J’ai retrouvé l’ancienne
machine
à écrire
de mon adolescence
dont le nom étincelle
comme du vif-argent
au soleil
Royal
Je pose mes doigts sur les touches
et je me mets à l’écoute
de leurs notes
quand elles frappent
le papier
avant qu’une fine
sonnerie
ne m’avertisse
d’aller à la ligne
une fois la marge
de ma page
franchie
Et je songe
Voilà la vraie musique
de l’écriture
Bien sûr
aucune lettre
n’apparaît
faute
d’encre
Il suffirait pourtant
que je parte en quête
d’un ruban
après toutes
ces années
de silence
pour que j’écrive
le premier poème
de mes douze ans
un peu mièvre
et naïf
je vous l’accorde
mais qui ressemble
à la poétesse
en herbe
que j’étais
Je veux vivre
au-delà des fleurs
Géraldine Andrée

Magnifique !
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Merci à vous !
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