectivité parfaite dans la manière de relater des événements. Une biographie est et sera toujours subjective parce que votre mémoire est sélective. Elle ne retient dans ses filets que ce qui vous touche sensoriellement ou émotionnellement. C’est ainsi que vous serez plus réceptif au parfum du dahlia qu’à l’éclat des couverts en argent, lors du mariage de votre nièce. Et ce sera l’inverse pour votre sœur. Écriture et affectivité sont profondément liées. Pour cette raison, une biographie est toujours peu ou prou romancée. La dimension romanesque classe cette catégorie d’écriture dans un genre véritablement littéraire : l’autofiction. Que certaines remarques déstabilisantes ne mettent pas en doute la réussite de votre projet : livrer votre univers ; montrer le cheminement unique de votre mémoire sur la feuille ; permettre à ceux qui ouvriront l’ouvrage de participer à votre introspection.
D’autres réactions particulièrement hostiles peuvent se déclencher. Je ne vous le souhaite pas, mais sachez qu’un homme averti en vaut deux. On peut, par exemple, vous reprocher de manière virulente d’avoir omis de citer le nom de telle personne, d’avoir occulté tel protagoniste dans votre histoire, d’avoir passé sous silence tel épisode important pour votre interlocuteur. Sachez que lorsque vous vous lancez dans le projet d’écriture du livre de votre vie, nous en dessinons la trame ; nous en définissons la visée ; nous en cernons l’objectif. Aussi n’y a-t-il guère d’intérêt à mentionner tous vos amis d’enfance si votre biographie concerne votre mariage, votre accouchement, ou un certain traumatisme et son processus de résilience, les étapes de la guérison de votre cancer. Si vous souhaitez principalement dédier votre livre à la mémoire de vos grands-parents, à quoi cela sert-il de décrire longuement des réceptions professionnelles ou des réunions entre amies ? Si la réception de la biographie est l’étape cruciale du dévoilement de ce qui vous est le plus intime et le plus cher, elle représente également l’opportunité de faire tomber les masques de certaines personnes de votre entourage et, d’une certaine façon, de rétablir des relations authentiques avec celles avec lesquelles vous entretenez de réelles affinités – en laissant tomber les autres. En osant écrire ce qui est vrai pour vous, vous apprenez enfin à vivre selon votre vérité.
Bien sûr, si votre biographie répond à une demande familiale, il paraît fort pertinent de ne léser ou ne blesser personne. L’objectif d’une biographie est de réunir, voire de resouder les membres d’une famille, non de les diviser. Si vous éprouvez, cependant, le besoin d’avouer des choses qui vous concernent intimement, je peux créer avec vous votre livre personnel, qui constituera votre exemplaire unique. Si le projet biographique est à l’initiative de votre seule requête, l’occasion est unique de réaliser un travail d’introspection par le biais de l’écriture. Votre livre sera donc l’équivalent d’un journal intime. Enfin, je peux vous accompagner si vous êtes désarçonné par les diverses réactions de votre entourage à la réception de l’œuvre de votre vie. Et si vous les subissez comme de profondes blessures, nous pourrons les cicatriser grâce à quelques séances d’écritothérapie.
Dans tous les cas, je demeure présente comme je l’ai été lors de l’écriture, pour vous accompagner dans la seconde et palpitante aventure qu’est la réception de votre biographie.
D’autres articles vous attendent bientôt sur ce site :
Tenir entre mes mains le livre de ma vie. En quoi l’écriture de mon livre de vie m’a-t-elle changé ?
Quand j’étais jeune, il m’arrivait souvent d’insérer un poème dans mes récits – contes ou nouvelles. Pourquoi ? Je ne saurais dire. Comme un chat qui entre dans une chambre secrète, la poésie s’invitait doucement dans la prose. La syntaxe d’une phrase se déhanchait et si j’accueillais sa danse avec confiance, je m’apercevais qu’elle devenait Vers. Deux sons entre mots voisins s’accordaient, un rythme cheminait et une rime sonnait dans les paroles que prononçaient mes personnages. À ma grande surprise, le paragraphe initial se divisait en strophes, puis, parfois, en sonnet.
Aujourd’hui, quand j’écris pour autrui, j’accueille dans le même lâcher-prise une voix poétique qui demande à se faire entendre car je sais que c’est toujours pour une bonne raison. En effet, le poème exprime, mieux que n’importe quel genre littéraire, le mystère de l’indicible.
Aussi m’arrive-t-il de vous suggérer de mettre certains éléments de votre vie en poésie. Je vous expose ici les situations qui m’incitent à faire de telles suggestions.
Les poètes expriment des sentiments liés à des expériences universelles, propres à la condition humaine. Si vous me confiez une épreuve que d’autres poètes ont évoquée, je ressentirai qu’il est peut-être opportun de faire référence à certains poèmes qui vous parlent de cette épreuve : la douleur existentielle avec Charles Baudelaire dans son poème Recueillement, la traversée du deuil avec Victor Hugo dans son poème Demain, dès l’aube, la joie de la récolte avec Paul Verlaine dans son poème Green, la trahison amoureuse avec Marceline Desbordes-Valmore dans son poème Les Séparés, l’élan solaire du voyage avec Arthur Rimbaud dans son poème L’Éternité… Dans ce cas, j’insère quelques strophes dans votre biographie afin de condenser l’émotion de votre vécu.
Quoi de mieux qu’un haïku pour faire revenir l’éclat d’un instant, le saisir à nouveau, capter l’émerveillement d’une contemplation dont vous conservez le précieux souvenir ? Comme je l’ai déjà expliqué dans mes billets, une biographie se compose, certes, d’événements importants ; mais elle relate aussi de brefs moments suspendus. Ce sont d’ailleurs ces fragments de temps – si riches qu’ils ressemblent à de petites éternités – qui rendent les mémoires d’une vie si intéressantes. L’attention portée à la floraison du lilas au-dessus de la grille, la première confiture de prunes, le parfum de la pelouse fraîchement tondue pendant que vous rouliez à bicyclette… Le haïku vous permettra de fixer la splendeur éphémère d’une saison de votre âme. Je pourrai vous aider à composer vos propres haïkus. De même, nous pourrons convoquer ensemble Bashô Matsuo, Masaoka Shiki, Kobayashi Issa dont les haïkus sont autant de ponts qui enjambent le temps jusqu’à nous…
Un traumatisme fige votre parole ? Dans ce cas, il faut la rendre cri. Il nous faut écrire le blanc, c’est-à-dire faire jaillir ce cri avec le silence tout autour, comme si ce silence était un ciel transpercé par une étoile – la vôtre. J’initie alors un genre que j’ai développé dans mon recueil poétique Jusqu’au Noyau et que l’on retrouve également dans les Peach Stones de Rupi Kaur – ce que j’appelle précisément le genre du Noyau :
Le Noyau est un texte bref qui contient un mot-clé autour duquel un vrai travail psychique peut désormais commencer. L’écriture thérapeutique fonctionne sur le saisissement – saisissement de celui qui écrit et de celui qui lit. » 1
Incorporer dans votre biographie un Noyau de votre expérience, c’est atteindre l’essence de ce que vous souhaitez exprimer en effaçant tous les détails qui encombrent la perception claire de votre ressenti lié au traumatisme ; c’est poser sur la page votre vérité ; c’est en restituer l’émotion intacte.
Devant la vitrine de Noël, il m’a dit adieu. Mon chagrin est orné pour toujours de guirlandes scintillantes. »
Puis, nous poursuivons votre récit. L’écriture reprendra, certes, son cours traditionnel, mais quelque chose aura changé. Transcrite de manière concise sur le papier, l’expérience sera hors de vous. Tout lien, toute chaîne qui vous entravaient auront été ouverts. Votre parole étant enfin délivrée, elle permettra une écriture déliée et la biographie se poursuivra de manière plus fluide.
Comme vous le constatez, le Recours au Poème ajoute une dimension thérapeutique à l’écriture de votre vie. 2
Tout comme nous insérons des photos dans une biographie traditionnelle, nous pouvons également inclure un ou plusieurs poèmes qui seront autant de clichés verbaux, d’illustrations métaphoriques, d’images de votre vie intérieure demandant à être montrée,
parce que, ne l’oublions pas, votre vie est un voyage humain commun à nous tous, les mortels que nous sommes, dont votre biographie retracera l’émouvante épopée.
1 Géraldine ANDRÉE, Jusqu’au Noyau, Recueil de poèmes autobiographiques et autothérapeutiques – Guérir par l’écriture incisive ; Le Soupir du temps ; 2023