Tout ce que l’on a accompli laisse une trace.
Même le poème que notre orgueil efface
Parce qu’il est jugé pas assez beau
Nous enseigne encore
A être prêts pour la prochaine aurore.
Géraldine Andrée
Tout ce que l’on a accompli laisse une trace.
Même le poème que notre orgueil efface
Parce qu’il est jugé pas assez beau
Nous enseigne encore
A être prêts pour la prochaine aurore.
Géraldine Andrée
Il me tarde
D’avoir de tes nouvelles
Je ne peux t’en donner
Car bien que je possède
De l’encre et du papier à lettres
Je n’ai pas ton adresse
C’est donc à toi
De m’envoyer ton message
Dont je sais
Qu’il sera sans ligne
Peut-être
Juste un signe
Très bref
Alors je me fais
A chaque instant
Fenêtre
Pour te laisser
Libre d’apparaître
Géraldine Andrée
Quand j’écoute
l’Ami
m’évoquer
les soirs anciens
je revois
les visages
qui se touchent
dans la lumière
de la lampe
rouge
et ce souffle
des lèvres
qui précède
chaque mot
Alors
je me dis
que ce que j’ai vécu
n’est en rien
un mirage
un tour
ambigu
que me joue
ma mémoire
mais un présent
absolu
qui m’éclaire
jusqu’à l’aurore
quand je me souviens
avec remords
des jours
qu’il me semble
avoir perdus
Géraldine
Je me réveille encore
Avec la stupeur
De ton absence
Mais dans ce silence
Que tu me laisses
Dans cette solitude
Que tu me lègues
Il me reste
L’instant
Présent
Seule preuve de vie
À laquelle je me fie
Seule richesse
Que je possède
Comme par exemple
La lumière d’or
De la lampe
Sur mon cahier
À la première
Heure
Et l’encre
Que voilà
Qui a la couleur
Du lilas
Quand elle sèche
Est mon devenir
Géraldine Andrée
Le poème multiplie ma voix
De feuille en feuille
Comme jadis quand
Enfant
Je m’appelais seule
Dans la montagne
Le poème est un écho
Qui me fait sentir
Le plus haut
Possible
Et qui témoigne
Du fait irréfutable
Que je m’accompagne
Du vide
À la présence
Du silence
Au dicible
Géraldine Andrée
Le 25 Janvier 2020
En promenade
Mon vœu ?
Que chaque mot
De mon journal intime
Ressuscite
Les fleurs
Du jardin
Que le temps
A effacé
Que mon cahier
Devienne
Lui-même
Jardin
Géraldine Andrée
Je n’ai pas de souvenir
du premier beau ciel
de mon enfance
Il a toujours été
avec ses étoiles
ses oiseaux
ses ombres
et ses lumières
Je le connaissais
bien avant mon apparition
en ce monde
car il n’y a pas de passé
dans la présence
Géraldine Andrée
Tenir un journal de ton absence
et m’apercevoir
au fil des mots qui me mènent
vers tes gestes tes paroles notre histoire
que tu es toujours présent
Géraldine Andrée
Peut-être
que tu t’apprêtes
à revenir
en passant par l’étape
du bourgeon
puis de la fleur
mais peut-être
que tu renaîtras
des myriades de fois
c’est-à-dire
à chaque pulsation
de mon coeur
et que tu seras
ce souffle
qui fait
que je respire
Géraldine Andrée
Je sais un train
qui trace une route
pour la lumière
qui précède d’un instant
le souffle du temps
qui clignote comme une étoile
accrochée à la brise
Ce train n’annonce aucune destination
seulement le souffle prochain
Il ne s’arrête pas
mais s’enivre de son passage
Ce train ne va vers aucun pays
car il me mène à un asile primordial
ton nom
Géraldine Andrée