Publié dans écritothérapie, Ecrire pour autrui, Le corps de l'écriture, Récit de Vie

Écrire sa Biographie : Le Pouvoir de la Mémoire Sensorielle

La magie de l’écriture biographique : Pensez sensoriellement

Vous initiez le projet d’écrire votre biographie avec moi ? Pourtant, vous êtes craintif à l’idée de commencer l’écriture. Vous vous sentez submergé, en effet, par tout ce dont vous devez vous souvenir : dates et lieux de naissance, années des principales étapes de votre vie, noms des emplois et fonctions que vous avez occupés, listes de tous les membres de votre famille (il ne faut en oublier aucun, sinon, ils le prendraient mal…).

La biographie s’ancre ici dans votre mental, avec ce désir de contrôle et de perfectionnisme.

Et si nous appréhendions ensemble une autre manière d’écrire votre vie ?

Et si je vous disais qu’il y a en vous une mémoire bien plus fidèle que celle que vous tentez de solliciter ( car il existe toujours des trous, des oublis, des erreurs et c’est bien ainsi), une mémoire que vous ne pouvez diriger puisqu’elle suit son propre flow, une mémoire qui est la sœur de l’intuition et l’amie de l’inconscient, une mémoire que vous n’allez pas chercher, extirper mais qui vient à vous spontanément, telle une enfant joueuse ?

Cette mémoire, c’est la mémoire sensorielle, relative aux cinq sens. Laissez-vous guider par Elle ! Laissez-vous guider par ses ailes. C’est ainsi que je pourrai être la plume pour votre voix.

Bien sûr que nous pourrons utiliser dans notre démarche d’écriture commune toutes les données que vous avez récoltées (fiches d’état civil, extraits d’actes de naissance et de décès, arbre généalogique, photos, coupures de journal, extraits de journaux intimes, diplômes…). Mais nous intègrerons ces données extérieures dans l’élaboration de votre livre de vie dans un second temps.

Dans un premier temps, nous allons accueillir la récolte d’instants que vous offre la mémoire des sens. Je vous aiderai à être dans cet état total d’accueil, de réceptivité.

Fermer les yeux, respirer, écouter une musique relaxante avant de démarrer la séance d’écriture. Je mets souvent en pratique ces outils de programmation neurolinguistique parfaitement adaptés à toute démarche créative et thérapeutique.

Qu’est-ce que la programmation neurolinguistique ?

C’est une boîte à outils de communication qui vous met en contact avec le langage de votre inconscient, langage sensoriel, onirique où l’association d’images et de sensations vous permet de puiser en vous les ressources résilientes et créatives nécessaires à votre guérison psychique. Ainsi, les émotions de base – tristesse, peur, colère, joie – se traduiront par différentes touches sensorielles que vous nommerez avec des termes précis, ceci afin de construire votre vérité personnelle, reliée aux multiples vérités d’autrui – car il y a autant de vérités que de subjectivités.

Un langage intellectuel, né du mental, est non seulement abstrait, mais aussi ennuyeux, car il vous sépare de votre ressenti premier. Ainsi, vous êtes déconnecté de la réalité de ce que vous éprouvez.

Utiliser le langage sensoriel dans l’écriture biographique vous aidera non seulement à percevoir votre réalité, mais aussi à la définir. Par conséquent, la biographie sera le reflet de qui vous êtes. Le livre sera non seulement le miroir de votre vie, mais aussi de votre âme.

Concrètement, comment procédons-nous en entretien ?

Nous partons d’une scène de votre vie, qui se présente à vous, dont vous vous souvenez sans faire d’effort particulier et nous allons y entrer ensemble comme dans un tableau vivant, un tableau qui s’apprête à s’animer sous vos yeux et dans tous vos canaux sensoriels :

Que ressentez-vous ?

  • Où êtes-vous ? Quel est le décor ? Citadin ? Rural ? Dans un jardin, une maison, une chambre, un grenier ? Sur un quai de gare ? Dans une cour d’école ?
  • Quand la scène se déroule-t-elle ? C’est le moment d’évoquer la saison avec sa végétation, sa météorologie ; l’heure de la journée (aube, midi, crépuscule) avec ses ombres et ses lumières…
  • Qui êtes-vous ? Un enfant ? Un adolescent ? Un adulte ? Comment êtes-vous habillé ? Si vous deviez vous prendre en photo, là, à cet instant, quelle humeur liriez-vous sur votre visage ? Celui-ci est-il triste ? Souriant ?
  • Que faites-vous ? Avec quels gestes ? Quels objets ?
  • Êtes-vous entouré ou seul ? Si vous n’êtes pas seul, qui vous accompagne ?

Une fois que nous avons campé la scène, je vais vous aider à rejoindre la personne que vous étiez, non seulement à aller à sa rencontre, mais aussi à redevenir cette personne.

Nous partirons du sens qui prédomine, c’est-à-dire à partir duquel vous appréhendez le réel et, dans le cadre de notre projet, la réalité du souvenir.

Souvent, c’est le sens de la vue, mais la démarche est la même pour les quatre autres sens et le sens kinesthésique (associé au mouvement).

Doucement, vous vous remettez dans le corps et dans le canal sensoriel le plus développé de votre ancien Vous agissant dans cette scène du passé.

  • Que voyez-vous ? Quelles couleurs ? Quelle lumière ? Est-elle vive, pâle ? Continue, discontinue ? Stable, fugace ? S’agit-il d’un clair-obscur ? Y a-t-il des particules qui obscurcissent cette vision (poussières, sciures, graminées, flocons…)
  • Qu’entendez-vous dans cette vision ? Les sons sont-ils agréables, désagréables ? Graves, stridents ? Sifflants ? Sont-ce des chuchotements, des bruissements, des murmures, des écoulements ? Sont-ils durables, intermittents ?
  • Quelles odeurs sont associées aux couleurs et aux sons ? Le sens de l’odorat est relié à l’inconscient : sont-ce des senteurs, des fragrances, ou, au contraire, des puanteurs ? Parfum fleuri, épicé, subtil, suave, envoûtant, enveloppant… Les adjectifs nous aideront à caractériser ces perceptions olfactives.
  • À l’odorat s’associe souvent le toucher : haleines, souffles, brises… Caresse ou contact brutal… Approche d’un tissu qui se froisse et qui révèle la senteur de la lavande… À ce stade, les sens se mêlent dans votre souvenir.
  • Le goût est le sens associé à celui de l’enfance : sucré ou salé ; doux ou aigre ; doux-amer ; fade ou pimenté… Friandises, mie de gâteau, de pain… Croûtes de sablé qui crépitent… Pâtes fondantes ou croquantes… La sécurité passe par la bouche ; c’est le premier sens satisfait dès la naissance, lorsque l’enfant tète le sein de sa mère.

Une synesthésie (correspondance entre les sensations) montre que le processus de la mémoire est en route.

C’est à partir de cette synesthésie que nous pourrons dégager l’émotion dominante de la scène :

Comment se traduisent sensoriellement :

  • la joie et ses variantes : le bonheur, la gaieté, l’allégresse, l’exaltation, l’enthousiasme, l’extase…
  • la peur et ses synonymes plus ou moins forts : appréhension, angoisse, anxiété, effroi, terreur…
  • la tristesse avec toute sa lexicalité : peine, chagrin, regret, remords, désespoir, désarroi, détresse, dépression…
  • la colère avec toutes ses hyperboles : rage, rancœur, fulmination, fureur, courroux, emportement, irritation…

Les manifestations physiques peuvent également être traduites :

  • la légèreté, le rire pour la joie.
  • la chair de poule, le frisson pour la peur.
  • le cœur qui pèse dans la poitrine, le manque de force, la lassitude pour la tristesse.
  • les poils qui se hérissent, le sang qui cogne dans les tempes pour la colère.

Quelle que soit la date à laquelle se situe la scène à écrire, elle met votre Moi actuel en lien avec votre Moi ancien dans le cadre de cet épisode marquant sur le plan mémoriel. Or, tout ce qui est marquant doit être marqué sur le papier. Tel est l’enjeu de l’écriture biographique.

Voici un exemple concret d’extrait biographique en lien avec la réminiscence sensorielle :

« Mon premier parfum, c’est Paris d’Yves-Saint-Laurent que je me pulvérisais en abondance dans mon écharpe de laine lorsque j’étais étudiante ; un parfum de femme mûre quand j’y songe.

Mais le vrai parfum, celui qui m’a fait entrer dans ma vie de jeune femme, c’est Maroussia, Moscou-Paris de Zlava Zaïtsev. Je me suis tout de suite éprise de son nom slave et de ses notes de rose, de citron, de santal.

Dès la première pulvérisation, il exhale une envoûtante senteur d’encens qui imprègne mes cheveux, mon col, mon manteau.

Je me souviens de son petit flacon pourpre posé sur ma table de nuit d’appoint dans mon premier studio, flacon coiffé d’un bouchon qui a la forme d’un dôme oriental.

Pendant longtemps, je l’ai oublié pour d’autres parfums – Jean-Paul Gauthier, Givenchy, Lancôme…

Mais aujourd’hui, je l’ai retrouvé avec la même joie qu’autrefois, comme si je n’avais pas vieilli. Il m’offre la même fragrance ensorcelante et je crois que ma peau a toujours vingt-cinq ans.

Je peux affirmer que c’est le parfum de ma vie. Il m’a accompagnée lors de ma première rentrée dans une salle de classe en tant que professeure. Et je dois avouer que c’était d’abord lui qui me transportait lorsque cet amant marié détachait ma bretelle de bustier.

Quand je traversais la ville en bus , le lendemain de ce cinq-à-sept – j’ai toujours devant les yeux ce panorama d’usines grises et désaffectées, ce cortège d’immeubles de banlieue, ce défilé des eaux brunâtres du canal -, le parfum de Moscou me consolait. Je m’en baignais le visage en plongeant mon nez et ma bouche dans l’échancrure de mon pull de laine.

Je savais alors qu’il existait un ailleurs bien plus beau, bien plus chaud et bien plus vaste que cette petite ville nordique dans laquelle je travaillais et croyais aimer un homme.

L’espace d’un instant, m’apparaissait la vision fulgurante d’une vasque orientale au milieu de carreaux de faïence bleue. Au bord de cette fontaine, je pouvais me reposer de la journée que j’allais passer – exilée dans une vie qui n’était pas la mienne mais qui était celle d’un aïeul depuis longtemps disparu et que je m’imposais pourtant par devoir inconscient de loyauté. »

Dans cet extrait, le sens dominant est le sens olfactif. Comme dans Le Parfum de Charles Baudelaire ou À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, c’est l’odorat qui ouvre les autres canaux sensoriels, comme la vue, le toucher. La senteur qu’exhale le flacon de parfum est directement reliée à des sentiments tels que la nostalgie, le désir d’évasion dans cette ville où la narratrice a été mutée malgré elle. De même, cette senteur la réconforte toujours, même si elle la renvoie à une période d’amours clandestines, vécues douloureusement, parce qu’elles ne pouvaient combler sa solitude. C’est par le parfum que la mémoire apporte l’exact souvenir de l’exil de cette jeune femme qui se sent si étrangère, si étrange dans cet espace-temps où elle s’est égarée.

C’est donc par la touche olfactive que s’ouvre cette autobiographie qui relatera un parcours initiatique, tant sur le plan physique qu’émotionnel, professionnel que sentimental, le but de l’écriture étant de déjouer le déterminisme transgénérationnel qui a conduit la narratrice à vivre une vie qui n’est pas la sienne.

Bien sûr, il est plus difficile de voyager à travers des sensations douloureuses. Pour cela, l’ancrage d’un paysage-ressource s’avèrera d’une aide précieuse.

Nous pourrons imaginer un paysage dans lequel vous vous sentez bien, un paysage rêvé ou réel. Ce peut être

  • au bord de la vasque précédemment décrite : entendez le chant de l’eau, comptez les notes des oiseaux, respirez les parfums de la rose, touchez la fraîcheur du carrelage, goûtez le fondant d’une figue…
  • dans un jardin dans lequel vous pouvez placer autant de feuilles, de fleurs, de fruits, de sentiers que vous le souhaitez.
  • dans un désert : quel bruit fait le vent lorsqu’il balaie le sable ? Avez-vous des grains sur votre visage, dans vos cheveux, vos yeux ? Voyez comme les traces de vos pas s’inscrivent de manière éphémère dans les dunes.
  • dans une maison de vacances : il n’y a pas de lieu plus intime pour ressentir la chaleur d’être en sécurité, la fragrance des plats, la couleur des pièces, le silence ou les voix entremêlées, la laine des couvertures.
  • dans une chambre au cœur d’une grande métropole, manière d’explorer les bruits lointains, les lueurs de la ville, le goût du thé, le contact de la main sur le cahier.

Une fois que ce paysage-ressource est défini (le paysage-ressource est un paysage dans lequel vous puisez toute la sérénité nécessaire), vous l’ancrez dans un endroit de votre corps (le plus souvent, au niveau du plexus solaire), puis, une fois que vous serez bien en sécurité dans ce paysage, nous encrerons les sensations de vos épreuves sur le papier.

L’écriture participe ainsi à un mouvement profondément libérateur de l’intérieur vers l’extérieur, et qui vous donnera accès à votre immense richesse psychique, dont le livre de votre vie sera le fidèle reflet.

Géraldine Andrée

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Ma proposition d’un guide Complet pour Écrire Votre Biographie Personnelle

Je suis une plume pour votre voix

Les différentes biographies que nous pouvons réaliser ensemble

Le tableau de votre vie

Comme il n’y a pas qu’un seul parcours de vie, il n’y a pas qu’une seule façon d’écrire une biographie. Il existe autant de possibilités biographiques que de chemins de vie. La rédaction d’une biographie ressemble à la composition d’un tableau qui prend forme, touche après touche. Son achèvement permet de voir l’harmonie de la vision d’ensemble. Comme le peintre peut utiliser tous les types de couleurs, de matières, de techniques, je vous propose de multiples façons de mettre en livre votre vie. Ainsi, vous aurez déposé votre essence dans cet ouvrage qui reflètera fidèlement votre âme.

La biographie au fil de votre vie

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

C’est la biographie classique où vous racontez votre vie dans un ordre chronologique, une vie avec toute la diversité de ses expériences, toute la palette de ses émotions, où joies et chagrins, bonheurs et pertes s’entremêlent. Pour cette raison, je peux vous proposer l’insertion d’une structure thématique.

Je vous renvoie pour cela à ma page sur La biographie thématique.

Bernard B.

« Bonsoir,

Notre livre a eu beaucoup de succès. Nous avons donné un exemplaire à chacun de nos enfants. Tous ont beaucoup aimé et ont trouvé cette idée formidable. Ils ont beaucoup apprécié le ton poétique que vous donnez à nos écrits.

Merci encore Madame et bonne continuation. »

La Vie nous regarde

Anne-L.J.

« Bonjour, Mme Muller

Encore merci pour votre travail. Mamie est ravie du rendu et du travail accompli.

Vous allez encore faire des heureux, c’est certain. Ils ne s’en rendent peut-être pas encore complètement compte en cours de parcours. Mais vous nous fournissez des trésors.

Je garde le mien précieusement.

Merci.

Bonne continuation et au plaisir ! »

La biographie spirituelle

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

Expérience de mort imminente, rencontre avec un défunt, conversation avec son ange gardien, développement d’un don médiumnique, d’un talent hors du commun, régression dans une vie antérieure… Je suis à votre écoute pour que l’énergie de votre âme passe par ma plume, afin de venir s’incarner dans votre œuvre qu’est le récit de votre expérience.

Je vous renvoie pour cela à ma page sur Écrire sa Biographie Spirituelle : Un Voyage Intérieur.

Marie-Hélène F.

« Je viens témoigner ici d’un parcours d’écriture où j’ai été accompagnée d’une manière sécurisante, combative, énergique et parfaitement bienveillante !
Géraldine a su me guider sur de longs mois pour mettre au monde un beau bébé livre qui attendait de voir enfin la lumière !

Merci infiniment, gratitude infinie envers toi, Géraldine, pour cet accompagnement sans faille!

Merci infiniment !

Ton professionnalisme, ton âme, ton cœur vaillant, ta générosité ont revivifié nos âmes pour toujours car notre livre éclairera pour toujours les générations à venir !

Merci pour ce livre que tu m’as aidé à mettre au monde : il est une clé d’or!!!!

Un immense merci !
Bravo! »

En suivant l’Ariadne : Dans le jardin de Dominique et Joséphine

RCF Corsica – En suivant l’Ariadne

En suivant l’Ariadne

La biographie thérapeutique

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

Une vie sans épreuve est rare. Notre existence se peut se retrouver bouleversée du jour au lendemain, d’un instant à l’autre… Abus, harcèlement moral, manipulation par un pervers narcissique, toutes les formes d’emprise, chômage, divorce, accident, survenue d’un handicap, annonce d’une maladie… Il arrive que notre vie se casse, tel un vase. Écrire son épreuve permet, dans un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, de déposer ses émotions sur la page et de reconstituer son unité psychique dans un livre qui deviendra la trace de cette guérison. L’écriture d’un livre de vie participe au processus de résilience.

Je vous renvoie pour cela à ma page sur L’autobiographie thérapeutique et à ma page sur Les épreuves d’une biographie.

Agnès M.N.

« Il a osé… Merci à L’Encre au fil des jours, merci à Géraldine Muller pour sa collaboration avec mon fils. »

Je vous parle avec mon cœur : Récit de ma résilience

https://www.estrepublicain.fr/culture-loisirs/2022/11/01/axel-menard-burgun-combat-espoir-et-resilience-face-a-la-dyslexie

La biographie hommage

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

Un livre est l’espace sacré où vous pouvez rendre hommage à ce qui a été cher à votre cœur et que vous avez perdu. Que ce soit un ami, amoureux ou parent proche, un animal, un objet ou même un lieu (comme une maison, un jardin), votre voix passera par mon cahier pour redonner vie à vos souvenirs, les célébrer, les honorer. Dans ce cas, la biographie est semblable à un autel sur lequel vous déposerez vos sentiments les plus profonds, avant de continuer votre vie, habité(e) par cette mémoire.

Je vous renvoie pour cela à ma page sur Atelier d’écriture thérapeutique 5 : L’écriture du deuil.

La biographie psycho généalogique

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

Dates anniversaires… Prénom d’un aïeul donné à un enfant pour qu’il accomplisse la mission que cet aïeul n’a pu mener à bien suite à cette mort inacceptable, transmission de traumas, syndrome du gisant… Le fait d’entreprendre une biographie familiale met souvent à jour des problématiques transgénérationnelles qui conditionnent votre vie. Et si je vous aidais, dans le cadre de ce livre, à en reprendre le fil afin que vous redeveniez l’auteur de votre vraie vie, celle qui vous correspond, et non celle qui a été écrite par d’autres ?

Je vous renvoie pour cela à ma page sur La mémoire transgénérationnelle chez Victor Hugo.

La biographie d’un projet

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

Il n’y a pas meilleur projet que d’écrire la biographie d’un projet… Que celui-ci soit en cours ou déjà abouti, je peux vous accompagner dans la chronologie de cette matérialisation. Structurer ce livre de vie singulier, c’est non seulement donner de l’existence à votre projet dans le présent, mais aussi le rendre pérenne, car ma plume pour votre voix vous aidera à le visualiser, jour après jour, mois après mois, à renforcer la puissance de votre intention et à préciser la dimension positive de cette vision. Je peux également partir de vos notes personnelles, des feuillets de votre journal intime. Récit d’une grossesse, d’une naissance, d’une construction de maison, d’une création d’entreprise ou même de l’écriture d’un livre (il est très intéressant d’écrire sur l’écriture, de créer une œuvre sur une œuvre !)… La page et l’encre incarnent le projet dans la matière.

Je vous renvoie pour cela à ma page sur Être l’auteur de sa vie en formulant ses souhaits.

A.D.

 « Je tenais à vous remercier pour l’écrit de mon expérience.
Vous avez su cerner ce que je souhaitais retranscrire et cela répond en tout point à ce que je veux transmettre. »

Le Sourire de ma fille

La biographie d’une métamorphose

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

La vie, pour 99% des gens, est rarement un chemin tranquille. Notre parcours terrestre est jalonné de défis, de remises en question, de renoncements. Il est fait de virages, de croisements, de carrefours, de bifurcations, de déviations, avant de reprendre une ligne droite. L’écriture d’un livre relatant cette période de changement vous permet de mieux anticiper les tournants et de les négocier. Déménagement, séparation, licenciement… Toutes ces ruptures annoncent, en réalité, notre renaissance. L’écriture d’un tel ouvrage préparera, page après page, la sortie du papillon de sa chrysalide. En parcourant avec ma plume toute la distance parcourue entre l’être ancien et l’être nouveau, je donnerai une résonance à une autre voix en vous, plus claire, plus ferme, plus joyeuse, en accord avec qui vous êtes vraiment.

Je vous renvoie pour cela à ma page sur Votre biographie ; l’écriture de vos expériences de vie.

La biographie poétique

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

Lorsque j’écrivais, enfant, un texte en prose (conte, nouvelle), il arrivait très souvent qu’une voix poétique s’insérât entre les différents paragraphes. La phrase, soudain, se déhanchait, devenait vers. Un mot enjambait l’espace pour atteindre le mot-ami suivant, le rencontrer, converser avec lui. Un poème s’insérait tout naturellement entre les aventures de mes personnages, pour exprimer leurs différents états d’âme. Je reprends cette habitude littéraire, venue de la créativité de mon enfance, dans l’écriture de vos biographies. Je peux, ainsi, y glisser des haïkus (que j’ai composés ou que nous ont transmis les poètes japonais) et qui condensent votre vécu, intégrer un morceau choisi des plus grands poètes ou de ceux que vous préférez, mettre en vers l’une de vos pensées intimes ou l’une de vos émotions les plus profondes. Je peux personnifier le jardin, la maison, la fontaine perdus en les faisant parler tout au long de votre ouvrage, refaire chanter par des rimes et des sonorités appropriées la plage de vos vacances, voire écrire le récit de votre vie comme un longue épopée au cours de laquelle s’entendra le rythme de votre souffle intérieur.

Je vous renvoie pour cela à ma page sur La thérapie de la poésie.

Yvette R.

« Magnifique lecture. C’est tellement beau. Vous avez su toucher la porte de mon âme. J’en ai pleuré. Je suis bouleversée. Vous avez touché à mes rêves les plus fous. Merci pour les beaux voyages de mes rêves. Mille fois merci. »

La Vie par-dessus tout

La biographie sensorielle

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

Livre de gratitudes… Livret dédié aux cinq sens (visuel, auditif, olfactif, gustatif, tactile, sans oublier le sens kinesthésique)… Il existe une autre façon de raconter sa vie, personnelle, singulière, où nous évoquons ensemble votre univers intérieur par des listes, des juxtapositions de phrases brèves ou nominales, des catégories qui réunissent Les Choses de votre âme comme dans le journal Notes de chevet de Sei Shônagon. Dans ce cas, l’écriture biographique suit davantage le flux méditatif, très proche du rythme poétique le long duquel la syntaxe suit un nouvel ordre, celui de la mémoire instantanée, sœur de l’inconscient. Dans ce cas, nous mettons l’accent sur les associations d’idées ; un mot ou une image entraînant un autre motif d’écriture. Des répétitions de tournures comme Je me souviens (liste de Georges Pérec), Dans mon enfance, il y aJ’aimais/Je n’aimais pas permettent de relancer le processus mémoriel tout en cadrant l’écriture. Je pratique surtout ce type de biographie avec des personnes atteintes de troubles cognitifs, pour lesquelles les techniques de programmation neurolinguistique permettent une autre rencontre entre soi et sa mémoire.

Je vous renvoie pour cela à ma page Écrire les Mémoires d’une personne malade d’Alzheimer : L’Approche Sensorielle avec la PNL.

La biographie artistique

210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction

L’écriture d’une biographie mobilise aussi des outils d’art-thérapie. Vous pouvez déposer dans cet ouvrage qui est le vôtre toute votre créativité. C’est donc l’occasion de faire fleurir vos dons artistiques… Insertion de photos, bien sûr, mais aussi de tableaux, de dessins d’enfant, d’extraits de journaux intimes ou des exercices de journal créatif, ajout de calligrammes intimes, de votre signature personnelle… La page est un cadre où les mots eux-mêmes se dessinent !Lorsque la parole atteint la frontière de l’indicible, les blancs, les images, les collages traduisent les silences, de même que l’aveu de ne pas pouvoir aller plus loin dans le souvenir. Le recours à la couleur est un excellent outil pour dire le cri, la douleur. Le Journal de Frieda Kahlo qui mêle phrases et encres multicolores pour représenter son corps souffrant est un exemple caractéristique.

Je vous renvoie pour cela à ma page Le cahier de l’indicible

Comme il n’y a pas de parcours de vie universel, il n’y a pas de biographie modèle. Il existe autant de récits de vie que d’âmes, autant d’histoires que de voix. L’enjeu de votre projet est de réaliser la biographie qui correspond à votre signature singulière – celle avec laquelle vous êtes venu œuvrer en ce monde -, pour toucher ensuite vos proches, voire le collectif si vous souhaitez publier votre ouvrage.

Ma plume vous accompagne sur ce chemin.

Vous pouvez m’exposer votre projet sur ma page Contact

Géraldine Andrée

Écrivaine privée-biographe familiale-écritothérapeute

Ma proposition d’un guide Complet pour Écrire Votre Biographie Personnelle

Publié dans écritothérapie, Ecrire pour autrui, Récit de Vie

L’art de partager des expériences paranormales par l’écriture

Écrire sa biographie spirituelle

Publié dans écritothérapie, Ecrire pour autrui, Histoire d'écriture, Le livre de vie

Mon accompagnement pour la publication de votre biographie

Dévoilement : L’Art d’Exposer Votre vie

Publié dans Au fil de ma vie, Ecrire pour autrui, Le temps de l'écriture, Récit de Vie

Écrire les Mémoires d’une personne malade d’Alzheimer : L’Approche Sensorielle avec la PNL

Il est courant de penser qu’il est trop tard pour faire écrire les mémoires d’un proche, lorsque celui-ci est déclaré malade d’Alzheimer.

Certes, il vaut mieux entamer le projet d’écrire ses mémoires lorsque l’on a la mémoire intacte.

Pour autant, il n’est pas trop tard pour écrire ses souvenirs aux premiers stades de la maladie neurodégénérative car celle-ci évolue par paliers, sur un temps relativement long. Bien évidemment, il faut renoncer à l’image d’une biographie traditionnelle, chronologique et fidèle aux souvenirs que les autres ont de la vie qui se racontera dans ce livre. La structure de la biographie est naturellement thématique, un motif entraînant un autre motif, comme les bigarrures d’un tissu.

Pour écrire cette biographie auprès d’un malade d’Alzheimer, je dispose des outils de la programmation neurolinguistique, dite PNL, et qui me permet d’utiliser les différents canaux sensoriels pour faire remonter les réminiscences à la conscience.

Tout d’abord, je fais écouter une musique douce à celui qui va me confier sa vie et, à partir de cette musique, je sollicite les différentes sensations du narrateur.

Que ressent-il ? Qu’éprouve-t-il ?

Nous répertorions les sons entendus dans le morceau musical. Quels souvenirs sonores ceux-ci lui rappellent-ils ? Le pépiement d’oiseau de l’arbre de mon jardin… Un pas dans la cour… Le tintement du seau contre le puits…
La vue m’invite à faire visualiser à la personne, yeux fermés, des couleurs, des formes. Et très souvent, c’est une image qui naît : une ferme lointaine, une prairie, une rivière, une balle d’enfant…

Ensuite, je présente quelques images, des textiles, des textures, des friandises, des flacons de parfums…

En associant les supports, nous pouvons convoquer le toucher ou le kinesthésique : le contact avec la fraîcheur du souffle du vent… le picotement des herbes folles… une baignade à la mer… Légèreté !
L’odorat est également très important, car il est relié à l’inconscient et renvoie implicitement aux senteurs de l’enfance et aux odeurs du corps maternel. L’amnésie recule toujours lorsque le parfum d’une eau de Cologne ou d’une fleur de lavande est réveillé dans la mémoire sensorielle.
Le goût peut être mêlé à l’odorat et déclencher ensuite des réminiscences tactiles : chocolat, vanille, cannelle, citronJ’aimais le presser entre mes mains, ce fruit… Je sentais son jus…

La mémoire ne se sépare jamais des sensations éprouvées depuis longtemps.

Nous pouvons également prendre comme support en programmation neurolinguistique ce qui se présente ici et maintenant.

Le malade d’Alzheimer se souvient plus volontiers de son enfance que de sa vie appartenant à un récent passé. C’est ainsi qu’un soignant qui arrive dans la maison de retraite avec sa bicyclette rouge qu’il adosse contre le mur déclenchera l’anecdote – voire le récit – d’une promenade en bicyclette dans les rues du village, le dimanche. Ou alors, c’est la vision d’un bouquet de fleurs qui permettra d’évoquer un bosquet d’hortensias bordant la maison ancienne. La purée du déjeuner dans l’assiette pourra donner lieu à des dessins qui ramèneront le souvenir d’un jeu de modelage dans de la pâte…

Vous l’aurez compris, ce type de biographie se construira davantage sur le sensoriel que l’événementiel.

Mais c’est souvent ce qui est anecdotique qui est mis en relief dans un récit et qui demeure gravé dans la mémoire des descendants.

Je vous renvoie pour cela à mon travail sur l’art du détail dans la biographie.

Il faut, pour cela, abandonner tout désir d’une chronologie impossible, toute volonté de posséder un livre parfaitement structuré. Quand l’entourage consent à lâcher prise vis-à-vis du livre idéal – si tant est que celui-ci existe -, il se produit alors un véritable miracle.

Le cerveau du narrateur souffrant d’une maladie neurodégénérative est un inconscient à ciel ouvert, pour reprendre le titre du film de Mariana Otero. Aussi, de véritables associations d’idées sont susceptibles de naître. Des métaphores se percutent, des symboles, étrangers les uns aux autres à l’origine, s’allient dans des noces fantasques. L’insolite rend cette biographie originale, unique, à nulle autre pareille ! Le proche peut être certain que c’est la voix intérieure du narrateur qui résonne – une voix qu’il n’avait jamais entendue auparavant. Le refoulé de la personnalité se dévoile et ce processus de révélation au cours de l’écriture crée une intimité plus profonde entre les proches et le malade :

« J’ai une voiture dans la tête… » disait ma mère… « Elle m’emmène là-bas… »

« Tu as un soleil pour visage. »

« Tiens ! Mon chapeau d’été a rencontré mon béret d’hiver ! »

« J’habite la solitude de la nuit
J’habite un paysage lunaire
un mur de pierre ou une clairière
J’habite un écheveau de pluie
la peau des murs un bois d’image
J’habite au creux de mon veuvage
 »

(C’est pour mieux t’écrire… Lecture, écriture dans la ville. Ville de Saint-Martin-d’Hères -Maison de la Poésie Rhône-Alpes)

Comment procéder stylistiquement ?

  • Il importe de privilégier les phrases courtes et simples. Les phrases minimales restituent de manière intacte la sensation que le cerveau du malade offre comme véritable présent à l’entourage. Il est préférable d’éviter les phrases longues, complexes et emphatiques qui entraveront la circulation du flow de l’inconscient.
  • J’utilise le présent qui actualise le souvenir, lui donne davantage de force, d’acuité – lui conférant une certaine éternité. Enfin, ce qui semblait se dérober, s’enfuir à tout jamais est saisi !
  • Des phrases nominales où la ponctuation disparaît permettent de capter l’onirisme de certaines réminiscences. Il est essentiel d’accepter la dimension surréaliste que peut atteindre le livre et des tournures incisives, percutantes avec jeu entre images et sonorités, livreront au lecteur de véritables tableaux intérieurs – hors du commun, peints à la lisière du rêve et de la réalité :
    Lumière autour de mon cou
    L’enfant roux
    retrouvé
  • C’est ainsi que nous assistons parfois à la métamorphose d’une biographie en recueil poétique ou en journal d’instants. Quatre vers peuvent dire l’enfance, ses baisers, ses orages, ses fugues et ses retours. Il existe même, dans certaines maisons de retraite, des ateliers d’écriture de haïkus pour les malades d’Alzheimer – haïkus qui forment des moments biographiques, en cristallisant l’instant présent sur le souvenir qui revient, bien vivant, de la nuit.
  • La personne malade d’Alzheimer nous invite à effacer les frontières entre passé et présent, nous montrant sa perception d’un temps circulaire. Elle peut confondre, par exemple, le chandail de fillette qu’elle portait jadis avec celui d’aujourd’hui. C’est alors l’occasion de faire de l’effacement de cette frontière temporelle un petit thème d’écriture.

    En chandail rouge, je suis Moi.

Réaliser la biographie d’un proche, pour lequel une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer a été diagnostiquée, n’est pas impossible. Non seulement ce projet réactivera la mémoire – retardant, de ce fait, la lésion irréversible des cellules cérébrales -, mais aussi il invitera le proche à lâcher prise face aux préconçus d’une biographie. Celui-ci enjambera avec le narrateur passé et présent, où l’enfance et la vieillesse se côtoient, s’accompagnant mutuellement sur un chemin qui se tracera autrement.

Géraldine Andrée

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Comment écrire ses mémoires quand on perd la mémoire ?

La Vie se souvient de Vous !

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Votre vie en poésie

Écrire une biographie poétique

Quand j’étais jeune, il m’arrivait souvent d’insérer un poème dans mes récits – contes ou nouvelles. Pourquoi ? Je ne saurais dire. Comme un chat qui entre dans une chambre secrète, la poésie s’invitait doucement dans la prose. La syntaxe d’une phrase se déhanchait et si j’accueillais sa danse avec confiance, je m’apercevais qu’elle devenait Vers. Deux sons entre mots voisins s’accordaient, un rythme cheminait et une rime sonnait dans les paroles que prononçaient mes personnages. À ma grande surprise, le paragraphe initial se divisait en strophes, puis, parfois, en sonnet.

Aujourd’hui, quand j’écris pour autrui, j’accueille dans le même lâcher-prise une voix poétique qui demande à se faire entendre car je sais que c’est toujours pour une bonne raison. En effet, le poème exprime, mieux que n’importe quel genre littéraire, le mystère de l’indicible.

Aussi m’arrive-t-il de vous suggérer de mettre certains éléments de votre vie en poésie. Je vous expose ici les situations qui m’incitent à faire de telles suggestions.

  • Les poètes expriment des sentiments liés à des expériences universelles, propres à la condition humaine. Si vous me confiez une épreuve que d’autres poètes ont évoquée, je ressentirai qu’il est peut-être opportun de faire référence à certains poèmes qui vous parlent de cette épreuve : la douleur existentielle avec Charles Baudelaire dans son poème Recueillement, la traversée du deuil avec Victor Hugo dans son poème Demain, dès l’aube, la joie de la récolte avec Paul Verlaine dans son poème Green, la trahison amoureuse avec Marceline Desbordes-Valmore dans son poème Les Séparés, l’élan solaire du voyage avec Arthur Rimbaud dans son poème L’Éternité… Dans ce cas, j’insère quelques strophes dans votre biographie afin de condenser l’émotion de votre vécu.
  • Quoi de mieux qu’un haïku pour faire revenir l’éclat d’un instant, le saisir à nouveau, capter l’émerveillement d’une contemplation dont vous conservez le précieux souvenir ? Comme je l’ai déjà expliqué dans mes billets, une biographie se compose, certes, d’événements importants ; mais elle relate aussi de brefs moments suspendus. Ce sont d’ailleurs ces fragments de temps – si riches qu’ils ressemblent à de petites éternités – qui rendent les mémoires d’une vie si intéressantes. L’attention portée à la floraison du lilas au-dessus de la grille, la première confiture de prunes, le parfum de la pelouse fraîchement tondue pendant que vous rouliez à bicyclette… Le haïku vous permettra de fixer la splendeur éphémère d’une saison de votre âme. Je pourrai vous aider à composer vos propres haïkus. De même, nous pourrons convoquer ensemble Bashô Matsuo, Masaoka Shiki, Kobayashi Issa dont les haïkus sont autant de ponts qui enjambent le temps jusqu’à nous…
  • Un traumatisme fige votre parole ? Dans ce cas, il faut la rendre cri. Il nous faut écrire le blanc, c’est-à-dire faire jaillir ce cri avec le silence tout autour, comme si ce silence était un ciel transpercé par une étoile – la vôtre. J’initie alors un genre que j’ai développé dans mon recueil poétique Jusqu’au Noyau et que l’on retrouve également dans les Peach Stones de Rupi Kaur – ce que j’appelle précisément le genre du Noyau :

Incorporer dans votre biographie un Noyau de votre expérience, c’est atteindre l’essence de ce que vous souhaitez exprimer en effaçant tous les détails qui encombrent la perception claire de votre ressenti lié au traumatisme ; c’est poser sur la page votre vérité ; c’est en restituer l’émotion intacte.

Puis, nous poursuivons votre récit. L’écriture reprendra, certes, son cours traditionnel, mais quelque chose aura changé. Transcrite de manière concise sur le papier, l’expérience sera hors de vous. Tout lien, toute chaîne qui vous entravaient auront été ouverts. Votre parole étant enfin délivrée, elle permettra une écriture déliée et la biographie se poursuivra de manière plus fluide.

Comme vous le constatez, le Recours au Poème ajoute une dimension thérapeutique à l’écriture de votre vie. 2

Tout comme nous insérons des photos dans une biographie traditionnelle, nous pouvons également inclure un ou plusieurs poèmes qui seront autant de clichés verbaux, d’illustrations métaphoriques, d’images de votre vie intérieure demandant à être montrée,

parce que, ne l’oublions pas, votre vie est un voyage humain commun à nous tous, les mortels que nous sommes, dont votre biographie retracera l’émouvante épopée.

1 Géraldine ANDRÉE, Jusqu’au Noyau, Recueil de poèmes autobiographiques et autothérapeutiques – Guérir par l’écriture incisive ; Le Soupir du temps ; 2023

https://www.fnac.com/livre-numerique/a20511711/Geraldine-Andree-Jusqu-au-Noyau#FORMAT=ebook%20(ePub)

2 Recours au poème ; Poésie et Mondes poétiques

Géraldine Andrée

Publié dans Atelier d'écriture, écritothérapie, Ecrire pour autrui, Grapho-thérapie, Histoire d'écriture

Je vous écris depuis ce pays

Voyage au pays de la dyslexie

Beaucoup de personnes dyslexiques croient qu’elles n’ont pas le droit d’écrire leur autobiographie parce qu’elles sont dyslexiques.
Je dirais que c’est parce qu’elles sont dyslexiques qu’elles ont le droit – et même le devoir – d’écrire leur autobiographie.

En effet, il n’y a pas de témoignage plus poignant que celui qui consiste à évoquer son mal à dire, pour la bonne raison que c’est de la confrontation avec l’indicible que naissent les ouvrages les plus évocateurs sur le fascinant chemin de la résilience. Je vous renvoie pour cela à mon billet Le cahier de l’indicible.

Je crois profondément que ce mal à dire propre à la dyslexie est provoqué, en vérité, par la société elle-même qui crée des codes d’écriture inhérents à son fonctionnement, somme toute, bien artificiel. Or, n’oublions pas que, dans ce domaine, le maître mot est relativisme. Pourquoi ? Car, tout simplement, d’autres cultures écrivent autrement. Par exemple, nous écrivons, dans notre société occidentale, de gauche à droite, selon notre perception linéaire du temps. Mais d’autres cultures perçoivent, elles, le temps comme étant circulaire (de même que les théories de la physique quantique qui corroborent la thèse selon laquelle le temps se multiplierait à l’infini en anneaux, boucles ou spirales). En outre, les cultures orientales pratiquent, elles, la graphie de droite à gauche. Vous pouvez essayer d’écrire ainsi. Tentez l’expérience ! Vous verrez que votre écriture sera particulièrement riche en réminiscences sensorielles parce qu’une partie de votre cerveau, davantage sollicitée, vous permettra de lâcher prise sur les normes conventionnelles, laissant ainsi s’exprimer votre inconscient sur la page.

Si les personnes dyslexiques se sentent mises sur la touche par notre société, c’est parce que leur façon de dire et de représenter le réel n’entre pas avec les critères traditionnels en vigueur. Elles sont, par conséquent, enfermées dans des préjugés ou des pensées limitantes venus de l’extérieur qu’elles introjectent malgré elles. Or, comme le dit, le docteur Olivier Reval dans son ouvrage La Fabrique à bonheurs :

« Les enfants dys sont des enfants intelligents qui souffrent de ne pouvoir ni le montrer, ni le prouver. Leur capacité d’apprendre est différente, leur volonté d’apprendre est identique. » 

Autrement dit, la société doit changer son regard sur la dyslexie et respecter le fait que d’autres individus empruntent des chemins différents vers la connaissance de soi et du monde. C’est à la société d’entrer dans le pays de la dyslexie et non à la dyslexie de tambouriner aux portes de la société pour faire entendre sa voix unique.

Malheureusement, comme il est dit dans l’ouvrage que nous avons coécrit ensemble, Axel Ménard-Burgun et moi, la dyslexie est

Pourtant, si le pays de la dyslexie existe, il est riche, comme tout pays, de sensations, d’émotions et de sentiments que chacun gagnerait à découvrir. Et ce pays, c’est celui du cœur à partir duquel la personne dyslexique peut écrire, parler, s’adresser à ses frères humains, selon l’expression de l’écrivain Albert Cohen. Or, qu’y a-t-il de plus profondément intime qu’un cœur ? Si l’on n’est pas en contact avec ce cœur, le langage n’est d’aucun secours. Il fonctionne comme un système stérile, dénué de sens, c’est-à-dire de signification et de direction.

L’autobiographie est l’endroit où peut s’exprimer ce cœur.

Comment, concrètement ?

Les recherches en neurosciences prouvent aujourd’hui qu’il existe plusieurs formes d’intelligence – dont une intelligence capitale, celle qui permet de se relier aux autres au-delà de la simple communication, l’intelligence émotionnelle.

Ensemble, nous allons, vous et moi, relater dans votre livre de vie ce voyage à travers cette intelligence émotionnelle dont une personne dyslexique est richement dotée. Nous mettrons donc l’accent sur votre paysage sensoriel et émotionnel. Je vous livre ici quelques pistes d’écritothérapie possibles:

  • Pour que vous puissiez vous sentir en sécurité dans notre processus d’écriture, nous allons partir d’un lieu – imaginaire ou réel ; passé, présent ou futur – où vous percevez votre paix, un lieu-refuge d’où tout jugement et toute auto-critique sont bannis. Nous n’hésiterons pas, pour cela, à convoquer un dessin, une image, un tableau ou à vous permettre de vous relaxer en fermant les yeux, afin que vous puissiez mieux vous représenter ce pays de sérénité absolue.
  • Si la dyslexie est/ a été vécue comme une douleur par les différents types de rejets sociaux qu’elle a engendrés, nous pourrons exorciser cette douleur avec des onomatopées, des comparaisons brutes, jamais censurées, des jeux sur les sonorités : « Le serpent s’enroule autour de ma langue. Langue ligotée. Langue ligaturée. Langue à délierQuand les langues se délient, elles sont libres. Je rêve d’une langue déliée. » 
  • Dans ce cas, nous pouvons délier cette langue en rendant aux émetteurs leurs messages négatifs sous forme de dialogue théâtral ou de lettre fictive que nous intègrerons éventuellement dans votre livre de vie.
  • La dyslexie étant éprouvée de l’intérieur avant d’être perçue par l’extérieur, votre sensibilité aux stimuli négatifs et positifs est supérieure à la moyenne. Nous cheminerons ainsi sur la route de vos émotions en les assimilant à des sensations concrètes : le sel de mon envie de vivre, le picotement de la joie, le rouge abricot de l’espoir, la peau de mon chagrin, la ronde des papillons noirs de la peur, l’alezan de ma colère…
  • Dans le pays de la dyslexie, rien n’est interdit ; tout est autorisé, inconditionnellement accepté, y compris les néologismes les plus fous. Alors, on laisse de côté les règles orthographiques et syntaxiques trop bloquantes ; on oublie le censeur que l’on perçoit dans le regard d’autrui pour laisser libre cours à l’exploration du langage. Aussi, on n’hésitera pas à faire d’une erreur langagière une opportunité de créativité, une ressource poétique inattendue qui a tant à nous révéler sur l’univers de l’esprit. « Deumain a deux mains, les miennes. »

Toutes ces marques originales de votre être peuvent jalonner votre aventure de vie, faite non seulement de défis, mais aussi de victoires.

Je pense que le pays de la dyslexie nous montre à tous le moyen de nous réinventer, de sortir des cadres trop conformes, des marges trop sclérosantes, des lignes trop limitantes pour donner à notre parole un nouvel envol vers autrui. Il développe la générosité inhérente à la curiosité.

Alors, jouons. Débordons des marges. Échappons-nous des cadres. Avançons entre les lignes afin que votre autobiographie évoque la vie de votre voix avant tout.

Les personnes dyslexiques qui nous précèdent dans ce voyage nous tracent la route !

Si vous souhaitez découvrir un itinéraire singulier qui mène au pays d’où l’on écrit, écoutez ce que ce cœur a à vous dire :

Géraldine Andrée

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What’s your story ?

Et toi ? Quelle est ton histoire ? Je peux t’aider à la choisir et à l’écrire !

« Comment retrouver le fil de sa vie ? Mot après mot, en se confiant à la page, en la considérant comme un miroir qui nous permet de mieux nous connaître. Au fil des exercices proposés, vous parviendrez à devenir l’auteur de la vie que vous souhaitez, autrement dit de votre propre histoire. »

Géraldine Andrée

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L’écriture ou la foi en sa solitude