On a coutume de penser que ne peuvent réaliser une biographie que ceux qui ont vécu une belle vie. Naissances, mariages, baptêmes, fêtes d’entreprise et promotions, pendaisons de crémaillère, vacances, moments de complicité familiale…
Tous ces instants de joie ont, bien sûr, leur place dans un livre de vie que vous pouvez réaliser sous forme de recueil de plaisirs, de bonheurs, de gratitudes. La biographie devient l’équivalent d’un album de photographies, ou toute une collection d’évocations sculptées comme des bijoux, sous un éclairage de choix.
Mais, il est une biographie plus précieuse encore, une biographie-trésor, une biographie dans laquelle vos mauvais moments ont aussi leur place.
Divorce, deuil, chômage, harcèlement professionnel, maladie… Personne n’est à l’abri d’un coup du sort. On le sait, la vie est rarement une route droite et lisse. Elle est faite de virages, de sentiers escarpés, de sinuosités. Et c’est durant ce voyage difficile que vous allez mobiliser toutes vos ressources intérieures, celles que l’on appelle des qualités de résilience : courage, sang-froid parfois, patience, voire abnégation, volonté, ténacité, capacité à s’affirmer, acquisition de l’estime et de l’amour de soi.
Au cœur de l’épreuve, de tels mots apparaissent comme de jeunes pousses sur une terre gelée, et pourtant destinées à croître.
Alors, vos descendants pourront dire de vous en lisant tous les revers que vous avez dû endurer :
«Mamie a peut-être eu de la chance. Mais, je crois qu’elle possédait ce don d’intuition inné qui l’a sauvée lorsque les nazis sont montés dans l’appartement, lui permettant de se cacher à l’endroit où il fallait : ce coin de cagibi. »
« Se construire une nouvelle image après cet accident n’a pas été facile. Mais tu y es parvenue, Maman. Et je te trouve aujourd’hui plus belle qu’avant, car ta foi en demain irradie sur ton visage. »
« Évidemment, cela n’a pas été facile lorsque Grand-Père s’est retrouvé seul. Mais ce veuvage l’a conduit à peindre de sublimes toiles, à dialoguer avec les couleurs, à devenir un grand artiste. »
Ensemble, nous faisons remonter ces ressources sur la page. Je vous aide à vous souvenir
comment votre corps s’est glissé parmi les obstacles, comment votre main s’est cramponnée à la pierre, comment votre âme a rétabli l’équilibre, comment la petite flamme de l’espoir a frémi dans la nuit épaisse de la dépression, comment le bourgeon, qui semblait insignifiant au départ, a révélé une magnifique fleur – in fine.
Dans un récit, tous les retournements de situation sont possibles. On les nomme péripéties.
J’ai toujours cette phrase à l’esprit quand j’écris :
« N’abandonne pas juste avant la percée. »
Et chacune de nos phrases est une percée dans les tunnels obscurs de l’existence.
De même, si vous peinez à voir une situation de perte comme « un présent mal emballé », une opportunité de croissance ultérieure ou une promesse de gain, je peux vous aider, par l’écriture, à modifier votre perception des événements, à faire en sorte que votre regard, comme celui d’Etty Hillesum dans le baraquement du camp, voie le rayon de soleil dorer la boue au fond du seau. Un adjectif bien choisi permet de faire basculer la signification d’un paragraphe – et donc le sens d’une tranche de vie.
« C’est cette feuille verte parmi toutes celles qui étaient desséchées qui m’a fait changer d’avis. »
« Au bout du chemin noir, une lueur plus proche. Celle des phares de mon ami. »
« Alors, une main a tiré le rideau. Et j’ai rencontré le ciel étoilé. »
Une vie n’est jamais écrite.
Pourquoi ? Parce qu’elle s’écrit toujours.
Le mouvement de l’écriture incarne cette métamorphose de l’être à travers chaque instant.
Même vécu, surmonté, un moment peut recéler un enseignement supplémentaire qui vous apportera davantage de sagesse, de confiance, de sérénité, de profondeur pour l’avenir.
La narration possède un atout inestimable : vous guider vers un singulier bijou, qui ne se situe pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de vous.
Telle est ce que j’appelle la biographie-trésor dont l’éclat se perpétue de ligne en ligne, de lignée en lignée, et qui est si puissante qu’elle permet à un descendant qui a lu votre vie de se dire : « Je m’en souviens encore. »
Pour remédier au chaos de notre monde et le guérir, des êtres starseeds et indigos ont été envoyés sur la terre.
Qu’est-ce qu’un « starseed » ? Un « starseed », qui signifie « poussière d’étoile », est une âme venue du cosmos pour rétablir l’harmonie collective.
Un « indigo » met ses dons spirituels au service de l’humanité dans le cadre d’une mission bien définie.
Même si l’on emploie les expressions d’« un enfant starseed » ou d’« un enfant indigo », sachez que ces qualités spirituelles ne cessent pas une fois que vous êtes devenu adulte, car cet enfant vit toujours en vous, s’y développe, s’y déploie, demande à être entendu et écouté.
On est « un enfant starseed » ou « un enfant indigo » toute sa vie.
Cet enfant peut souffrir de la mission qu’il doit accomplir car non seulement celle-ci peut être lourde à porter dans un entourage qui ne semble ni la comprendre, ni l’accepter, mais aussi elle peut contribuer à ce que cet être éveillé se sente constamment en décalage par rapport aux autres, seul, incompris – en un mot, différent.
Réaliser sa biographie constellée de poussières d’étoiles ou indigo peut vous aider à définir votre mission et à l’assumer complètement – de telle manière à ce que vous puissiez vous réaliser en la menant à terme avec succès.
Voici les cinq étapes qui jalonneront notre chemin :
Vous vous sentez tellement isolé, étrange, anormal ? Sachez que ce n’est qu’un sentiment. Ensemble, nous explorerons comment se traduit cette solitude. Nous mettrons des mots sur votre sentiment d’étrangeté. Nous traduirons l’émotion indicible qu’engendre l’exil en ce monde pour transformer votre perception d’anormalité en singularité. Oui, vous êtes quelqu’un d’Unique. Et découvrir cela dans le refuge d’un récit autobiographique, c’est commencer à assumer pleinement qui vous êtes.
Vous avez l’impression que vos valeurs ne sont pas celles de la société ? Rappelez-vous : la majorité n’a pas toujours raison. Loin s’en faut. Ensemble, nous dresserons une cartographie de ces valeurs et, en les traçant sur le papier, nous verrons comment ces valeurs étaient déjà inscrites dès le début de votre vie sur terre, comment elles ont jalonné votre parcours d’existence – jusqu’à ici et maintenant. Par les jeux et les créations de votre enfance, les signes ou les synchronicités que la vie a semées sur votre route, l’écriture vous remettra en lien avec une valeur souveraine : votre vérité.
Vous avez été maltraité, abusé par les autres ? C’est, hélas, souvent le cas ; les êtres lumineux attirent les papillons noirs. Ensemble, nous poserons des mots sur ces maux pour que vous vous sentiez enfin délivré, que vous sortiez de votre état d’impuissance acquise et récupériez votre plein pouvoir. Je l’ai déjà expérimenté à maintes reprises. Décider de raconter un épisode d’abus, de harcèlement, c’est rendre à l’autre son acte, c’est lui dire : « Ce que tu m’as fait ne me définit pas. Je suis bien plus grand que tes humiliations, bien plus fort que tes coups etc. » Enfin, vous recréez le contact avec cette partie vivante de vous-même que l’autre avait laissée pour morte ; vous lui insufflez l’énergie nécessaire pour qu’elle se réanime. L’encre de l’écriture – que je compare au sang – remettra en circulation cette énergie de vie.
Des souvenirs de vies antérieures ou stellaires vous reviennent par flashs ? Sachez que cela se produit généralement pour « les vieilles âmes ». Ensemble, nous capterons les sensations reliées à ces scènes de vie. Lumières, couleurs, fragrances, musiques… En ayant recours à la poésie des métaphores, nous restituerons avec réalisme ces anciens mondes d’où vous venez afin que vous ne doutiez plus de leur présence – et, par là même – de la vôtre. Vous découvrirez l’immensité de votre être, la richesse de votre mémoire et retrouverez vos vraies origines, hors de cet espace-temps. Telle est l’une des fonctions de l’écriture de soi. Remonter des lignes de temps pour aller à la rencontre de toutes ces parties de vous-même qui vous attendent, afin de les réintégrer et de profiter de la sagesse de leur expérience.
Vous croyez que votre mission de vie est trop compliquée, infaisable, voire vous l’ignorez ? En réalité, il n’en est rien ! Ensemble, à la fin de l’écriture du livre, nous la formulerons. Il s’agit souvent de formules concises, impactantes pour vous d’abord. Je vous livre ici quelques exemples : « semeuse de vie », « diseur d’indicible », « allumeur de réverbères intérieurs », « réalisatrice de rêves ». La mienne est « accoucheuse d’âme ». Et vous, quelle est la vôtre ? La voir tracée à l’intérieur de l’œuvre de votre vie vous permettra, ensuite, par des actes concrets, de mieux l’incarner – que ce soit par la transmission, la création, la guérison. Vous vous sentirez alors prêt à la partager avec autrui.
Comment écrire ce livre bleu étoilé ?
Si les mots vous manquent car vous ne parvenez pas à vous libérer des sentiments de rejet et d’abandon que votre mission spirituelle engendre, je peux être la plume pour votre voix.
Si vous tenez un journal quotidien de la traversée de votre singularité, je peux vous aider à rédiger et à organiser vos notes pour en faire une œuvre symbolisant la réunification de votre être.
Des séances d’écritothérapie peuvent également vous permettre d’écrire votre expérience d’être éveillé en rendant cette caractéristique évidente pour vous-même, ce qui contribuera à ce que vous l’acceptiez plus rapidement. Ces séances vous inviteront à communiquer avec le langage symbolique de votre inconscient, avec les intuitions et les prémonitions que vous envoie votre âme, avec votre médiumnité. (Il n’y a, en effet, pas qu’une seule forme d’intelligence. L’intelligence rationnelle est celle qui s’est le plus communément développée dans notre société. Or, c’est l’intelligence émotionnelle qui domine chez les êtres starseeds ou indigos. Art-thérapie et écritothérapie réhabiliteront cette autre forme d’intelligence et en feront votre alliée la plus fiable et la plus fidèle.)
Ceux qui viennent à moi disent qu’ils retrouvent leur âme dans un livre.
C’est encore plus vrai dans le cadre de l’écriture d’une biographie indigo où le narrateur fait du livre l’expression de son âme.
La magie de l’écriture biographique : Pensez sensoriellement
Vous initiez le projet d’écrire votre biographie avec moi ? Pourtant, vous êtes craintif à l’idée de commencer l’écriture. Vous vous sentez submergé, en effet, par tout ce dont vous devez vous souvenir : dates et lieux de naissance, années des principales étapes de votre vie, noms des emplois et fonctions que vous avez occupés, listes de tous les membres de votre famille (il ne faut en oublier aucun, sinon, ils le prendraient mal…).
La biographie s’ancre ici dans votre mental, avec ce désir de contrôle et de perfectionnisme.
Et si nous appréhendions ensemble une autre manière d’écrire votre vie ?
Et si je vous disais qu’il y a en vous une mémoire bien plus fidèle que celle que vous tentez de solliciter ( car il existe toujours des trous, des oublis, des erreurs et c’est bien ainsi), une mémoire que vous ne pouvez diriger puisqu’elle suit son propre flow, une mémoire qui est la sœur de l’intuition et l’amie de l’inconscient, une mémoire que vous n’allez pas chercher, extirper mais qui vient à vous spontanément, telle une enfant joueuse ?
Cette mémoire, c’est la mémoire sensorielle, relative aux cinq sens. Laissez-vous guider par Elle ! Laissez-vous guider par ses ailes. C’est ainsi que je pourrai être la plume pour votre voix.
Bien sûr que nous pourrons utiliser dans notre démarche d’écriture commune toutes les données que vous avez récoltées (fiches d’état civil, extraits d’actes de naissance et de décès, arbre généalogique, photos, coupures de journal, extraits de journaux intimes, diplômes…). Mais nous intègrerons ces données extérieures dans l’élaboration de votre livre de vie dans un second temps.
Dans un premier temps, nous allons accueillir la récolte d’instants que vous offre la mémoire des sens. Je vous aiderai à être dans cet état total d’accueil, de réceptivité.
Fermer les yeux, respirer, écouter une musique relaxante avant de démarrer la séance d’écriture. Je mets souvent en pratique ces outils de programmation neurolinguistique parfaitement adaptés à toute démarche créative et thérapeutique.
Qu’est-ce que la programmation neurolinguistique ?
C’est une boîte à outils de communication qui vous met en contact avec le langage de votre inconscient, langage sensoriel, onirique où l’association d’images et de sensations vous permet de puiser en vous les ressources résilientes et créatives nécessaires à votre guérison psychique. Ainsi, les émotions de base – tristesse, peur, colère, joie – se traduiront par différentes touches sensorielles que vous nommerez avec des termes précis, ceci afin de construire votre vérité personnelle, reliée aux multiples vérités d’autrui – car il y a autant de vérités que de subjectivités.
Un langage intellectuel, né du mental, est non seulement abstrait, mais aussi ennuyeux, car il vous sépare de votre ressenti premier. Ainsi, vous êtes déconnecté de la réalité de ce que vous éprouvez.
Utiliser le langage sensoriel dans l’écriture biographique vous aidera non seulement à percevoir votre réalité, mais aussi à la définir. Par conséquent, la biographie sera le reflet de qui vous êtes. Le livre sera non seulement le miroir de votre vie, mais aussi de votre âme.
Concrètement, comment procédons-nous en entretien ?
Nous partons d’une scène de votre vie, qui se présente à vous, dont vous vous souvenez sans faire d’effort particulier et nous allons y entrer ensemble comme dans un tableau vivant, un tableau qui s’apprête à s’animer sous vos yeux et dans tous vos canaux sensoriels :
Que ressentez-vous ?
Où êtes-vous ? Quel est le décor ? Citadin ? Rural ? Dans un jardin, une maison, une chambre, un grenier ? Sur un quai de gare ? Dans une cour d’école ?
Quand la scène se déroule-t-elle ? C’est le moment d’évoquer la saison avec sa végétation, sa météorologie ; l’heure de la journée (aube, midi, crépuscule) avec ses ombres et ses lumières…
Qui êtes-vous ? Un enfant ? Un adolescent ? Un adulte ? Comment êtes-vous habillé ? Si vous deviez vous prendre en photo, là, à cet instant, quelle humeur liriez-vous sur votre visage ? Celui-ci est-il triste ? Souriant ?
Que faites-vous ? Avec quels gestes ? Quels objets ?
Êtes-vous entouré ou seul ? Si vous n’êtes pas seul, qui vous accompagne ?
Une fois que nous avons campé la scène, je vais vous aider à rejoindre la personne que vous étiez, non seulement à aller à sa rencontre, mais aussi à redevenir cette personne.
Nous partirons du sens qui prédomine, c’est-à-dire à partir duquel vous appréhendez le réel et, dans le cadre de notre projet, la réalité du souvenir.
Souvent, c’est le sens de la vue, mais la démarche est la même pour les quatre autres sens et le sens kinesthésique (associé au mouvement).
Doucement, vous vous remettez dans le corps et dans le canal sensoriel le plus développé de votre ancien Vous agissant dans cette scène du passé.
Que voyez-vous ? Quelles couleurs ? Quelle lumière ? Est-elle vive, pâle ? Continue, discontinue ? Stable, fugace ? S’agit-il d’un clair-obscur ? Y a-t-il des particules qui obscurcissent cette vision (poussières, sciures, graminées, flocons…)
Qu’entendez-vous dans cette vision ? Les sons sont-ils agréables, désagréables ? Graves, stridents ? Sifflants ? Sont-ce des chuchotements, des bruissements, des murmures, des écoulements ? Sont-ils durables, intermittents ?
Quelles odeurs sont associées aux couleurs et aux sons ? Le sens de l’odorat est relié à l’inconscient : sont-ce des senteurs, des fragrances, ou, au contraire, des puanteurs ? Parfum fleuri, épicé, subtil, suave, envoûtant, enveloppant… Les adjectifs nous aideront à caractériser ces perceptions olfactives.
À l’odorat s’associe souvent le toucher : haleines, souffles, brises… Caresse ou contact brutal… Approche d’un tissu qui se froisse et qui révèle la senteur de la lavande… À ce stade, les sens se mêlent dans votre souvenir.
Le goût est le sens associé à celui de l’enfance : sucré ou salé ; doux ou aigre ; doux-amer ; fade ou pimenté… Friandises, mie de gâteau, de pain… Croûtes de sablé qui crépitent… Pâtes fondantes ou croquantes… La sécurité passe par la bouche ; c’est le premier sens satisfait dès la naissance, lorsque l’enfant tète le sein de sa mère.
Une synesthésie (correspondance entre les sensations) montre que le processus de la mémoire est en route.
C’est à partir de cette synesthésie que nous pourrons dégager l’émotion dominante de la scène :
Comment se traduisent sensoriellement :
la joie et ses variantes : le bonheur, la gaieté, l’allégresse, l’exaltation, l’enthousiasme, l’extase…
la peur et ses synonymes plus ou moins forts : appréhension, angoisse, anxiété, effroi, terreur…
la tristesse avec toute sa lexicalité : peine, chagrin, regret, remords, désespoir, désarroi, détresse, dépression…
la colère avec toutes ses hyperboles : rage, rancœur, fulmination, fureur, courroux, emportement, irritation…
Les manifestations physiques peuvent également être traduites :
la légèreté, le rire pour la joie.
la chair de poule, le frisson pour la peur.
le cœur qui pèse dans la poitrine, le manque de force, la lassitude pour la tristesse.
les poils qui se hérissent, le sang qui cogne dans les tempes pour la colère.
Quelle que soit la date à laquelle se situe la scène à écrire, elle met votre Moi actuel en lien avec votre Moi ancien dans le cadre de cet épisode marquant sur le plan mémoriel. Or, tout ce qui est marquant doit être marqué sur le papier. Tel est l’enjeu de l’écriture biographique.
Voici un exemple concret d’extrait biographique en lien avec la réminiscence sensorielle :
« Mon premier parfum, c’est Paris d’Yves-Saint-Laurent que je me pulvérisais en abondance dans mon écharpe de laine lorsque j’étais étudiante ; un parfum de femme mûre quand j’y songe.
Mais le vrai parfum, celui qui m’a fait entrer dans ma vie de jeune femme, c’est Maroussia, Moscou-Paris de Zlava Zaïtsev. Je me suis tout de suite éprise de son nom slave et de ses notes de rose, de citron, de santal.
Dès la première pulvérisation, il exhale une envoûtante senteur d’encens qui imprègne mes cheveux, mon col, mon manteau.
Je me souviens de son petit flacon pourpre posé sur ma table de nuit d’appoint dans mon premier studio, flacon coiffé d’un bouchon qui a la forme d’un dôme oriental.
Pendant longtemps, je l’ai oublié pour d’autres parfums – Jean-Paul Gauthier, Givenchy, Lancôme…
Mais aujourd’hui, je l’ai retrouvé avec la même joie qu’autrefois, comme si je n’avais pas vieilli. Il m’offre la même fragrance ensorcelante et je crois que ma peau a toujours vingt-cinq ans.
Je peux affirmer que c’est le parfum de ma vie. Il m’a accompagnée lors de ma première rentrée dans une salle de classe en tant que professeure. Et je dois avouer que c’était d’abord lui qui me transportait lorsque cet amant marié détachait ma bretelle de bustier.
Quand je traversais la ville en bus , le lendemain de ce cinq-à-sept – j’ai toujours devant les yeux ce panorama d’usines grises et désaffectées, ce cortège d’immeubles de banlieue, ce défilé des eaux brunâtres du canal -, le parfum de Moscou me consolait. Je m’en baignais le visage en plongeant mon nez et ma bouche dans l’échancrure de mon pull de laine.
Je savais alors qu’il existait un ailleurs bien plus beau, bien plus chaud et bien plus vaste que cette petite ville nordique dans laquelle je travaillais et croyais aimer un homme.
L’espace d’un instant, m’apparaissait la vision fulgurante d’une vasque orientale au milieu de carreaux de faïence bleue. Au bord de cette fontaine, je pouvais me reposer de la journée que j’allais passer – exilée dans une vie qui n’était pas la mienne mais qui était celle d’un aïeul depuis longtemps disparu et que je m’imposais pourtant par devoir inconscient de loyauté. »
Dans cet extrait, le sens dominant est le sens olfactif. Comme dans Le Parfum de Charles Baudelaire ou À la recherche du temps perdu de Marcel Proust, c’est l’odorat qui ouvre les autres canaux sensoriels, comme la vue, le toucher. La senteur qu’exhale le flacon de parfum est directement reliée à des sentiments tels que la nostalgie, le désir d’évasion dans cette ville où la narratrice a été mutée malgré elle. De même, cette senteur la réconforte toujours, même si elle la renvoie à une période d’amours clandestines, vécues douloureusement, parce qu’elles ne pouvaient combler sa solitude. C’est par le parfum que la mémoire apporte l’exact souvenir de l’exil de cette jeune femme qui se sent si étrangère, si étrange dans cet espace-temps où elle s’est égarée.
C’est donc par la touche olfactive que s’ouvre cette autobiographie qui relatera un parcours initiatique, tant sur le plan physique qu’émotionnel, professionnel que sentimental, le but de l’écriture étant de déjouer le déterminisme transgénérationnel qui a conduit la narratrice à vivre une vie qui n’est pas la sienne.
Bien sûr, il est plus difficile de voyager à travers des sensations douloureuses. Pour cela, l’ancrage d’un paysage-ressource s’avèrera d’une aide précieuse.
Nous pourrons imaginer un paysage dans lequel vous vous sentez bien, un paysage rêvé ou réel. Ce peut être
au bord de la vasque précédemment décrite : entendez le chant de l’eau, comptez les notes des oiseaux, respirez les parfums de la rose, touchez la fraîcheur du carrelage, goûtez le fondant d’une figue…
dans un jardin dans lequel vous pouvez placer autant de feuilles, de fleurs, de fruits, de sentiers que vous le souhaitez.
dans un désert : quel bruit fait le vent lorsqu’il balaie le sable ? Avez-vous des grains sur votre visage, dans vos cheveux, vos yeux ? Voyez comme les traces de vos pas s’inscrivent de manière éphémère dans les dunes.
dans une maison de vacances : il n’y a pas de lieu plus intime pour ressentir la chaleur d’être en sécurité, la fragrance des plats, la couleur des pièces, le silence ou les voix entremêlées, la laine des couvertures.
dans une chambre au cœur d’une grande métropole, manière d’explorer les bruits lointains, les lueurs de la ville, le goût du thé, le contact de la main sur le cahier.
Une fois que ce paysage-ressource est défini (le paysage-ressource est un paysage dans lequel vous puisez toute la sérénité nécessaire), vous l’ancrez dans un endroit de votre corps (le plus souvent, au niveau du plexus solaire), puis, une fois que vous serez bien en sécurité dans ce paysage, nous encrerons les sensations de vos épreuves sur le papier.
L’écriture participe ainsi à un mouvement profondément libérateur de l’intérieur vers l’extérieur, et qui vous donnera accès à votre immense richesse psychique, dont le livre de votre vie sera le fidèle reflet.
Les différentes biographies que nous pouvons réaliser ensemble
Le tableau de votre vie
Comme il n’y a pas qu’un seul parcours de vie, il n’y a pas qu’une seule façon d’écrire une biographie. Il existe autant de possibilités biographiques que de chemins de vie. La rédaction d’une biographie ressemble à la composition d’un tableau qui prend forme, touche après touche. Son achèvement permet de voir l’harmonie de la vision d’ensemble. Comme le peintre peut utiliser tous les types de couleurs, de matières, de techniques, je vous propose de multiples façons de mettre en livre votre vie. Ainsi, vous aurez déposé votre essence dans cet ouvrage qui reflètera fidèlement votre âme.
La biographie au fil de votre vie
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
C’est la biographie classique où vous racontez votre vie dans un ordre chronologique, une vie avec toute la diversité de ses expériences, toute la palette de ses émotions, où joies et chagrins, bonheurs et pertes s’entremêlent. Pour cette raison, je peux vous proposer l’insertion d’une structure thématique.
Notre livre a eu beaucoup de succès. Nous avons donné un exemplaire à chacun de nos enfants. Tous ont beaucoup aimé et ont trouvé cette idée formidable. Ils ont beaucoup apprécié le ton poétique que vous donnez à nos écrits.
Merci encore Madame et bonne continuation. »
La Vie nous regarde
Anne-L.J.
« Bonjour, Mme Muller
Encore merci pour votre travail. Mamie est ravie du rendu et du travail accompli.
Vous allez encore faire des heureux, c’est certain. Ils ne s’en rendent peut-être pas encore complètement compte en cours de parcours. Mais vous nous fournissez des trésors.
Je garde le mien précieusement.
Merci.
Bonne continuation et au plaisir ! »
La biographie spirituelle
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Expérience de mort imminente, rencontre avec un défunt, conversation avec son ange gardien, développement d’un don médiumnique, d’un talent hors du commun, régression dans une vie antérieure… Je suis à votre écoute pour que l’énergie de votre âme passe par ma plume, afin de venir s’incarner dans votre œuvre qu’est le récit de votre expérience.
« Je viens témoigner ici d’un parcours d’écriture où j’ai été accompagnée d’une manière sécurisante, combative, énergique et parfaitement bienveillante ! Géraldine a su me guider sur de longs mois pour mettre au monde un beau bébé livre qui attendait de voir enfin la lumière !
Merci infiniment, gratitude infinie envers toi, Géraldine, pour cet accompagnement sans faille!
Merci infiniment !
Ton professionnalisme, ton âme, ton cœur vaillant, ta générosité ont revivifié nos âmes pour toujours car notre livre éclairera pour toujours les générations à venir !
Merci pour ce livre que tu m’as aidé à mettre au monde : il est une clé d’or!!!!
Un immense merci ! Bravo! »
En suivant l’Ariadne : Dans le jardin de Dominique et Joséphine
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Une vie sans épreuve est rare. Notre existence se peut se retrouver bouleversée du jour au lendemain, d’un instant à l’autre… Abus, harcèlement moral, manipulation par un pervers narcissique, toutes les formes d’emprise, chômage, divorce, accident, survenue d’un handicap, annonce d’une maladie… Il arrive que notre vie se casse, tel un vase. Écrire son épreuve permet, dans un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, de déposer ses émotions sur la page et de reconstituer son unité psychique dans un livre qui deviendra la trace de cette guérison. L’écriture d’un livre de vie participe au processus de résilience.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Un livre est l’espace sacré où vous pouvez rendre hommage à ce qui a été cher à votre cœur et que vous avez perdu. Que ce soit un ami, amoureux ou parent proche, un animal, un objet ou même un lieu (comme une maison, un jardin), votre voix passera par mon cahier pour redonner vie à vos souvenirs, les célébrer, les honorer. Dans ce cas, la biographie est semblable à un autel sur lequel vous déposerez vos sentiments les plus profonds, avant de continuer votre vie, habité(e) par cette mémoire.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Dates anniversaires… Prénom d’un aïeul donné à un enfant pour qu’il accomplisse la mission que cet aïeul n’a pu mener à bien suite à cette mort inacceptable, transmission de traumas, syndrome du gisant… Le fait d’entreprendre une biographie familiale met souvent à jour des problématiques transgénérationnelles qui conditionnent votre vie. Et si je vous aidais, dans le cadre de ce livre, à en reprendre le fil afin que vous redeveniez l’auteur de votre vraie vie, celle qui vous correspond, et non celle qui a été écrite par d’autres ?
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Il n’y a pas meilleur projet que d’écrire la biographie d’un projet… Que celui-ci soit en cours ou déjà abouti, je peux vous accompagner dans la chronologie de cette matérialisation. Structurer ce livre de vie singulier, c’est non seulement donner de l’existence à votre projet dans le présent, mais aussi le rendre pérenne, car ma plume pour votre voix vous aidera à le visualiser, jour après jour, mois après mois, à renforcer la puissance de votre intention et à préciser la dimension positive de cette vision. Je peux également partir de vos notes personnelles, des feuillets de votre journal intime. Récit d’une grossesse, d’une naissance, d’une construction de maison, d’une création d’entreprise ou même de l’écriture d’un livre (il est très intéressant d’écrire sur l’écriture, de créer une œuvre sur une œuvre !)… La page et l’encre incarnent le projet dans la matière.
« Je tenais à vous remercier pour l’écrit de mon expérience. Vous avez su cerner ce que je souhaitais retranscrire et cela répond en tout point à ce que je veux transmettre. »
Le Sourire de ma fille
La biographie d’une métamorphose
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
La vie, pour 99% des gens, est rarement un chemin tranquille. Notre parcours terrestre est jalonné de défis, de remises en question, de renoncements. Il est fait de virages, de croisements, de carrefours, de bifurcations, de déviations, avant de reprendre une ligne droite. L’écriture d’un livre relatant cette période de changement vous permet de mieux anticiper les tournants et de les négocier. Déménagement, séparation, licenciement… Toutes ces ruptures annoncent, en réalité, notre renaissance. L’écriture d’un tel ouvrage préparera, page après page, la sortie du papillon de sa chrysalide. En parcourant avec ma plume toute la distance parcourue entre l’être ancien et l’être nouveau, je donnerai une résonance à une autre voix en vous, plus claire, plus ferme, plus joyeuse, en accord avec qui vous êtes vraiment.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Lorsque j’écrivais, enfant, un texte en prose (conte, nouvelle), il arrivait très souvent qu’une voix poétique s’insérât entre les différents paragraphes. La phrase, soudain, se déhanchait, devenait vers. Un mot enjambait l’espace pour atteindre le mot-ami suivant, le rencontrer, converser avec lui. Un poème s’insérait tout naturellement entre les aventures de mes personnages, pour exprimer leurs différents états d’âme. Je reprends cette habitude littéraire, venue de la créativité de mon enfance, dans l’écriture de vos biographies. Je peux, ainsi, y glisser des haïkus (que j’ai composés ou que nous ont transmis les poètes japonais) et qui condensent votre vécu, intégrer un morceau choisi des plus grands poètes ou de ceux que vous préférez, mettre en vers l’une de vos pensées intimes ou l’une de vos émotions les plus profondes. Je peux personnifier le jardin, la maison, la fontaine perdus en les faisant parler tout au long de votre ouvrage, refaire chanter par des rimes et des sonorités appropriées la plage de vos vacances, voire écrire le récit de votre vie comme un longue épopée au cours de laquelle s’entendra le rythme de votre souffle intérieur.
« Magnifique lecture. C’est tellement beau. Vous avez su toucher la porte de mon âme. J’en ai pleuré. Je suis bouleversée. Vous avez touché à mes rêves les plus fous. Merci pour les beaux voyages de mes rêves. Mille fois merci. »
La Vie par-dessus tout
La biographie sensorielle
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Livre de gratitudes… Livret dédié aux cinq sens (visuel, auditif, olfactif, gustatif, tactile, sans oublier le sens kinesthésique)… Il existe une autre façon de raconter sa vie, personnelle, singulière, où nous évoquons ensemble votre univers intérieur par des listes, des juxtapositions de phrases brèves ou nominales, des catégories qui réunissent Les Choses de votre âme comme dans le journal Notes de chevet de Sei Shônagon. Dans ce cas, l’écriture biographique suit davantage le flux méditatif, très proche du rythme poétique le long duquel la syntaxe suit un nouvel ordre, celui de la mémoire instantanée, sœur de l’inconscient. Dans ce cas, nous mettons l’accent sur les associations d’idées ; un mot ou une image entraînant un autre motif d’écriture. Des répétitions de tournures comme Je me souviens (liste de Georges Pérec), Dans mon enfance, il y a, J’aimais/Je n’aimais pas permettent de relancer le processus mémoriel tout en cadrant l’écriture. Je pratique surtout ce type de biographie avec des personnes atteintes de troubles cognitifs, pour lesquelles les techniques de programmation neurolinguistique permettent une autre rencontre entre soi et sa mémoire.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
L’écriture d’une biographie mobilise aussi des outils d’art-thérapie. Vous pouvez déposer dans cet ouvrage qui est le vôtre toute votre créativité. C’est donc l’occasion de faire fleurir vos dons artistiques… Insertion de photos, bien sûr, mais aussi de tableaux, de dessins d’enfant, d’extraits de journaux intimes ou des exercices de journal créatif, ajout de calligrammes intimes, de votre signature personnelle… La page est un cadre où les mots eux-mêmes se dessinent !Lorsque la parole atteint la frontière de l’indicible, les blancs, les images, les collages traduisent les silences, de même que l’aveu de ne pas pouvoir aller plus loin dans le souvenir. Le recours à la couleur est un excellent outil pour dire le cri, la douleur. Le Journal de Frieda Kahlo qui mêle phrases et encres multicolores pour représenter son corps souffrant est un exemple caractéristique.
Comme il n’y a pas de parcours de vie universel, il n’y a pas de biographie modèle. Il existe autant de récits de vie que d’âmes, autant d’histoires que de voix. L’enjeu de votre projet est de réaliser la biographie qui correspond à votre signature singulière – celle avec laquelle vous êtes venu œuvrer en ce monde -, pour toucher ensuite vos proches, voire le collectif si vous souhaitez publier votre ouvrage.
Ma plume vous accompagne sur ce chemin.
Vous pouvez m’exposer votre projet sur ma page Contact
Écrire, c’est passer de l’autre côté ; c’est accéder à son immensité psychique, à sa profondeur ; c’est explorer une autre existence, celle de son intériorité ; c’est découvrir sa dimension cachée ; c’est se voir révéler cette indéniable vérité :
Je suis bien plus que ce que je ne parais.
Je compare l’écriture à une traversée du miroir représenté par la page. En écrivant, on va toujours au-delà : au-delà de l’idée, de la pensée, de la ligne, de la phrase, de la feuille. On parcourt d’autres espaces et d’autres temporalités que nous offre le pays de la mémoire émotionnelle. On franchit les limites du réel pour voyager dans un espace-temps où le passé et le futur se réunissent dans le présent de l’encre écoulée. Lorsque l’on ouvre son cahier, on dépasse un seuil ; on ouvre, en quelque sorte, la porte de sa propre éternité.
Aussi l’écriture d’une biographie relatant des expériences personnelles paranormales est-elle tout à fait possible. Le récit de vie peut parfaitement intégrer l’évocation d’un voyage ésotérique, métaphysique, ou être construit sur ce sujet principal de rédaction.
Depuis la parution du livre La Vie après la vie du docteur Raymond Moody, les récits sur les expériences spirituelles (expériences de mort imminentes, voyages astraux) se sont multipliés. Je songe notamment à l’autobiographie 45 secondes d’éternité de Nicole Dron, au récit Ma Part d’évidence de Marie de Solemne. Je vous renvoie pour cela à la petite bibliographie à la fin de ce billet 1.
L’enjeu d’un tel projet d’écriture est de raconter avec intensité ce parcours de vie singulier dans les deux sens du terme (à la fois personnel et hors du commun), en le rendant accessible à chacun et universel.
Beaucoup hésitent à se lancer dans ce travail ambitieux. En effet, les expérienceurs (personnes ayant vécu une expérience de mort imminente) ont peur de ne pas être compris, de passer pour fous, car ils sont confrontés à l’indicible de ce qu’ils ont vécu (vous pourrez compléter, si vous le désirez, la lecture de ce billet par mon billet Le cahier de l’indicible).
Comment, en effet, décrire ce qui dépasse les mots, les définitions et les concepts ?
Je peux vous accompagner sur ce chemin d’écriture hors des sentiers battus. J’ai moi-même vécu des expériences spirituelles : deux expériences de mort imminente, dont une à la naissance et l’autre, à l’âge de deux ans, suite à une sévère intoxication alimentaire (même si j’étais très petite, j’ai gardé de ces voyages au seuil de la mort une sensation de flottaison dans l’éther, comme si j’étais un bateau stellaire), ainsi qu’une traversée initiatique de vies antérieures lors d’une séance chamanique (je suis revenue de cette expérience avec une hypermnésie qui se traduit très souvent dans mes rêves ou en méditation).
Déposer l’indicible dans un livre, c’est s’en libérer. En effet, lorsque l’on a entrevu le plus grand et le plus puissant que soi, on peine à retourner à une vie normale et à se réadapter à son entourage. On peut comparer ce retour au monde à une entrée dans un gant trop étroit, alors que l’on s’est senti porté par une immensité souple et vibrante. L’écriture, par le mouvement de l’intérieur vers l’extérieur qu’elle représente, permet de confier ce bagage spirituel à d’autres lecteurs – votre entourage proche ou un public plus diversifié -, afin qu’ils l’ouvrent à leur tour et découvrent la richesse qu’il contient.
Dans le binôme d’écriture que nous formons, voilà comment nous pouvons procéder :
Généralement, quand se produit le basculement, celui-ci a déjà été annoncé par des signes : signe que l’on n’est pas sur la bonne route, qu’il faut changer de vie, d’état d’esprit. Le rôle de cette expérience est d’élargir notre conscience. Pourtant, elle surgit si vite et si violemment qu’elle ressemble à une déflagration. Pendant quelques instants, nous ne réalisons pas vraiment ce qui se passe. Nous sommes dans un entre-deux où le nouveau vécu se mêle à l’ancienne vie. Il arrive d’ailleurs, très fréquemment, que l’on se perçoive dans un état de dédoublement : C’est donc moi, ce corps allongé ? Comme je suis pâle ! ( Cas où l’on relate une expérience de mort imminente). C’est donc moi, cette jeune femme en robe d’époque rose ? (Cas où l’on va à la rencontre de l’une de ses vies antérieures). La variation de focalisations narratives (avec le passage de la première à la troisième personne, par exemple ; ou le fait que l’on s’adresse à cet autre soi-même par l’alternance entre le je et le tu) permet, en mettant à distance l’intensité émotionnelle de l’expérience, de la définir, d’en évoquer précisément les enjeux et ainsi, de se réapproprier, avec toute sa lucidité, l’enseignement que cette soudaine métamorphose apporte.
« Donc, j’ai été de multiples Moi ; je suis quelque part un être infini, multidimensionnel, de toute époque et de tout lieu. »
« Je savais bien que je n’étais pas sur le bon chemin, mais je persistais à m’obstiner. Cet accident m’a forcé à m’arrêter, dans tous les sens du terme, alors que j’étais trop orgueilleux pour stopper quand ça n’allait pas. Le fait de griller ce stop a éclairé mes blocages d’ego. »
Ensemble, nous mettons un sens sur ce qui semblait initialement incohérent, absurde, dépassant l’entendement.
L’écriture d’une biographie spirituelle est une excellente opportunité pour lâcher prise sur la rationalité du discours et pour s’autoriser à écrire autrement, loin des codes conventionnels du récit.
C’est ce que nous allons voir.
La structure thématique s’impose d’elle-même sur la structure chronologique. En effet, lorsqu’on fait une expérience spirituelle, on bascule dans un autre temps et un autre lieu. Impression de flottaison… Déplacement fulgurant, à la manière d’une comète… Bruit d’hélice comme si l’on devenait un avion… Le temps se mesure à une succession de sensations qui s’entrechoquent et à un emboîtement d’espaces. Traversée de tunnels qui s’élargissent… Murs qui disparaissent pour laisser entrevoir l’immensité… Architecture de nuages… Un déplacement dans des lieux insolites, bouleversés en une fraction de seconde, rythme cette nouvelle temporalité au cours de laquelle le passé et le futur s’abolissent dans un éternel présent. Le titre de l’ouvrage de Nicole Dron, 45 secondes d’éternité, résume parfaitement la condensation de l’éternité dans la brièveté. Stylistiquement, nous mettons en valeur cette autre échelle temporelle par des phrases concises, nominales ou réduites à un seul mot, qui peuvent ensuite s’expanser brutalement, pour traduire le déploiement d’une vision neuve, allant de soi au cosmos (ou l’inverse).
« Bras et jambes en étoile. Navigation. Je suis un bateau de lumière qui glisse de bleu en rose et de rose en bleu. Je suis devenue une planète et je comprends parfaitement désormais l’harmonie de tous les cycles de la vie. Je sens mon cœur… incandescent. »
Lorsque le narrateur fait l’expérience d’une fusion avec le Grand Tout, il éprouve des sentiments ambivalents : il sent qu’il s’efface, qu’il peut devenir aussi évanescent qu’un flocon, un nuage, une buée et aussi minuscule qu’une poussière d’astre. En même temps, il peut ressentir non seulement une présence inconditionnelle, mais aussi une forte union avec l’infiniment petit et l’infiniment grand. Nous adoptons, dans ce cas, le point de vue omniscient dans le récit ; ce qui permet de varier les regards, les angles d’approche et de perception. Rien n’est impossible dans ce type de narration. Décrire avec précision les nervures d’une feuille… Les sentir vibrer, telles les cordes d’un instrument de musique… Assister à la remontée frémissante de la sève et sentir que l’on possède la même pulsion de vie… Dans la biographie spirituelle, l’emploi de la synesthésie (correspondances entre différents sensations que les poètes Rimbaud et Baudelaire ont explorées) possède un précieux pouvoir évocateur. Le rouge peut émettre un cri, le bleu s’exclamer, le vert murmurer… Les couleurs ont une voix qui, elles-mêmes, s’assimilent au toucher d’un tissu… Bien sûr, l’emploi de la première personne du singulier abolit la distance entre l’univers et soi. Dans ce type de biographie, vous devenez l’univers. C’est pour cette cette raison que nous trouvons dans les récits de NDE (Near Death Expérience) une profonde résonance poétique que traduit l’alliance inattendue entre différentes images :
« J’enroule un filament de clarté au bout de mes doigts. »
Il est bien évident que l’on ne revient pas indemne d’une telle exploration de l’indicible.
On revient dans la vie ordinaire, littéralement touché. Et il faut un certain temps pour se réadapter à la vie quotidienne, avec ses contingences et ses limites, alors que l’on a goûté à l’absolu. Des questions peuvent figurer dans votre récit, évoquant notamment la peur de ne pas être compris, malgré l’envie de dire, de décrire l’intensité émotionnelle et sensorielle qui a été éprouvée. Qui me croira ? Est-ce le bon moment pour révéler ce que j’ai vu ? N’ai-je pas l’air trop étrange ? Ce sentiment d’étrangeté peut être approfondi, bien sûr, car l’écriture s’y prête bien. Les variations de pronoms personnels, le passage de la première personne à la troisième personne en particulier, montre que vous posez un regard distant sur celle/celui que vous avez été et donc combien vous avez évolué. Ce n’est plus moi, cette personne ambitieuse et matérialiste. Je ne suis plus Elle. Et Elle n’est plus Moi.
Dans cette traversée d’une vie nouvelle, il vous faut faire le deuil de l’ancien Moi et de tous les rôles qu’il jouait. C’est ainsi que sous la plume apparaissent des affirmations claires, comme autant d’ouvertures sur un seuil neuf. Je désire exercer un autre emploi, déménager, communiquer autrement avec mes enfants… Vous savez distinguer ce que vous ne souhaitez plus de ce que vous souhaitez (Cette situation, cette relation me paraissent dépassées, désormais). La particularité d’un tel deuil psychique est qu’il n’est pas triste. Bien au contraire. Il est rempli d’espoir. C’est un deuil lumineux.
Vous êtes désormais prêt pour écrire votre nouvelle vie qui s’annonce. Et c’est ce que nous faisons ensemble, en reformulant la leçon d’existence que vous avez retirée de ce voyage initiatique : un abandon de valeurs désuètes pour épouser d’autres valeurs qui correspondent à qui vous êtes ; moins d’importance accordée au paraître ; le fait de miser sur la richesse intérieure ; la volonté de reprendre des études…
Ainsi, vous aurez peut-être rempli fidèlement votre mission : de ce voyage au-delà de la vie, vous aurez fait une œuvre de vie, c’est-à-dire une œuvre vivante, vibrante, qui intègre la vie de l’univers qui évolue de concert avec vous et en vous.
En compagnie de ma plume, l’écriture aura elle-même incarné ce voyage – le vôtre -, fondu dans l’itinéraire de la longue caravane humaine que nous formons tous.
C’est tout le chemin intemporel que je vous souhaite.
Votre biographie est terminée mais, en vérité, tout commence. La fin de l’écriture de l’ouvrage marque la révélation de vous-même aux yeux de vos proches, de vos amis – voire de la société entière, si la biographie est publiée. Le temps du dévoilement est venu. Bien souvent, le narrateur est traversé d’enthousiasme et de peur. Il est pressé de montrer le livre et il en retarde l’échéance. Et cela se comprend… Quoi de plus intimidant que la réaction (ou le jugement d’autrui) vis-à-vis de l’œuvre la plus intime qui soit : celle d’une vie ?
Je peux vous accompagner pendant cette étape cruciale en présentiel ou à travers ce billet.
Lorsque vous donnez à lire votre livre de vie, vous livrez à vos lecteurs vos sentiments les plus profonds, vos souvenirs les plus vivaces, vos sensations les plus puissantes. Épreuves et joies ne sont plus secrètes, désormais. On sait ce que vous avez traversé, vécu, surmonté et comment. Vous donnez à voir vos parts lumineuses et vos parts d’ombre. Ces confidences peuvent susciter beaucoup de bienveillance dans votre entourage, rééquilibrer des relations chancelantes, raviver des passions que vous croyiez éteintes, renouer des liens qui semblaient distendus. Et c’est tant mieux ! C’est le signe que la biographie aura véritablement accompli son œuvre de cohésion (familiale ou amicale).
Il est néanmoins des situations où donner à lire le livre de votre âme peut provoquer un sentiment de recul de la part d’autrui. Sachez que cela est tout à fait normal. On ne connaît jamais totalement quelqu’un et les personnes les plus proches peuvent être déroutées par ce que vous leur confiez car elles ne vous connaissaient pas sous cet angle : « Quoi ? Tu étais si fougueuse quand tu avais trente ans ? Je ne savais pas que tu as osé t’échapper à Venise avec ton fiancé, en désobéissant à tes parents ? Toi qui as l’air si sage, si calme… Eh bien ! » Ne vous inquiétez pas mesure. Il faut que les autres s’habituent au nouveau miroir que vous leur tendez. Et, en se familiarisant avec votre biographie, peut-être se reconnaîtront-ils dans vos mots. Ils verront ainsi leur propre reflet. La narration de votre existence, le tracé de votre évolution, votre cheminement intérieur leur dévoilent des parties de leur être qu’ils s’étaient eux-mêmes cachées, les parts d’ombre, comme dirait Jung. « Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder ils s’habitueront. » déclare le poète René Char. Dans ce cas aussi, la biographie aura mené à bien une autre de ses visées : la visée cathartique. L’objectif de l’écriture est, en effet, d’en dire autant sur l’auteur que sur le lecteur.
Je dois cependant vous avouer que vous pouvez être confronté à des situations nettement plus difficiles, lors de la réception de l’œuvre de votre vie. Il est des cas où l’entourage se montre très critique sur la réalisation de votre travail – en particulier sur le déroulement de la narration et l’exactitude avec laquelle les faits sont transposés. « Cela ne s’est pas passé comme ça ! », « tu t’es trompé à la page 1, l’épisode de la foire se situe avant la visite chez grand-mère ! » Ne vous laissez pas désarçonner par ces critiques. En effet, la frontière entre la mémoire et l’inconscient est frêle. Et personne ne peut prétendre à l’objectivité parfaite dans la manière de relater des événements. Une biographie est et sera toujours subjective parce que votre mémoire est sélective. Elle ne retient dans ses filets que ce qui vous touche sensoriellement ou émotionnellement. C’est ainsi que vous serez plus réceptif au parfum du dahlia qu’à l’éclat des couverts en argent, lors du mariage de votre nièce. Et ce sera l’inverse pour votre sœur. Écriture et affectivité sont profondément liées. Pour cette raison, une biographie est toujours peu ou prou romancée. La dimension romanesque classe cette catégorie d’écriture dans un genre véritablement littéraire : l’autofiction. Que certaines remarques déstabilisantes ne mettent pas en doute la réussite de votre projet : livrer votre univers ; montrer le cheminement unique de votre mémoire sur la feuille ; permettre à ceux qui ouvriront l’ouvrage de participer à votre introspection.
D’autres réactions particulièrement hostiles peuvent se déclencher. Je ne vous le souhaite pas, mais sachez qu’un homme averti en vaut deux. On peut, par exemple, vous reprocher de manière virulente d’avoir omis de citer le nom de telle personne, d’avoir occulté tel protagoniste dans votre histoire, d’avoir passé sous silence tel épisode important pour votre interlocuteur. Sachez que lorsque vous vous lancez dans le projet d’écriture du livre de votre vie, nous en dessinons la trame ; nous en définissons la visée ; nous en cernons l’objectif. Aussi n’y a-t-il guère d’intérêt à mentionner tous vos amis d’enfance si votre biographie concerne votre mariage, votre accouchement, ou un certain traumatisme et son processus de résilience, les étapes de la guérison de votre cancer. Si vous souhaitez principalement dédier votre livre à la mémoire de vos grands-parents, à quoi cela sert-il de décrire longuement des réceptions professionnelles ou des réunions entre amies ? Si la réception de la biographie est l’étape cruciale du dévoilement de ce qui vous est le plus intime et le plus cher, elle représente également l’opportunité de faire tomber les masques de certaines personnes de votre entourage et, d’une certaine façon, de rétablir des relations authentiques avec celles avec lesquelles vous entretenez de réelles affinités – en laissant tomber les autres. En osant écrire ce qui est vrai pour vous, vous apprenez enfin à vivre selon votre vérité.
Bien sûr, si votre biographie répond à une demande familiale, il paraît fort pertinent de ne léser ou ne blesser personne. L’objectif d’une biographie est de réunir, voire de resouder les membres d’une famille, non de les diviser. Si vous éprouvez, cependant, le besoin d’avouer des choses qui vous concernent intimement, je peux créer avec vous votre livre personnel, qui constituera votre exemplaire unique. Si le projet biographique est à l’initiative de votre seule requête, l’occasion est unique de réaliser un travail d’introspection par le biais de l’écriture. Votre livre sera donc l’équivalent d’un journal intime. Enfin, je peux vous accompagner si vous êtes désarçonné par les diverses réactions de votre entourage à la réception de l’œuvre de votre vie. Et si vous les subissez comme de profondes blessures, nous pourrons les cicatriser grâce à quelques séances d’écritothérapie.
Dans tous les cas, je demeure présente comme je l’ai été lors de l’écriture, pour vous accompagner dans la seconde et palpitante aventure qu’est la réception de votre biographie.
D’autres articles vous attendent bientôt sur ce site :
Tenir entre mes mains le livre de ma vie. En quoi l’écriture de mon livre de vie m’a-t-elle changé ?
Il est courant de penser qu’il est trop tard pour faire écrire les mémoires d’un proche, lorsque celui-ci est déclaré malade d’Alzheimer.
Certes, il vaut mieux entamer le projet d’écrire ses mémoires lorsque l’on a la mémoire intacte.
Pour autant, il n’est pas trop tard pour écrire ses souvenirs aux premiers stades de la maladie neurodégénérative car celle-ci évolue par paliers, sur un temps relativement long. Bien évidemment, il faut renoncer à l’image d’une biographie traditionnelle, chronologique et fidèle aux souvenirs que les autres ont de la vie qui se racontera dans ce livre. La structure de la biographie est naturellement thématique, un motif entraînant un autre motif, comme les bigarrures d’un tissu.
Pour écrire cette biographie auprès d’un malade d’Alzheimer, je dispose des outils de la programmation neurolinguistique, dite PNL, et qui me permet d’utiliser les différents canaux sensoriels pour faire remonter les réminiscences à la conscience.
Tout d’abord, je fais écouter une musique douce à celui qui va me confier sa vie et, à partir de cette musique, je sollicite les différentes sensations du narrateur.
Que ressent-il ? Qu’éprouve-t-il ?
Nous répertorions les sons entendus dans le morceau musical. Quels souvenirs sonores ceux-ci lui rappellent-ils ? Le pépiement d’oiseau de l’arbre de mon jardin… Un pas dans la cour… Le tintement du seau contre le puits… La vue m’invite à faire visualiser à la personne, yeux fermés, des couleurs, des formes. Et très souvent, c’est une image qui naît : une ferme lointaine, une prairie, une rivière, une balle d’enfant…
Ensuite, je présente quelques images, des textiles, des textures, des friandises, des flacons de parfums…
En associant les supports, nous pouvons convoquer le toucher ou le kinesthésique : le contact avec la fraîcheur du souffle du vent… le picotement des herbes folles… une baignade à la mer… Légèreté ! L’odorat est également très important, car il est relié à l’inconscient et renvoie implicitement aux senteurs de l’enfance et aux odeurs du corps maternel. L’amnésie recule toujours lorsque le parfum d’une eau de Cologne ou d’une fleur de lavande est réveillé dans la mémoire sensorielle. Le goût peut être mêlé à l’odorat et déclencher ensuite des réminiscences tactiles : chocolat, vanille, cannelle, citron… J’aimais le presser entre mes mains, ce fruit… Je sentais son jus…
La mémoire ne se sépare jamais des sensations éprouvées depuis longtemps.
Nous pouvons également prendre comme support en programmation neurolinguistique ce qui se présente ici et maintenant.
Le malade d’Alzheimer se souvient plus volontiers de son enfance que de sa vie appartenant à un récent passé. C’est ainsi qu’un soignant qui arrive dans la maison de retraite avec sa bicyclette rouge qu’il adosse contre le mur déclenchera l’anecdote – voire le récit – d’une promenade en bicyclette dans les rues du village, le dimanche. Ou alors, c’est la vision d’un bouquet de fleurs qui permettra d’évoquer un bosquet d’hortensias bordant la maison ancienne. La purée du déjeuner dans l’assiette pourra donner lieu à des dessins qui ramèneront le souvenir d’un jeu de modelage dans de la pâte…
Vous l’aurez compris, ce type de biographie se construira davantage sur le sensoriel que l’événementiel.
Mais c’est souvent ce qui est anecdotique qui est mis en relief dans un récit et qui demeure gravé dans la mémoire des descendants.
Je vous renvoie pour cela à mon travail sur l’art du détail dans la biographie.
Il faut, pour cela, abandonner tout désir d’une chronologie impossible, toute volonté de posséder un livre parfaitement structuré. Quand l’entourage consent à lâcher prise vis-à-vis du livre idéal – si tant est que celui-ci existe -, il se produit alors un véritable miracle.
Le cerveau du narrateur souffrant d’une maladie neurodégénérative est un inconscient à ciel ouvert, pour reprendre le titre du film de Mariana Otero. Aussi, de véritables associations d’idées sont susceptibles de naître. Des métaphores se percutent, des symboles, étrangers les uns aux autres à l’origine, s’allient dans des noces fantasques. L’insolite rend cette biographie originale, unique, à nulle autre pareille ! Le proche peut être certain que c’est la voix intérieure du narrateur qui résonne – une voix qu’il n’avait jamais entendue auparavant. Le refoulé de la personnalité se dévoile et ce processus de révélation au cours de l’écriture crée une intimité plus profonde entre les proches et le malade :
« J’ai une voiture dans la tête… » disait ma mère… « Elle m’emmène là-bas… »
« J’habite la solitude de la nuit J’habite un paysage lunaire un mur de pierre ou une clairière J’habite un écheveau de pluie la peau des murs un bois d’image J’habite au creux de mon veuvage »
(C’est pour mieux t’écrire… Lecture, écriture dans la ville. Ville de Saint-Martin-d’Hères -Maison de la Poésie Rhône-Alpes)
Comment procéder stylistiquement ?
Il importe de privilégier les phrases courtes et simples. Les phrases minimales restituent de manière intacte la sensation que le cerveau du malade offre comme véritable présent à l’entourage. Il est préférable d’éviter les phrases longues, complexes et emphatiques qui entraveront la circulation du flow de l’inconscient.
J’utilise le présent qui actualise le souvenir, lui donne davantage de force, d’acuité – lui conférant une certaine éternité. Enfin, ce qui semblait se dérober, s’enfuir à tout jamais est saisi !
Des phrases nominales où la ponctuation disparaît permettent de capter l’onirisme de certaines réminiscences. Il est essentiel d’accepter la dimension surréaliste que peut atteindre le livre et des tournures incisives, percutantes avec jeu entre images et sonorités, livreront au lecteur de véritables tableaux intérieurs – hors du commun, peints à la lisière du rêve et de la réalité : Lumière autour de mon cou L’enfant roux retrouvé
C’est ainsi que nous assistons parfois à la métamorphose d’une biographie en recueil poétique ou en journal d’instants. Quatre vers peuvent dire l’enfance, ses baisers, ses orages, ses fugues et ses retours. Il existe même, dans certaines maisons de retraite, des ateliers d’écriture de haïkus pour les malades d’Alzheimer – haïkus qui forment des moments biographiques, en cristallisant l’instant présent sur le souvenir qui revient, bien vivant, de la nuit.
La personne malade d’Alzheimer nous invite à effacer les frontières entre passé et présent, nous montrant sa perception d’un temps circulaire. Elle peut confondre, par exemple, le chandail de fillette qu’elle portait jadis avec celui d’aujourd’hui. C’est alors l’occasion de faire de l’effacement de cette frontière temporelle un petit thème d’écriture.
En chandail rouge, je suis Moi.
Réaliser la biographie d’un proche, pour lequel une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer a été diagnostiquée, n’est pas impossible. Non seulement ce projet réactivera la mémoire – retardant, de ce fait, la lésion irréversible des cellules cérébrales -, mais aussi il invitera le proche à lâcher prise face aux préconçus d’une biographie. Celui-ci enjambera avec le narrateur passé et présent, où l’enfance et la vieillesse se côtoient, s’accompagnant mutuellement sur un chemin qui se tracera autrement.
Beaucoup veulent écrire leurs mémoires car ils ont peur de l’effacement : effacement de leur vie, de leur être, de ce qu’ils ont ressenti, pensé, aimé…
S’il ne subsiste pas de trace de notre passage sur cette terre, qui se souviendra de nous ?
Parfois, on éprouve l’urgence d’écrire ses mémoires car on pressent qu’on est au seuil de l’oubli, que l’amnésie guette – « Oh ! Encore épisodiquement ! Mais il faut être lucide ! » me dit-on. Pour certains, un diagnostic de la maladie d’Alzheimer a été établi. Je reviendrai, très prochainement, sur ce sujet, dans un billet spécifique.
D’autres sont tellement hantés par la peur de perdre la mémoire en entamant le grand projet d’écrire le livre de leur vie, qu’ils craignent de ne pas se souvenir de tout ou d’évoquer un déroulement inexact des événements.
Tout d’abord, je tiens à vous dire que la mémoire est sélective parce qu’elle est subjective. En effet, la manière avec laquelle vous raconterez le mariage de votre cousine sera très différente de la manière de raconter de votre sœur, par exemple. Et pourquoi vos récits ne seront-ils pas les mêmes ? Parce que c’est votre sensibilité qui vous oriente vers certains détails, et pas d’autres. Ainsi, vous aurez retenu la trace du rouge à lèvres de la mariée sur votre joue, l’œillet à son corsage alors que votre sœur parlera plus volontiers de l’atmosphère générale de la fête. C’est pourquoi aucune biographie ne se ressemble – y compris si plusieurs membres de la même famille initient l’écriture du livre – car chaque livre est le reflet d’une âme. Dans une biographie polyphonique, chaque chapitre fera résonner l’écho d’une voix singulière.
Si votre mémoire commence à faire défaut, je peux vous aider dans cette reconquête en vous demandant de chercher des indices concernant les périodes lacunaires. C’est ainsi que je travaille sur les journaux intimes, les articles de journaux, les lettres, les brouillons… Je peux également vous orienter vers un indice sensoriel : un parfum, une couleur, un tissu, un morceau de musique… Une vieille dame a vécu de véritables retrouvailles avec la petite fille qu’elle était, grâce à son nounours qu’elle a sorti d’une malle. Les oreilles déchirées de ce dernier lui ont rappelé le chat tigré qui malmenait le jouet dans l’herbe haute entourant la maison…
En cas de défaillance mnésique, il faut, bien sûr, abandonner l’idée d’une biographie traditionnelle – c’est-à-dire trop rigide, avec une chronologie stricte. Si la trame chronologique est tout à fait possible lors d’événements dont vous vous souvenez parfaitement, la construction thématique intervient en cas de blancs, de silences – les deux s’entremêlant. De même, une biographie uniquement thématique est tout à fait possible. Nous pouvons travailler sur des motifs pour lesquels nous élaborerons des fiches qui vous permettront de faire la liste des points biographiques que vous souhaitez aborder. Par exemple : LE JARDIN : la fontaine – l’arrosage des dahlias – comment je dansais, en été, dans le jet d’eau du tuyau d’arrosage… Comme vous le voyez, la thématique de l’enfance dans le jardin est abordée sous le motif de l’eau. Peuvent s’ensuivre ceux des parfums, des sons, des lumières, des dimanches, des réunions familiales ou amicales, du savoir-faire du jardinier, des semis et des récoltes… La liste est extensible !
Quand on aborde l’écriture d’une biographie, il est important de faire confiance à cette mémoire qui puise sa richesse dans l’immense réservoir de l’inconscient. Vous serez alors étonné comment la vie répond à votre désir, en mettant sur le chemin de vos souvenirs des synchronicités. Comme par hasard, vous retrouvez le billet de cet ancien concert auquel vous êtes allé avec votre amoureux, l’extrait d’acte de naissance de cet oncle énigmatique, la photographie de la maison de vacances depuis longtemps vendue… La vie vous soutient dans le processus mnésique, en vous apportant des éléments qui, telles des lueurs providentielles, vous éclaireront dans votre voyage temporel. Et vous vous surprendrez à sourire : « Tiens ! Cela me revient ! J’entends encore, cet après-midi-là, le bruit des bouteilles de bière que Grand-Père décapsule tandis qu’il regarde le tiercé à la télévision avec ses copains. »
Aussi, ne craignez pas de ne pas vous souvenir de votre vie.
Car la Vie, elle, se souvient de Vous ! En tant que biographe, j’en suis témoin !
Quand j’étais jeune, il m’arrivait souvent d’insérer un poème dans mes récits – contes ou nouvelles. Pourquoi ? Je ne saurais dire. Comme un chat qui entre dans une chambre secrète, la poésie s’invitait doucement dans la prose. La syntaxe d’une phrase se déhanchait et si j’accueillais sa danse avec confiance, je m’apercevais qu’elle devenait Vers. Deux sons entre mots voisins s’accordaient, un rythme cheminait et une rime sonnait dans les paroles que prononçaient mes personnages. À ma grande surprise, le paragraphe initial se divisait en strophes, puis, parfois, en sonnet.
Aujourd’hui, quand j’écris pour autrui, j’accueille dans le même lâcher-prise une voix poétique qui demande à se faire entendre car je sais que c’est toujours pour une bonne raison. En effet, le poème exprime, mieux que n’importe quel genre littéraire, le mystère de l’indicible.
Aussi m’arrive-t-il de vous suggérer de mettre certains éléments de votre vie en poésie. Je vous expose ici les situations qui m’incitent à faire de telles suggestions.
Les poètes expriment des sentiments liés à des expériences universelles, propres à la condition humaine. Si vous me confiez une épreuve que d’autres poètes ont évoquée, je ressentirai qu’il est peut-être opportun de faire référence à certains poèmes qui vous parlent de cette épreuve : la douleur existentielle avec Charles Baudelaire dans son poème Recueillement, la traversée du deuil avec Victor Hugo dans son poème Demain, dès l’aube, la joie de la récolte avec Paul Verlaine dans son poème Green, la trahison amoureuse avec Marceline Desbordes-Valmore dans son poème Les Séparés, l’élan solaire du voyage avec Arthur Rimbaud dans son poème L’Éternité… Dans ce cas, j’insère quelques strophes dans votre biographie afin de condenser l’émotion de votre vécu.
Quoi de mieux qu’un haïku pour faire revenir l’éclat d’un instant, le saisir à nouveau, capter l’émerveillement d’une contemplation dont vous conservez le précieux souvenir ? Comme je l’ai déjà expliqué dans mes billets, une biographie se compose, certes, d’événements importants ; mais elle relate aussi de brefs moments suspendus. Ce sont d’ailleurs ces fragments de temps – si riches qu’ils ressemblent à de petites éternités – qui rendent les mémoires d’une vie si intéressantes. L’attention portée à la floraison du lilas au-dessus de la grille, la première confiture de prunes, le parfum de la pelouse fraîchement tondue pendant que vous rouliez à bicyclette… Le haïku vous permettra de fixer la splendeur éphémère d’une saison de votre âme. Je pourrai vous aider à composer vos propres haïkus. De même, nous pourrons convoquer ensemble Bashô Matsuo, Masaoka Shiki, Kobayashi Issa dont les haïkus sont autant de ponts qui enjambent le temps jusqu’à nous…
Un traumatisme fige votre parole ? Dans ce cas, il faut la rendre cri. Il nous faut écrire le blanc, c’est-à-dire faire jaillir ce cri avec le silence tout autour, comme si ce silence était un ciel transpercé par une étoile – la vôtre. J’initie alors un genre que j’ai développé dans mon recueil poétique Jusqu’au Noyau et que l’on retrouve également dans les Peach Stones de Rupi Kaur – ce que j’appelle précisément le genre du Noyau :
Le Noyau est un texte bref qui contient un mot-clé autour duquel un vrai travail psychique peut désormais commencer. L’écriture thérapeutique fonctionne sur le saisissement – saisissement de celui qui écrit et de celui qui lit. » 1
Incorporer dans votre biographie un Noyau de votre expérience, c’est atteindre l’essence de ce que vous souhaitez exprimer en effaçant tous les détails qui encombrent la perception claire de votre ressenti lié au traumatisme ; c’est poser sur la page votre vérité ; c’est en restituer l’émotion intacte.
Devant la vitrine de Noël, il m’a dit adieu. Mon chagrin est orné pour toujours de guirlandes scintillantes. »
Puis, nous poursuivons votre récit. L’écriture reprendra, certes, son cours traditionnel, mais quelque chose aura changé. Transcrite de manière concise sur le papier, l’expérience sera hors de vous. Tout lien, toute chaîne qui vous entravaient auront été ouverts. Votre parole étant enfin délivrée, elle permettra une écriture déliée et la biographie se poursuivra de manière plus fluide.
Comme vous le constatez, le Recours au Poème ajoute une dimension thérapeutique à l’écriture de votre vie. 2
Tout comme nous insérons des photos dans une biographie traditionnelle, nous pouvons également inclure un ou plusieurs poèmes qui seront autant de clichés verbaux, d’illustrations métaphoriques, d’images de votre vie intérieure demandant à être montrée,
parce que, ne l’oublions pas, votre vie est un voyage humain commun à nous tous, les mortels que nous sommes, dont votre biographie retracera l’émouvante épopée.
1 Géraldine ANDRÉE, Jusqu’au Noyau, Recueil de poèmes autobiographiques et autothérapeutiques – Guérir par l’écriture incisive ; Le Soupir du temps ; 2023
Beaucoup de personnes dyslexiques croient qu’elles n’ont pas le droit d’écrire leur autobiographie parce qu’elles sont dyslexiques. Je dirais que c’est parce qu’elles sont dyslexiques qu’elles ont le droit – et même le devoir – d’écrire leur autobiographie.
En effet, il n’y a pas de témoignage plus poignant que celui qui consiste à évoquer son mal à dire, pour la bonne raison que c’est de la confrontation avec l’indicible que naissent les ouvrages les plus évocateurs sur le fascinant chemin de la résilience. Je vous renvoie pour cela à mon billet Le cahier de l’indicible.
Je crois profondément que ce mal à dire propre à la dyslexie est provoqué, en vérité, par la société elle-même qui crée des codes d’écriture inhérents à son fonctionnement, somme toute, bien artificiel. Or, n’oublions pas que, dans ce domaine, le maître mot est relativisme. Pourquoi ? Car, tout simplement, d’autres cultures écrivent autrement. Par exemple, nous écrivons, dans notre société occidentale, de gauche à droite, selon notre perception linéaire du temps. Mais d’autres cultures perçoivent, elles, le temps comme étant circulaire (de même que les théories de la physique quantique qui corroborent la thèse selon laquelle le temps se multiplierait à l’infini en anneaux, boucles ou spirales). En outre, les cultures orientales pratiquent, elles, la graphie de droite à gauche. Vous pouvez essayer d’écrire ainsi. Tentez l’expérience ! Vous verrez que votre écriture sera particulièrement riche en réminiscences sensorielles parce qu’une partie de votre cerveau, davantage sollicitée, vous permettra de lâcher prise sur les normes conventionnelles, laissant ainsi s’exprimer votre inconscient sur la page.
Si les personnes dyslexiques se sentent mises sur la touche par notre société, c’est parce que leur façon de dire et de représenter le réel n’entre pas avec les critères traditionnels en vigueur. Elles sont, par conséquent, enfermées dans des préjugés ou des pensées limitantes venus de l’extérieur qu’elles introjectent malgré elles. Or, comme le dit, le docteur Olivier Reval dans son ouvrage La Fabrique à bonheurs :
« Les enfants dys sont des enfants intelligents qui souffrent de ne pouvoir ni le montrer, ni le prouver. Leur capacité d’apprendre est différente, leur volonté d’apprendre est identique. »
Autrement dit, la société doit changer son regard sur la dyslexie et respecter le fait que d’autres individus empruntent des chemins différents vers la connaissance de soi et du monde. C’est à la société d’entrer dans le pays de la dyslexie et non à la dyslexie de tambouriner aux portes de la société pour faire entendre sa voix unique.
Malheureusement, comme il est dit dans l’ouvrage que nous avons coécrit ensemble, Axel Ménard-Burgun et moi, la dyslexie est
un pays inconnu que beaucoup ne veulent pas connaître, où bien peu de monde entre. »
Pourtant, si le pays de la dyslexie existe, il est riche, comme tout pays, de sensations, d’émotions et de sentiments que chacun gagnerait à découvrir. Et ce pays, c’est celui du cœur à partir duquel la personne dyslexique peut écrire, parler, s’adresser à ses frères humains, selon l’expression de l’écrivain Albert Cohen. Or, qu’y a-t-il de plus profondément intime qu’un cœur ? Si l’on n’est pas en contact avec ce cœur, le langage n’est d’aucun secours. Il fonctionne comme un système stérile, dénué de sens, c’est-à-dire de signification et de direction.
L’autobiographie est l’endroit où peut s’exprimer ce cœur.
Comment, concrètement ?
Les recherches en neurosciences prouvent aujourd’hui qu’il existe plusieurs formes d’intelligence – dont une intelligence capitale, celle qui permet de se relier aux autres au-delà de la simple communication, l’intelligence émotionnelle.
Ensemble, nous allons, vous et moi, relater dans votre livre de vie ce voyage à travers cette intelligence émotionnelle dont une personne dyslexique est richement dotée. Nous mettrons donc l’accent sur votre paysage sensoriel et émotionnel. Je vous livre ici quelques pistes d’écritothérapie possibles:
Pour que vous puissiez vous sentir en sécurité dans notre processus d’écriture, nous allons partir d’un lieu – imaginaire ou réel ; passé, présent ou futur – où vous percevez votre paix, un lieu-refuge d’où tout jugement et toute auto-critique sont bannis. Nous n’hésiterons pas, pour cela, à convoquer un dessin, une image, un tableau ou à vous permettre de vous relaxer en fermant les yeux, afin que vous puissiez mieux vous représenter ce pays de sérénité absolue.
Si la dyslexie est/ a été vécue comme une douleur par les différents types de rejets sociaux qu’elle a engendrés, nous pourrons exorciser cette douleur avec des onomatopées, des comparaisons brutes, jamais censurées, des jeux sur les sonorités : « Le serpent s’enroule autour de ma langue. Langue ligotée. Langue ligaturée. Langue à délier. Quand les langues se délient, elles sont libres. Je rêve d’une langue déliée. »
Dans ce cas, nous pouvons délier cette langue en rendant aux émetteurs leurs messages négatifs sous forme de dialogue théâtral ou de lettre fictive que nous intègrerons éventuellement dans votre livre de vie.
La dyslexie étant éprouvée de l’intérieur avant d’être perçue par l’extérieur, votre sensibilité aux stimuli négatifs et positifs est supérieure à la moyenne. Nous cheminerons ainsi sur la route de vos émotions en les assimilant à des sensations concrètes : le sel de mon envie de vivre, le picotement de la joie, le rouge abricot de l’espoir, la peau de mon chagrin, la ronde des papillons noirs de la peur, l’alezan de ma colère…
Dans le pays de la dyslexie, rien n’est interdit ; tout est autorisé, inconditionnellement accepté, y compris les néologismes les plus fous. Alors, on laisse de côté les règles orthographiques et syntaxiques trop bloquantes ; on oublie le censeur que l’on perçoit dans le regard d’autrui pour laisser libre cours à l’exploration du langage. Aussi, on n’hésitera pas à faire d’une erreur langagière une opportunité de créativité, une ressource poétique inattendue qui a tant à nous révéler sur l’univers de l’esprit. « Deumain a deux mains, les miennes. »
Toutes ces marques originales de votre être peuvent jalonner votre aventure de vie, faite non seulement de défis, mais aussi de victoires.
Je pense que le pays de la dyslexie nous montre à tous le moyen de nous réinventer, de sortir des cadres trop conformes, des marges trop sclérosantes, des lignes trop limitantes pour donner à notre parole un nouvel envol vers autrui. Il développe la générosité inhérente à la curiosité.
Alors, jouons. Débordons des marges. Échappons-nous des cadres. Avançons entre les lignes afin que votre autobiographie évoque la vie de votre voix avant tout.
Les personnes dyslexiques qui nous précèdent dans ce voyage nous tracent la route !
Si vous souhaitez découvrir un itinéraire singulier qui mène au pays d’où l’on écrit, écoutez ce que ce cœur a à vous dire :