Lire, écrire, aimer, rire.
Quatre verbes qui me donnent la vie
à chaque instant.
Tant qu’il restera la musique et la poésie consolatrices,
la Vie renaîtra, lueur surgie des cendres.
Garder foi en la Beauté.
Géraldine Andrée
Journal
Lire, écrire, aimer, rire.
Quatre verbes qui me donnent la vie
à chaque instant.
Tant qu’il restera la musique et la poésie consolatrices,
la Vie renaîtra, lueur surgie des cendres.
Garder foi en la Beauté.
Géraldine Andrée
Journal
Quand tout sera cendre,
il demeurera
la souvenance
des mots
qui bruissent
à l’aube
sur la feuille
blanche.
Quand tout sera sable,
il demeurera
le frêle fil
d’un poème
qui mène
en dehors
du cahier
vers le jardin
de l’enfance
renouvelée.
De ces traces
je suis certaine.
Géraldine Andrée
Tout ce que nous cherchons à l’extérieur, nous l’avons à l’intérieur.
Tout ce que nous cherchons
dans les autres – l’approbation, le soutien, l’amour, la compassion -,
dans les lieux – les bars, les pistes de dancings, les vacances tout inclus, les plages paradisiaques-,
dans les expériences – les étreintes des nuits, les tours de manège, les feux d’artifices, les voyages à l’autre bout du monde -,
nous l’avons en nous.
Nous avons depuis toujours nos fenêtres avec vue sur ciels étoilés, nos jardins d’enfance, nos jours de printemps, nos plus belles musiques.
Mieux que cela encore : nous avons les feux de la grâce, le fil de notre souffle qui réunit tous les instants dispersés au cours du temps, la conscience de nos pas, les lueurs de notre volonté, les éclats de notre foi.
Et mieux encore : nous avons notre vérité inconditionnelle, indépendante de celle d’autrui.
L’oiseau sait, de manière innée, avec son seul bec et quelques branchages, comment tresser son nid.
Nous savons comme lui nous créer notre demeure depuis notre naissance.
Et, si pour d’irrationnelles raisons sociales, nous l’avons oublié,
il nous est très simple de le réapprendre.
Il suffit, dans l’espace de deux battements de coeur, de retourner à Soi.
Géraldine Andrée
Méditations pour un rêve
Chaque jour,
je me fais
ce seul
serment :
« Demain
matin,
j’écrirai
mon journal. »
Si je suis fidèle
à cette rencontre
avec la grande
page blanche,
la Vie
prendra au sérieux
mes plus vastes
demandes.
***
Ouvrir son cahier secret
comme on ouvre une porte.
Passer le seuil de la marge.
Avancer vers l’inconnu
qui se présente
à portée de main.
Compter son temps
non plus en secondes
qui étincellent
toujours, certes,
sur le balancier
de la pendule,
mais en mots
qui luisent
dans leur reflet
d’encre fraîche.
C’est tout ce qui importe
en ce jour.
Géraldine Andrée
Ecrire comme dans l’enfance… Créer, partager… Faire ondoyer et onduler les lignes… Déborder de la marge… Sentir la rencontre entre les grains de la peau et les grains de la page…
Beau voyage !
Géraldine Andrée
L’Encre au fil des jours
Bonjour !
Je suis auteure indépendante, biographe, coach en créativité, étudiante en art-thérapie.
Je vous donne toutes les techniques créatives nécessaires pour écrire votre vie.
Je vous permets d’être l’auteur de votre belle oeuvre qu’est votre Vie.
Par l’art des mots qui rencontrent votre voix intérieure, les conflits se dénouent, les peurs s’exorcisent, les blessures se referment, les colères s’apaisent, les traumatismes se guérissent. Ceci grâce à chaque goutte d’encre.
Toute petite déjà, je voulais faire apparaître la beauté sur le ciel d’une toile ou d’une page – comme une étoile à la surface du bleu.
Je pars d’un menu souvenir – un parfum que je peux vous faire sentir dans le pli d’un tissu, une couleur, un écho subtil, une résonance de lumière, un souffle qui vous touche et
Tout
s’écrit
en Vous !
Vous êtes la feuille et l’envol de la plume, tout ce qui se murmure et se prolonge
dans l’attente émerveillée de ce livre qui va vivre demain,
entre vos mains !
***
Good morning !
Toute petite, je m’inventais une langue, une langue qui était mienne, compréhensible pour moi seule.
Une langue sans syntaxe ni unité sémantique ; une langue délivrée de toute grammaire et exigence orthographique.
Une langue qui courait telle la rivière au gré de son propre souffle et qui charriait dans la lumière des jours d’étranges mots nés de ma bouche.
J’aimais cette langue. Elle me permettait de me comprendre, d’exister enfin, loin de ma timidité.
J’inventais plusieurs personnages qui, j’en ai conscience aujourd’hui, n’étaient autres que les projections de mon Moi idéalisé.
Je les faisais converser au coeur de ma chambre. Je réalisais ainsi des interviews sur un écran rêvé dont la clarté inondait mon esprit, ou sur une chaîne de radio fantaisiste, diffusée après l’école, heure bénie où j’étais à l’écoute.
Je modulais ma voix, selon une impulsion qui surgissait dans l’instant : tantôt puissante, tantôt douce ; tantôt cri, tantôt murmure ; tragique puis vibrante d’espoir ; mélancolique puis joyeuse.
Je savais d’instinct que c’était le rythme de cette langue qui dictait de telles variations, faisant monter des larmes à mes yeux et courir sur ma peau des frissons délicieux.
Je me prenais très au sérieux. J’étais fière de poser la question et d’apporter la réponse. Quand j’adoptais un ton docte, je me mettais sur la pointe des pieds et j’approchais mes lèvres d’un invisible micro, si brillant pour mon public imaginaire dont la chambre était comble !
Personne ne pouvait m’extraire de ma rêverie sans provoquer en moi une immense frustration d’interrompre ainsi l’intérêt de la conversation.
Quand on me disputait, quel bonheur que de me rebeller dans cette langue dont les gros mots étaient indétectables !
-Qu’est-ce qu’elle dit ? demandait-on.
Et je souriais en silence.
Il me semblait que je détenais la formule magique, la primordiale vérité de l’alchimie.
Langue de la louange, de la quête et de la révolte.
J’ai oublié aujourd’hui comment elle sonne.
Mais je sais qu’elle a existé, langue d’un lointain pays natal dont on garde le souvenir jusqu’à la fin de sa vie,
langue d’une enfant si petite qui, au fil de ses phrases insaisissables comme des flots pour autrui, a grandi.
Géraldine Andrée
Toute petite Je (extrait)
Récit autobiographique