Publié dans Actualité, Berthe mon amie, C'est la Vie !, C'est ma vie !, Ce chemin de Toi à Moi, Ecrire pour autrui, Je pour Tous, Mon aïeul, mon ami., Mon aïeule, mon amie

Pourquoi faire écrire une biographie ?

A l’heure où tout va vite, où l’on vit dans l’instantanéité, voire dans un constant sentiment d’urgence, entreprendre une biographie avec un écrivain privé biographe, c’est prendre le temps de se souvenir et d’éprouver ces souvenirs ; c’est entrer dans l’éternité de la mémoire.

A l’heure où il est difficile de communiquer les uns avec les autres malgré tous les moyens modernes de communication mis à notre disposition, contacter un écrivain privé biographe pour mettre au monde son récit de vie ou une vraie fresque familiale, c’est retrouver le moment de l’écoute, de la compréhension, première étape vers une écriture fidèle au souvenir.

A l’heure où les noyaux familiaux se sont éclatés au gré des mutations, des licenciements, des deuils, des divorces, se constituer un projet biographique permet de renouer avec ses racines pour mieux s’épanouir ensuite. Saisir les clés du passé, c’est ouvrir la porte du meilleur futur possible.

A l’heure où le monde moderne nous prive des véritables couleurs, saveurs, senteurs, redécouvrir, au détour d’un mot, le jardin savamment entretenu d’une grand-mère, le mordoré d’une confiture faite maison, les brindilles de paille qui constellent l’air au temps des moissons, l’ondulation d’une fumée au coeur des hivers d’autrefois, est un inestimable trésor.

A l’heure où la jeunesse est en quête parfois désespérée d’une origine et d’une identité, écrire une biographie, c’est lui léguer les visages et les noms de ses ancêtres, la noblesse d’une demeure familiale, le chant d’un pays. Savoir d’où l’on vient permet de tracer sa route plus loin.

Prendre rendez-vous avec un écrivain biographe,

c’est s’asseoir, se faire écouter, être témoin du tracé de la vie sur le papier ;

c’est entendre comment le souffle d’une phrase redonne souffle au cher aïeul disparu ;

c’est renouer le dialogue avec l’indicible –  ce que l’on croyait condamné à jamais au secret, à l’enfouissement dans la mémoire ;

c’est contempler dans les mots la grâce d’un regard aimé ;

c’est continuer la conversation avec ses aïeux dont le silence n’est en vérité qu’une illusion.

Faire écrire une biographie coûte cher (2000 à 2500 euros en moyenne), le prix d’une armoire familiale ou d’un beau voyage.

Mais une fois le travail réalisé, on repart avec son comptant – de sensations, d’émotions, de compréhension.

On est comblé car on a transformé un patrimoine jusque là matériel en patrimoine immatériel, sentimental et peut-être même spirituel.

On a accompli le plus beau des voyages – à travers soi et les siens.

On se sent devenir racine de cet arbre généalogique.

On repart avec le livre de sa vie, certes, mais aussi un livre vivant.

Faire écrire une biographie, c’est s’engager avec toute sa famille, présente ou absente, existante ou décédée, en faveur de la Vie !

 

Géraldine Andrée

 

 

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Le carnet 1944

Entre tes mains, un petit carnet noir, celui de ton feu mari, portant l’étiquette 1944.

Tu le feuillettes et tu cites les chiffres implacables de tous ceux qui ont été emportés par les innombrables convois pour Pitchipoï* à partir de la ville de Cluj**.

Tu donnes la liste des noms qui désignent des visages à jamais disparus.

Puis, tu égrènes les chiffres et les noms de tous les privilégiés qui ont pris le convoi spécial pour la Suisse, tous ces êtres humains sauvés par Kastner, au prix de la vie d’autres êtres humains.

Sur les feuillets, une écriture fine et maîtrisée, à l’encre noire et qui retrace la marche inexorable du Destin.

« Mon mari était fataliste » dis-tu.

Dans ce journal intime de 1944, pas de sentiment. Aucune exclamation d’angoisse, aucune interrogation d’espoir.

Aucune phrase descriptive dont l’ampleur s’abandonnerait à une quelconque subjectivité.

Seulement des faits, une chronologie implacable des événements, le compte précis des jours et des heures menant le futur lecteur à la mort d’autrui.

Un journal universel où se succèdent les noms des décédés comme autant de signatures posthumes.

Ensuite, tu fermes le carnet.

Dans tes yeux, tremblent les lueurs des larmes.

Ce que tu viens de lire nous regarde.

Les mots et les chiffres prononcés sont des yeux qui nous suivent à travers le temps pour que nous retenions à jamais ce qui fut,

car le petit carnet noir de 1944 qu’a tenu fidèlement ton mari feu

est devenu notre Mémoire.

 

Géraldine Andrée

 

*Pitchipoï : le pays lointain,  de nulle part, « vers l’Est », en yiddish.

**Aujourd’hui, Cluj est en Transylvanie roumaine. En 1944, elle était hongroise.

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Mon dernier-né

Je vous présente https://lire.amazon.fr/kp/card?asin=B07961W34S&preview=inline&linkCode=kpe&ref_=cm_sw_r_kb_dp_9IlzAb72Y2D75 » target= »_blank » rel= »noopener »>mon nouveau recueil poétique Il est un Pays

C’est le premier que je publie en Format Kindle, en indépendante.

Eh oui ! Il n’y a rien de tel que la Liberté ! Je l’ai déjà dit, plutôt écrit ici.

« C’est un Pays qui revient par le souvenir…
C’est un Pays qui chante dans le silence d’un songe…
C’est un Pays qui murmure au coeur l’essentiel de la mer et du ciel…

Ecoute-le ! 

« Fais silence
et songe à l’eau de là-bas qui chante quand elle achève sa danse dans la calanque… »

Le pays n’est jamais perdu. Il demeure en Soi…

Nous sommes nous-mêmes notre propre pays.

Voici ce que ce recueil de Poésies vous murmure au plus près de l’oreille de votre âme…

Entrez par la porte des mots et baignez-vous dans le bleu de l’encre majorquine… Bienvenue !  »

27 pages sur des poèmes qui ont pour inspiration le Sud, l’Espagne, la renaissance, le retour à l’enfance, l’émerveillement, le mystère, l’existence antérieure…

Pour un prix très-très modique, la Poésie entre dans le métro, le bureau, le hall de gare, la salle de classe, le wagon TER.

Le bleu de l’infini efface la fenêtre grise, les nuages, la pluie ou le givre.

Le rythme du vent, la soie de la brise et l’encre de la lumière irisent les jours d’hiver.

L’espace purifie l’âme pendant les déambulations sur les trottoirs.

Je suis fière de ma petite auto publication qui annonce un autre recueil en préparation.

Bienvenue au Pays réalisé parce qu’il fut rêvé !

Namasté !

Géraldine Andrée

PS : La couverture présentée sur le site est temporaire. La vraie sera publiée dans quelques heures, quelques jours… Elle est bien plus jolie, bien plus bijou… Une corolle ouverte. Bien à vous.

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La neige de Géorgie

Quelques jours avant l’orée du printemps, en Géorgie, les gens préparent une fête en l’honneur de leurs morts.

Ils disposent dans des assiettes les mets les plus fins, versent dans les verres les vins les plus doux, pétrissent et cuisent le pain dont le coeur de mie sera si tendre au palais de leurs aimés.

Ils prévoient des bougies et des flambeaux pour les danses de la nuit.

Dans l’après-midi, le chef de famille se rend au cimetière.

Et, avec ses gants, il ôte la neige des tombes.

Celle-ci se disperse dans le soleil en mille paillettes.

C’est un bonheur de voir le regard des défunts que l’hiver, de son voile de tristes noces, a caché.

C’est un miracle de contempler les fossettes de l’enfant trop tôt feu, les cheveux longs de l’aïeule, la moustache de l’oncle, l’air mutin de la cadette, les lèvres entrouvertes de la fille éternellement jeune – quelles paroles silencieuses cette dernière murmure-t-elle à vous seul ?

En enlevant à coups patients la neige, ce deuxième suaire qui, pendant les grands froids, a scellé tous ces yeux et condamné tous ces visages à l’oubli, les Géorgiens retrouvent leurs absents.

Les noms et prénoms réapparaissent, les souvenirs aussi.

Quelques jours avant l’orée du printemps, la mort se révèle bien éphémère.

A ma manière, je suis moi aussi Géorgienne quand j’écris des poèmes.

Ma main, à chacun de ses passages, fait fondre avec foi la neige de la page.

Des mots, alors, naissent,

derrière lesquels je m’aperçois que tu me regardes depuis toujours.

Et quand je signe, je reconnais ton nom

dont chaque lettre comme un oeil espiègle

cligne dans le soleil.

Géraldine Andrée

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Tu es partie quand j’avais quatorze ans

Tu es partie quand j’avais quatorze ans.

J’ai senti que tu avais quitté ta terre lorraine pour l’immense océan à un instant précis:

celui où l’enseignante de Sciences Physiques qui ne m’appréciait pas particulièrement à cause de mon désintérêt pour la matière m’a regardée intensément. Au moment où je suis sortie de la classe, mon lourd cartable sur le dos, ses yeux m’ont suivie.

A mon retour chez mes parents, j’ai appris que tu t’en étais allée peu avant midi, alors que le cours s’achevait.

Tu es revenue cette nuit, comme tu le fais souvent.

Tu m’as laissée toucher ton chignon, blond redevenu, comme lorsque j’avais trois ans.

Je t’ai demandé pardon de t’avoir abandonnée pour aller vivre à D.

( Au matin, cette culpabilité s’est envolée tel un oiseau léger car tu es partie bien des années avant que je n’aille vivre à D.)

Tu m’as répondu en riant, d’une voix de jeune fille :

– Tu te dois de vivre ta Destinée !

Puis, tu m’as prise par la main et tu m’as promenée dans les lieux de ton ancienne vie, moi ta petite-fille retrouvée :

la métairie Mayer, entourée des champs de fleurs que tu traversais, à vive haleine, les jours de juin ;

le grenier à grains dans lequel tu lus toutes Les Mémoires d’Outre-Tombe de Chateaubriand, l’aile d’un rayon de soleil tremblant sur l’une de tes mèches ;

le pensionnat du Luxembourg qui brida tes rêves du grand amour ;

le jardin où tu jouas pendant les grandes vacances avec ton amie Hélène à être Madame de Staël révoltée contre Bonaparte, pour un théâtre sous les étoiles ;

la baie d’Ostende dont les franges bleues sous la pluie te laissèrent un merveilleux souvenir ;

la maison de M. parée de lierre, celle du mariage et de la maternité, du silence et de la résignation alors que ton mari jouait aux cartes au café ;

puis la vaste et glaciale maison de l’exil pendant l’Occupation, et son auvent où se nichaient les hirondelles – leur joyeux retour marquait une année supplémentaire de guerre ;

le parc de Montmorency dont le chant qui s’élargissait comme une houle de feuillage en feuillage te consolait des peines et des privations ;

enfin le chemin du retour, la belle allée blanche qui te mena sur le seuil de ta porte ;

la cuisine ensoleillée des matins de dimanche ; la salle à manger et ses napperons de dentelle ;

plus tard, la chambre sombre où tu recevais ton insuline, tous les soirs à cinq heures.

Avant de partir, tu as regretté de t’être mariée.

Je vis la vie dont tu rêvais : libre, autonome, indépendante.

L’écriture demande qu’on lui consacre du temps.

Je ne me souviens pas quand tu as lâché ma main et que tu t’en es retournée vers ce pays qui m’est interdit tant que je vivrai.

Je me suis retrouvée seule, soudain, dans mon rêve,

mais avec cette certitude évidente comme l’aube :

ma Destinée est d’écrire sur ta Destinée,
faire de ta vie une trace
qui me mènera, c’est certain,
vers l’immense océan

de la compréhension
de nos deux destins
à la fois si différents
et communs.

De Toi à Moi.

Géraldine Andrée

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La Bohème de Violette

Lorsque je demande
à ma grande amie Violette
comment elle a résisté aux camps,
Violette pourrait me répondre
« Par une foi immense »,
mais elle m’offre la réponse
à laquelle peu de monde s’attend :
Par un chemin frêle,
un poème
de quatorze vers
dit un sonnet,
intitulé Ma Bohème
d’Arthur Rimbaud.
Ce poème,
elle le faisait tourner
silencieusement
dans sa bouche
comme un tendre
bonbon de miel
quand elle sentait
ses jours comptés
pour son souffle :

« Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d’amours splendides j’ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
– Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse,
– Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur ! »

Habituée au froid coupant
des matins de Pologne,
Violette en cheminant
à travers Ma Bohème
redécouvrait
la saine rosée
des soirs de fin d’été.
Et la musique
des sphères
lui rappelait
les notes
du piano
dans le salon,
lors des dimanches
baignés de lumière.

Exilée,
Violette habitait
désormais
le poème
Ma Bohème.
En allant
de mot
en mot,
de vers
en vers,
elle retrouvait
l’odeur des crayons
d’école
avec lesquels
elle le recopiait
sur son cahier,
la belle corolle
dorée
de la lampe
éclose
dans l’hiver
où elle l’apprit
par coeur,
l’estrade
de bois
qu’elle entendait
encore
craquer
quand elle y monta
pour le réciter,
les mains
dans les poches
de son tablier.

Mais surtout,
elle retrouvait
son rêve
d’aller avec le jeune
adolescent,
ce météore,
feu depuis longtemps
parmi les champs
d’avoine blonde
et d’échanger
avec lui
un baiser.
Depuis qu’elle avait collé
sa photographie
de Carjat
sur son cahier,
elle s’en était
secrètement éprise.

Et elle apprit
dans le présent
du camp
d’où elle ne pouvait
s’échapper
à deviner
les étoiles
cachées
derrière
le voile
noir
lorsqu’elle vidait
les seaux
d’eau grise.

A l’intérieur
de ce poème,
Violette
pouvait courir,
voguer,
être libre
puisqu’elle aussi
avait les poches
crevées,
que tout son passé
s’en était
allé
au fil
des rails.
Voilà,
me dit Violette,
comment
j’ai résisté
aux camps :
par un poème
de quatorze
vers.
C’était
ma seule
demeure,
mon refuge
unique,
mon abri
invisible.
Aujourd’hui,
c’est en moi
qu’il habite.
Son adresse
est mon coeur.

Géraldine Andrée

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La faute

Ma grand-mère me dit en rêve que ce n’est pas de ma faute si mon père – son fils – est « comme ça ».
Ce n’est pas de sa faute non plus.

C’est de la faute à l’Occupation.

Il a fallu s’exiler, quitter la belle maison sous les glycines et voyager en entendant siffler les avions et les bombes.
Il a fallu dormir dehors, à la merci des bombardements alors que la lune brillait d’un éclat d’or.
Chaque distance supplémentaire était un risque de mort.

C’est de la faute à la guerre.
Je n’étais pas née, alors.

Il faisait si froid dans la maison de M. La glace bloquait les volets jusqu’à midi, l’heure où l’on pouvait les entrouvrir un peu.
Des fleurs de givre éclataient sur les vitres intérieures. Il était nécessaire de dormir avec un manteau, un bonnet, des gants et des briques chaudes sous les draps.
Dans chaque pièce, on voyait s’ouvrir la corolle de son souffle blanc.
Chaque chambre était une petite Sibérie.
Les mains risquaient des engelures. Impossible d’écrire, de faire ses devoirs : les doigts étaient gourds. Les jambes bleuissaient.

Mon arrière-grand-père coupait du bois mais celui-ci était mouillé. Le feu ne prenait pas. La neige fondait en grandes mares sur le sol.
Quand un miracle survenait après une attente infinie, annoncé par le crépitement d’une étincelle, toute la famille se serrait autour des quelques flammes frêles du poêle.

Bien sûr, les beaux jours revenaient toujours, avec leurs jeunes fleursleur foin flamboyantleurs feuilles chantantes, leurs ombres douces.
Mais les beaux jours n’amenaient pas à manger.
L’hiver avait été si dur et long que la récolte était maigre dans les corbeilles.

Pour les crêpes, on se contentait d’une farine dure et sèche, de pommes de terre fades, de pâtes dures, de rutabagas écoeurants, de « biscuits de chien » que les gamins se lançaient comme des balles.
Le pain, noir, se mesurait en tickets de rationnement.
Le café n’était que de l’eau jaunie et le lait se caillait vite.

Ma grand-mère me dit dans mon rêve, à l’aube :
Un jour, nous avons été hébergés sur la route de l’exil. On nous a servi de l’eau du puits, du pain rassis, du café et ce fut pour nous la manifestation d’une grande générosité.
Sur notre couche d’une nuit, nous étions en sécurité. Nous avions gagné douze heures supplémentaires de vie.

Tout cela, c’est de la faute à la Guerre.
Ce n’est pas de la faute à ton père s’il est « comme ça », avare en sentiments.

Géraldine Andrée

Publié dans Ecrire pour autrui

Charte de déontologie de l’écrivain public

Article 1 :

L’écrivain public a une obligation d’impartialité, d’objectivité et de neutralité.

Article 2 :

L’écrivain public est tenu au secret professionnel.

Article 3 :

L’écrivain public n’interfère pas avec les instances juridiques en place.

Article 4 :

L’écrivain public n’empiète pas sur les fonctions juridiques et judiciaires (notaires, huissiers, avocats, juges).

Article 5 :

L’écrivain public conseille le client dans les démarches administratives mais en aucun cas, il ne les accomplit à sa place.

Article 6 :

L’écrivain public ne rédige pas les thèses, mémoires ou dissertations à la place des étudiants. Il relit les pages, les corrige, aide à leur réécriture, à la planification du travail mais il n’assume pas la rédaction de leur contenu théorique.

Article 7 :

L’écrivain public fait preuve d’empathie et d’écoute. A ce titre, il a un rôle de conseil dans le domaine du rédactionnel.

Article 8 :

L’écrivain public s’engage à fournir la prestation écrite demandée, dans le délai imparti, fixé en accord avec le client, et qui dépend de la longueur du travail.

Article 9 :

L’écrivain public fournit au client un bon de commande et un reçu avec le code SIRET de l’entreprise. Pour les travaux conséquents, il s’engage à réaliser un devis pour le client.

Article 10 :

Pour toute prestation écrite, un acompte de 50°/° de la somme est demandé.

100°/° de la somme est exigé une fois la prestation réalisée. Les tarifs sont scrupuleusement ceux affichés dans Mes tarifs.

Géraldine Andrée MULLER,

votre écrivain public.

Publié dans Ecrire pour autrui

Qu’est-ce qu’un écrivain public ?

Le métier d’écrivain public est très ancien. Il date de l’Égypte antique où un scribe assurait cette fonction en rédigeant les actes administratifs, religieux, juridiques et en participant à l’élaboration écrite des pyramides.

Ce métier a ensuite évolué au cours des siècles, l’écrivain public se mettant à disposition du peuple pour faire valoir droits et requêtes. Il jouait un rôle important dans la société puisqu’il était un intermédiaire entre le pouvoir central et les gouvernés.

L’écrivain public a toujours travaillé au milieu des gens, installant souvent sa table d’écriture en plein air, dans la rue. Les odeurs, les bruits, les voix, les couleurs, les aléas météorologiques constituaient le matériau de ses mots.

L’écrivain public est donc ancré dans les préoccupations quotidiennes et le vécu familier des gens.

Il est désigné par le cadi à Mayotte où il règle les problèmes de la vie courante et rédige les actes juridiques.

En France, il existe une distinction claire entre juge, notaire, avocat et écrivain public sur laquelle je reviendrai dans un prochain article consacré à la déontologie de ma profession.

Concrètement, que puis-je faire pour vous en tant qu’écrivain public-biographe ?

Je vous aide à retracer et à formuler votre parcours professionnel en l’adaptant au poste que vous désirez si vous souhaitez la rédaction d’un CV ou d’une lettre de motivation.

Je rédige des lettres administratives en prenant soin de cerner avec vous le problème, son enjeu, ses solutions sans empiéter sur les instances juridiques.

Je corrige tous types d’écrits ; je vous conseille dans le domaine de l’écriture et la transcription de divers documents. Mon métier d’enseignante m’a fourni les qualifications nécessaires pour accompagner un étudiant dans la rédaction de sa thèse ou de son mémoire, sans usurper les fonctions de son maître de thèse.

Je vous invite à mettre vos émotions à distance pour pouvoir précisément les nommer dans le cadre d’un discours, d’un éloge, d’un hommage, d’une lettre amoureuse. L’écrivain public, n’est, certes, ni psychologue ni psychanalyste, mais il exerce dans son métier une certaine fonction thérapeutique par les qualités d’écoute et d’empathie dont il fait preuve.

Je rédige des articles de journalisme et de publicité pour les entreprises, magazines. Je corrige les rapports d’administration.

Par les mots, je vous remets en contact avec la couleur, la voix, la senteur, le visage d’un souvenir. Je fais réapparaître un ancêtre. Je redonne vie à un proche décédé en écrivant sa biographie. Je vous guide verbalement dans la réappropriation de votre passé, de votre mémoire, de vos racines. Je prête à votre voix un langage essentiel, fidèle à qui vous êtes. J’attribue aux voix individuelles une dimension universelle. Je ressuscite votre entreprise familiale dans une fresque historique et sociale. Je retrouve pour vous la trace des disparus et je l’inscris dans le futur. Je dévoile le tableau de votre vie, fidèlement peint ou photographié selon vos paroles. Je compose pour les personnes âgées le puzzle fascinant de leur existence qu’elles pourront contempler, fières de leur destinée.

J’écris depuis mon enfance ; j’ai toujours aidé mon entourage avec les mots et j’ai décidé aujourd’hui de mettre ma passion à votre service.

Je suis polyvalente mais mon domaine de prédilection est le récit de vie, genre dont je suis la spécialiste.

Je vous donne rendez-vous sur mon blog afin que vous puissiez vous familiariser avec un cas concret d’écriture qu’est la rencontre avec Berthe.

A bientôt,

à la fenêtre des mots.

Géraldine Andrée Muller