Publié dans Poésie

Comment lire un recueil de poèmes ?

D’abord
tu choisis le titre
dans la liste
des possibles
et tu arrives
à destination

le poème
à l’éternelle saison
de temps clair
et de chanson
Nul besoin
de passeport

pour séjourner
dans cette éternité
désirée
Tu dois seulement
être digne
de ton âme

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Juste un poème

Juste un poème
au bord de la page
comme une fleur
à fleur de neige

et le silence
se fait chemin
pour la trace
du mot prochain

Géraldine Andrée

Publié dans Journal de la lumière, Méditations pour un rêve, Poésie

Sans titre

Je contemple
Le silence
Et que vois-je en lui ?
Le ciel d’une bille !

Géraldine Andrée

Publié dans Un cahier blanc pour mon deuil

Ton absence

Ton absence
est un ciel
que je constelle
de poèmes

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie, Poésie

L’espace

L’espace
D’une seule
Page
Me suffit
Pour me promener
Et franchir
Sans interdit
Ni complexe
Toutes
Les bordures

Géraldine Andrée

Publié dans C'est ma vie !, Poésie, Un cahier blanc pour mon deuil

Chambre de la douleur

Relire Chambre de la Douleur de René-Guy Cadou,
un poème que j’ai lu et expliqué dans un devoir quand j’étais adolescente,
un poème que j’ai ensuite oublié
sur mon chemin parsemé de rendez-vous avec d’autres poèmes,
un poème qui me rappelle le feu des soirs anciens, la lampe et le visage de mon père,
un poème qui me revient comme l’ami
pour me dire qu’on ne mesure pas toujours l’importance
de ce qui est essentiel dans notre vie,
tel le poème Chambre de la Douleur
qui a habité ma chambre
de toute sa présence
dans cette nuit de deuil entre
le onze et le douze novembre.

Géraldine Andrée

Publié dans C'est la Vie !, Poésie

Il est des poèmes

Il est des poèmes qui nous sont destinés.

On les découvre, un jour d’enfance, à la lumière d’une classe en hiver

ou au détour d’une rangée de livres, dans le croisement des silences d’une bibliothèque.

Ils nous touchent car ils nous parlent de notre vie et ils nous regardent comme des amis.

On se reconnaît dans l’évidence de leur printemps.

Puis on les oublie

parce que c’est ainsi, qu’il faut avancer de page en page.

Mais bien plus tard – le nombre d’années ne compte pas -,

les poèmes que l’on a aimés nous retrouvent

et l’on sait qu’ils n’ont pas oublié notre âme qui s’est émue pour eux .

On les comprend, on les entend, on leur sourit comme lorsqu’on était enfant.

Le temps n’a jamais passé.

Il est des poèmes qui sont nos astres de vie

et qui nous reviennent au coeur le plus profond de nos nuits

parce que nous sommes destinés à leur éternité.

Géraldine Andrée

Publié dans Un cahier blanc pour mon deuil

Sans titre

Tu es parti une nuit de novembre,
aussi vite qu’une étoile filante.
Que ce poème soit cette trace qui me manque.

Géraldine Andrée

Publié dans C'est ma vie !, Cahier du matin, Journal de la lumière, Le cahier de mon âme, Poésie

Incarnation de la Poésie

La lumière qui se mire dans l’encre outremer m’est destinée.

C’est un rêve qui me revient.

Je suis venue de l’infini sur cette terre pour étendre la Poésie sur le monde, l’incarner dans l’éclat d’un vers qui célèbre le regard et la présence à toute chose.

Ressusciter l’à jamais perdu , l’à jamais enfui et qui renaît soudain, sous l’aurore d’un mot,

un jardin, un enfant, un pas dans la neige d’avril et qui me suit tout le temps.

 

Géraldine Andrée

 

Publié dans Poésie

Sans titre

Je dédie ma vie
au Poème
et je dédie mon poème
à la Vie.

Géraldine Andrée