Pour écrire
un poème,
je prends comme
références
les méandres
que trace
le chant
de l’eau,
le souffle
du vent
qui rassemble
les murmures
des feuilles
pour en faire
une frémissante
reliure,
le ciel
qui donne
forme
au nuage
dont le regard
ignorait
encore
l’existence
un instant
auparavant,
et qui semble
né
d’un rêve
de passage
dans l’âme
d’un enfant,
la vague
laissant
sur le sable
son alphabet
lisible
seulement
pour le promeneur
qui se penche,
la couleur
de l’azur
destinée
à s’étendre
sur tout ce qui
respire
et tremble,
jusqu’à la moindre
corolle
cachée
dans le pli
de la longue
robe
de l’ombre,
et quand
le jour
se termine,
je signe
mon poème
d’ici-bas
avec cette goutte
d’encre
ultime
qu’un autre Poète
ajoute
aux lisières
et qui enlumine
le silence…
Géraldine Andrée
