Publié dans Art-thérapie, Poésie

Sans titre

Seule

dans la chambre

au coeur

de la maison familiale,

 

j’écoute

une sonate

de Chopin.

Le pétale

 

d’une note,

puis un autre,

et encore

un autre

 

qui tombe

dans l’ombre…

C’est ainsi

que je vieillis.

 

Géraldine Andrée

Publié dans C'est la Vie !, C'est ma vie !, Cahier du matin, Ce chemin de Toi à Moi, Chanson, Le cahier de mon âme, Poésie

A l’aurore ta parole

J’aime

entendre

à l’aurore

ta parole

qui se mêle

aux premières

voix

dans la ruelle,

au murmure

de l’eau

qui court

sur le cou,

au tintement

des couverts

et au clignement

entre

deux silences

de la lumière

à travers

la fenêtre.

Quand

je t’écoute

au rythme

du temps

qui va

et vient

sur sa balancelle

d’enfant,

il me semble

que je prends

le pouls

du jour

que je confonds

avec le doux

battement

de mon coeur

pendant

ces instants

qui rencontrent

tes mots…

J’aime

entendre

à l’aurore

ta parole.

Géraldine Andrée

                                                                Tous droits réservés@2018

 

Publié dans Poésie

La signature du silence

Je sais

comment

signe

le silence :

 

je le vois

aux méandres

de l’onde

entre

 

les terres,

à la courbe

de la flamme

dans l’ombre

 

quand

passe

le souffle

de l’Ami,

 

au sentier

qui se déhanche

à l’approche

de la demeure,

 

aux déliés

du vent

sur l’herbe

tendre…

 

Aussitôt

que je me penche

pour lire

cette signature

 

à fleur

de murmure,

le silence

l’efface

 

de manière

à ne laisser

aucune

trace

 

et, l’instant

d’après,

la recommence

comme si de rien n’était…

 

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

Tu me dis

Tu me dis
On t’a gardé
la grande
chambre

jusqu’à
aujourd’hui
Et je songe
oui

que j’ai eu besoin
sur mon chemin
de cette vaste
chambre

du silence
où la prière
touche
mon coeur

en le frôlant
dans son envol
comme une feuille
de septembre

Géraldine Andrée
Tous droits réservés@2018

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J’écris pour attraper…

J’écris

pour attraper

ce papillon

échappé

de l’ancien

Japon

et qui s’enfuit

par les boucles

de mes lettres,

ces fenêtres

toujours

ouvertes,

en laissant

des pointillés

d’or

qui scintillent

dans ma mémoire

jusqu’à la prochaine

aurore

Géraldine Andrée

Tous droits réservés@2018

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Le jour férié

Mon rêve est d’ajouter
un jour férié dans la semaine,
un jour dédié aux fleurs,
aux yeux des animaux,
aux jeux dans l’herbe
et aux rires qui s’égrènent
sur le chemin bleu 
d’un poème.
Un deuxième dimanche
en quelque sorte
où le temps se balance
entre les branches
jusqu’à ce que l’heure rouge
du crépuscule
ramène
les parfums 
des jardins sauvages
à la porte.
Dites-moi,
est-ce pour bientôt ?

Géraldine Andrée

Tous droits réservés@2018

Publié dans Cahier du matin, Poésie

Le trésor

J’ai trouvé

un trésor :

la porte

qui s’ouvre

sur l’or

du chemin

dans le jour.

Géraldine Andrée

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Grandeur du minime

Avant

d’accomplir

de grandes

choses,

 

j’essuie

cette goutte

qui perle

sur mes cils.

 

Géraldine Andrée

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Confidences

Toutes mes pensées

un peu tristes,

je les confie

aux feuilles

car je sais

qu’elles les répéteront

à la brise

pour que celle-ci

en fasse

un immense

chant

de grâce.

 

Géraldine Andrée

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Le jardin revenu

Le jardin
qui n’existe plus,
depuis longtemps disparu,
m’est revenu.

Je le vois
par la fenêtre
de mon rêve.

Voici
ses cailloux
qui brillent,

son sapin
d’argent
chatouillant

à l’aurore
le ventre
de la lune

qui tremble
dans un rire
silencieux,

les feuilles
dentelées
de sa haie

où la flamme
blanche
et vive

du chat
feu
se faufile,

le buisson
profond
auquel je confie

la tache
de sang
nouveau

tout en bas
de ma robe
à volants,

le sentier
se déhanchant
jusqu’au cordon à linge,

la vigne vierge
qui se constelle
de points roux

à la fin août
quand le vent
se lève,

et la terre
sous le marronnier
où repose

l’abeille
morte
ivre

des senteurs
de toutes
les fleurs.

Le jardin
s’apprête
à revivre

dans la mémoire
de mon songe,
dans le songe
de ma mémoire.

Est-il possible
que les jardins
évanouis
pensent

toujours
à nous
et que ce soient eux
qui gardent le souvenir

de notre enfance
dans le doux
bruissement
de leur souffle

se prolongeant
d’instant en instant
depuis leur ultime
soupir ?

Est-il possible
que ces jardins
éteints
nous redonnent

comme au temps
de leurs fruits
l’immense goût
de vivre ?

 

Géraldine Andrée