Publié dans C'est ma vie !, Cahier du matin, Journal de la lumière, Le cahier de mon âme, Poésie

Incarnation de la Poésie

La lumière qui se mire dans l’encre outremer m’est destinée.

C’est un rêve qui me revient.

Je suis venue de l’infini sur cette terre pour étendre la Poésie sur le monde, l’incarner dans l’éclat d’un vers qui célèbre le regard et la présence à toute chose.

Ressusciter l’à jamais perdu , l’à jamais enfui et qui renaît soudain, sous l’aurore d’un mot,

un jardin, un enfant, un pas dans la neige d’avril et qui me suit tout le temps.

 

Géraldine Andrée

 

Publié dans Art-thérapie, Cahier du matin, Grapho-thérapie

Sans titre

Prendre un jour le train en partance

Vers le Sud

Avec une réserve d’encre bleue

Pour écrire le mouvement des vagues

Jusqu’au regard

Et un cahier aux pages éclatantes

Comme un beau matin de silence

Sur l’océan

 

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Dialogue avec ma page, Grapho-thérapie, Journal créatif

Un signet pour la page la plus belle

Je veux placer un signet pour la page la plus belle de mon journal intime,
celle qui recueille toutes les joies, même les plus minimes,
comme le murmure du vent, le clignement de l’étoile infime
que je reçois comme un signe,
au moment où je cherche à être
comprise,
pour que je retrouve malgré les instants qui se brisent
telle les notes d’une cloche ultime,
les mots de ma mémoire
qui me font croire
à la joie d’un autre chapitre
annonçant déjà son titre
en haut d’une page blanche.

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie, Un cahier blanc pour mon deuil

Je rêve que ma mère redevient sensée

Je rêve que ma mère redevient sensée
Elle me parle de la belle robe qu’elle a aperçue en vitrine
taille cintrée et col Claudine
Puis elle rajeunit
en tressant fort
ses nattes devant le miroir de sa chambre
Elle a dix-neuf ans
et elle danse danse
vêtue de la robe exposée dans la vitrine de sa mémoire
bras ouverts dans la lumière du soir
comme si elle était sa propre cavalière
Elle danse ma mère avec son ombre
qui ne la hante pas encore
et qui affine son corps
en l’entourant d’or

Géraldine Andrée