Publié dans écritothérapie, Ecrire pour autrui, Histoire d'écriture, Le livre de vie

Mon accompagnement pour la publication de votre biographie

Dévoilement : L’Art d’Exposer Votre vie

Publié dans Histoire d'écriture

Elle cache ses poèmes

Publié dans Au fil de ma vie, Histoire d'écriture, Le cahier de la vie, Le cahier de mon âme, Le journal de mes autres vies, Le poème est une femme, Un troublant été

Robe d’Été : Souvenirs et Espoirs d’une Adolescente Éternelle

Publié dans Histoire d'écriture

Rêve d’écrire : la quête de partage d’une écrivaine solitaire

Elle rêve d’écrire

Publié dans Au fil de ma vie, Histoire d'écriture, Récit de Vie

La jeune fille du Nord

Géraldine
©Le Corps déplié

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L’Importance de l’Écriture : Découvrir sa Voix Intérieure

Géraldine Andrée
 

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Témoignage de résilience : Comment l’écriture m’a sauvé la vie

Un atelier d’écriture à emporter partout avec soi

What’s your story ? J’écris ma vie. Tome 1. Petit guide pour être l’auteur de sa vie.

En ces temps troublés, je souhaite évoquer ce petit livre que j’ai écrit pendant la période du confinement.

À cette époque, j’ai éprouvé le besoin intense de mettre à profit les outils d’écriture résiliente que j’expose dans ce petit ouvrage de 86 pages, que l’on peut facilement glisser dans sa valise, entre chapeau et lunettes de soleil.

Parce que depuis 2020, rien n’a changé, que tout a même empiré et qu’il devient de plus en plus urgent d’explorer ce pays souvent inconnu de soi : soi-même avec ses ressources, ses potentialités créatives, ses aptitudes à la résilience.

Au lieu de compter sur l’extérieur pour être heureux, on peut compter sur la richesse que l’on possède au fond de soi. Et si l’on veut bien s’y aventurer, on constatera que ce puits de richesses est un puits sans fond, chaque jour renouvelé.

Avec un simple stylo, extirpons nos trésors.

Comme le déclare Gandhi,

L’écriture quotidienne nous aide à nous métamorphoser intérieurement. En changeant la perception de soi, elle change notre regard sur le monde. Et donc, nécessairement, le monde change – devenant le reflet de notre propre regard.

J’enseigne dans ce petit ouvrage des techniques simples qui permettent cette auto-découverte, durable et profonde.

Vous n’avez besoin pour seul matériel d’application que de votre cahier et de votre stylo préférés.

Un prochain livre est en préparation. Il développera les notions d’écriture thérapeutique abordées dans cet ouvrage en articulant plus longuement théorie et pratique.

Je vous livre la Préface de ce premier tome, également disponible, pour la version en e book à la Fnac :

https://www.fnac.com/livre-numerique/a20511891/Geraldine-Andree-J-ecris-ma-vie

Mon témoignage

Publié dans écritothérapie, Histoire d'écriture

L’Écriture comme Guérison : Transformer le Silence en Source

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Écrire les Mémoires d’une personne malade d’Alzheimer : L’Approche Sensorielle avec la PNL

Il est courant de penser qu’il est trop tard pour faire écrire les mémoires d’un proche, lorsque celui-ci est déclaré malade d’Alzheimer.

Certes, il vaut mieux entamer le projet d’écrire ses mémoires lorsque l’on a la mémoire intacte.

Pour autant, il n’est pas trop tard pour écrire ses souvenirs aux premiers stades de la maladie neurodégénérative car celle-ci évolue par paliers, sur un temps relativement long. Bien évidemment, il faut renoncer à l’image d’une biographie traditionnelle, chronologique et fidèle aux souvenirs que les autres ont de la vie qui se racontera dans ce livre. La structure de la biographie est naturellement thématique, un motif entraînant un autre motif, comme les bigarrures d’un tissu.

Pour écrire cette biographie auprès d’un malade d’Alzheimer, je dispose des outils de la programmation neurolinguistique, dite PNL, et qui me permet d’utiliser les différents canaux sensoriels pour faire remonter les réminiscences à la conscience.

Tout d’abord, je fais écouter une musique douce à celui qui va me confier sa vie et, à partir de cette musique, je sollicite les différentes sensations du narrateur.

Que ressent-il ? Qu’éprouve-t-il ?

Nous répertorions les sons entendus dans le morceau musical. Quels souvenirs sonores ceux-ci lui rappellent-ils ? Le pépiement d’oiseau de l’arbre de mon jardin… Un pas dans la cour… Le tintement du seau contre le puits…
La vue m’invite à faire visualiser à la personne, yeux fermés, des couleurs, des formes. Et très souvent, c’est une image qui naît : une ferme lointaine, une prairie, une rivière, une balle d’enfant…

Ensuite, je présente quelques images, des textiles, des textures, des friandises, des flacons de parfums…

En associant les supports, nous pouvons convoquer le toucher ou le kinesthésique : le contact avec la fraîcheur du souffle du vent… le picotement des herbes folles… une baignade à la mer… Légèreté !
L’odorat est également très important, car il est relié à l’inconscient et renvoie implicitement aux senteurs de l’enfance et aux odeurs du corps maternel. L’amnésie recule toujours lorsque le parfum d’une eau de Cologne ou d’une fleur de lavande est réveillé dans la mémoire sensorielle.
Le goût peut être mêlé à l’odorat et déclencher ensuite des réminiscences tactiles : chocolat, vanille, cannelle, citronJ’aimais le presser entre mes mains, ce fruit… Je sentais son jus…

La mémoire ne se sépare jamais des sensations éprouvées depuis longtemps.

Nous pouvons également prendre comme support en programmation neurolinguistique ce qui se présente ici et maintenant.

Le malade d’Alzheimer se souvient plus volontiers de son enfance que de sa vie appartenant à un récent passé. C’est ainsi qu’un soignant qui arrive dans la maison de retraite avec sa bicyclette rouge qu’il adosse contre le mur déclenchera l’anecdote – voire le récit – d’une promenade en bicyclette dans les rues du village, le dimanche. Ou alors, c’est la vision d’un bouquet de fleurs qui permettra d’évoquer un bosquet d’hortensias bordant la maison ancienne. La purée du déjeuner dans l’assiette pourra donner lieu à des dessins qui ramèneront le souvenir d’un jeu de modelage dans de la pâte…

Vous l’aurez compris, ce type de biographie se construira davantage sur le sensoriel que l’événementiel.

Mais c’est souvent ce qui est anecdotique qui est mis en relief dans un récit et qui demeure gravé dans la mémoire des descendants.

Je vous renvoie pour cela à mon travail sur l’art du détail dans la biographie.

Il faut, pour cela, abandonner tout désir d’une chronologie impossible, toute volonté de posséder un livre parfaitement structuré. Quand l’entourage consent à lâcher prise vis-à-vis du livre idéal – si tant est que celui-ci existe -, il se produit alors un véritable miracle.

Le cerveau du narrateur souffrant d’une maladie neurodégénérative est un inconscient à ciel ouvert, pour reprendre le titre du film de Mariana Otero. Aussi, de véritables associations d’idées sont susceptibles de naître. Des métaphores se percutent, des symboles, étrangers les uns aux autres à l’origine, s’allient dans des noces fantasques. L’insolite rend cette biographie originale, unique, à nulle autre pareille ! Le proche peut être certain que c’est la voix intérieure du narrateur qui résonne – une voix qu’il n’avait jamais entendue auparavant. Le refoulé de la personnalité se dévoile et ce processus de révélation au cours de l’écriture crée une intimité plus profonde entre les proches et le malade :

« J’ai une voiture dans la tête… » disait ma mère… « Elle m’emmène là-bas… »

« Tu as un soleil pour visage. »

« Tiens ! Mon chapeau d’été a rencontré mon béret d’hiver ! »

« J’habite la solitude de la nuit
J’habite un paysage lunaire
un mur de pierre ou une clairière
J’habite un écheveau de pluie
la peau des murs un bois d’image
J’habite au creux de mon veuvage
 »

(C’est pour mieux t’écrire… Lecture, écriture dans la ville. Ville de Saint-Martin-d’Hères -Maison de la Poésie Rhône-Alpes)

Comment procéder stylistiquement ?

  • Il importe de privilégier les phrases courtes et simples. Les phrases minimales restituent de manière intacte la sensation que le cerveau du malade offre comme véritable présent à l’entourage. Il est préférable d’éviter les phrases longues, complexes et emphatiques qui entraveront la circulation du flow de l’inconscient.
  • J’utilise le présent qui actualise le souvenir, lui donne davantage de force, d’acuité – lui conférant une certaine éternité. Enfin, ce qui semblait se dérober, s’enfuir à tout jamais est saisi !
  • Des phrases nominales où la ponctuation disparaît permettent de capter l’onirisme de certaines réminiscences. Il est essentiel d’accepter la dimension surréaliste que peut atteindre le livre et des tournures incisives, percutantes avec jeu entre images et sonorités, livreront au lecteur de véritables tableaux intérieurs – hors du commun, peints à la lisière du rêve et de la réalité :
    Lumière autour de mon cou
    L’enfant roux
    retrouvé
  • C’est ainsi que nous assistons parfois à la métamorphose d’une biographie en recueil poétique ou en journal d’instants. Quatre vers peuvent dire l’enfance, ses baisers, ses orages, ses fugues et ses retours. Il existe même, dans certaines maisons de retraite, des ateliers d’écriture de haïkus pour les malades d’Alzheimer – haïkus qui forment des moments biographiques, en cristallisant l’instant présent sur le souvenir qui revient, bien vivant, de la nuit.
  • La personne malade d’Alzheimer nous invite à effacer les frontières entre passé et présent, nous montrant sa perception d’un temps circulaire. Elle peut confondre, par exemple, le chandail de fillette qu’elle portait jadis avec celui d’aujourd’hui. C’est alors l’occasion de faire de l’effacement de cette frontière temporelle un petit thème d’écriture.

    En chandail rouge, je suis Moi.

Réaliser la biographie d’un proche, pour lequel une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer a été diagnostiquée, n’est pas impossible. Non seulement ce projet réactivera la mémoire – retardant, de ce fait, la lésion irréversible des cellules cérébrales -, mais aussi il invitera le proche à lâcher prise face aux préconçus d’une biographie. Celui-ci enjambera avec le narrateur passé et présent, où l’enfance et la vieillesse se côtoient, s’accompagnant mutuellement sur un chemin qui se tracera autrement.

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie

Trouver sa voie à travers l’art: Reconstruire sa connexion avec soi-même

La création de ce présent où tu es présent 

La meilleure façon de prendre conscience de toi, c’est d’éprouver, dans l’instant présent, ta présence dans l’écriture. 

Le sais-tu ? Le fil de l’encre, toujours passant, te relie à toi-même.  

Souvent, la vie te sépare de toi. Tu te perds dans les regards et les jugements des autres. Mais lorsque tu t’adonnes à ton art favori – écrire, bien sûr, mais aussi peindre, sculpter, composer -, tu es là, ici et maintenant. Les commérages s’effacent ; les épreuves disparaissent ; les entraves s’abolissent. 

Quand il te semble que tu n’existes pas, quand il te semble que tu n’as pas ta place dans ce bas monde, quand il te semble que tu n’es pas né à la bonne époque, quand il te semble que tu es trop timide, trop effacé, va jusqu’au bout de la ligne ; enjambe l’espace du papier et va à la ligne. Dans le rythme de l’écriture – et de la création en général -, tu es toujours au bon moment et au bon endroit. 

Place-toi à ta propre portée pour écouter ta musique intérieure. Entends le crissement de la plume, le frottement du pinceau, la vibration de chaque touche sous tes doigts ou de la corde tendue entre le ciel et toi. 

Quand tu sens que tu n’avances pas dans ta vie ou que tu n’as pas pris la bonne direction, dis-toi : 

– Au moins, j’avance dans mon récit, mon tableau, ma partition… Je donne un sens à mes rêves.  

Prête attention à ta respiration quand tu crées. Je ne te demande pas de compter le nombre d’inspirations et d’expirations ; non ; mais je t’invite uniquement à accorder ta création à ton souffle. C’est bien ce que signifie le mot “inspiration”. Un souffle venu de très loin en soi qui se déploie, grandit dans l’espace de notre poitrine pour donner naissance à notre œuvre et à l’œuvre de notre vie à chaque instant.  

Sois conscient de ta position quand tu crées. Es-tu debout ? Assis ? Éprouve le contact de tes pieds contre le sol, les points d’appui de ton corps avec la chaise ou le fauteuil… La légèreté, la fièvre, l’excitation ou une certaine pesanteur de ton bras qui travaille… Note précisément tous tes ressentis. 

Et tandis que tu répertories toutes ces analogies entre le monde extérieur et ton univers intérieur, les barreaux physiques, psychologiques et spirituels s’évanouissent. Tu te libères comme un oiseau de sa cage. 

Puis, sois attentif à ce qui entre dans ta pratique créative :  

Une tache de lumière ? L’odeur du déjeuner ? La goutte du robinet ? Le reflet de ta table, de ton piano ou de ton chevalet dans le verre d’eau ? 

Ta page ou ta toile contiennent tout ce qui se dépose, parfois de manière très subtile ou invisible – un minuscule pollen venu de la fenêtre ouverte, un flocon de neige qui a déjà fondu… 

L’acuité d’une telle attention devient méditation et intention : l’intention de créer à partir de ce qui est et de qui tu es dans ce qui est. 

Ton champ de conscience, vaste espace de création que matérialisent la page ou la toile, est la preuve que tu es vivant car tu crées ta vie à chaque mot, chaque touche de couleur, chaque note – indépendamment de toutes les douleurs endurées, de toutes les souffrances traversées. 

Il est donc très loin de toi, le point final… 

Ton existence est un voyage dans ta créativité qui te permet d’atteindre la majuscule d’Aujourd’hui – juste la majuscule du mot Aujourd’hui, à partir de laquelle la nouvelle phrase de ta journée commence. 

Géraldine Andrée