Maintenant que j’ai tout écrit,
que j’ai étoilé la page
de poèmes,
que j’ai allumé une constellation
de couleurs
pour la nuit
du cœur,
que j’ai tracé
une voie lactée
pour ta voix,
la mienne,
et pour toutes
les voix
en quête
d’un écho
ici
ou ailleurs,
je peux éteindre
la lampe,
fermer la porte,
et me retourner
une dernière fois
tout en gardant
la foi :
« Va !
Tu le sais,
à présent,
la page
brille
pour elle-même
à travers toi. »
Géraldine Andrée
