Quand la nuit est profonde,
je répands mes étoiles.
Quelles sont-elles ?
Des poèmes.
Géraldine Andrée
Quand la nuit est profonde,
je répands mes étoiles.
Quelles sont-elles ?
Des poèmes.
Géraldine Andrée
Pour voir ses rêves se réaliser, il est conseillé de les noter. Formuler ses souhaits par écrit met en action la loi d’attraction, principe universel qui attire à soi ce que l’on demande.
Je tiens depuis très longtemps des journaux intimes. Un jour, en les relisant, j’ai eu la surprise de constater que ce que j’avais écrit s’était matérialisé.
J’insiste sur l’importance d’écrire ses voeux à la main. Le mouvement de la plume imprime dans le subconscient l’élan nécessaire à l’accomplissement de sa vie. L’encre des mots qui sèchent sur le papier permet au virtuel de s’incarner. L’écriture est une mise en action des désirs.
N’hésitez pas à décrire très précisément ce que vous souhaitez obtenir – par des adjectifs, des noms, des subordonnées relatives…
Dans le mot se mirent la lumière de la future maison, l’éclat du cuir du fauteuil tant convoité, le sourire de l’enfant attendu…
Vous êtes en quête d’un grand jardin entourant votre potentielle demeure ? Découvrez la couleur des arbres, le parfum des plantes, le bourdonnement des insectes parmi les fleurs que vous faites déjà pousser dans votre esprit, la saveur des fruits… Au besoin, tracez par un poème le chemin qui y mène…
N’oubliez pas que la page est terreau, que chaque grain du papier compose votre future récolte.
La liste est la méthode la plus efficace pour formuler ses souhaits.
Vous pouvez faire
Au fil du temps, vos désirs peuvent changer. Les listes ne sont pas définitives : n’hésitez pas à les modifier. Ecrire ses souhaits, c’est aussi rayer, remplacer, ajouter… Vous êtes libre !
Formulez toujours vos voeux au présent. C’est le temps de la magie, de l’accomplissement instantané. Evitez les tournures négatives. Comme le disait Mère Teresa, on ne mobilise pas ses forces contre la guerre mais pour la paix.
L’écriture est la mise en mouvement de la loi d’attraction. L’écriture donne une direction à la joie ; une direction qui n’est autre que vous-même !
Ecrivez vos rêves les plus fous…
Ecrivez sans limite…
Comme je l’ai souvent dit, vous êtes l’auteur de votre vie !
Géraldine Andrée
Peindre Ecrire Composer
Donner libre cours à l’encre
car la Vie passe
Géraldine Andrée
Si l’on me demandait
quelle est la couleur
de l’instant
je dirais bleue
comme le soir
qui annonce
la rencontre
entre soi
et l’encre
Géraldine Andrée
Je contemple
Le silence
Et que vois-je en lui ?
Le ciel d’une bille !
Géraldine Andrée
Je crois
Que j’écris
Pour suivre
La trace
De ton pas
Invisible
Dans ma vie
Géraldine Andrée
Ton absence
est un ciel
que je constelle
de poèmes
Géraldine Andrée
Ton train
s’est peut-être
arrêté
à une gare
dont j’ignore
le nom
et qui n’appartient
sûrement pas
à cette terre
mais qui annonce
de son timbre clair
ta destination
au soleil
d’une matinée légère
Géraldine Andrée
Une association péruvienne est venue à l’Ehpad.
Quelques pas suffisent
et voici les beaux coloris,
la laine tressée,
les franges qui dansent
quand on essaie le vêtement.
La douceur des tissus
nous fait oublier
la maladie ;
les fils multicolores
qui se croisent
semblent retarder
l’avancée de la fatalité.
» Regarde ce bonnet ! Il est original ! «
» Et ce pancho,
chic sur un pull noir ! «
« Ce collier !
Comme les perles sont belles ! »
« Prends-le, toi ! Moi, je ne sors pas ! »
» Mais non ! Prends-le ! Il te va bien ! »
Comme on ne sait pas choisir,
je prends tout
ce que ton doigt a désigné.
Quand je dis que c’est pour toi,
tu crois que c’est pour moi.
Tu n’as jamais fait la différence
entre toi et moi.
La nuit de décembre est tombée.
A quelques années près,
on serait allées à la galerie marchande
de ma ville natale.
On se serait enivrées de parfums, de soies, de frous-frous.
Maintenant, nous nous enveloppons de laine
pour moins sentir la peine.
C’est une après-midi qui ressemble aux anciennes
après-midi de shopping.
Quelques pas suffisent
et nous voici dans l’ombre de ta chambre
où s’allument les lueurs
de ces nouveaux présents.
Avant de descendre dans le salon pour rejoindre les autres,
tu mets fièrement ton nouveau cache-coeur.
Géraldine Andrée
Depuis que tu n’es plus,
tu n’as jamais été aussi présent en moi.
Tu demeures dans l’ombre profonde
de mes souvenirs,
de mes poèmes appris par coeur,
de mes désirs,
de mes regrets aussi.
Tu sais désormais les prénoms
de mes amis que tu n’as pas connus,
quelques fautes
que je me reproche encore
et que tu ignorais
du temps de ton vivant.
Maintenant que tu gardes le silence
pour toujours,
je t’avoue tout.
Parfois, j’entends ta voix,
tes conseils,
des expressions qui ne peuvent venir
que de toi,
mais je me garde bien
de les révéler au monde.
Qui comprendrait ?
Pour tant de gens,
tu as disparu.
Alors, je me tais.
Je te laisse m’habiter.
Depuis que tu es parti
une nuit de novembre,
chacun de nous
est devenu
le secret
de l’autre.
Géraldine Andrée