Publié dans Créavie, Grapho-thérapie

Sur cette feuille

Sur cette feuille,
deux points
font un pont.
Un peu d’encre
suffit
pour qu’une rivière
coule,
emportée
par son souffle.
Quelques mots
disent
l’essentiel,
la profondeur.
Et quand 
votre regard
est arrivé
en bas
de la feuille,
au plus près
de l’endroit
où bat 
votre coeur,
une seule 
goutte
de silence
contient
votre présence.

Géraldine Andrée

Publié dans Un cahier blanc pour mon deuil

Publication de mon nouveau recueil

Aujourd’hui est publié mon nouveau recueil

Un cahier blanc pour mon deuil

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D’une page à l’autre,

d’une rive à l’autre,

l’écriture est une traversée de la Vie.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie, Journal créatif

L’écriture de l’oubli

Quand j’écris, j’oublie le temps
car c’est ma plume qui passe
et qui donne à ma vie
le rythme juste.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie

Lorsque tu ne sais pas

Lorsque tu ne sais pas

où tu vas,

prends

une page

blanche

et vois

comme il y a

des chemins

qui se font visibles

dès que tu passes

avec confiance,

et dont tu peux suivre

à l’infini

la trace

selon le sens

de ton désir…

Géraldine Andrée

Publié dans C'est ma vie !, Grapho-thérapie, Journal de ma résilience

L’odeur du papier frais

J’ai souvenance… 

L’odeur du papier frais qui m’accueille quand j’ouvre mon cahier d’adolescente que je viens à peine d’acheter

– une odeur printanière comme celle d’une robe si bien lavée et repassée qu’elle me semble être nouvelle…

Je ressens, alors, que malgré toutes mes peines répétées,

une seule goutte d’encre m’est suffisante

pour entrer dans une autre vie qui commence… 

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie

Trois joies d’écriture

  • Quand j’ai reçu mon prix littéraire à quatorze ans et que je ne m’y attendais pas. Je me souviens de ma petite machine à écrire noire de jais qui, au fil de son ruban, m’a menée à cet honneur.
  • Mes vacances au bord de la Mer Noire en l’an 2000. Les nouvelles rencontres dans le vent qui soulevait le sable sur la trace de mes pas. J’ai tenu alors un Journal d’Amour pour ne pas oublier.
  • Mes vacances à Cala Ratjada. L’inspiration qui me venait du bleu et ma solitude riche de tous mes cahiers. Je n’écrivais alors plus que pour moi. Le chemin tracé par ma plume était suffisant.

Ecrire la Vie avec les expériences, les sensations, les sentiments.

Il m’est possible de tout éprouver avec ma peau comme avec la page.

J’écris la Vie avec le souffle de ce qui passe, le sucre des fruits, la musique d’un violon, la danse d’une caresse au bord de l’épaule, les verts de la colline, la senteur des arbres sur un sentier de printemps.

J’écris la Vie avec les pétales des pommiers, avec tout ce qui disparaît pour renaître dans des couleurs jumelles.

J’écris la Vie avec les lueurs des larmes et les éclats de rire, le sourire de la lune au coeur de la nuit.

S’il m’est possible d’écrire la Vie, il m’est possible de revivre ces instants uniques autant de fois que l’encre ranime mes mots.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Dialogue avec ma page

Graphothérapie personnelle

Ecrire m’a souvent sauvé la vie.


Ecrire m’a souvent aidée à vivre.


Grâce à des notes brèves, des fulgurances, des mots éclatants comme des météores,
j’ai découvert que le bonheur, pour moi, était fait de moments :


le chant des oiseaux dans la lumière de juin, lorsque j’ouvre ma fenêtre au matin ;
entendre le bruit de la mer pas très loin ;
une tasse de thé près de mon livre ;
trois gouttes de jus de citron sur du bon poisson grillé ;
une fleur accrochée aux cheveux de ma mère ;
le silence au réveil et le bruit de ma respiration…


L’encre qui brille sur la page est devenue mon miroir.


Je m’accepte inconditionnellement en me relisant, sans fard, avec tous mes défauts et toutes mes qualités, toutes mes faiblesses et toutes mes forces, tous mes échecs et toutes mes réussites, tous mes manques et toutes mes ressources.


Le mouvement du stylo, le lent déroulé de la phrase, la vague du texte qui s’avance sur la page m’ont suggéré d’aller à mon propre rythme, comparable à nul autre.
Une métaphore surprenante ? C’est le signe que je m’abandonne à Plus Puissant en Moi !


Et le silence de la chambre qui entoure l’île de mon cahier me met à l’écoute des murmures de mon temps intérieur.


Arriver à la dernière ligne, c’est rapprocher ma main de mon coeur.
L’action rencontre alors le sentiment et la volonté, l’intuition.


Ecrire m’invite à chaque instant à être l’auteur de mon propre bonheur.

Géraldine Andrée

Publié dans Journal de ma résilience

Les grandes vacances

Tu es parti pour de grandes vacances.

Et je n’ai pas l’adresse de ta demeure.

Les jardins ont-ils les mêmes lueurs qu’ici dans l’ombre ?

Les rivières sont-elles profondes ?

Peut-on y lire la même carte du ciel que celle posée sur notre monde ?

Je vois, les yeux clos, les traces de tes pas sur le chemin qui mène à la vaste résidence

et je rêve que j’y mets mes pas.

C’est ainsi que j’avance.

Ton congé est sans retour.

Il n’y a pas sur le calendrier

un seul jour à entourer de rouge,

parce que tu pourrais prendre l’avion en sens inverse.

Là où tu séjournes, il n’y a pas d’adresse.

Alors, je détache

de mon journal intime

une page :

comme sur du papier à lettres,

je note la date,

deux initiales

pour l’énigme

du lieu,

mon prénom

puis j’entre dans mon coeur

pour écrire un message

que je signe

de ton nom

et dont la danse

s’achève

dans une ultime

étoile

d’encre.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Journal de mon jardin

J’écris chaque jour

J’écris chaque jour

en prêtant attention

à l’encre brillante

de mes mots

comme je me penchais

jadis

sur l’éclat

des jeunes pousses…

J’écris chaque jour

pour demeurer

fidèle

au jardin.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie

Sans titre

Je retrouve le même frottement

lorsque ma plume avance sur le papier

que lorsque je marche sur un sentier.

Je prends alors conscience

que je traverse

ma propre présence.

L’écriture ?

Un passage.

Géraldine Andrée