Comment
te sentir
aimée
inconditionnellement
quand
tu es délaissée
par le monde
entier
famille
amis
amant
Écris
dans la case
Demain
de ton agenda
à l’heure
où le jour
point
Rendez-vous
avec mon journal
Géraldine Andrée
Comment
te sentir
aimée
inconditionnellement
quand
tu es délaissée
par le monde
entier
famille
amis
amant
Écris
dans la case
Demain
de ton agenda
à l’heure
où le jour
point
Rendez-vous
avec mon journal
Géraldine Andrée
J’écris pour retracer le murmure de la rivière de mon enfance.
Mais j’écris aussi pour l’enfouir sous les feuilles parce que j’éprouve trop de regrets.
J’écris pour me souvenir des meilleurs moments d’autrefois : les roses trémières sur la grille, la confiture de mirabelles bien chaude de ma mère, mes longs cheveux, le croissant de lune dans une flaque de pluie au retour de l’école, un dessin réussi.
Cependant, je m’aperçois qu’au rythme de ma plume, ces meilleurs moments s’éloignent toujours plus de moi, inéluctablement portés par le fil de l’encre au large de la page.
Alors, j’écris aussi pour les laisser s’en aller. J’écris pour faire de chaque mot un adieu.
J’écris pour oublier ce que furent les choses et les êtres partis car mon présent ne les contient plus. En quelque sorte, les déposer sur le papier, c’est les libérer pour mieux me délivrer.
J’écris pour traverser leur mort et revivre.
J’écris pour que l’on garde un peu mémoire de mon passage sur ce papier, sur cette terre. Je suis fière d’apporter les preuves au lecteur inconnu que j’ai vécu, souri, aimé.
Pourtant, je sais qu’une fois le cahier refermé, ce lecteur vivra ses propres expériences. Lui aussi, il les éprouvera avec une telle clarté, une telle intensité qu’il oubliera que quelqu’un les aura vécues et en aura formulé le caractère indicible avant lui. Et si par hasard il s’en rappelle, ce ne sera que par un mot peut-être, voire un fragment de phrase, une vague réminiscence (« J’ai lu quelque part ce que je ressens. ») sans parvenir à en définir l’origine.
J’écris tout en sachant que ce que j’écris sera effacé par la vie,
parce que c’est ainsi que fonctionnent les signes :
ils apparaissent pour ensuite se fondre dans la nuit,
frêles points qui clignent un instant encore,
pour que renaisse le désir du désir,
celui d’initier une autre phrase,
maintenant, plus tard, à la prochaine aurore.
Géraldine Andrée
Alors que le monde est happé par le tourbillon de sa propre folie, prends le temps d’écrire un poème. Prends le temps, oui, vraiment, c’est-à-dire saisis ce temps comme une plume légère et laisse-toi guider par lui.
Donne-toi de longues heures pour trouver le rythme qui s’accorde avec celui de ton cœur ; pars en quête de la rime qui sonne comme la cloche de ton temple intérieur ; savoure l’équilibre d’un vers ; suspends-toi tel un funambule ; cueille la métaphore vraie et laisse de côté les images faciles, attirantes comme de fausses fleurs ; enjambe l’espace entre deux strophes en te souvenant comment tu enjambais la rivière de ton enfance – prudemment – pour pouvoir continuer la promenade.
Rature, barre, griffonne, efface… Écris et réécris le poème sur plusieurs feuillets… Adolescente, je possédais trois cahiers dédiés au même poème : le cahier rouge pour la fulgurance de la première idée ; le cahier bleu pour la version améliorée et le cahier vert pour la version presque parfaite. Entre ces cahiers, il n’y avait parfois qu’une virgule ou qu’une majuscule qui changeait. Mais peu importait… Seul le désir d’accomplissement de la plus belle œuvre à mes yeux comptait.
Puis, lorsque tu considères que ton poème est réussi, c’est-à-dire qu’il te plaît parce qu’il correspond à qui tu es, ouvre le cahier fleuri avec la clé d’or et recopie lentement le poème ; berce-le comme un enfant nouveau-né ; contemple les étincelles qui s’éteignent une à une lorsque l’encre sèche ; penche-toi sur chaque mot pour entendre son crépitement d’aile sous la plume et délecte-toi du miracle de le voir bien posé sur la page.
Transforme sous la lampe l’écriture d’un poème en calligraphie
tandis que le monde, sourd à toute poésie, continue à bruire loin de Toi.
Surtout, ne lui présente pas ce poème. Pas la peine. Son indifférence briserait ton envol.
Donc, personne n’en saura jamais rien de toutes ces heures passées à écrire quatorze lignes.
Et pourtant, quel délice, de savoir que ce poème si frêle
en secret existe
et que demain, quand tu rentreras le soir,
las du vertige du monde, tu le verras te faire signe pour te rappeler que puisqu’Il est là désormais, toi aussi tu existes !
Tu as pris le temps de le savoir…
Géraldine Andrée
Si Dieu était une femme
imagine
si une femme
n’importe laquelle
qui contemplerait
les étincelles
des décorations
de Noël
dans les vitrines
était Dieu
elle t’applaudirait
avec les mille
cymbales
du soleil
lorsque tu te déhancherais
sur le sentier sauvage
qui mène
à la mer
elle te soufflerait
de devenir
aussi légère
que le murmure
de dentelle
du vent
elle inviterait
la lumière
espagnole
à tournoyer
autour
des volants
de ta jupe
courte
elle t’encouragerait
à faire
tes premiers
pas
en talons
hauts
sur la piste
de danse
elle te désignerait
parmi la palette
de toutes
les couleurs
possibles
celle
qui étoilerait
tes yeux
elle t’offrirait
des robes célestes
des écharpes de joie
des soutiens-gorges
de velours
rouge
comme le plumage
du rouge-gorge
en ouvrant
son profond
porte-monnaie
de princesse
Laisse
C’est
pour moi
elle sèmerait
sur la longue
allée
de ton poème
des paillettes
bleues
pour tous les mots
à venir
elle allumerait
l’astre
que tu n’attendais plus
dans le point
final
de l’histoire
de tes peines
qui perle
encore
sur la page
elle t’inciterait
à choisir
cette chambre
tout au Sud
avec bains
moussants
et draps
de luxe
en plus
À chacune
de tes décisions
prises
dans la solitude
elle t’approuverait
de son amitié
inconditionnelle
Tu as parfaitement
le droit
Et d’un seul
signe
du doigt
elle affirmerait
que tu es vraiment
Toi
c’est-à-dire
Poésie
et Volupté
Liberté
et Santé
Si Dieu était une femme
tu récolterais
tous les éclats
de son rire
car l’évidence
t’apparaîtrait
aussi clairement
que le ciel
d’une belle
matinée
Dieu est bel et bien
une femme
puisque tu as reconnu
en sa douce
force
ton âme
et que tu es devenue
TA DIVINITÉ
Géraldine Andrée
Me pencher
chaque jour
sur une page
blanche
comme le ciel
d’un beau dimanche,
c’est, je crois,
ce que la Vie
attend
de moi.
Géraldine Andrée
Le livre Broché du Bleu de menthe du silence, édité avec le Soupir du temps, est arrivé !

À toi, ma mère
qui m’as appris à être le témoin
dès l’âge de sept ans
de la floraison
de corolles
singulières,
celles du silence,
sous la lampe du soir,
lorsque tu me lisais
à voix basse
des vers
de Maurice Carême.
Que ce recueil
aujourd’hui,
à l’heure où tu as rejoint
le silence outre-terre,
en soit le bouquet.
Géraldine Andrée
Ce recueil de poèmes rassemble des textes intimistes écrits pendant sept années, dont un qui fut unanimement primé, La Petite Chambre du Sud, et qui donna l’un de ses vers comme titre à ce recueil. Pour Géraldine ANDRÉE, écrire de la poésie consiste à « écouter le frémissement d’une aile en chaque silence ».
« Au cours de cette promenade immobile
cueillir le bleu de menthe du silence
puis converser avec la solitude
loin très loin dans la petite chambre du Sud »
J’écris parce que je suis attendue quelque part
au bord d’un quai noir qui longe le paysage de neige
au détour d’un chemin qu’enjambent des broussailles
dans un jardin de roses en Chine
dans le dédale de ruelles provençales qui s’entrelacent comme des danseuses devant la fontaine de marbre
à fleur de mer cette corolle ouverte sur le soleil
à l’hôtel de la Plage pour une nuit ardente chambre 44
à travers le reflet tremblant d’un lac de Norvège
sur un tapis de mousses si rousses sous l’averse
au coin du feu bien à l’abri des autres
dans un regard qui s’attarde sur mon épaule dénudée
J’écris parce que je suis attendue quelque part
à un certain épisode de mon histoire quand je laisse le temps courir
dans la rencontre entre deux étoiles prévue par l’univers depuis des millénaires
le plus près possible du point scintillant de l’azur à l’approche de midi
au lever de la lune sur la page
lors d’une chaude après-midi d’été que constellent les gouttes de l’arrosoir
dans les zébrures du soleil que dessinent les fentes des persiennes et c’est toute une savane de lumière qui m’est offerte
à l’aube quand l’ombre flâne au creux d’une hanche
sous le souffle suspendu de l’amant
lorsque le crépuscule de cinq heures dore les franges de l’abat-jour
de virgule en virgule pour atteindre la crête de la phrase qui s’élance plus loin
Qui peut donc bien m’attendre dans cet espace-temps débordant de toute marge surlignée
Un ami de toujours
Un aimé durant tant de vies passées
Une mère de cœur
Une sœur d’âme
Un frère mon flambeau jumeau
Une tige d’allégresse
Le visage d’un aïeul qui s’anime au rythme du battement de ma bougie
Le rire d’une jeune nièce
Un pas derrière la cloison
Les mots devenus paupières entrouvertes sur l’infini
Une voix qui me dit
Te voilà Je n’y croyais plus Je t’ai attendue si longtemps en quête d’un signe que je confondais avec la lueur d’un phare ou un clignotement de guirlande
J’ignorais que tu représentais autant pour moi
Quelle majuscule tu es
Je le sais maintenant
La vie est une phrase qui se poursuit de l’autre côté
J’écris pour que quelqu’un m’espère quelque part
lorsqu’il n’y a plus personne
ou plus rien à attendre
ici
Géraldine Andrée
On croit souvent, à tort, qu’une autobiographie doit contenir des événements importants de notre vie – naissances, baptêmes, fiançailles, mariages – pour être palpitante…
Pourtant, lorsque l’on a acquis une certaine expérience de l’existence, on peut s’apercevoir que ce ne sont pas ces événements extérieurs qui composent la trame de notre vie, mais bel et bien des événements intérieurs – ces révolutions intimes, vécues dans le secret absolu de l’âme, ces révélations muettes et néanmoins éclatantes, ces prises de conscience qui, considérées isolément, semblent si minimes mais qui, additionnées les unes aux autres, ont la capacité de modifier notre trajectoire, ces fulgurances silencieuses comme des météores traversant un ciel de campagne, ces métamorphoses lentes ou soudaines de l’être, pourtant imperceptibles au regard d’autrui, ces petits bouleversements qui, certes, n’ébranlent pas tout notre quotidien mais qui, à la longue, changent notre perception sur celui-ci, nous incitant à sortir inéluctablement de notre zone de confort…
– C’est parce que la voie était libre et que le feu était vert que j’ai emprunté ce boulevard ! Maintenant que j’y songe, c’est le meilleur choix que j’aie pu faire… Si j’avais emprunté la voie où le feu était rouge, comme à mon habitude, je ne serais plus là pour vous raconter cette expérience…
– En plongeant ma main dans la pâte, j’ai mesuré combien mon existence auprès de cet homme était dure. Assurément, je ne pouvais plus continuer comme ça… J’étais une « trop bonne pâte ».
– La dixième fois, ce fut la goutte de trop ! Je n’étais pas le vase qui devait contenir son poison. Cela n’avait que trop duré…
L’année 2000 fut pour moi décisive. Oh ! Ce n’était pas parce qu’elle initiait un nouveau millénaire ! Dans le récit que je vais vous raconter ici, l’événement qui a provoqué un changement radical de vie paraît relever de l’anecdote.
C’est en allant flâner dans le rayon d’une librairie dans la ville de D. que j’ai feuilleté le livre d’Eva Arkady, Dépendance affective : Oser être soi et s’en libérer. Préoccupée par mes soucis sentimentaux, j’ai lu quelques pages qui, certes, me parurent intéressantes mais mon esprit était trop en alerte pour que je prenne le temps d’acheter cet ouvrage que j’ai négligemment posé sur le rayon. En sortant cependant de la librairie, j’ai entendu une voix qui me disait bien distinctement :
– Achète ce livre ! Ta vie en dépend !
À contre-cœur, je me suis ravisée, pensant :
– T’es complètement folle, ma pauvre !
Et je suis à nouveau entrée dans la librairie pour acheter ce livre… Dix euros… Je me souviens encore du prix.
Le témoignage d’Eva Arkady fut une véritable planche de salut. Je me souviens que je l’ai lu d’une traite, allongée sur le grand lit de couple et qu’en le refermant, j’ai mesuré combien je vivais avec un homme invivable que je tentais de sauver désespérément de ses démons… Mais c’était une bataille perdue d’avance et j’allais y laisser ma peau. N’était-ce pas cela, la définition de la codépendance ? Se noyer avec l’autre en tentant de le ramener sur la berge ?
Inutile de dire que ces pages ont déclenché des événements extrêmement douloureux mais salvateurs : une scène conjugale d’une rare violence, une nuit passée seule à l’hôtel, un changement de serrure puis, à la fin de ce parcours chaotique, un déménagement dans une autre ville, une autre région…
Dans son ouvrage qui constitue une réflexion introspective sur la tenue de son journal intime, Une vie à soi, Marion Milner étudie ses conditionnements qui la projettent tantôt vers le passé, tantôt vers l’avenir, l’empêchant de se concentrer sur l’enjeu de tout ce qui se passe dans l’instant présent – ici et maintenant.
Un jour, la lassitude et l’ennui mènent la narratrice sur une falaise au bord de la Méditerranée. La fatigue l’accapare tellement qu’elle décide de lâcher prise sur ses velléités en déclarant « je ne veux rien« .
Et il se produit alors un insight – un éclair de perception – qui dégage son regard de toutes les illusions qui l’obscurcissaient :
« D’un seul coup le paysage se débarrassa de son vernis de carte postale et se mit à resplendir comme au premier jour de la création, y compris les herbes poussiéreuses au bord de la route.«
Non seulement la vision claire de la narratrice développe sa faculté de voir de la beauté et de la vie dans « les herbes poussiéreuses« , mais aussi elle restitue pour elle l’éclat originel du paysage comme au début du monde.
S’ensuit tout un apprentissage du regard – à travers la contemplation des paysages ou des tableaux de Cézanne – qui change sa façon de ressentir des émotions et donc de vivre.
Parfois, ce sont des événements extérieurs spectaculaires – tels des accidents – qui provoquent cet insight. Mais souvent, c’est l’insight lui-même qui déclenche un événement spectaculaire, positif pour l’évolution du protagoniste car les prises de conscience initient un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur. Le mouvement inverse – de l’extérieur vers l’intérieur – se produit lorsque le Moi a été sourd aux différents appels, signaux et clignotants envoyés par la Vie et qu’il devient urgent qu’une prise de conscience s’effectue. Ce que l’on prend pour un choc isolé dans la vie nous amène en réalité à davantage de compréhension de soi.
Marthe Marandola et Geneviève Lefebvre l’expliquent très bien dans leur essai Le Déclic libérateur : La prise de conscience : enquête et récits :
Aussi soudaine et brusque soit-elle, la révélation profonde de la prise de conscience est toujours précédée par une période de travail invisible au plus profond de notre inconscient. »
Niege – Géraldine est victime de son destin. C’est ainsi. On ne peut rien y faire !
Inge – Est-ce que, justement, on ne laisse pas le Destin s’accomplir inexorablement lorsque l’on n’a pas confiance en soi, lorsque l’on croit que l’on ne peut écrire sa vie ? Quand on n’agit pas pour soi, alors c’est le Destin qui décide parce qu’on le laisse dicter sa loi à notre subconscient !
En prêtant attention par l’écriture à tous ces signes, vous vous mettrez à l’écoute de toutes ces synchronicités qui jalonnent votre vie. Vous apprendrez à les déchiffrer et ainsi, à donner une vraie signification à vos décisions ultérieures.
De plus, votre autobiographie sera bien plus qu’un récit d’événements extérieurs, chronologiques et visibles par tous. Elle reconstituera vos déambulations intérieures et mettra en valeur votre être en permanente évolution – parce qu’il est riche de ses questionnements comme de ses certitudes, de ses doutes comme de ses intuitions, de ses manques comme de ses ressources.
Vous prendrez conscience que non seulement vous aurez écrit un livre, mais aussi que vous serez ce livre que d’autres ouvriront, afin de s’inspirer de l’éclat de vos prises de conscience dans le tracé de leur propre chemin.
Géraldine Andrée
Votre écrivaine privée-biographe familiale-écritothérapeute
Je me souviens de cette difficile année 89. Malgré un travail acharné, je ne récoltais que des notes médiocres.
Je ne savais pas pourquoi j’entreprenais des études si difficiles, pourquoi je me maltraitais tant à vouloir prouver à ma famille que j’étais la meilleure, pourquoi je m’efforçais à être excellente pour ma mère.
Incertaine « d’avoir mon année » comme on dit en langue estudiantine, je me suis dit, un soir d’hiver, en allumant la lampe de ma minuscule chambre sur l’un de mes cahiers noircis :
– Faute d’avoir une réponse à mes problèmes, je vais prendre du plaisir, profiter de chaque instant de mon existence et tant pis pour mes échecs !
Je ne me dépêchais plus autant pour rentrer après les cours. Je me donnais le temps de flâner devant les vitrines éclairées de Noël ; j’appréciais le halo blanc du froid que mon souffle déployait comme une corolle autour de mes lèvres, la douce laine de mes gants et de mon écharpe, mon parfum de pêche Eau Jeune offert par mon oncle et dont je déposais du bout de mon index trois gouttes sur mon col chaque matin avant de fermer mon cartable, le croissant chaud aux amandes que je m’achetais en sortant de mon module de dix heures et dont les miettes dorées tombaient sur mon manteau…
En prenant simplement du plaisir, j’ai lâché prise sur l’envie féroce de réussir ; j’ai goûté le chemin en abandonnant toute velléité de contrôle ; j’ai étudié avec plus de légèreté, de détachement et – vous savez quoi ? –
C’est ce que je vous souhaite, ce que je me souhaite aujourd’hui alors que toutes nos certitudes s’effondrent et que le monde semble se dérober sous nos pieds, nous plaçant devant des challenges de plus en plus complexes pour notre avancement :
Géraldine Andrée
Le poème n’est pas fini :
il manque encore
les points de suspension
au feutre d’or,
ces trois frêles
poussières
d’étoiles,
pour qu’il devienne
un météore
qui traverse
le silence
– ce ciel immense…
Géraldine Andrée