Publié dans Actualité, Créavie, Le journal des confins

Le pouvoir de la visualisation

Bonjour à toutes et tous,

Elisabet Kübler-Ross disait que l’on n’avait pas besoin d’aller en Inde pour méditer ; que l’on pouvait méditer dans son jardin ou sa salle de bain.

En ces temps d’intériorité, on n’a nul besoin de billet d’avion pour aller loin.

Il suffit de renouer avec ce pouvoir qui se cache en nous, la visualisation, pour créer un monde plus beau, plus harmonieux, où la paix précède notre naissance.

Ma chambre à moi est toute petite.

Mais si je ferme les yeux, je suis un sentier qui batifole parmi les feuilles de palmiers et d’eucalyptus et qui descend à pic vers la mer ouverte comme une grande main sur le coeur du monde.

Qu’importe que nos chambres soient petites.

Nous avons l’infini en nous.

Géraldine Andrée

Publié dans Non classé

Une autre page

Quand je commence

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Il me semble

Que la plage

Est toute proche

Qu’à chaque mot

Je gagne

Un intervalle

Qui me séparait encore

L’instant précédent

De l’immensité

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie, Journal de la lumière

Lorsque j’écris

Lorsque j’écris
La vague
De l’infini
Arrive
Jusqu’à
Ma main

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Dialogue avec ma page, Grapho-thérapie

Le pouvoir des pages

Je crois que ce sont les pages qui m’écrivent,
Qui me font devenir,
Cahier après cahier,
Celle que je suis.

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Comment lire un recueil de poèmes ?

D’abord
tu choisis le titre
dans la liste
des possibles
et tu arrives
à destination

le poème
à l’éternelle saison
de temps clair
et de chanson
Nul besoin
de passeport

pour séjourner
dans cette éternité
désirée
Tu dois seulement
être digne
de ton âme

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Journal d'une maison de retraite, Un cahier blanc pour mon deuil

Le tableau des rêves

Tu m’as demandé des crayons de couleur pour peindre le vaste océan.

Tu veux recréer le tableau de la plage de ta jeunesse, ce souvenir que tu as toujours rêvé de retrouver.

Tu veux faire renaître les bleus mêlés au soleil, l’ocre du sable mouillé et par quelques fines touches de glacis, les éclaboussures de la vague sur les chevilles.

Je t’ai acheté les crayons de couleur. Mais ils sont inutilisables car tu ne peux plus colorier. Ta main tremble, désorientée. La vague de la maladie t’a rattrapée.

Tu as trop tardé pour raviver le pays de tes vacances qui demeure intact dans ta mémoire morcelée.

J’aime croire que tu reviendras dans une autre vie pour peindre ce tableau. Tu es même pressée. Tu dis

« Je voudrais mettre au monde de grandes choses. »

Tu écoutes le murmure de l’océan en toi et tu veux y répondre. Tu as des projets.

Je crois qu’il n’est jamais trop tard pour Demain en ce monde.

Aujourd’hui, je t’ai acheté un tableau qui représente l’Atlantique. Ce sera ta fenêtre ouverte.

Et je vous le dis, à vous qui vous aventurez par hasard ou choix ici :

Ne remettez pas à plus tard vos désirs. Prenez vos crayons de couleur et créez tout de suite le tableau de vos rêves.

Soyez le regard et l’océan.

Soyez la force qui fait que votre rêve devienne vérité.

Géraldine Andrée

Publié dans Mon aïeul, mon ami., Psychogénéalogie

Tu t’appelais Henri

Tu t’appelais Henri.

Ton prénom est mon seul souvenir.

Tu es mon grand-oncle, c’est-à-dire le frère de ma grand-mère paternelle.

Tu étais mort depuis longtemps quand je suis née.

De toi il n’y a nulle photographie. Alors, j’invente ton regard, la couleur de tes cheveux, ton sourire. Je crois que tu avais une moustache mais je n’en suis pas certaine.

Je ne t’ai connu que par ce que l’on disait de toi qui, à jamais réduit au silence, ne pouvais te défendre et rétablir la vérité.

On te prêtait des pulsions obscures, animales, une sorte de colère archaïque, un tempérament caractériel.

La famille ne résuma ta courte vie que par deux actes.

Le premier est qu’un soir d’été, tu avalas en entier le noyau d’une pêche. Tu échappas par miracle à l’étouffement et à l’occlusion intestinale. Le lendemain, paraît-il, le noyau ressortit par ton rectum sans causer de dégâts.

Le second acte te fut, en revanche, fatal. Tu eus la malchance de vivre sous la période de l’Annexion de la Lorraine qui était alors en guerre comme le reste du pays. Tu travaillais dans une usine dirigée par les Allemands. Lors d’un déjeuner, tu ne supportas pas la remarque d’un commandant.

Tu lui lanças la soupière à la figure.

Le lendemain, tu dus partir sur le front russe sous les couleurs du drapeau allemand.

Tu mourus, fauché par une balle dans l’uniforme de l’ennemi.

J’imagine le vermillon de ton sang dans la neige bleue de Russie, ce sang que nous avons en commun.

Tu représentas définitivement la honte. Aucun membre de la famille ne voulut te réhabiliter. Moi, je ressens aujourd’hui ta colère comme un mouvement de révolte, un désir de liberté et de dignité. Ton impulsivité n’a été que l’expression de la vie. Et pour la vie tu mourus.

J’ignore si ton corps fut rapatrié et où on t’a enterré.

On ne répare pas le passé.

Mais à toi dont le prénom s’est toujours murmuré dans l’ombre,

toi qui dans ma mémoire n’as pas de tombe

sur laquelle une main dépose

à chaque Jour des Défunts

quelques chrysanthèmes

ou quelques roses,

je dédie cette brève biographie en prose

qui se situe à la frontière du poème

pour qu’elle te soit un pays

où, enfin, tu reposes.

Géraldine Andrée

Publié dans Art-thérapie, Créavie, Grapho-thérapie

Être l’auteur de sa vie en formulant ses souhaits

Pour voir ses rêves se réaliser, il est conseillé de les noter. Formuler ses souhaits par écrit met en action la loi d’attraction, principe universel qui attire à soi ce que l’on demande.

Je tiens depuis très longtemps des journaux intimes. Un jour, en les relisant, j’ai eu la surprise de constater que ce que j’avais écrit s’était matérialisé.

J’insiste sur l’importance d’écrire ses voeux à la main. Le mouvement de la plume imprime dans le subconscient l’élan nécessaire à l’accomplissement de sa vie. L’encre des mots qui sèchent sur le papier permet au virtuel de s’incarner. L’écriture est une mise en action des désirs.

N’hésitez pas à décrire très précisément ce que vous souhaitez obtenir – par des adjectifs, des noms, des subordonnées relatives…

Dans le mot se mirent la lumière de la future maison, l’éclat du cuir du fauteuil tant convoité, le sourire de l’enfant attendu…

Vous êtes en quête d’un grand jardin entourant votre potentielle demeure ? Découvrez la couleur des arbres, le parfum des plantes, le bourdonnement des insectes parmi les fleurs que vous faites déjà pousser dans votre esprit, la saveur des fruits… Au besoin, tracez par un poème le chemin qui y mène…

N’oubliez pas que la page est terreau, que chaque grain du papier compose votre future récolte.

La liste est la méthode la plus efficace pour formuler ses souhaits.

Vous pouvez faire

  • une liste de vos cent présents
  • une liste des cent choses que vous voudriez accomplir avant de mourir
  • une liste de vos cent petites victoires
  • une liste de cent grâces
  • une liste des qualités de votre futur partenaire, emploi, logis…

Au fil du temps, vos désirs peuvent changer. Les listes ne sont pas définitives : n’hésitez pas à les modifier. Ecrire ses souhaits, c’est aussi rayer, remplacer, ajouter… Vous êtes libre !

Formulez toujours vos voeux au présent. C’est le temps de la magie, de l’accomplissement instantané. Evitez les tournures négatives. Comme le disait Mère Teresa, on ne mobilise pas ses forces contre la guerre mais pour la paix.

L’écriture est la mise en mouvement de la loi d’attraction. L’écriture donne une direction à la joie ; une direction qui n’est autre que vous-même !

Ecrivez vos rêves les plus fous…

Ecrivez sans limite…

Comme je l’ai souvent dit, vous êtes l’auteur de votre vie !

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie, Poésie

L’espace

L’espace
D’une seule
Page
Me suffit
Pour me promener
Et franchir
Sans interdit
Ni complexe
Toutes
Les bordures

Géraldine Andrée

Publié dans Art-thérapie, C'est la Vie !, Cahier du matin, Créavie, Journal créatif, Le cahier de mon âme

Changer un mot ou deux

Changer un mot ou deux
Sauter plusieurs espaces
Laisser un blanc
que viendra plus tard
combler 
la juste pensée

Et si l’histoire n’est pas belle pour soi
effacer les phrases
où s’essoufflent les rêves
Gommer les lignes
trop droites
qu’il faut suivre contre son désir

Oublier si c’est nécessaire
tout ce qui a été écrit
les jours sans foi
et puisque rien vraiment
ne s’achève
recommencer

à partir de la rature
car c’est de la pierre
grossière
que rejaillit
l’infini murmure
de la lumière

Géraldine Andrée