Publié dans Créavie, Grapho-thérapie, Journal créatif

Laisser la vie

Laisser la vie
suivre
son cours
au fil de l’encre
et découvrir
que sa trace
annonce
toujours
les plus ardents
désirs

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie, Un cahier blanc pour mon deuil

Peut-être
que tu t’apprêtes
à revenir
en passant par l’étape
du bourgeon
puis de la fleur
mais peut-être
que tu renaîtras
des myriades de fois
c’est-à-dire
à chaque pulsation
de mon coeur
et que tu seras
ce souffle
qui fait
que je respire

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Juste un poème

Juste un poème
au bord de la page
comme une fleur
à fleur de neige

et le silence
se fait chemin
pour la trace
du mot prochain

Géraldine Andrée

Publié dans Mon aïeul, mon ami., Psychogénéalogie

Tu t’appelais Henri

Tu t’appelais Henri.

Ton prénom est mon seul souvenir.

Tu es mon grand-oncle, c’est-à-dire le frère de ma grand-mère paternelle.

Tu étais mort depuis longtemps quand je suis née.

De toi il n’y a nulle photographie. Alors, j’invente ton regard, la couleur de tes cheveux, ton sourire. Je crois que tu avais une moustache mais je n’en suis pas certaine.

Je ne t’ai connu que par ce que l’on disait de toi qui, à jamais réduit au silence, ne pouvais te défendre et rétablir la vérité.

On te prêtait des pulsions obscures, animales, une sorte de colère archaïque, un tempérament caractériel.

La famille ne résuma ta courte vie que par deux actes.

Le premier est qu’un soir d’été, tu avalas en entier le noyau d’une pêche. Tu échappas par miracle à l’étouffement et à l’occlusion intestinale. Le lendemain, paraît-il, le noyau ressortit par ton rectum sans causer de dégâts.

Le second acte te fut, en revanche, fatal. Tu eus la malchance de vivre sous la période de l’Annexion de la Lorraine qui était alors en guerre comme le reste du pays. Tu travaillais dans une usine dirigée par les Allemands. Lors d’un déjeuner, tu ne supportas pas la remarque d’un commandant.

Tu lui lanças la soupière à la figure.

Le lendemain, tu dus partir sur le front russe sous les couleurs du drapeau allemand.

Tu mourus, fauché par une balle dans l’uniforme de l’ennemi.

J’imagine le vermillon de ton sang dans la neige bleue de Russie, ce sang que nous avons en commun.

Tu représentas définitivement la honte. Aucun membre de la famille ne voulut te réhabiliter. Moi, je ressens aujourd’hui ta colère comme un mouvement de révolte, un désir de liberté et de dignité. Ton impulsivité n’a été que l’expression de la vie. Et pour la vie tu mourus.

J’ignore si ton corps fut rapatrié et où on t’a enterré.

On ne répare pas le passé.

Mais à toi dont le prénom s’est toujours murmuré dans l’ombre,

toi qui dans ma mémoire n’as pas de tombe

sur laquelle une main dépose

à chaque Jour des Défunts

quelques chrysanthèmes

ou quelques roses,

je dédie cette brève biographie en prose

qui se situe à la frontière du poème

pour qu’elle te soit un pays

où, enfin, tu reposes.

Géraldine Andrée

Publié dans musique, Poésie

Si tu tends bien l’oreille

Si tu tends bien l’oreille vers le poème
tu entendras chuchoter au soleil
deux chemins qui se rencontrent
quelque part dans un rêve
que fait pour nous le monde

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Silence

Silence
Page destinée à la fleur
d’un poème

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie, Un cahier blanc pour mon deuil

Je sais un train

Je sais un train
qui trace une route
pour la lumière
qui précède d’un instant
le souffle du temps
qui clignote comme une étoile
accrochée à la brise


Ce train n’annonce aucune destination
seulement le souffle prochain
Il ne s’arrête pas
mais s’enivre de son passage
Ce train ne va vers aucun pays
car il me mène à un asile primordial
ton nom

Géraldine Andrée

Publié dans Non classé

Des livres et des mots – Géraldine Muller

Le podcast de l’émission littéraire Des Livres et Des Mots diffusée sur Radio Fajet le mercredi 11 décembre à 12 heures dont je fus l’invitée. Merci à Radio Fajet, aux étudiantes de l’IUT Charlemagne de Nancy, à mon amie La Poésie et à l’écriture, cette fidèle compagne qui trace depuis toujours mon chemin de Vie.

Géraldine

Avatar de radiofajetRadio Fajet

Nous sommes actuellement étudiantes à l’IUT Charlemagne à Nancy option métiers du livre et du patrimoine. Dans le cadre de notre formation, nous avons un projet tutoré qui s’effectue sur tout le long de l’année. Notre projet  est s’intitule Parler avec un auteur. ce projet consiste à inviter des auteurs et d’échanger avec eux lors de l’émission radio ayant lieu à radio Fajet. Mercredi 4 décembre 2019, nous avons accueilli Géraldine Muller, une biographe privé . Lors de cette émission, nous avons posé des questions sur son écriture, le métiers de biographe, les éditeurs et sur la poésie. Cet échange, nous a permis d’en apprendre plus sur la façon d’écrire, le métiers de biographe et le cheminement pour publier chez un éditeur.

Emission présentée par Clara, Charlotte, Maëva et Carole-Anne

Des livres et des mots
Des Livres et des Mots reçoit Géraldine Muller, biographe

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Publié dans Journal de la lumière, Poésie

Maintenant ton nom

Maintenant ton nom est Lumière car tu es Lumière.
Ton nom correspond à ton essence.
Telle est ta présence.

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Le poème

Le poème
se détache
du silence
et se pose
sur la page

pétale
d’encre

Géraldine Andrée