Publié dans Poésie, Récit de Vie

Noyau de pêche 3

Pourquoi ses yeux soulignés
de noir
et sa bouche rouge
comme une grenade

Il lui tourne le dos

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie, Récit de Vie

Noyau de pêche 2

Un quart d’heure
à peine
avant que le magasin
des Deux Cœurs

ne ferme
elle a échangé
sa robe de mariée
contre une robe de soirée

Géraldine Andrée

Publié dans écritothérapie, Histoire d'écriture, Poésie-thérapie

Noyau de pêche I

Écrire
c’est gratter
chaque
peau
morte
jusqu’à
atteindre
la chair
vivante
vibrante
palpitante
du dernier
mot
Cela
prend
toute
une vie

Géraldine Andrée

Publié dans Histoire d'écriture

La terrasse blanche

Après avoir traversé le labyrinthe
de la ville sous la lumière ardente,
être arrivée la première
au rendez-vous,
pris place à la terrasse
noire de monde et si bruyante,

après avoir envisagé que cette situation
pouvait être un test de sa fidélité,
et, dans l’attente,
commandé un cappucino
pour lire ce message à la seconde suivante :
– J’annule notre rencontre !
Une réunion m’est tombée dessus…
Nous nous verrons un autre jour…,

après avoir bu son cappucino en une gorgée,
avalé la lie de son amertume,
après s’être dit
d’une voix si basse, si lasse :
– Il y aura toujours des après, des plus tard, des trop tard…,
la voici désormais de retour,
déboutonnant sa robe de velours,
délaçant ses sandales
autour de ses pieds gonflés,

et, prenant place
entre soleil et silence,
sur la terrasse blanche
de son cahier,
qui voit-elle avancer,
fidèle envers son invitation,
se déhanchant dans la lumière bleue
de l’encre ?

Elle-même,

plus heureuse.

Géraldine Andrée

Publié dans Actualité, Art-thérapie

L’enfant retrouvé

À l’heure où les messages pour la Fête des Mères débordent sur les réseaux sociaux, je tiens, ce soir, à m’adresser dans ce post à toutes les femmes qui ne se sentent plus ou pas mères pour différentes raisons :

-Leurs enfants ne leur parlent plus et ont coupé les ponts avec elles

-Leurs enfants sont partis à l’autre bout de la terre et ne leur donnent des nouvelles que très rarement

-Leurs enfants leur ont été enlevés

-L’un de leurs enfants, malade, dans le coma, drogué, dément, ne les reconnaît plus

-L’un de leurs enfants est décédé

-L’un de leurs enfants n’est pas né ou ne peut être conçu

Le savez-vous ? L’impossibilité ou la perte d’un enfant ne fait pas perdre à une femme sa capacité (ou son don, son talent) à être mère.

Soyez à la fois pour vous-même la mère et l’enfant.

Remplissez-vous de votre propre enfance. Renouez contact avec l’enfant intérieur qui attend patiemment en vous votre reconnaissance.

Concrètement, comment ?

-Ouvrez grand un cahier et dessinez ensemble. La main gauche, la main enfantine, pose les encres. La main droite, la main maternelle, dessine les traits. Et voilà une maison, une grille bordée de fleurs, un chemin secret qui tremble…

-Écrivez vos dialogues à deux sur tout et rien : Où va, ce nuage Maman ? – Vers une autre fenêtre où tu regardes… Conversez face à cette fenêtre. Que voyez-vous ? Un hippopotame ailé ?

-Allez ensemble à la boulangerie, à la plage, au Musée des Oiseaux

-Sautez dans les flaques puis démarrez la machine à laver en vous grondant tendrement : Cela suffit pour aujourd’hui ! Mais on recommencera demain, promis !

-Faites de la pâte à modeler, donnez un visage comique aux monstres qui vous tourmentent

-Remplissez la salle de bain de bulles de savon

-Cuisinez un plat de votre enfance bien gras, bien sucré et régalez-vous jusqu’à l’écœurement

-Recopiez dans votre journal intime avec votre main la moins habile un poème de Maurice Carême

La liste est loin d’être exhaustive.

N’oubliez pas : une bêtise, un grain de folie peuvent vous donner accès à vos rêves.

Entrez par toutes les portes que votre chagrin vous avait interdites.

C’est ainsi que vous donnerez vie à votre vie.

@L’Encre au fil des jours

@Géraldine Andrée

Publié dans Actualité, écritothérapie

Le lait bleu

À l’heure où les messages pour la Fête des Mères débordent sur les réseaux sociaux, je tiens, ce soir, à m’adresser dans ce post à tous ceux qui se sentent délaissés par cette fête parce qu’ils sont délaissés par leur mère et ce, pour différents raisons :

-À tous les enfants nés sous X qui méconnaissent le nom de leur mère

-À tous les enfants écartés de leur mère pour cause de maltraitance

-À tous les enfants incompris, abandonnés physiquement et/ou psychiquement par leur mère

-À tous les enfants qui n’ont pas eu « une mère suffisamment bonne » selon l’expression du pédiatre Winnicott

-À tous les orphelins

-À tous les enfants dont la mère est malade, placée

-À tous les enfants qui ne reconnaissent plus leur mère partie très loin d’eux, pour le pays d’Alzheimer

Le savez-vous ? Nous intériorisons tous, quelle que soit notre enfance, une mère idéale pour soi.

Aussi, créez-vous votre propre Fête des Mères en vous désignant une mère parmi les personnes, stars qui vous inspirent. Notez son prénom sur un cahier et adressez-lui une lettre de gratitude dans laquelle vous décrivez comment et pourquoi cette personne est une mère spirituelle pour vous.

Et soyez aussi votre propre mère. Nourrissez l’enfant intérieur qui est en vous au lait bleu.

Qu’est-ce que le lait bleu ?

Le lait bleu est ce qui nourrit votre âme.

Il y a le lait bleu de l’encre

le lait bleu de la gouache

le lait bleu d’un poème

le lait bleu d’un ciel d’été sur un tableau

le lait bleu de la musique

le lait bleu des prochaines vacances

le lait bleu de votre propre joie à exister

le lait bleu de votre pouvoir personnel à enfanter et à allaiter – un enfant, un rêve, un projet…

Quel est votre lait ? Qu’est-ce qui vous fortifie ?

En vous le donnant, vous vous placerez en toute confiance sur le sein de la Vie.

@L’Encre au fil des jours

Géraldine Andrée

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Viens, mon ombre, je t’invite à boire un cappuccino !

Viens, mon ombre, je t’invite à boire un cappuccino chez moi. Il fait beau dans mon salon. 
Assieds-toi juste en face de moi, au soleil.
Qu’as-tu à me dire ? Quels silences ? Quels interdits ? Quels non-dits ?
Confie-moi ce qui te hante.
Raconte-moi ce que tu n’as pu évoquer au bon moment.
Les regrets de l’inaccompli.
Les remords de l’inachevé.
L’inéluctable sentiment qu’il est à jamais trop tard.
Je vais tout noter sur ce cahier blanc.
Cette transparente matinée de printemps est idéale pour les confidences.

Je sais, mon ombre, que toi et moi, nous avons longtemps été ennemies.
Je voulais te laisser sur le seuil et fermer la porte, te laisser pleurer à l’infini, sans te secourir.
Mais aujourd’hui, je souhaite me racheter. Et si nous nous réconcilions ?
Je peux éclairer avec mes yeux toutes tes angoisses, t’apporter mon regard, t’apaiser avec mon souffle.
Ta présence fidèle malgré mes rejets répétés m’a beaucoup appris sur moi-même.
Aujourd’hui, je suis devenue beaucoup plus tolérante et j’accepte que tu me révèles toutes ces parts cachées de moi-même, que tu me désignes ce qui doit être percé à jour et exploré – quels abcès, quelles blessures, quels cauchemars.
Invite-moi, à ton tour, à entrer dans ma douleur en suivant la trace de mes cicatrices intérieures.
Je sais que tu peux remettre sur la table – à côté de ce cappuccino que j’ai bien sucré pour que tu oublies le goût amer de la vie -, les conversations interrompues avec Lui, quelques jours avant qu’il ne meure, tout ce que l’on ne s’est jamais dit et que l’on ne se dira plus, l’essentiel,

ces choses muettes pour toujours 
la dernière promenade où il m’a désigné l’arbre centenaire
et alors j’aurais dû savoir qu’il me désignait l’éternité parce qu’il allait disparaître
mais pourquoi n’ai-je pas respecté ma prémonition obéi à mon instinct

Oui, mon ombre, je vais faire pour toi la liste de tous les j’aurais dû, les actes manqués, les situations condamnées à être irrésolues.
Finalement, j’ai de la chance de t’avoir, mon ombre.
Il est un récit qui m’a profondément marquée dans mon enfance :
L’Homme qui a perdu son ombre d’Adelbert von Chamisso. Ce récit raconte la sombre destinée du héros Peter Schlemihl, qui échange son ombre, sur la requête de l’homme en gris, contre la bourse de Fortunatus. Quel effroi pour Peter condamné à errer sur la terre sans que son double soit projeté sur le sol ! C’était comme s’il était infirme, amputé de lui-même.

Et me reviennent en mémoire ces vacances espagnoles. Alors que j’avance sur le petit sentier qui mène à la mer, tu es projetée, mon ombre, en plus grand sur la pierre ensoleillée. Je comprends ainsi que tu seras l’amie qui m’accompagnera tant que je marcherai, que j’avancerai sur le chemin, que je vivrai.

Toi, mon alliée, tu me montres l’autre côté de moi-même, le reflet de mon passage que je laisse sur toute chose en ce monde. Si tu existes, tu es la preuve que je suis éclairée.
Il m’est impossible d’être uniquement Lumière. Sinon, je serais une scène que des projecteurs éclaireraient pour personne. Je ne peux être uniquement zénitude, beauté, bonté. En effet, la bonté coexiste avec la révolte car la révolte invite à être plus généreux envers soi-même et les autres, en demandant davantage à l’Univers. De même, un rayon de soleil illumine davantage une flaque noire, comme l’écrivait Etty Hillesum, puisqu’il en perce toutes les ténèbres.

La laideur d’une rue au petit matin m’invite à chercher la fleur au-dessus d’une grille. C’est parce que j’ai vu la laideur que je prends davantage conscience de la beauté inhérente à toute chose, pourtant condamnée à la flétrissure.
C’est parce qu’il y a de la lumière que tu existes, mon ombre. La lumière te sculpte, t’effile. Elle me permet de prendre réaliser que, de même que tu t’accroches à mes pas, tu suis le mouvement de ma main sur la page. Tu es là, ineffaçable, inaliénable parce que si tu t’en vas, la clarté disparaît avec toi. C’est toi qui condenses la flamme de la bougie dans l’instant de mon regard.

Aussi, prenons ensemble ce cappuccino, mon ombre.
Et rions avec gratitude de mon erreur qui m’a incitée à te confondre avec la solitude.
En vérité, il n’en est rien,
car c’est grâce à toi que j’existe. 
Chaque matin désormais, je répondrai aux signes que tu me fais.
Et j’écrirai.

Géraldine Andrée

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Promenons-nous dans le jardin de l’Ariadne grâce aux ondes de RCF Corsica

L’interview à RCF Corsica concernant la publication de la biographie En Suivant l’Ariadne de Marie-Hélène Ferracci et Géraldine Andrée (Muller)/ L’Encre au fil des jours ; écrivain privé-biographe, coach littéraire

« Par ce récit, jardin de l’Ariadne, je te redonne ta dignité. Tu es bien plus qu’un nom. Tu es un trait d’union.« 

« Merci Géraldine pour ce merveilleux accompagnement durant ces beaux mois!

Nous célébrons une si belle naissance grâce aux ondes de RCF CORSICA !

Bravo et Merci Géraldine ! Merci à Laetitia de RCF Corsica !« 

Marie-Hélène Ferracci

Publié dans Art-thérapie, Poésie-thérapie

La thérapie de la poésie

Je suis profondément attristée par le sort que l’on réserve à la poésie, dont les livres sont fréquemment cachés dans le fond d’une librairie, sur une modeste étagère. On réduit trop souvent la poésie aux récitations scolaires de notre enfance. La poésie est généralement associée à l’inutilité. « Elle ne rapporte rien ». Au mieux, c’est un passe-temps ; au pire, c’est une perte de temps que de lire un poème. Je ne disserterai pas ici sur les qualités esthétiques de la poésie qui me semblent évidentes. En effet, l’une des fonctions de la poésie me paraît primordiale et c’est cette fonction que je veux évoquer dans ce billet.

La poésie possède un merveilleux pouvoir thérapeutique dans nos vies.

Je me souviens qu’enfant, je me précipitais à la bibliothèque pour emprunter des recueils poétiques qui me faisaient oublier l’odeur des feutres séchés, les cris de la cour de récréation, les formules sibyllines des leçons. En ouvrant, par exemple, un recueil des poésies de Lamartine, jauni par le temps qui l’avait oublié, là, entre deux romans à la mode, j’entrais dans le jardin de Milly. Et je n’étais plus seule, entourée de ces feuilles.

Incomprise par ma famille, j’ai entrepris de faire des fugues. Mais par peur et impuissance acquise, je faisais en sorte que celles-ci avortent toujours. J’ai alors trouvé un autre moyen de « me sauver ». Je partais sur l’immensité d’Oceano Nox de Victor Hugo. Ou la mère de Maurice Carême m’ouvrait la porte de sa maison et je me retrouvais attablée avec le poète, devant une tartine de miel blond.

Mon oncle m’avait offert une épaisse Anthologie de la poésie française. Je découvrais que, dans un poème, il n’y avait plus ni frontière ni interdiction. J’étais au rendez-vous de l’angélus de Francis Jammes ou des abeilles qui bourdonnaient dans les corolles du Cœur Innombrable d’Anna de Noailles. À mes propres yeux, je disparaissais, ce qui signifiait que je me sentais inatteignable. Plus personne ne pouvait me toucher du doigt ou par un propos acerbe.

La poésie sauve nos vies.

Beaucoup de prisonniers ont survécu grâce à la poésie. Certains – surtout s’ils se savaient condamnés – gravaient des vers dans les murs des cachots. Des déportés des camps de la mort ont trouvé en eux la force de résister grâce à des poèmes. Quelques-uns cousaient des vers à l’intérieur de leur chemise rayée. Oui, la poésie peut devenir manteau. Non seulement, ces vers leur tenaient chaud, mais aussi ils ranimaient leur souffle par le contact des mots avec leur peau. Les soirs, des femmes récitaient des poèmes pour entrapercevoir l’aurore de leur libération.

En effet, tant que l’on est à l’intérieur d’un poème, c’est-à-dire tant qu’on le dit ou qu’on l’écrit, rien ne peut nous arriver. Au moment où l’on se balance sur un vers, aucun ennemi ne peut surgir, aucun instant ne peut bouleverser notre existence – même si celle-ci est déjà abîmée. On est bien à l’abri, dans le refuge de la beauté. La poésie nous protège, parce qu’elle nous ancre/encre dans l’ici et maintenant.

La poésie nous emmène vers nous-mêmes.

C’est en marchant que le jeune poète Arthur Rimbaud a composé les poèmes de ses Cahiers de Douai.
De même, par une froide et noire nuit d’hiver où je devais traverser la ville, seule, j’ai récité pour moi-même les vers de son poème Sensation :

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme.
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature – heureux comme avec une femme.

Ce poème m’a rassurée durant mon trajet glacial. C’était comme si je marchais avec un ami intime, bien connu de mon âme. Au-delà de l’hiver, luisait en moi, telle une étoile, la certitude du prochain été.

Par son rythme qui se mesure en nombre de pieds, la poésie est indissociablement liée à la marche.

Et si l’on est contraint à l’immobilité, prisonnier comme je l’ai écrit plus haut, ou alité et malade ?

La poésie, par son bercement, nous permet – quelles que soient les circonstances – d’aller de l’avant.

C’est ainsi que, solitaire et enfermée dans ma chambre d’adolescente, j’ai recopié de nombreux poèmes dans un cahier bleu. Je me laissais porter par le crissement de la plume sur le papier et par l’encre qui brillait avant de sécher. Les mots coulaient de source. J’étais à la fois le voilier et l’océan. En recopiant les poèmes que j’aimais, je me projetais dans le rêve d’écrire les miens.

Où que nous soyons, la poésie nous emmène vers nous-mêmes.

La poésie est prière exaucée.

En ayant « recours au poème » – pour reprendre le titre d’une revue de poésie en ligne -, j’ai pu expérimenter le caractère incantatoire du vers. Le poème répété devient mantra. Mais la particularité de cette prière est qu’elle est exaucée à l’instant même où on la formule. Combien de fois ai-je ressenti l’apaisement demandé en reprenant – même silencieusement – un vers de Verlaine ou de Baudelaire ? Je pense que le Divin est à notre écoute dans un poème. Il attend simplement que l’on fasse de la poésie – comme de toute autre forme d’art – acte de foi. Et cet acte passe par la parole.

Je vous livre ici quelques extraits de poèmes à « utiliser sans modération » lors de situations difficiles.

  • Pendant une longue attente dans le cabinet d’un médecin :

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici.

Extrait du poème Recueillement de Charles Baudelaire

  • Pour espérer – toujours et encore :

La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin,
Une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée.

Extrait du recueil Derniers Poèmes d’amour de Paul Éluard

  • Pour rendre grâce aux lieux perdus :

Revenir sur mes pas, refaire doucement
– et cette fois, seul – tel voyage,
rester à la fontaine davantage,
toucher cet arbre, caresser ce banc…

Extrait du poème Nostalgie des lieux de Rainer Maria Rilke

  • Pour apprendre à lâcher prise :

Les nœuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir.

Extrait du poème Les Roses de Saadi de Marceline Desbordes-Valmore

  • Pour attirer l’abondance :

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.

Extrait du poème Green de Paul Verlaine

Que la Poésie soit votre amie pour la Vie.
Au nom de la Vie, dédiez à chaque jour
un poème.

Bibliographie :

Anthologie de la poésie française de Georges Pompidou, édition Calmann-Lévy
Soyez poète de votre vie, Jacques de Coulon, Petite Bibliothèque Payot
Revue de Poésie et de Mondes poétiques
https://www.recoursaupoeme.fr/

Géraldine Andrée

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La voix de toujours

Une chose dans mon cœur est certaine 
Dans tous les exils que m’ont imposés la vie
le deuil la solitude l’abandon
j’ai emporté une voix avec moi
une voix dont je ne sais
si elle est réelle ou imaginaire
qu’importe puisqu’il s’agit
d’une voix profondément
amie et fidèlement alliée
une voix dont je connais la vérité
et qui me connaît par cœur
une voix qui berce ma douleur
me rassure me ranime
quand le souffle me manque
la voix de toujours
Inge l’anagramme
incomplet et cependant parfait
de Géraldine
mon autre moi-même
qui m’accompagne
où que j’aille
à n’importe quel point
le plus lointain du monde
une voix que j’emmène
comme une enfant
qui éprouve le besoin
d’éclater de rire
dans le silence de l’Antarctique
une voix qui pour me dire
Reste la même
telle que tu es
C’est ainsi que je t’aime
me dit
Écris des poèmes

Géraldine Andrée

Si vous voulez entendre Inge, elle vous parle dans mon récit autobiographique à valeur à la fois intime et universelle et récemment édité

Quand l’enfance m’a quittée.