Si tu tends bien l’oreille vers le poème
tu entendras chuchoter au soleil
deux chemins qui se rencontrent
quelque part dans un rêve
que fait pour nous le monde
Géraldine Andrée
Si tu tends bien l’oreille vers le poème
tu entendras chuchoter au soleil
deux chemins qui se rencontrent
quelque part dans un rêve
que fait pour nous le monde
Géraldine Andrée
La pluie crépite sur les tuiles tandis que j’écris
C’est ainsi que j’aime la Vie !
Géraldine Andrée
Je ne sais pas
d’où vient ton murmure…
J’écoute
tout ce qui vibre,
tout ce qui vit…
Je pose
mon oreille
sur les roses,
les taies
d’herbe,
les feuilles
où bruissent
les ailes
secrètes
des insectes…
Je suis attentive
à la petite note
qui peut tomber
d’un rayon
de soleil
et rouler
le long
des cordes
de l’air
tandis
qu’une seule
certitude
m’habite :
ton murmure
vient
de toutes
les sources
de silence
possibles…
Géraldine Andrée

Pour cette nouvelle année,
je fais moins de projets,
sinon celui, vaste, de me laisser porter par le temps qui passe.
Mon défi : ne pas m’emprisonner dans trop d’objectifs, qui, non tenus, font naître la culpabilité.
Ne pas m’efforcer de rentrer dans des cases toutes faites. Ne pas oublier aussi qu’on peut se maltraiter dans le développement personnel.
Je veux me laisser guider par mes envies, mes désirs, mes besoins – ma vérité, vraie pour moi et incomparable à nulle autre.
Choisir ce que je veux éprouver, expérimenter. Donner la priorité à mon âme.
Ecouter davantage mon corps, mon intuition.
Ecrire des textes selon mon coeur.
Continuer mon journal bien sûr.
Lire régulièrement des livres de littérature moderne. Relire les livres et revoir les films que j’adore depuis ma jeunesse.
Placer mon énergie dans ce qui me fait vibrer, dans ce qui me donne du plaisir.
Couper tout lien avec les gens toxiques, négatifs, méchants – en un mot, obscurs.
Ne pas me laisser tirer vers le bas.
M’enraciner pour mieux grandir vers le ciel.
Hiberner si cela m’est nécessaire.
Et au printemps, sortir, me promener, me recueillir dans la nature.
Remonter la pente du Crève-Coeur comme quand j’étais enfant, à pied, sans ma bicyclette rouge – car les temps ont changé – et admirer depuis le lavoir ma ville natale.
Ramasser des feuilles, des fleurs et les glisser entre les pages de mon carnet de notes.
Ecrire les textes que j’aime. Partir en vacances – Canaries, Réunion… -. Les étoiles, en effet, me demandent de faire ce grand voyage.
Me rassasier d’eau, de lumière, de vent.
Mon père est parti pour cette vie. Ce qui n’a pas été dit ne le sera plus jamais. Ce qui a été gagné l’est à jamais – j’ai su, par exemple, dans ces derniers jours, à l’occasion d’une promenade dans le jardin, qu’il savait dater l’âge d’un arbre.
Mon père a franchi la frontière mais je peux le faire revenir par l’écriture.
Le fil de l’encre inverse le cours du temps et me ramène mon père.
Ses pas sont devenus des mots.
Il faudra que j’écrive sur le voile de silence qui recouvrit mon visage quand j’appris sa disparition.
Aujourd’hui, le voile s’est levé. Je vais continuer à écrire sur lui, sur moi parallèlement au fait que je poursuive ma vie.
La preuve de cette vie : publier un recueil de poèmes qui lui seront dédiés – cette année ou plus tard. C’est mon seul projet qui prendra bien tout son temps car rien ne presse face à l’éternité.
Je souhaite une belle année à toutes celles et tous ceux qui passeront par hasard ici
et je vous dédie pour bien la commencer cette chanson intimiste de Sting
Shape of my heart
Géraldine Andrée
Les poètes
ne sont pas
morts
Il demeure
de leur voix
que l’on croit
enfuie
loin
dans la nuit
le feu d’or
d’une feuille
qui éclaire
notre pas
jusqu’à la prochaine
aurore
Géraldine Andrée
J’écris pour dire
le souffle du jardin
qui s’en retourne
au silence
à la fin du jour,
ce murmure
qui sourd
du bleu de l’herbe
comme une senteur
de menthe
avant de s’en remettre
à la terre
d’où il est né.
J’écris pour dire
l’étoile
contenue
dans chaque note
qui s’éteint
lorsque
l’instant
est venu.
J’écris
pour marquer
de trois
pointillés
noirs
la voix
enfuie,
trace
du message
qui se poursuit
invisible
dans la neige
de la page.
J’écris
pour être
témoin
du chemin
de cette parole
qui continue
sans moi
à l’infini…
Géraldine Andrée
Toute petite, je m’inventais une langue, une langue qui était mienne, compréhensible pour moi seule.
Une langue sans syntaxe ni unité sémantique ; une langue délivrée de toute grammaire et exigence orthographique.
Une langue qui courait telle la rivière au gré de son propre souffle et qui charriait dans la lumière des jours d’étranges mots nés de ma bouche.
J’aimais cette langue. Elle me permettait de me comprendre, d’exister enfin, loin de ma timidité.
J’inventais plusieurs personnages qui, j’en ai conscience aujourd’hui, n’étaient autres que les projections de mon Moi idéalisé.
Je les faisais converser au coeur de ma chambre. Je réalisais ainsi des interviews sur un écran rêvé dont la clarté inondait mon esprit, ou sur une chaîne de radio fantaisiste, diffusée après l’école, heure bénie où j’étais à l’écoute.
Je modulais ma voix, selon une impulsion qui surgissait dans l’instant : tantôt puissante, tantôt douce ; tantôt cri, tantôt murmure ; tragique puis vibrante d’espoir ; mélancolique puis joyeuse.
Je savais d’instinct que c’était le rythme de cette langue qui dictait de telles variations, faisant monter des larmes à mes yeux et courir sur ma peau des frissons délicieux.
Je me prenais très au sérieux. J’étais fière de poser la question et d’apporter la réponse. Quand j’adoptais un ton docte, je me mettais sur la pointe des pieds et j’approchais mes lèvres d’un invisible micro, si brillant pour mon public imaginaire dont la chambre était comble !
Personne ne pouvait m’extraire de ma rêverie sans provoquer en moi une immense frustration d’interrompre ainsi l’intérêt de la conversation.
Quand on me disputait, quel bonheur que de me rebeller dans cette langue dont les gros mots étaient indétectables !
-Qu’est-ce qu’elle dit ? demandait-on.
Et je souriais en silence.
Il me semblait que je détenais la formule magique, la primordiale vérité de l’alchimie.
Langue de la louange, de la quête et de la révolte.
J’ai oublié aujourd’hui comment elle sonne.
Mais je sais qu’elle a existé, langue d’un lointain pays natal dont on garde le souvenir jusqu’à la fin de sa vie,
langue d’une enfant si petite qui, au fil de ses phrases insaisissables comme des flots pour autrui, a grandi.
Géraldine Andrée
Toute petite Je (extrait)
Récit autobiographique
Je vous présente https://lire.amazon.fr/kp/card?asin=B07961W34S&preview=inline&linkCode=kpe&ref_=cm_sw_r_kb_dp_9IlzAb72Y2D75 » target= »_blank » rel= »noopener »>mon nouveau recueil poétique Il est un Pays
C’est le premier que je publie en Format Kindle, en indépendante.
Eh oui ! Il n’y a rien de tel que la Liberté ! Je l’ai déjà dit, plutôt écrit ici.
« C’est un Pays qui revient par le souvenir…
C’est un Pays qui chante dans le silence d’un songe…
C’est un Pays qui murmure au coeur l’essentiel de la mer et du ciel…
Ecoute-le !
« Fais silence
et songe à l’eau de là-bas qui chante quand elle achève sa danse dans la calanque… »
Le pays n’est jamais perdu. Il demeure en Soi…
Nous sommes nous-mêmes notre propre pays.
Voici ce que ce recueil de Poésies vous murmure au plus près de l’oreille de votre âme…
Entrez par la porte des mots et baignez-vous dans le bleu de l’encre majorquine… Bienvenue ! »
27 pages sur des poèmes qui ont pour inspiration le Sud, l’Espagne, la renaissance, le retour à l’enfance, l’émerveillement, le mystère, l’existence antérieure…
Pour un prix très-très modique, la Poésie entre dans le métro, le bureau, le hall de gare, la salle de classe, le wagon TER.
Le bleu de l’infini efface la fenêtre grise, les nuages, la pluie ou le givre.
Le rythme du vent, la soie de la brise et l’encre de la lumière irisent les jours d’hiver.
L’espace purifie l’âme pendant les déambulations sur les trottoirs.
Je suis fière de ma petite auto publication qui annonce un autre recueil en préparation.
Bienvenue au Pays réalisé parce qu’il fut rêvé !
Namasté !
Géraldine Andrée
PS : La couverture présentée sur le site est temporaire. La vraie sera publiée dans quelques heures, quelques jours… Elle est bien plus jolie, bien plus bijou… Une corolle ouverte. Bien à vous.