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Témoignage de résilience : Comment l’écriture m’a sauvé la vie

Un atelier d’écriture à emporter partout avec soi

What’s your story ? J’écris ma vie. Tome 1. Petit guide pour être l’auteur de sa vie.

En ces temps troublés, je souhaite évoquer ce petit livre que j’ai écrit pendant la période du confinement.

À cette époque, j’ai éprouvé le besoin intense de mettre à profit les outils d’écriture résiliente que j’expose dans ce petit ouvrage de 86 pages, que l’on peut facilement glisser dans sa valise, entre chapeau et lunettes de soleil.

Parce que depuis 2020, rien n’a changé, que tout a même empiré et qu’il devient de plus en plus urgent d’explorer ce pays souvent inconnu de soi : soi-même avec ses ressources, ses potentialités créatives, ses aptitudes à la résilience.

Au lieu de compter sur l’extérieur pour être heureux, on peut compter sur la richesse que l’on possède au fond de soi. Et si l’on veut bien s’y aventurer, on constatera que ce puits de richesses est un puits sans fond, chaque jour renouvelé.

Avec un simple stylo, extirpons nos trésors.

Comme le déclare Gandhi,

L’écriture quotidienne nous aide à nous métamorphoser intérieurement. En changeant la perception de soi, elle change notre regard sur le monde. Et donc, nécessairement, le monde change – devenant le reflet de notre propre regard.

J’enseigne dans ce petit ouvrage des techniques simples qui permettent cette auto-découverte, durable et profonde.

Vous n’avez besoin pour seul matériel d’application que de votre cahier et de votre stylo préférés.

Un prochain livre est en préparation. Il développera les notions d’écriture thérapeutique abordées dans cet ouvrage en articulant plus longuement théorie et pratique.

Je vous livre la Préface de ce premier tome, également disponible, pour la version en e book à la Fnac :

https://www.fnac.com/livre-numerique/a20511891/Geraldine-Andree-J-ecris-ma-vie

Mon témoignage

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Actualité

Le livre Broché du Bleu de menthe du silence, édité avec le Soupir du temps, est arrivé !

À toi, ma mère

qui m’as appris à être le témoin
dès l’âge de sept ans
de la floraison
de corolles
singulières,

celles du silence,

sous la lampe du soir,
lorsque tu me lisais
à voix basse
des vers
de Maurice Carême.

Que ce recueil
aujourd’hui,
à l’heure où tu as rejoint
le silence outre-terre,
en soit le bouquet.

Géraldine Andrée

Ce recueil de poèmes rassemble des textes intimistes écrits pendant sept années, dont un qui fut unanimement primé, La Petite Chambre du Sud, et qui donna l’un de ses vers comme titre à ce recueil. Pour Géraldine ANDRÉE, écrire de la poésie consiste à « écouter le frémissement d’une aile en chaque silence ».

« Au cours de cette promenade immobile
cueillir le bleu de menthe du silence
puis converser avec la solitude
loin très loin dans la petite chambre du Sud »

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Les droits d’auteurs dans une biographie écrite par un écrivain biographe

Car le droit respecté par tous garantit le respect de chacun
Géraldine Andrée
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Comment se passe l’écriture d’une biographie de la peau à la page ou de l’écriture à la cicatrice ?

Géraldine ANdrÉE
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Si je devais me décrire à quelqu’un…

Proposition quotidienne de rédaction
Comment vous décririez-vous à quelqu’un ?

Je suis toujours surprise, quand les gens font leur autoportrait, de la manière avec laquelle ils se décrivent, c’est-à-dire en assimilant ce qu’ils font à ce qu’ils sont : « Je suis médecin, je suis garagiste, je suis maîtresse d’école, je suis infirmière… ».

Dans ce billet, pour changer l’ordre établi, je vais me décrire par ce que je déteste et ce que j’aime.

Je Déteste

  • Mettre des sandales et être surprise par l’orage. L’eau des trottoirs qui charrie ses saletés mouille mes pieds, quelle horreur !
  • Le crissement d’un sachet de pop-corn quand je regarde un film. Exaspérant !
  • Le bourdonnement de la tondeuse du voisin qui entre dans ma lecture
  • Une fleur qui s’incline un peu plus chaque matin avant de se faner
  • Quand toute la louche de pâtes se déverse dans mon assiette. Je me dis alors : Zut ! Il faudra que je me pèse demain !
  • Mon croque-monsieur que je me faisais une joie de savourer brûlé dans la poêle
  • La couronne du cône glacé qui tombe dans mon décolleté
  • Un sourire qui en dit trop sans rien révéler
  • Des collants que j’ai payés très cher, hélas filés au bout d’une journée
  • Une araignée qui s’échappe d’une couverture
  • Un mauvais horoscope pour la semaine car cela me gâche d’avance cette semaine et la veille du week-end, je pense que l’horoscope avait raison

J’Aime

  • Partir à l’aube dans le soleil d’une rue majorquine pour aller m’acheter mon parfum à la rose de Givenchy
  • Écrire jusqu’au cœur du silence qui me fait entendre le battement de mon cœur
  • Quand c’est le soleil qui se charge d’entourer les mots de ma page. Je laisse ainsi à la lumière le soin de sélectionner l’essentiel
  • Prendre un long bain. Et lorsque l’eau refroidit, rajouter de l’eau chaude tandis que je lève mon livre pour ne pas le mouiller
  • La tempête qui cogne contre le velux pendant ce bain
  • Allumer la lampe, laisser infuser le thé pendant que je mange un pancake au miel
  • Les courgettes… Et encore les courgettes… Sous toutes les formes… Gratinées, en purée, en ratatouille, en rondelles
  • Un chien qui croque une carotte
  • Un poème bref qui me laisse grande impression
  • Voir le soleil se coucher à Damas et rencontrer la première étoile
  • Attendre l’amant dans un petit café tandis qu’il commence à neiger. Et me dire qu’Il s’annoncera par la trace de ses pas

Toutes ces listes ne sont pas exhaustives…

On pourra dire tout ce que l’on veut de moi : sensuelle, impatiente, trop gourmande, peut-être même avide… de vie surtout…

Je suis un peu tout cela et rien de tout cela à la fois.
Je suis, c’est Tout.
Et lorsque des gens veulent écrire leur vie avec ma plume, je les invite à être à la fois ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas, changeants comme l’instant, mouvants comme les ombres de leurs mains.

Géraldine Andrée

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Noyau de pêche 10

Où partir
cette année ?
En toi

Géraldine Andrée

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Cimetière marin

Le 14 avril 1912, à 2 heures 20, après avoir heurté un iceberg, coule au large de Terre-Neuve le RMS Titanic censé relier Southampton à New York, emportant dans son naufrage 1520 victimes.

Entre le 18 et le 22 juin 2023 – soit un siècle après, avec une certaine concordance de dates à une année et deux mois près -, implose aux abords de l’épave Le Titanic, le sous-marin Titan, tuant cinq personnes.

Comme le déclare le cinéaste James Cameron, auteur du célèbre film Le Titanic, que de ressemblances entre les deux drames…

En effet, l’impréparation que cache un orgueil démesuré, la folie de l’argent, le désir d’impressionner le monde sont à l’origine de ces deux tragédies.

Quelle étrange coïncidence également entre les deux noms : Titanic et Titan !

La nature livre encore une fois une cruelle leçon à l’homme. Que celui-ci ne se lance pas à la conquête de son immensité par pure vanité car ses ambitions ne sont rien face aux impitoyables lois des éléments et de la physique.

L’endroit au large de Terre-Neuve où se sont produits les deux drames (41°46’00 nord/50°14’00 ouest) ne pardonne pas l’amateurisme et la prétention. Il punit très sévèrement l’impréparation que masquent des noms présomptueux comme Titanic/Titan ainsi que la cupidité et le goût pour l’ostentatoire.

D’aucuns disent que c’est spécifiquement à cette latitude et longitude où a sombré le Titanic que le royaume de l’Atlantide a été englouti.

Malédiction ?

Il est vrai que cet endroit posséderait toutes les caractéristiques d’un lieu mystique comme Shamballa dont on ne peut s’approcher qu’avec humilité – incluant la préparation et donc la compréhension et l’acceptation d’une force qui nous dépasse. Après tout, nous ne sommes que des mortels…

Aujourd’hui, aux 1520 victimes de 1912, il faut en ajouter cinq encore – cinq victimes dont on ne retrouve pas les corps, comme pour les victimes du Titanic.

Parmi les victimes, l’océanographe français Paul-Henri Nargeolet qui a dédié toute sa vie au Titanic, récupérant au cours de chacune de ses missions, tel un archéologue, des traces mémorielles, figées à l’instant même du drame : assiettes, divers objets tombés de leurs étagères lors de la chute du paquebot…

Il a, en outre, patiemment reconstitué le frêle fil de l’encre des lettres écrites par un amoureux à son amoureuse, préservées dans le cuir d’une valise, ainsi que les lignes des portées d’une chanson. Il a remonté vers le ciel ces histoires intimes qui, sans sa passion, auraient été condamnées à l’oubli des profondeurs.

Quelques jours avant sa disparition, Paul-Henri Nargeolet a affirmé qu’il doutait de la solidité du sous-marin Titan mais il est descendu, toujours aussi fasciné par la beauté de l’épave.

Il a désormais rejoint sa légende pour qu’enfin

« sur l’abîme, un soleil se repose.« 1

1 Paul Valéry, Le Cimetière marin

Géraldine Andrée

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L’enfant retrouvé

À l’heure où les messages pour la Fête des Mères débordent sur les réseaux sociaux, je tiens, ce soir, à m’adresser dans ce post à toutes les femmes qui ne se sentent plus ou pas mères pour différentes raisons :

-Leurs enfants ne leur parlent plus et ont coupé les ponts avec elles

-Leurs enfants sont partis à l’autre bout de la terre et ne leur donnent des nouvelles que très rarement

-Leurs enfants leur ont été enlevés

-L’un de leurs enfants, malade, dans le coma, drogué, dément, ne les reconnaît plus

-L’un de leurs enfants est décédé

-L’un de leurs enfants n’est pas né ou ne peut être conçu

Le savez-vous ? L’impossibilité ou la perte d’un enfant ne fait pas perdre à une femme sa capacité (ou son don, son talent) à être mère.

Soyez à la fois pour vous-même la mère et l’enfant.

Remplissez-vous de votre propre enfance. Renouez contact avec l’enfant intérieur qui attend patiemment en vous votre reconnaissance.

Concrètement, comment ?

-Ouvrez grand un cahier et dessinez ensemble. La main gauche, la main enfantine, pose les encres. La main droite, la main maternelle, dessine les traits. Et voilà une maison, une grille bordée de fleurs, un chemin secret qui tremble…

-Écrivez vos dialogues à deux sur tout et rien : Où va, ce nuage Maman ? – Vers une autre fenêtre où tu regardes… Conversez face à cette fenêtre. Que voyez-vous ? Un hippopotame ailé ?

-Allez ensemble à la boulangerie, à la plage, au Musée des Oiseaux

-Sautez dans les flaques puis démarrez la machine à laver en vous grondant tendrement : Cela suffit pour aujourd’hui ! Mais on recommencera demain, promis !

-Faites de la pâte à modeler, donnez un visage comique aux monstres qui vous tourmentent

-Remplissez la salle de bain de bulles de savon

-Cuisinez un plat de votre enfance bien gras, bien sucré et régalez-vous jusqu’à l’écœurement

-Recopiez dans votre journal intime avec votre main la moins habile un poème de Maurice Carême

La liste est loin d’être exhaustive.

N’oubliez pas : une bêtise, un grain de folie peuvent vous donner accès à vos rêves.

Entrez par toutes les portes que votre chagrin vous avait interdites.

C’est ainsi que vous donnerez vie à votre vie.

@L’Encre au fil des jours

@Géraldine Andrée

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Le lait bleu

À l’heure où les messages pour la Fête des Mères débordent sur les réseaux sociaux, je tiens, ce soir, à m’adresser dans ce post à tous ceux qui se sentent délaissés par cette fête parce qu’ils sont délaissés par leur mère et ce, pour différents raisons :

-À tous les enfants nés sous X qui méconnaissent le nom de leur mère

-À tous les enfants écartés de leur mère pour cause de maltraitance

-À tous les enfants incompris, abandonnés physiquement et/ou psychiquement par leur mère

-À tous les enfants qui n’ont pas eu « une mère suffisamment bonne » selon l’expression du pédiatre Winnicott

-À tous les orphelins

-À tous les enfants dont la mère est malade, placée

-À tous les enfants qui ne reconnaissent plus leur mère partie très loin d’eux, pour le pays d’Alzheimer

Le savez-vous ? Nous intériorisons tous, quelle que soit notre enfance, une mère idéale pour soi.

Aussi, créez-vous votre propre Fête des Mères en vous désignant une mère parmi les personnes, stars qui vous inspirent. Notez son prénom sur un cahier et adressez-lui une lettre de gratitude dans laquelle vous décrivez comment et pourquoi cette personne est une mère spirituelle pour vous.

Et soyez aussi votre propre mère. Nourrissez l’enfant intérieur qui est en vous au lait bleu.

Qu’est-ce que le lait bleu ?

Le lait bleu est ce qui nourrit votre âme.

Il y a le lait bleu de l’encre

le lait bleu de la gouache

le lait bleu d’un poème

le lait bleu d’un ciel d’été sur un tableau

le lait bleu de la musique

le lait bleu des prochaines vacances

le lait bleu de votre propre joie à exister

le lait bleu de votre pouvoir personnel à enfanter et à allaiter – un enfant, un rêve, un projet…

Quel est votre lait ? Qu’est-ce qui vous fortifie ?

En vous le donnant, vous vous placerez en toute confiance sur le sein de la Vie.

@L’Encre au fil des jours

Géraldine Andrée

Publié dans Actualité, Ecrire pour autrui

Le prix d’une biographie