Pour laisser une trace à ses proches, ses descendants, léguer un patrimoine spirituel, donner en guise d’héritage le bien le plus précieux : qui l’on a été au cours de sa vie, ce que l’on a ressenti, aimé, pensé, éprouvé. Faire de sa vie écoulée un présent. C’est le motif le plus répandu.
Retrouver le passé et l’actualiser avec les détails les plus fidèles. Il s’agit, alors, d’un acte de foi envers sa mémoire. On fait confiance au processus des souvenirs – y compris les plus enfouis – qui permettent de ressusciter son histoire. Prendre sa revanche sur ce que l’on croyait à jamais écrit : l’oubli.
Se réhabiliter aux yeux de quelqu’un. L’inviter à comprendre les motivations qui nous ont poussés à agir ainsi et solliciter, peut-être, son pardon. S’apercevoir que l’on est, sans doute, ni pire ni meilleur qu’un autre et que ces défauts pour lesquels on endure tant de culpabilité sont le signe de notre appartenance à l’humanité.
Tracer le chemin qui nous a menés vers notre résilience. Voir comment l’on a métamorphosé les épreuves et donc, comment l’on s’est transformé, soi. On développera par ce biais un sentiment de fierté.
Se délivrer d’un événement qui nous hante encore. Lorsque cet événement a surgi de manière imprévisible dans notre vie, il était si violent qu’il était indicible. Reprendre par les mots cette maîtrise sur son destin que l’on avait perdue. Créer une distance temporelle nécessaire entre le Moi et l’événement pour parvenir à le relativiser ou, du moins, faire en sorte qu’il ne nous touche plus autant. Se séparer de la vision fragmentée que l’on avait de soi et reconquérir, dans la vision de son livre de vie relié, une meilleure unité narcissique, indispensable à l’épanouissement personnel.
Tenir à nouveau le fil da sa vie : au fil de l’encre, repérer les répétitions, les patterns qui ont entravé notre bonheur ou notre évolution personnelle afin de s’en libérer.
Revivre des moments heureux et voir que ce bonheur a souvent dépendu d’un lieu, d’une époque, d’une personne. Serait-on le même aujourd’hui si l’on n’avait pas eu cette chambre, cette grand-mère ? Ce jardin n’a-t-il pas développé l’espoir en la réalisation de nos rêves ? Cultiver la gratitude envers tout ce que la Vie nous a déjà offert, c’est se créer une vie meilleure.
Redonner du sens et de l’importance à un détail, du signifiant à ce que l’on croyait jusqu’ici banal et insignifiant : on mesure alors combien une odeur, la couleur d’une journée, une chanson particulière font partie de notre construction intérieure. La chanson Diabolo Menthe d’Yves Simon – entendue à la radio – m’a encouragée à reprendre mes carnets secrets au sortir de l’adolescence où j’avais commencé à douter du pouvoir de l’écriture. Il a donc suffi d’un rien – une chanson diffusée par hasard et que j’ai entendue au bon moment – pour m’empêcher d’abandonner l’écriture.
S’apercevoir que l’on est riche de tout ce que l’on a vécu et que c’est cette somme d’expériences qui forme le matériau d’une écriture vivante. Sans aucun orgueil de notre part, donner une forme de pérennité à notre passé afin que notre vie personnelle ait des échos universels. Telle ou telle épreuve, en effet, peut aider quelqu’un d’autre à triompher de ses propres difficultés. Parvenir à toucher une seule personne, c’est immense, c’est Tout.
Mieux vivre le présent : ici et maintenant. Comme notre histoire, longtemps restée silencieuse à l’intérieur de soi, a été extériorisée sur le papier, on devient ainsi qui l’on est vraiment. On ne se laisse plus avoir par de fausses images ou de fausses croyances sur notre être. On a accompli une sorte d’exorcisme qui nous a délivrés des sortilèges – c’est-à-dire des schémas qui nous empêchaient d’exister vraiment. J’ai connu cette satisfaction après avoir achevé mon roman Le Grand Retour. Enfin, j’étais sortie de l’emprise d’une histoire d’amour dont je n’avais pas vraiment fait le deuil, même vingt après. J’avais quitté pour toujours la maison blanche.
Il faudra que j’écrive, un jour, sur tous les actes que j’accomplis alors que j’écris, que j’en fasse la liste :
poser ma plume et aller me préparer un café, vérifier si la brèche dans la toiture ne s’est pas aggravée, décrocher le téléphone qui sonne, ouvrir la porte au chat qui miaule, combler d’autres brèches – psychologiques, émotionnelles – créées par les demandes d’autrui ou les exigences des choses quotidiennes,
puis retourner à la légèreté de ma plume, reprendre la temporalité hors du temps de mon récit, m’envoler même si je suis toujours présente – Oh ! Ne pas partir très loin ! Juste dans le ciel de la page !
Il faudra que je réponde, un jour, à cette question :
L’écriture s’intègre-t-elle à la vie ou la vie s’intègre-t-elle à l’écriture ?
Peut-être qu’il faut que je vive et que j’écrive encore, que j’écrive et que je vive encore, pour noter une réponse dont je sois sûre…
J’ai relu le journal intime que j’ai tenu dans l’ancienne maison. J’ai été surprise par l’encre toujours bien nette, toujours bien vive de mes phrases et j’ai retrouvé comme de vieux amis des mots comme « véranda », « platane, « chat », « jardin », des expressions aussi telles que « l’heure mauve dans ma chambre », « l’aube aux lisières », alors que toutes ces choses ont disparu depuis longtemps et qu’il ne subsiste aucune preuve de leur existence, sinon la trace de leur passage dans la neige éternelle de la page et qui me mène à un espace de silence que je me crée dans le temps d’aujourd’hui pour mieux me souvenir…
Cela signifie, comme tous les autres écrivains biographes du réseau,
Appliquer les règles de déontologie propres à ce réseau, à savoir ne pas faire payer de forfait pour une biographie dont on ignore toujours par avance le nombre de pages puisqu’un récit de vie suit le fil de la mémoire, et donc de l’inconscient.
Faire payer un client à la séance de manière à ce que ce dernier soit maître du nombre de séances qu’il est libre de suspendre, d’interrompre, de continuer. Par conséquent, il contrôle son budget.
Chaque séance se compose de l’entretien qui coûte 60 euros, et de l’heure et demie d’écriture qui coûte 90 euros ( 1 heure d’écriture = 60 euros + une demi heure d’écriture = 30 euros ). Vous payez donc à chaque séance 150 euros, toujours sur la base d’une heure d’entretien, 60 euros et une heure d’écriture, 60 euros. Si je dois me déplacer, des frais de déplacement sont ajoutés. Si les entretiens ont lieu par skype, vous ne payez, bien entendu, aucun frais de déplacement. Le tarif à l’heure chez les écrivains NPI est toujours de 60 euros. Il faut savoir que la rédaction d’un entretien demande toujours au minimum une heure de travail.
Nos entretiens se composent de modifications autour du manuscrit, d’échanges et de la prise de notes des souvenirs.
Le client prend connaissance à chaque séance de la rédaction des souvenirs de l’entretien précédent. Il ne découvre jamais le manuscrit tout à la fin de l’écriture biographique. J’envoie les fichiers format Word et Pdf et une invitation à la connexion Dropbox pour que des modifications soient possibles en ligne entre chaque séance.
Le client est libre d’apporter des modifications tout au long de l’écriture biographique, jusqu’à la finalisation du manuscrit (édition, impression).
Je travaille en collaboration avec les éditions Scripta qui établissent un devis pour la fabrication du livre selon le nombre d’exemplaires que vous souhaitez. Vous décidez du type de couverture, du papier, du format, du nombre et de la place des photos ou documents à intégrer au tapuscrit.
À bientôt pour un rendez-vous avec la Vie… la vôtre !
Vous rêvez d’écrire le livre de votre vie… Mais, au moment où votre rêve se transforme en projet sur le point de s’accomplir, vous avez peur de ce que ce livre va devenir. Quelle structure, en effet, lui donner ? Selon quel plan organiser les souvenirs ? Est-il possible de répertorier des émotions qui, par nature, échappent à toute emprise ?
Et d’ailleurs, la vie peut-elle totalement se contrôler ? L’écriture d’un livre est-elle toujours dirigée ? Tout comme la vie révèle maints tours et caprices, l’écriture de votre livre vous réservera beaucoup de surprises !
Je vous en prie, lâchez prise ! La vie n’hésite pas à vous envoyer un événement, une rencontre, une coïncidence – ou, comme dirait Jung, une synchronicité – au moment où vous ne l’avez pas décidé ! Aussi, gardez votre livre ouvert sur le hasard, sur une page où l’aile d’un souvenir que vous croyiez à jamais en allée peut à nouveau se déposer. Autorisez à entrer dans un chapitre une ancienne plaisanterie d’enfance, un parfum de vacances, le bruit de la vague quand elle se trémousse, la mèche rousse d’une amie qui se trouve, là, au bord de la marge, ramenée par votre mémoire comme sur un rivage… Tout a une bonne raison d’exister, tout a sa place dans un récit, même l’odeur du lait qui a tourné, même l’éclat bleu de la neige quand vous vous rendiez aux latrines. Tout est digne de présence. Tout est digne de votre présence. Chaque détail insolite de votre histoire, qui surgit dans l’instant sans votre consentement intellectuel, mérite votre regard démultiplié car c’est de vous dont il s’agit, vous qui, tel un reflet répété dans l’encre de vos mots, demande à être accueilli.
Alors, prenez simplement un stylo et un papier. Dans un seul élan – le vôtre -, harmonisez si naturellement la feuille et la plume que vous êtes à la fois la feuille et la plume et que vous ne savez plus laquelle guide l’autre. Peu importe. Laissez le temps respirer pendant qu’il est à l’ouvrage. Laissez la vie s’écrire en vous! Laissez le livre vivre en vous !
Il n’y a pas d’inspiration plus personnelle, plus unique et plus originale qu’une vie, toute une vie à écrire et donc à faire sienne. Que jusqu’à l’ultime instant, le temps se fasse encre.