Et si je vous disais qu’après des pages et des pages d’écriture, il ne reste plus que le silence ?
J’ai écrit Le Regard de ma mère chaque jour de l’été 2025, tandis que la lumière que filtraient mes volets mi-clos rayait les feuillets de mon cahier.
Je ne passais pas la journée à écrire. Je me réservais des plages pour avancer dans l’œuvre. J’ai toujours procédé ainsi pour mes projets, page après page, mot après mot. L’écriture est un parcours de longue distance qui s’effectue un pas après l’autre. Il faut économiser ses forces si l’on veut arriver à destination. Le souffle est compté – d’autant plus que j’avais mesuré celui de Maman en instants. Autrement dit, j’avais intégré l’écriture de mon livre à ma vie et non le contraire. Une fois les pages du jour remplies, je vaquais à mes activités quotidiennes.
Les motifs du livre se sont déroulés naturellement et lentement, comme les arabesques d’un tapis persan. Je possédais la trame du récit. Maman m’avait suffisamment narré des épisodes de sa vie dans la cuisine de mon enfance. Je tenais fermement le fil de leur chronologie.
Et si je vous disais le plus important dans ce billet ?
J’ai su que le livre était fini au grand silence que j’ai ressenti au point final placé après le mot « point ».
Ce n’est pas ce mot en lui-même qui fut le signe de l’achèvement de l’ouvrage, non, mais ce silence perçu par tous les pores de ma peau, et parfaitement entendu, comme lorsque je me suis retrouvée en 2006 seule dans le désert – avec l’autocar du voyage organisé qui attendait tout de même, à moitié caché derrière une dune.
Le crépitement du sable balayé par la main du vent. Des grains qui étoilaient mon visage et m’aveuglaient. L’écho du ciel. Le murmure du sang dans mes tempes. Le sentiment d’être en-dehors de l’espace, au milieu de l’immensité. Un minuscule point, en quelque sorte, entre les replis d’une page ocre. Ma respiration imperceptible dans l’infini.
Le désert me renvoyait à mon propre pouls.
Voilà comment m’est parvenu le silence après l’écriture du livre : une pulsation.
Comme si le souvenir du souffle de ma mère que je retraçais dans ces pages m’avait vidée.
Pourtant, paradoxalement, je me sentais comblée.
En effet, si je n’avais plus rien à dire, c’était parce que j’avais tout dit.
Tout dit au sujet de ma mère et de la fille que j’avais été.
Peu m’importait que ce livre fût lu. Il existait. C’était l’essentiel.
Ensuite, je ne sais plus.
Est-ce le livre qui s’est éloigné de moi ?
Est-ce moi qui me suis éloignée du livre ?
Je sais seulement qu’un sillage s’était creusé entre la passagère que j’étais – l’initiatrice du projet de voyage – et le véhicule – l’écriture – qui m’avait déposée au cœur du sable. Preuve, certes, qu’une distance inexorable se créait, mais aussi qu’une rencontre significative avait bel et bien eu lieu.
J’avais accompli ce qui devait l’être : redonner une mémoire à la vie effacée de cette femme parmi tant d’autres, et pourtant unique, puisqu’elle fut ma mère.
Je pouvais retrouver la paix.
Alors, je m’en suis retournée vers l’autocar de ma vie en prenant soin de poser mes pieds dans l’exacte empreinte de mes pas.
Lancement pour Noël de mon roman autobiographique Le Regard de ma mère
Le Regard de ma mère est né le 05 décembre 2025
Screenshot
Une astrologue énergéticienne m’a dit, un jour, que le chiffre 5 serait toujours une date-clé dans mon existence. Elle ne s’est pas trompée. Le Regard de ma mère est né après 9 mois de grossesse – fruit d’une écriture quotidienne durant tout l’été. La nuit précédant la parution de mon livre, j’ai rêvé d’un ventre bien rond. Moi qui me définis, en tant que biographe privée pour autrui et biographe familiale, comme « accoucheuse d’âme dans un livre de vie », j’ai accouché de l’âme de ma mère, et plus précisément de sa mémoire. Comme cela arrive souvent aux filles, je suis devenue une mère pour ma mère, c’est-à-dire dépositaire de sa mémoire et de son regard – les deux étant étroitement enlacés dans les pages de ce roman.
Voici la story de présentation de l’ouvrage :
Dans la pénombre d’une chambre d’hôpital, une fille tient la main de sa mère mourante de la maladie d’Alzheimer.
Cette main qui a épluché les légumes, pétri la pâte, repassé le linge ; cette main qui, parfois, l’a aussi corrigé.
En la serrant une dernière fois, Géraldine entreprend un voyage singulier : remonter le fil du temps pour habiter le regard de celle qui l’a mise au monde.
De la campagne lorraine des années 1940 aux couloirs silencieux de l’Ehpad, ce récit tisse trois vies en une seule trame. Celle de Gisèle enfant, cueillant les mirabelles dans le verger familial de Chaudeney avant que la poliomyélite ne marque à jamais sa démarche. Celle de la mère exigeante et aimante, héritière des gestes ancestraux et des silences de femmes. Et celle de la fille, moderne et pressée, qui découvre enfin, par l’écriture, le chemin vers une réconciliation impossible de leur vivant.
Le Regard de ma mère est une ode lumineuse à la transmission féminine, un adieu qui devient renaissance. Géraldine Andrée y déploie une prose sensuelle et délicate, où le parfum des confitures de mirabelles se mêle à la douleur du deuil, où chaque souvenir restitué devient un acte d’amour.
Un livre sur ce que nous devons à celles qui nous précèdent et sur la grâce d’accepter enfin de voir le monde à travers leurs yeux.
« À présent que ses lèvres ne laissent plus échapper un mot, je suis son histoire. À présent que ses yeux sont clos, je suis son regard. »
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Où trouver le livre ?
Disponible dès aujourd’hui dans toutes les bonnes librairies.
Le 05 décembre 2025, est paru aux éditions Advixo le livreLe Regard de ma mère, qui croise la biographie de ma mère avec mon autobiographie.
« Dans la pénombre d’une chambre d’hôpital, une fille tient la main de sa mère mourante de la maladie d’Alzheimer. Cette main qui a épluché les légumes, pétri la pâte, repassé le linge ; cette main qui, parfois, l’a aussi corrigé. En la serrant une dernière fois, Géraldine entreprend un voyage singulier : remonter le fil du temps pour habiter le regard de celle qui l’a mise au monde. De la campagne lorraine des années 1940 aux couloirs silencieux de l’Ehpad, ce récit tisse trois vies en une seule trame. Celle de Gisèle enfant, cueillant les mirabelles dans le verger familial de Chaudeney avant que la poliomyélite ne marque à jamais sa démarche. Celle de la mère exigeante et aimante, héritière des gestes ancestraux et des silences de femmes. Et celle de la fille, moderne et pressée, qui découvre enfin, par l’écriture, le chemin vers une réconciliation impossible de leur vivant. »
Genèse d’écriture du livre
J’ai écrit ce récit pendant tout l’été 2025, à l’ombre de mes volets clos, les jours de grande chaleur et d’orage.
J’ai repris une partie du journal que j’ai tenu en automne 2023, lors du départ de ma mère pour sa traversée vers une rive inconnue.
J’ai pu constater que beaucoup de notations sensorielles et émotionnelles que j’avais notées en vrac, au milieu de l’étendue de mon chagrin, s’étaient transformées, précisées, métabolisées dans mon âme, avec le temps, pour devenir de véritables pages de roman.
Le thème principal du roman est la communication – et pourquoi pas, la communion – réparatrice qui transcende l’indicible de la maladie de l’oubli, et les non-dits dans la relation entre une fille et sa mère, tout au long de leurs vies respectives.
Que devient une fille que la vie invite à être une mère pour sa mère ?
Que devient une mère que la vie finissante incite à être une fille pour sa fille ?
Tout au long des pages, s’entrelacent l’ici et l’ailleurs, le présent et le passé, les herbiers et les bouquets d’algues de l’enfance.
Des vergers de mirabelles au lit de la maladie, de la joie au déchirement, de la ferme en peine campagne à un appartement citadin, de la nature à la sidérurgie…
Le livreLe Regard de ma mère est un voyage à travers ce pays que fut le bleu clair des yeux de ma mère. L’écriture m’a permis de comprendre toute une époque à travers son regard. Notre condition de femme a-t-elle tellement changé ? Une chose est sûre : celles qui nous précèdent ont tracé notre chemin. L’écriture rend hommage à cette trace et disperse le sable de l’oubli qui tend à la recouvrir.
Écrire parce que tout passe…
Écrire pour que rien ne s’efface…
Je pense que le plus grave n’est pas l’oubli dont ont souffert nos proches que la maladie d’Alzheimer a emportés.
Je pense que le plus grave est l’oubli de notre part de nos proches que la mort a emportés.
Puisque nous n’avons pas pu leur rendre la mémoire, l’écriture nous permet d’être leur mémoire.
Note de l’éditeur
« Le Regard de ma mère est une ode lumineuse à la transmission féminine, un adieu qui devient renaissance. Géraldine Andrée y déploie une prose sensuelle et délicate, où le parfum des confitures de mirabelles se mêle à la douleur du deuil, où chaque souvenir restitué devient un acte d’amour. Un livre sur ce que nous devons à celles qui nous précèdent et sur la grâce d’accepter enfin de voir le monde à travers leurs yeux. »
« À présent que ses lèvres ne laissent plus échapper un mot, je suis son histoire. À présent que ses yeux sont clos, je suis son regard. »
Le livre est disponible en version broché sur le site de l’éditeur et en e-book sur des sites comme Amazon, la Fnac, avant de paraître dans toutes les bonnes librairies.
À bientôt,
À la fenêtre des mots !
Géraldine Andrée
« La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c’est la littérature. »
Mon ouvrage d’écritothérapie Guérir avec mon cahier – La Pratique du journal de guérison est paru en broché le 20 avril 2025
Je suis immensément fière d’annoncer que mon livre, Guérir avec mon cahier, est enfin publié ! Devenir écrivain a toujours été un rêve pour moi, et ce fut une expérience incroyable de réaliser ce rêve pour moi-même. Si vous avez des commentaires sur le livre ou si vous voulez discuter de son contenu en profondeur, j’aimerais beaucoup entrer en contact avec vous et échanger des idées ! Voici un lien qui vous permettra d’en savoir plus !
Oui ! C’est le jour ! Je suis maintenant officiellement une auteure publiée. La route a été longue et le travail difficile, mais tenir mon livre entre les mains en vaut vraiment la peine. Au cas où vous n’auriez pas suivi mes progrès, et que vous seriez intéressé(e) par le sujet de ce livre, voici le résumé :
Je propose dans cet ouvrage de multiples exercices d’écritothérapie que j’ai inventés pour la plupart et expérimentés pour moi-même d’abord, afin de transcender les différents défis de ma vie. Que cette Pratique du journal de guérison soit votre guide de résilience.
Je peux vous accompagner sur ce chemin d’écriture thérapeutique par ma biographie d’auteure qui m’a conduite à écrire Guérir avec mon cahier :
C’est parce que Géraldine Andrée était effacée qu’elle a commencé à écrire. Elle sentait qu’elle avait des choses à dire, mais qui les écoutait ? En grandissant, elle a trouvé une amie dans son journal intime : Miss Blue. Dans le silence de la page, elle se sentait entendue. Dans la blancheur du papier, elle était certaine d’être soutenue. Elle laissait une trace. Donc, elle existait. Il était évident qu’elle avait trouvé sa place. L’écriture a toujours habité sa vie, comme elle a toujours habité l’écriture. Elle en a fait un espace-temps intime et sacré qui fait partie de son quotidien. Au fil des jours, elle a affiné sa pratique et peu à peu, celle-ci lui a prodigué des outils de guérison, pour elle-même, déjà, et pour autrui. Elle a en effet mis ses mots au service de l’accouchement des âmes dans des livres pour autrui, en devenant écrivaine et biographe familiale. Puis, des études en art thérapie lui ont permis de développer des ressources spécifiques d’écriture pour autrui.
Si vous pensez que cela vous intéresse, vous pouvez vous rendre sur mon site Web.
C’est parce que Géraldine Andrée était effacée qu’elle a commencé à écrire. Elle sentait qu’elle avait des choses à dire, mais qui les écoutait ? En grandissant, elle a trouvé une amie dans son journal intime : Miss Blue. Dans le silence de la page, elle se sentait entendue. Dans la blancheur du papier, elle était certaine d’être soutenue. Elle laissait une trace. Donc, elle existait. Il était évident qu’elle avait trouvé sa place. L’écriture a toujours habité sa vie, comme elle a toujours habité l’écriture. Elle en a fait un espace-temps intime et sacré qui fait partie de son quotidien. Au fil des jours, elle a affiné sa pratique et peu à peu, celle-ci lui a prodigué des outils de guérison, pour elle-même, déjà, et pour autrui. Elle a en effet mis ses mots au service de l’accouchement des âmes dans des livres pour autrui, en devenant écrivaine et biographe familiale. Puis, des études en art thérapie lui ont permis de développer des ressources spécifiques d’écriture pour autrui.
Ecrivaine, poétesse, biographe, veilleuse et éveilleuse de Vie !
C’est parce que Géraldine Andrée était effacée qu’elle a commencé à écrire. Elle sentait qu’elle avait des choses à dire, mais qui les écoutait ? En grandissant, elle a trouvé une amie dans son journal intime : Miss Blue. Dans le silence de la page, elle se sentait entendue. Dans la blancheur du papier, elle était certaine d’être soutenue. Elle laissait une trace. Donc, elle existait. Il était évident qu’elle avait trouvé sa place.
L’écriture a toujours habité sa vie, comme elle a toujours habité l’écriture. Elle en a fait un espace-temps intime et sacré qui fait partie de son quotidien. Au fil des jours, elle a affiné sa pratique et peu à peu, celle-ci lui a prodigué des outils de guérison, pour elle-même, déjà, et pour autrui. Elle a en effet mis ses mots au service de l’accouchement des âmes dans des livres pour autrui, en devenant écrivaine et biographe familiale. Puis, des études en art thérapie lui ont permis de développer des ressources spécifiques d’écriture guidant tous ceux qui viennent à elle vers la résilience.
En précommande en ebook dans toutes les librairies ! Parution le 18 avril 2025
What’s your story ? J’écris ma vie.Tome 1. Petit guide pour être l’auteur de sa vie.
En ces temps troublés, je souhaite évoquer ce petit livre que j’ai écrit pendant la période du confinement.
À cette époque, j’ai éprouvé le besoin intense de mettre à profit les outils d’écriture résiliente que j’expose dans ce petit ouvrage de 86 pages, que l’on peut facilement glisser dans sa valise, entre chapeau et lunettes de soleil.
Parce que depuis 2020, rien n’a changé, que tout a même empiré et qu’il devient de plus en plus urgent d’explorer ce pays souvent inconnu de soi : soi-même avec ses ressources, ses potentialités créatives, ses aptitudes à la résilience.
Au lieu de compter sur l’extérieur pour être heureux, on peut compter sur la richesse que l’on possède au fond de soi. Et si l’on veut bien s’y aventurer, on constatera que ce puits de richesses est un puits sans fond, chaque jour renouvelé.
Avec un simple stylo, extirpons nos trésors.
Comme le déclare Gandhi,
« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »
L’écriture quotidienne nous aide à nous métamorphoser intérieurement. En changeant la perception de soi, elle change notre regard sur le monde. Et donc, nécessairement, le monde change – devenant le reflet de notre propre regard.
J’enseigne dans ce petit ouvrage des techniques simples qui permettent cette auto-découverte, durable et profonde.
Vous n’avez besoin pour seul matériel d’application que de votre cahier et de votre stylo préférés.
Un prochain livre est en préparation. Il développera les notions d’écriture thérapeutique abordées dans cet ouvrage en articulant plus longuement théorie et pratique.
Je vous livre la Préface de ce premier tome, également disponible, pour la version en e book à la Fnac :
Je suis née – ou plutôt, je me suis incarnée si l’on considère que c’est un choix – dans une famille très difficile, dont les membres étaient liés les uns aux autres par des non-dits, des secrets, des tabous, des disputes sans fin.
Il m’a fallu, pour m’adapter à cette ambiance délétère et pour survivre, faire preuve de ce que Boris Cyrulnik appelle « la résilience » .
Je crois que c’est parce que je ne disais rien, que je demeurais silencieuse et effacée que, paradoxalement, je me suis mise à écrire.
Réduite à me taire, à me faire plus petite qu’une poussière, à disparaître, j’ai tracé un matin, par un poème sur un cahier orange, le début de mon chemin. Celui-ci, depuis, n’a jamais cessé et il m’a conduite à maintes destinations.
L’écriture est devenue mon refuge, mon amie, ma compagne. Je rêvais secrètement de rencontrer un ange dans la page. Je lui confiais mes états d’âme, mes doutes, mes tourments, mes cris intérieurs.
J’ai écrit… J’ai crié… Je me suis écriée… dans la promenade silencieuse du stylo sur le papier.
Au fil de l’encre, au rythme des jours, l’écriture a dessiné mes contours, moi qui me croyais flottante, évanescente comme un nuage.
Grâce aux mots, je suis parvenue à me définir et à tracer une limite saine entre les autres et moi.
J’ai pu établir des frontières qui protégeraient mon intériorité des invasions de l’extérieur.
Puisque j’avais si peu de place dans ma famille, j’ai trouvé une place sur la page.
Et c’est parce que je n’occupais pas de place dans cette famille que je l’ai trouvée sur la page. Les épreuves constituent souvent des présents mal emballés.
L’écriture, l’histoire de ma vie ; une histoire de vie… Votre histoire de vie à vous aussi !
Je crois que la vie n’est pas complètement tracée, que nous pouvons l’écrire comme nous le voulons et trouver des embranchements, des bifurcations, des déviations dans une simple page.
Pourquoi écrire ?
On écrit pour
Apprendre à se connaître
Être soi
Comprendre sa vie à l’éclairage du présent
Profiter en témoignant de chaque jour qui passe
Guérir, faire le deuil, faire acte de résilience
Retrouver le passé et le faire revivre
Avoir des preuves de ce que l’on a vécu
Être l’auteur de son futur
Faire de sa vie un livre vivant
Devenir authentique pour autrui
Dire l’indicible…
On écrit pour donner à sa vie un sens (à la fois signification et direction), l’accomplir comme une œuvre.
Comment utiliser ce livre ?
De la façon qu’il vous plaira.
Vous pouvez choisir un chapitre, une page, un exercice au hasard – ou par synchronicité, comme le dirait Jung, car le chapitre qui se présente à vous répondra à votre humeur, votre besoin ou votre problème à résoudre.
Vous pouvez, de même, suivre les chapitres et faire les exercices dans l’ordre.
Si un exercice ne vous plaît pas, respectez-vous. Ne le faites pas. Remettez-le à plus tard ou trouvez une variante. L’expérience de l’écriture doit être l’exploration d’un vaste champ de liberté et de possibles, non une contrainte. Elle vous invite d’abord à prendre soin de vos envies, de vos désirs, à écouter qui vous êtes.
Ce livre n’a pas vocation à être scolaire. Il ne vous apprend pas à écrire selon les règles inculquées à l’école. Il vous apprend à écrire qui vous êtes, tel que vous êtes. Et ce qu’il peut vous apprendre à mieux écrire, c’est votre vie.
Quoi qu’il en soit, ce livre vous aidera à mieux vous connaître à travers l’écriture, à découvrir des facettes de vous-même depuis longtemps ignorées et qui vous étonneront, vous fascineront.
J’aime penser que la page est un miroir et que l’écriture est le regard qui nous renvoie à ce miroir.
Les textes, techniques et exercices que je vous propose viennent de mes expériences d’écriture et de vie. En effet, l’écriture matérialise la vie comme la vie s’incarne dans l’écriture. C’est pour cette raison que vous trouverez dans cet ouvrage des passages autobiographiques ou des réponses personnelles aux exercices que je vous propose et qui vous laisseront libre de noter les vôtres. J’ai toujours l’habitude de montrer les chemins par lesquels je suis passée avant d’évoquer la destination.
Qu’écrire vous aide à vivre !
Je vous souhaite une belle et longue écriture de vie !