Publié dans Créavie, Grapho-thérapie

Sentier d’écriture

Si un jour
l’encre
ou le papier
me manque

je prendrai
la ligne
d’un sentier
et j’écrirai

mon passage
avec mon souffle
dans l’air blanc 
du matin

A chaque nuage 
de ma respiration
qui ira
comme une phrase

mon nouveau regard
découvrira
sans juger
le paysage

-page 
achevée
puis 
recommencée

Géraldine Andrée

Publié dans C'est la Vie !, Ce chemin de Toi à Moi, Journal de ma résilience, Méditations pour un rêve, Poésie

Ton pays

Ton pays ne figure sur aucune carte d’état-major
Aucune pancarte ne l’indique quelle que soit la route
On ne trouve pas de photo de lui sur Google Earth

Et pourtant je sais
son murmure de feuilles vives
le rire de ses cascades qui courent avec la brise

la couleur de sa terre dans la paume
la lumière que des oiseaux aux étranges plumages
annoncent très tôt

C’est comme si j’avais goûté ses fruits
croisé ses animaux sauvages
caressé son rayon de lune sur mon épaule

Pour ton pays nul besoin
d’un ticket de train
ou d’un numéro de porte d’aéroport au petit matin

Ton pays n’a ni tracé ni nom
mais sa langue déborde du silence
de ma chambre

pour me parler de la joie
de m’y rendre
Ton pays est en moi

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie

J’écris

J’écris
tout ce qui doit
être nommé
chaque peine
comme
chaque joie
J’écris
pour recréer
ce qui demande
à exister
y compris
les soupirs
de regret
voués
à l’oubli
J’écris
ce en quoi
il est encore
impossible
de croire
la victoire
d’une aurore
invisible

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Grapho-thérapie

Lorsque tu ne sais pas

Lorsque tu ne sais pas

où tu vas,

prends

une page

blanche

et vois

comme il y a

des chemins

qui se font visibles

dès que tu passes

avec confiance,

et dont tu peux suivre

à l’infini

la trace

selon le sens

de ton désir…

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie

Trois joies d’écriture

  • Quand j’ai reçu mon prix littéraire à quatorze ans et que je ne m’y attendais pas. Je me souviens de ma petite machine à écrire noire de jais qui, au fil de son ruban, m’a menée à cet honneur.
  • Mes vacances au bord de la Mer Noire en l’an 2000. Les nouvelles rencontres dans le vent qui soulevait le sable sur la trace de mes pas. J’ai tenu alors un Journal d’Amour pour ne pas oublier.
  • Mes vacances à Cala Ratjada. L’inspiration qui me venait du bleu et ma solitude riche de tous mes cahiers. Je n’écrivais alors plus que pour moi. Le chemin tracé par ma plume était suffisant.

Ecrire la Vie avec les expériences, les sensations, les sentiments.

Il m’est possible de tout éprouver avec ma peau comme avec la page.

J’écris la Vie avec le souffle de ce qui passe, le sucre des fruits, la musique d’un violon, la danse d’une caresse au bord de l’épaule, les verts de la colline, la senteur des arbres sur un sentier de printemps.

J’écris la Vie avec les pétales des pommiers, avec tout ce qui disparaît pour renaître dans des couleurs jumelles.

J’écris la Vie avec les lueurs des larmes et les éclats de rire, le sourire de la lune au coeur de la nuit.

S’il m’est possible d’écrire la Vie, il m’est possible de revivre ces instants uniques autant de fois que l’encre ranime mes mots.

Géraldine Andrée

Publié dans musique

Ton murmure

Je ne sais pas

d’où vient ton murmure…

J’écoute

tout ce qui vibre,

tout ce qui vit…

Je pose

mon oreille

sur les roses,

les taies

d’herbe,

les feuilles

où bruissent

les ailes

secrètes

des insectes…

Je suis attentive

à la petite note

qui peut tomber

d’un rayon

de soleil

et rouler

le long

des cordes

de l’air

tandis

qu’une seule

certitude

m’habite :

ton murmure

vient

de toutes

les sources

de silence

possibles…

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie

Je vous l’avoue

Je vous l’avoue :

C’est

une feuille

toute

frêle

qui m’a menée

vers

mon rêve…

Géraldine Andrée

Publié dans Créavie, Dialogue avec ma page, Un cahier blanc pour mon deuil

J’ouvre mon cahier

J’ouvre mon cahier

comme une fenêtre

pour t’y faire signe,

toi, le passant invisible…

Géraldine

Publié dans Un cahier blanc pour mon deuil

Je ne t’ai pas entendu entrer

Je ne t’ai pas entendu entrer,

penchée que je suis

sur mon cahier,

car c’est dans le silence

d’une goutte d’encre

que tu viens

désormais

me parler.

Géraldine Andrée

Publié dans C'est ma vie !, Créavie, Grapho-thérapie

Je suis attirée par la page

Je suis attirée par la page comme par l’infini.
Lorsque j’ai joué, ri et dansé sous les étoiles d’été, je reviens à l’encre.
Je profite de la moindre lueur pour noter tout ce que j’aime.

Et lorsque j’ai de la peine,
lorsque je cherche un astre dans la nuit noire,
je trace le chemin d’une phrase sans savoir où il me mène,

quitte à oublier qui je suis,
petit point gris dans la blanche lumière de l’espace
à partir duquel commence l’infini.

Géraldine Andrée