Publié dans Cahier du matin, Créavie, Grapho-thérapie

Page blanche

Page blanche

Pause

Retourner ses paumes

puis fermer les yeux

Ne penser à rien

même pas au mot prochain

ce futur oiseau

dont chaque note

se destine

à une goutte d’encre

précise

Demeurer dans l’espace

où ne s’énoncent

nulle vérité

nulle formule

et où le regard

renonce

à tout signe

Avant de prendre

la plume

être le ciel

de son silence

sa propre

page blanche

Géraldine Andrée

Publié dans Art-thérapie, C'est la Vie !, C'est ma vie !, Cahier du matin, Créavie, Je pour Tous, Journal créatif

La guérison est ma priorité

La guérison est ma priorité.
Le calme. Le repos. Le silence où coule une musique secrète.

Une table ronde sur laquelle m’attend mon cahier ouvert.
A côté, une tasse de thé chaud.

Chaque chose importante est là, en abondance. La sérénité entoure mes mots. L’encre reflète la lumière de ma lampe.

Prendre le temps de respirer, de réfléchir, de méditer, d’être consciente du souffle qui franchit mes lèvres.

Ecouter le frottement de ma plume sur la feuille pendant que bat mon sang.

Quand j’écris, mon coeur devient le choeur de toutes les harmonies.

Quand j’écris, je vis chaque instant à mon rythme.

Géraldine Andrée
Journal

Publié dans C'est la Vie !, C'est ma vie !, Ce chemin de Toi à Moi, Le cahier de mon âme, Méditations pour un rêve, Mon aïeul, mon ami., Poésie

Ton nom

Ton nom
Guy
Est un pont
Entre le silence
D’ici
Et les chants
De là-bas
Une seule
Syllabe
Et j’approche
Le mystère
De ta présence
Autre part
Toute une constellation
Luit
Désormais
Guy
Dans ton nom

Géraldine
Poème écrit pour mon père
Décédé dans la nuit
Du 11 au 12 novembre 2018

Publié dans Art-thérapie, C'est la Vie !, Créavie, Journal créatif, Journal de mon jardin, Le cahier de mon âme, Méditations pour un rêve

Créavie : En écrivant…

Ouvrir la fenêtre : que la lumière du jour se pose sur les feuilles de sa saison de vie.

Fermer la porte : que les enfants se disputent pour une broutille ; que le conjoint s’ennuie ; qu’importe. Laisser chacun aujourd’hui découvrir son chemin, même s’il est désagréable.

Ne pas répondre au téléphone : la sonnerie a beau s’entêter ; dans un proche instant, elle se confondra avec la note du silence.

Suivre la volute de fumée qui danse au-dessus du thé.

Passer la main sur la douce encolure du chat…

Mais, quelle est cette lueur rose, soudain ?

C’est un pétale échappé du jardin d’enfance qui ouvre sa porte…

Tenter alors de l’attraper dans le ciel de printemps de la page

en écrivant,

en écrivant…

Géraldine Andrée