Publié dans écritothérapie, Le livre de vie, Poésie-thérapie

Noyau de pêche 43

Elles sont finies
les années
de sang

Alors
elle s’achète
un carnet

avec un cordon
pour le nourrir
avec celle

qu’elle est devenue

Géraldine Andrée

Publié dans Au fil de ma vie, écritothérapie, Ecrire pour autrui, Histoire d'écriture, L'espace de l'écriture, Le livre de vie, Récit de Vie

Votre biographie ; de l’écriture à la cicatrice

Géraldine Andrée

Publié dans écritothérapie, Journal de la lumière, Journal de silence, L'espace de l'écriture

J’écris pour les mots

J’écris pour que mes mots
soient des lampes
éclairant le cœur
des chambres que j’ai quittées

Géraldine Andrée

Publié dans écritothérapie, Créavie, L'espace de l'écriture

Sans titre

Remplis
toute la page
tout l’espace
qu’elle t’offre

Qu’aujourd’hui
ta vie
déborde

Géraldine Andrée

Publié dans écritothérapie, Histoire d'écriture, Poésie-thérapie, Récit de Vie

Noyau de pêche 35

Sa mère lui dit
Ta sœur morte
était plus sage
que toi

Alors elle veut mettre
sa vie
en points
de suspension

disparaître
au point
qu’elle s’efface
tout de suite

et qu’elle se retire
en silence
dans sa chambre
pour écrire

Géraldine Andrée

Publié dans écritothérapie, Histoire d'écriture, Poésie-thérapie

Noyau de pêche 34

Elle s’est endormie
à l’aube
couchée
près de son cahier

aussi fatiguée
qu’après une longue
nuit
d’amour

Géraldine Andrée

Publié dans Au fil de ma vie, écritothérapie, Ecrire pour autrui, Histoire d'écriture, Je pour Tous, Le livre de vie, Poésie-thérapie, Récit de Vie

L’originalité de mon écriture biographique

Géraldine Andrée

Publié dans écritothérapie, Histoire d'écriture, Poésie-thérapie

Noyau de pêche I

Écrire
c’est gratter
chaque
peau
morte
jusqu’à
atteindre
la chair
vivante
vibrante
palpitante
du dernier
mot
Cela
prend
toute
une vie

Géraldine Andrée

Publié dans Art-thérapie, Au fil de ma vie, écritothérapie, Histoire d'écriture, Journal de la lumière, Le journal des confins, Le poème est une femme, Le temps de l'écriture, Poésie, Poésie-thérapie

Ce bercement…

Reprendre mon cahier et écrire.
C’est tout ce qui importe.
En face de moi, ce tableau avec le bleu et l’ocre du port,
un trois-mâts, deux barques, un phare, des nuages…
C’est là que je dois aller. Au loin. Au large. Rompre les liens.
Je n’ai jamais vraiment regardé ce tableau quand j’y pense…
La baie. La virgule d’une mouette qui brasse l’infini.
Et si je l’imitais ?
M’accrocher à la crête d’une majuscule.
M’allonger sur la vague d’une phrase.
À me laisser bercer ainsi
par l’écriture,
à rêver mon poème
comme le prolongement de mon corps
qui vogue au fil de l’encre marine
sur le blanc,
je m’aperçois que c’est moi qui berce l’écriture.
J’initie cette douce ondulation avec mon simple désir.
L’étrange mouvement de ma main,
d’où vient-il ?
Quelle est cette vibration ?
Descend-elle des étoiles,
d’une immense paume invisible ?
Il est une lunaison de l’écriture
que mon souffle éclaire.
Oui, c’est vraiment là que je dois emmener mon poème,
jusqu’à la dernière étincelle avant l’azur.
Puis, une fois que mon poème sera suffisamment loin,
devenu un frêle point qui danse
à la lisière où le monde s’efface,
je ferai signe à mon prochain
avec l’ultime lueur du silence.

Géraldine Andrée

Publié dans Actualité, écritothérapie

Le lait bleu

À l’heure où les messages pour la Fête des Mères débordent sur les réseaux sociaux, je tiens, ce soir, à m’adresser dans ce post à tous ceux qui se sentent délaissés par cette fête parce qu’ils sont délaissés par leur mère et ce, pour différents raisons :

-À tous les enfants nés sous X qui méconnaissent le nom de leur mère

-À tous les enfants écartés de leur mère pour cause de maltraitance

-À tous les enfants incompris, abandonnés physiquement et/ou psychiquement par leur mère

-À tous les enfants qui n’ont pas eu « une mère suffisamment bonne » selon l’expression du pédiatre Winnicott

-À tous les orphelins

-À tous les enfants dont la mère est malade, placée

-À tous les enfants qui ne reconnaissent plus leur mère partie très loin d’eux, pour le pays d’Alzheimer

Le savez-vous ? Nous intériorisons tous, quelle que soit notre enfance, une mère idéale pour soi.

Aussi, créez-vous votre propre Fête des Mères en vous désignant une mère parmi les personnes, stars qui vous inspirent. Notez son prénom sur un cahier et adressez-lui une lettre de gratitude dans laquelle vous décrivez comment et pourquoi cette personne est une mère spirituelle pour vous.

Et soyez aussi votre propre mère. Nourrissez l’enfant intérieur qui est en vous au lait bleu.

Qu’est-ce que le lait bleu ?

Le lait bleu est ce qui nourrit votre âme.

Il y a le lait bleu de l’encre

le lait bleu de la gouache

le lait bleu d’un poème

le lait bleu d’un ciel d’été sur un tableau

le lait bleu de la musique

le lait bleu des prochaines vacances

le lait bleu de votre propre joie à exister

le lait bleu de votre pouvoir personnel à enfanter et à allaiter – un enfant, un rêve, un projet…

Quel est votre lait ? Qu’est-ce qui vous fortifie ?

En vous le donnant, vous vous placerez en toute confiance sur le sein de la Vie.

@L’Encre au fil des jours

Géraldine Andrée