J’écris chaque jour ma vie
Que le destin n’ait
pas le dernier mot
Géraldine
J’écris chaque jour ma vie
Que le destin n’ait
pas le dernier mot
Géraldine
Mais cet exercice d’écriture créative peut également se faire lors de transitions importantes dans ta vie (déménagement, changement d’emploi, mariage, ou, au contraire, divorce…)
Le tableau de visualisation permet de concrétiser ta vision par le collage d’images. Néanmoins, l’écriture est également un formidable outil pour matérialiser tes rêves sur le papier, car elle permet d’associer aux mots la couleur (par les différentes encres utilisées) et les images (par les figures de style qui mettent en relief un désir, un ressenti, un état d’âme…). De surcroît, le Verbe est créateur. Ne suffit-il pas, dans La Genèse, que Dieu prononce le mot désignant l’élément du monde qu’il veut créer pour que cet élément apparaisse, par miracle ?
« Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. »
Tu es, toi-aussi, le créateur de ta vie et de ta lumière.
Bien sûr, tu peux recourir à des hyperboles comme c’est « merveilleux », « enchanteur », « magique », « féérique », « fabuleux ». Mais en quoi est-ce merveilleux, enchanteur, fabuleux ? C’est là que les images sensorielles vont t’être d’un précieux recours pour visualiser et concrétiser tes souhaits… d’abord au plus profond de toi-même/m’aime.
Que tout ce que tu écris soit ainsi accompli. Je te le souhaite du plus profond de mon cœur !
Géraldine Andrée Muller
Source originale de l’article :
https://www.lesmotspositifs.com/blogue/ecriture-de-ta-visualisation-emotionnelle/
J’ai gardé comme souvenir
d’une ancienne vie,
un chemin de neige bleue
qu’éclairait la frêle flamme
d’une lampe tempête.
C’est peut-être
pour cela que j’écris
aujourd’hui :
retracer sous ma lampe
de chevet,
à l’encre
scintillante,
ce chemin d’hiver
qui me mène
à un lointain refuge
que seule
mon âme
connaît.
Géraldine
L’écriture
est un jardin
dans lequel
je fais confiance
à la jachère
du silence
qui prépare
la lumière ;
je bêche
avec force
et profondeur
jusqu’à mon cœur ;
je sème
à l’aurore
des idées
de poèmes ;
je regarde
comment
germent
des pensées
positives
qui m’aident
à accepter
la patience ;
je plante
des désirs
pour les voir
grandir ;
je me penche
sur les fleurs
de mes intentions
que je protège
de l’invasion
du chiendent,
du chardon
et de toute
espèce
possible
d’herbes
mauvaises ;
je veille
sur le rythme
de la manifestation
de cette floraison.
Alors,
un beau matin,
quelle que soit
la saison,
je récolte
des rêves
qui permettent
à d’autres feuilles
d’apparaître.
Géraldine Andrée
Enfant, j’ai vécu la solitude comme une malédiction. Je trouvais que c’était une malchance de rester dans ma chambre la plupart du temps. Les circonstances m’y obligeaient : j’habitais – et j’habite encore – dans une région où il ne fait pas souvent beau. En outre, notre maison se situait loin de la ville. Je ne me rendais donc pas au Nouga (diminutif des Nouvelles Galeries) avec des copines pour acheter des colifichets, et encore moins au café pour discuter avec elles de garçons qui ne m’auraient pas regardée. Enfin, comme l’ambiance familiale était régulièrement très tendue, j’avais appris instinctivement à m’isoler et, ainsi, à me préserver de ces drames domestiques déclenchés pour des prétextes extrêmement véniels.
Je revois ma chambre d’enfance comme si c’était hier : les rideaux orange, la tapisserie étoilée de fleurs dorées, le plancher de bois qui craquait sous mes pas, le petit lavabo et son miroir cachés par un rideau.
Au début de l’installation dans cette maison, des champs bordaient le jardin. Je pouvais observer de ma fenêtre un lièvre qui détalait, une biche qui regardait en direction du feuillage de notre mirabellier, la flamme rouge d’un écureuil qui semblait surgir du ciel. Je garde un souvenir précis de ces instants aussi exceptionnels que des miracles.
Hélas ! Toute cette nature fut détruite. Un parking de supermarché remplaça les arbres, les herbes et les animaux sauvages. La pelleteuse arrêta son massacre au ras du mur du jardin. L’espace devant mon regard s’étant rétréci, je nouai désormais contact avec ce qui était proche de moi – le platane, les tuiles de la véranda juste en dessous de la chambre, un merle noir qui visitait en hiver le rebord de ma fenêtre, sur lequel je disposais quelques miettes du pain chapardé au déjeuner.
Me considérant comme prisonnière de cet espace, je m’inventai des voyages par le biais de mes lectures. Derrière la vitre mouillée, je m’imaginais roulant en calèche sur les allées, comme si j’étais l’une des petites filles modèles échappée d’un récit de la Comtesse de Ségur. Quand j’explorai la poésie de Victor Hugo, je superposai au jardin familial la vision intérieure que j’avais du jardin des Feuillantines. Plus je me sentais calfeutrée, plus j’élargissais l’espace de mon imaginaire. Les murs que je croyais inébranlables cédaient. Assurément, la littérature m’y aidait.
Lorsque je découvris plus tard l’essai Une chambre à soi de Virginia Woolf, qui prône la nécessité pour toute femme d’avoir une chambre à elle – symbole de l’autonomie matérielle et affective -, afin de pouvoir accéder à la liberté de sa créativité, j’eus une révélation : mes séjours de solitude dans la chambre de mon enfance avaient été une bénédiction et un luxe dont beaucoup n’ont pas l’heur de bénéficier. À une époque récente, nombreuses étaient les femmes et les jeunes filles à ne pas avoir véritablement d’endroit à elles – même pas un petit bureau ou un coin de placard. Ce qui était d’autant plus la norme à l’époque de Virginia Woolf :
Les femmes ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs, elles possédaient le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l’homme deux fois plus grande que nature.
Les femmes devaient encore partager tout l’espace avec l’autre – qu’il fût un frère, un parent -, dans les logements étroits des immeubles mal insonorisés des années soixante-dix et quatre-vingt. Je pris donc conscience que je faisais partie d’une caste de fillette et d’adolescente privilégiée. L’Univers m’avait fourni l’endroit nécessaire pour me protéger.
C’est parce que j’étais recluse dans ma chambre les jours de week-end et de vacances scolaires que je commençai à écrire. Dans cette chambre naquit mon premier journal intime. Puis, les cahiers de mes poèmes se succédèrent. Je me fis la dramaturge d’un théâtre de marionnettes pour mon public composé de peluches et de poupées. J’entrepris de longues conversations avec des héroïnes qui étaient de multiples projections de moi-même. Avec un ami imaginaire, je courais sur le terrain vague d’une page vierge et de ces séances de batifolages, je gardais la trace de calligrammes, d’enjambements, de rimes alertes. Je devins le poème sautant à cloche-pied sur la marelle du papier ligné. Je réalisai qu’avec la seule plume de mon stylo, je pouvais voyager dans le temps et dans l’espace. J’avais le don d’ubiquité!
Je possède toujours mon lieu d’écriture-rien-qu’à-moi aujourd’hui : mon bureau avec ma bibliothèque, mon ordinateur, mon imprimante. Grâce à la chambre de mon enfance, je suis devenue une femme inspirée et inspirante pour ceux qui apprécient ma présence.
Je dois ajouter que le petit essai de Virginia Woolf m’a fait accéder à une autre chambre : ma chambre intérieure, celle de mon cœur où s’assoit mon âme, mon hôtesse complice, à laquelle je m’adresse dans mes confidences, afin de recueillir ses conseils. C’est pour cela qu’au milieu de mes épreuves, je crois toujours au pouvoir d’une petite lampe éclairée – celle de la foi. J’ai lu, en 2020, l’essai d’Ariane Bilheran, Se sentir en sécurité ; Comment se protéger du stress et de la peur 1, qui m’a invitée à développer ma faculté de sécurisation intérieure. Quel que soit l’endroit où je me trouve – y compris dans la chambre d’hôtel la plus inconfortable, la plus lointaine et la plus bruyante -, je peux choisir d’accéder à ma-chambre-de-toujours, en posant ma main sur mon plexus solaire, au niveau duquel j’ai ancré/encré par des mots en images ce haut lieu de paix que la psychologue Ariane Bilheran qualifie de « nid psychique » :
Même si vous êtes victime d’épreuves qui vous ont mené, par un malheureux concours de circonstances, à l’hôpital, en prison, dans un habitat précaire,
ayez à l’esprit que votre intériorité ressemble à un magnifique château que vous aurez aménagé comme bon vous semble.
affirme Ariane Bilheran.
Je peux témoigner que, lorsque l’on a appris à consolider son intériorité, on est moins assailli par les contingences de l’existence qui se manifestent la plupart du temps sous la forme d’intrusions psychiques, engendrées par des événements ou des rencontres indésirables dans nos vies. Dès que l’on respecte le nid de sa psyché, on se fortifie contre des attaques qui, par conséquent, se raréfient.
Quand je relis mes poèmes et mes journaux intimes, je m’aperçois que les chambres m’ont davantage habitée que je n’ai habité ces chambres – il en est ainsi du retour ultime à soi dans La Petite Chambre du sud ou de la traversée de toutes les chambres de la vie, à l’image de la métamorphose de mon être.
De surcroît, je dois avouer que j’ai complété ma lecture du livre Une Chambre à soi de Virginia Woolf par ma vision personnelle de l’inspiration créatrice.
En effet, si toute femme désirant être au contact de sa Muse – qui n’est autre qu’elle-même/elle-m’aime – doit bénéficier d’un endroit exclusivement personnel, je pense que l’œuvre qu’elle crée ou qu’elle projette de créer est déjà cet endroit suprême, cette supra-maison ou maison onirique, comme le disait Gaston Bachelard dans La Poétique de la rêverie. En ce qui me concerne, si je possède, certes, une chambre d’écriture et que cette chambre d’écriture vient soudain à manquer, je suis réconfortée par une certitude inébranlable : l’écriture est ma chambre. Pourquoi ? Parce que sur une page, je peux toujours m’étendre, me détendre, me poser, me reposer, rêver, rire ou pleurer à loisir et ce, n’importe où, y compris dans un lieu de transit – une gare, un aéroport, un abri de tram… Le cahier qui s’ouvre, se referme quotidiennement est ma chambre de papier – un lieu permanent, secret et solide où je ne suis jamais seule quand j’en franchis le seuil, car tous mes essais de récits, romans et poèmes – déclinés en autant de versions de Moi-Même – m’attendent fidèlement.
La définition du haut lieu dans le dictionnaire Larousse est celle-ci :
Endroit où se sont passées des choses mémorables.
Or, le papier est précisément l’endroit où s’inscrit la mémoire des choses. Le cahier – devenu livre – prolonge la mémoire des murs et de toutes les maisons de notre vie.
Je reviendrai vers ce sujet inspirant dans un billet futur.
1 Petite Biblio Payot ; janvier 2018
Géraldine Andrée
Je suis le citron pressé de la vie
Je suis la houle des blés
les méandres des champs de colzas sous la brise
Je suis l’étoile à la fenêtre
la gouache séchée sur la robe verte
le ventre de l’épeire au centre de sa toile
Je suis la médaille
l’aurore
le fétu dans l’œil de l’Autre
la botte de foin bien rangée dans la grange de grand-père
Je suis la sucette de sucre d’orge
les cuivres du quatorze juillet
l’étincelle dans la corbeille
de pommes
au soleil
Je suis la crème à la vanille
la pâte à crêpe de Carnaval
la feuille d’arrière- saison
les ailes du papillon tigré
la jonquille du sentier
une mèche de petite fille
Je suis le pissenlit entre les rails
la couronne sur la galette des rois
les bulles de la limonade servie devant l’église
la croûte arrachée de la blessure
le sang de la mirabelle trop mûre
le teint après la crise de foie
la pluie de safran sur les mariés
Je suis le raisin un peu jeune
la prune déjà rouie
la moutarde de ma fureur
ce rire amer
la rouille qui monte à la grille
la première tache de cimetière sur la main de Claire
le feu follet qui court
à fleur de terre
Je suis ces ombrelles
le long du fleuve de Chine
la flamme de la bougie
sa cire fondue dans la coupelle
l’herbe fanée sous mon pas
la crinière léonine qui pourfend l’air
un peu de joie qui subsiste
l’enthousiasme parfois quand mes projets ont un avenir
le siège en osier de l’enfant
Je suis la lampe de chevet
les grains de maïs qui crépitent
sur le brasero de la plage
le rayon qui danse dans le flacon d’encre
le crépuscule sur les toits de Provence
le cœur de la mie tendre
les carreaux de la salle d’attente
le thé qui infuse près du cahier
le cadre de ce tableau de famille adjugé vendu
le jour qui fait refleurir la tapisserie de la maison vide
Je suis l’ultime explosion du champagne
la braise encore tremblante de l’espoir
ce qui pétille irradie puis s’éteint
les confettis de la fête jonchant la terrasse déserte
la luciole qui volette
dans sa frêle lueur
le sable mouvant du temps
l’épingle d’or du souvenir
dans la nuit de la mémoire
la lune penchée sur le chagrin
et mon propre point final
qui flamboie juste un instant
avant que je n’accepte
de le voir disparaître
irrémédiablement
emporté par la phrase
de ce poème
qu’il achève
de lui-même
Géraldine Andrée
Quand j’étais enfant, puis adolescente, aimer la vie n’allait pas de soi. Je n’osais pas être heureuse, car à la joie succédait souvent une secousse émotionnelle pour des fautes bien vénielles, par exemple, un verre renversé ou brisé.
Dans mon esprit, tout bonheur se payait.
C’est en écrivant que j’appris à m’abandonner à la joie d’être.
Je ne sais plus comment me vint l’idée d’écrire. Je revois seulement mon cahier ouvert sous la lampe de la cuisine et un poème composé en lettres de couleur.
Lorsque j’atteignis l’âge de treize ans, je découvris le plaisir de demeurer en ma propre présence – celle qui sait pour moi – dans un journal intime.
Sur ma machine à écrire Royal, je fis parler tous ceux qui étaient privés de parole – les arbres, les fleurs, les animaux, les objets. Mes mots devenaient leurs yeux.
Puis je racontai dans des nouvelles les aventures singulières d’une héroïne qui semblait descendue du ciel, sans prendre conscience encore que cette héroïne qui franchissait tous les obstacles, c’était moi, la femme résiliente, accomplie déjà.
Quand je fis l’expérience du deuil, de l’abandon ou du rejet, je fus le témoin du pouvoir magique qui résidait en moi, puisque j’étais capable de transformer, par un poème, un chagrin en jardin, ma solitude en fontaine. Je pouvais même faire entrer dans mon cahier ouvert le flocon d’un pollen, échappé d’un printemps depuis longtemps passé, et d’en reconstituer le vol, par quelques strophes alertes.
Plus tard, après une violente rupture amoureuse, je me laissai, la veille, de petits mots près de ma tasse que je lisais au matin, avant de partir au travail : « Prends soin de toi ! », « Tu es courageuse, ma chérie ! », « Vas-y ! Tu en es capable ! », « Tu es formidable et pleine de ressources ! ». Je les recopiai tous dans mon carnet intime. Je m’envoyai également des lettres comme si j’étais mon amant, et que je réunis dans un recueil bleu.
Je pris l’habitude de tenir un carnet de gratitudes sur lequel j’inscrivais tous les petits présents reçus de l’existence, même si la journée avait été mauvaise. Un seul rayon de soleil dans un ciel maussade était signifiant.
J’en suis à présent certaine :
c’est en écrivant que j’aime non seulement ma vie, mais aussi la Vie qui va de soi, en partant de moi.
Et c’est en aimant ma vie que la Vie s’écrivit à travers moi,
jusqu’à aujourd’hui.
Géraldine
Si tu souhaites prolonger ce billet avec la lecture audio, c’est ici !
Pour reprendre le fil de ta vie, il t’importe de faire de ton journal un espace où tu t’appartiens, où tu peux dialoguer avec toi-même en toute confiance et prendre tes décisions en toute sécurité. Et, afin que tu reprennes ton pouvoir, il est judicieux que tu fasses preuve de discernement dans la distinction entre le Bien et le Bon.
C’est
Faire le Bien se fait souvent au détriment de ton propre bien-être.
Faire le Bien est une demande qui émane de l’égo, du mental ou du Sur-Moi selon les psychanalystes. Aller, par exemple, aider un ami à déménager alors que tu es déjà si fatigué… Aller garder les enfants de ta sœur, même si tu voulais finir ton livre préféré dans un bon bain… Rendre visite à Claude, bien que Claude et toi, vous n’ayez aucun point commun et que tu préfères continuer à rédiger ta thèse.
Faire le Bien sert à te donner bonne conscience !
Tu t’encombres de valeurs désuètes, embarrassantes et hétéroclites, de fidélités qui ne te sont aucunement bénéfiques, de loyautés qui te conduisent à te trahir, d’objets dont tu ne vois guère l’usage, de gens qui ne te respectent pas.
Il n’y a pas de honte ! Moi aussi, je suis passée par là !
C’est pour cela que je te propose un petit exercice qui te permettra d’y voir plus clair.
Trace deux colonnes dans ton journal.
Ensuite, instaure un dialogue théâtral dans le cadre de ce trio : toi, et les rôles du Bien et du Bon dans ta propre vie.
Ce dialogue doit se fonder sur deux questions fondamentales :
Les réponses peuvent être diverses : se sentir approuvé, intégré, aimé, obtenir la sécurité financière…
Généralement, ton intérêt supérieur – c’est-à-dire celui de ton âme – se dégagera très vite. C’est l’intérêt qui participe à ton épanouissement spirituel sur cette terre, au développement de tes potentialités, au déploiement de tes ailes… afin de mieux servir le monde !
Dans ce dialogue intérieur qui mettra en scène les voix du Bien et du Bon, tu pourras voir clairement le dilemme, voire la violente confrontation, qui se joue en toi.
La voix du Bien peut être autoritaire, dissuasive. N’abandonne pas la partie. C’est le mental qui se révolte ou le Surmoi qui peut être assimilé à la figure d’un parent despotique. Prends en compte tous les arguments de ce dernier.
Puis trouve des arguments calmes et tout aussi organisés pour le contrecarrer en douceur. Progressivement, le mental perdra son emprise, cédant les rênes à ton intérêt supérieur.
La Voix du Bien – Comment ? Tu n’es pas en mesure de voir Colette aujourd’hui ?
Tu sais pourtant qu’elle a toujours pu compter sur toi ? Quelle égoïste tu es !
La voix du Bon – Je suis allée voir Colette, la semaine dernière. Colette est une adulte qui a toutes les ressources pour prendre soin d’elle ! À mon tour de prendre soin de moi chez l’esthéticienne ! Je me sentirai ensuite mieux dans ma peau et serai contente de retrouver Colette pour partager un bon moment avec elle…
En déroulant des arguments solides pour faire taire la voix du parent tyrannique, tu renoueras contact avec ton intimité, le jeune enfant qui demandait secrètement à jouer. Et c’est la sagesse qui reprend le dessus sur la folie ; la santé qui vainc la maladie. Le monde pourra ainsi profiter de ton bien-être retrouvé et t’apparaîtra beaucoup plus sécurisant dans une interaction équilibrée entre donner et recevoir. De ce fait, les besoins d’approbation, d’amour, d’intégration, d’abondance seront pleinement comblés par toi-même (m’aime), puis, naturellement, par les autres.
La Vie nous veut du Bien. Encore faut-il que nous entrions en contact avec notre bonté profonde.
Quoi de mieux justement que la maïeutique offerte par le journal intime pour révéler cette intimité de soi avec soi, afin que nous puissions ensuite œuvrer avec empathie à l’extérieur de soi ?
Géraldine Andrée
Je me suis fabriqué une tasse de papier
que je vais remplir de petits mots
au fur et à mesure
que ma vie
s’écoulera
Et voilà
© Géraldine
Je n’ai pas d’autre prétention
pour cette année deux-mille-vingt-cinq
que d’être fidèle à ma résolution
de faire refleurir l’ancien jardin
avec les mots de chaque matin.
Géraldine