Il te suffisait de pousser la petite porte du jardin de bon matin pour emprunter le sentier qui menait à la mer, tout ondoyant dans la jeune lumière !
En mémoire, marche lentement sur les pierres.
Ferme les yeux et suis les ombres bleues.
Qu’importe que ton cœur batte plus fort sous l’effort ! Va doucement, car les feuilles de palmier, les premiers grains de sable blanc récompensent ta patience. Tu prends conscience que tu es arrivée par la trace que tu as laissée sur le sentier. Il est temps d’ôter tes sandales et d’avancer vers le berceau des vagues. Tu ne sais pas quand tu atteins la mer : la ligne qui sépare la rive de l’infini n’est pas clairement marquée. Elle ondule, sous le pinceau invisible du peintre suprême. C’est lorsque la première vague frappe ton cœur que tu peux t’abandonner à la nage.
Il en est de même pour la créativité.
Quand tu penses que celle-ci est trop loin de toi, ouvre ton carnet. La ligne qui distingue ton être du monde est finement tracée. Et si tu peines à avancer, fie-toi à l’étincelle de l’instant qui perce les voiles de tes pensées. Fais preuve d’humilité. Va avec confiance et cependant, précautionneusement, guidée par la pointe de ta plume ou de ton pinceau qui touche à peine le papier. Une fois vraiment parvenue à la page, tu n’as plus qu’à te pencher. Ne vois-tu pas à travers elle l’infini blanc, t’invitant à aller à lui, à flotter, telle une étoile de mer, sur le silence ?
Souviens-toi que tout commence par une porte entrouverte. Son seuil t’invite à déposer ta trace qui, lorsqu’elle s’efface et se fond dans l’éclatante blancheur, devient le signe que tu es loin déjà dans ton pèlerinage – touchant ce point où se concentre la goutte d’encre de l’univers.
Les différentes biographies que nous pouvons réaliser ensemble
Le tableau de votre vie
Comme il n’y a pas qu’un seul parcours de vie, il n’y a pas qu’une seule façon d’écrire une biographie. Il existe autant de possibilités biographiques que de chemins de vie. La rédaction d’une biographie ressemble à la composition d’un tableau qui prend forme, touche après touche. Son achèvement permet de voir l’harmonie de la vision d’ensemble. Comme le peintre peut utiliser tous les types de couleurs, de matières, de techniques, je vous propose de multiples façons de mettre en livre votre vie. Ainsi, vous aurez déposé votre essence dans cet ouvrage qui reflètera fidèlement votre âme.
La biographie au fil de votre vie
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
C’est la biographie classique où vous racontez votre vie dans un ordre chronologique, une vie avec toute la diversité de ses expériences, toute la palette de ses émotions, où joies et chagrins, bonheurs et pertes s’entremêlent. Pour cette raison, je peux vous proposer l’insertion d’une structure thématique.
Notre livre a eu beaucoup de succès. Nous avons donné un exemplaire à chacun de nos enfants. Tous ont beaucoup aimé et ont trouvé cette idée formidable. Ils ont beaucoup apprécié le ton poétique que vous donnez à nos écrits.
Merci encore Madame et bonne continuation. »
La Vie nous regarde
Anne-L.J.
« Bonjour, Mme Muller
Encore merci pour votre travail. Mamie est ravie du rendu et du travail accompli.
Vous allez encore faire des heureux, c’est certain. Ils ne s’en rendent peut-être pas encore complètement compte en cours de parcours. Mais vous nous fournissez des trésors.
Je garde le mien précieusement.
Merci.
Bonne continuation et au plaisir ! »
La biographie spirituelle
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Expérience de mort imminente, rencontre avec un défunt, conversation avec son ange gardien, développement d’un don médiumnique, d’un talent hors du commun, régression dans une vie antérieure… Je suis à votre écoute pour que l’énergie de votre âme passe par ma plume, afin de venir s’incarner dans votre œuvre qu’est le récit de votre expérience.
« Je viens témoigner ici d’un parcours d’écriture où j’ai été accompagnée d’une manière sécurisante, combative, énergique et parfaitement bienveillante ! Géraldine a su me guider sur de longs mois pour mettre au monde un beau bébé livre qui attendait de voir enfin la lumière !
Merci infiniment, gratitude infinie envers toi, Géraldine, pour cet accompagnement sans faille!
Merci infiniment !
Ton professionnalisme, ton âme, ton cœur vaillant, ta générosité ont revivifié nos âmes pour toujours car notre livre éclairera pour toujours les générations à venir !
Merci pour ce livre que tu m’as aidé à mettre au monde : il est une clé d’or!!!!
Un immense merci ! Bravo! »
En suivant l’Ariadne : Dans le jardin de Dominique et Joséphine
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Une vie sans épreuve est rare. Notre existence se peut se retrouver bouleversée du jour au lendemain, d’un instant à l’autre… Abus, harcèlement moral, manipulation par un pervers narcissique, toutes les formes d’emprise, chômage, divorce, accident, survenue d’un handicap, annonce d’une maladie… Il arrive que notre vie se casse, tel un vase. Écrire son épreuve permet, dans un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, de déposer ses émotions sur la page et de reconstituer son unité psychique dans un livre qui deviendra la trace de cette guérison. L’écriture d’un livre de vie participe au processus de résilience.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Un livre est l’espace sacré où vous pouvez rendre hommage à ce qui a été cher à votre cœur et que vous avez perdu. Que ce soit un ami, amoureux ou parent proche, un animal, un objet ou même un lieu (comme une maison, un jardin), votre voix passera par mon cahier pour redonner vie à vos souvenirs, les célébrer, les honorer. Dans ce cas, la biographie est semblable à un autel sur lequel vous déposerez vos sentiments les plus profonds, avant de continuer votre vie, habité(e) par cette mémoire.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Dates anniversaires… Prénom d’un aïeul donné à un enfant pour qu’il accomplisse la mission que cet aïeul n’a pu mener à bien suite à cette mort inacceptable, transmission de traumas, syndrome du gisant… Le fait d’entreprendre une biographie familiale met souvent à jour des problématiques transgénérationnelles qui conditionnent votre vie. Et si je vous aidais, dans le cadre de ce livre, à en reprendre le fil afin que vous redeveniez l’auteur de votre vraie vie, celle qui vous correspond, et non celle qui a été écrite par d’autres ?
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Il n’y a pas meilleur projet que d’écrire la biographie d’un projet… Que celui-ci soit en cours ou déjà abouti, je peux vous accompagner dans la chronologie de cette matérialisation. Structurer ce livre de vie singulier, c’est non seulement donner de l’existence à votre projet dans le présent, mais aussi le rendre pérenne, car ma plume pour votre voix vous aidera à le visualiser, jour après jour, mois après mois, à renforcer la puissance de votre intention et à préciser la dimension positive de cette vision. Je peux également partir de vos notes personnelles, des feuillets de votre journal intime. Récit d’une grossesse, d’une naissance, d’une construction de maison, d’une création d’entreprise ou même de l’écriture d’un livre (il est très intéressant d’écrire sur l’écriture, de créer une œuvre sur une œuvre !)… La page et l’encre incarnent le projet dans la matière.
« Je tenais à vous remercier pour l’écrit de mon expérience. Vous avez su cerner ce que je souhaitais retranscrire et cela répond en tout point à ce que je veux transmettre. »
Le Sourire de ma fille
La biographie d’une métamorphose
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
La vie, pour 99% des gens, est rarement un chemin tranquille. Notre parcours terrestre est jalonné de défis, de remises en question, de renoncements. Il est fait de virages, de croisements, de carrefours, de bifurcations, de déviations, avant de reprendre une ligne droite. L’écriture d’un livre relatant cette période de changement vous permet de mieux anticiper les tournants et de les négocier. Déménagement, séparation, licenciement… Toutes ces ruptures annoncent, en réalité, notre renaissance. L’écriture d’un tel ouvrage préparera, page après page, la sortie du papillon de sa chrysalide. En parcourant avec ma plume toute la distance parcourue entre l’être ancien et l’être nouveau, je donnerai une résonance à une autre voix en vous, plus claire, plus ferme, plus joyeuse, en accord avec qui vous êtes vraiment.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Lorsque j’écrivais, enfant, un texte en prose (conte, nouvelle), il arrivait très souvent qu’une voix poétique s’insérât entre les différents paragraphes. La phrase, soudain, se déhanchait, devenait vers. Un mot enjambait l’espace pour atteindre le mot-ami suivant, le rencontrer, converser avec lui. Un poème s’insérait tout naturellement entre les aventures de mes personnages, pour exprimer leurs différents états d’âme. Je reprends cette habitude littéraire, venue de la créativité de mon enfance, dans l’écriture de vos biographies. Je peux, ainsi, y glisser des haïkus (que j’ai composés ou que nous ont transmis les poètes japonais) et qui condensent votre vécu, intégrer un morceau choisi des plus grands poètes ou de ceux que vous préférez, mettre en vers l’une de vos pensées intimes ou l’une de vos émotions les plus profondes. Je peux personnifier le jardin, la maison, la fontaine perdus en les faisant parler tout au long de votre ouvrage, refaire chanter par des rimes et des sonorités appropriées la plage de vos vacances, voire écrire le récit de votre vie comme un longue épopée au cours de laquelle s’entendra le rythme de votre souffle intérieur.
« Magnifique lecture. C’est tellement beau. Vous avez su toucher la porte de mon âme. J’en ai pleuré. Je suis bouleversée. Vous avez touché à mes rêves les plus fous. Merci pour les beaux voyages de mes rêves. Mille fois merci. »
La Vie par-dessus tout
La biographie sensorielle
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
Livre de gratitudes… Livret dédié aux cinq sens (visuel, auditif, olfactif, gustatif, tactile, sans oublier le sens kinesthésique)… Il existe une autre façon de raconter sa vie, personnelle, singulière, où nous évoquons ensemble votre univers intérieur par des listes, des juxtapositions de phrases brèves ou nominales, des catégories qui réunissent Les Choses de votre âme comme dans le journal Notes de chevet de Sei Shônagon. Dans ce cas, l’écriture biographique suit davantage le flux méditatif, très proche du rythme poétique le long duquel la syntaxe suit un nouvel ordre, celui de la mémoire instantanée, sœur de l’inconscient. Dans ce cas, nous mettons l’accent sur les associations d’idées ; un mot ou une image entraînant un autre motif d’écriture. Des répétitions de tournures comme Je me souviens (liste de Georges Pérec), Dans mon enfance, il y a, J’aimais/Je n’aimais pas permettent de relancer le processus mémoriel tout en cadrant l’écriture. Je pratique surtout ce type de biographie avec des personnes atteintes de troubles cognitifs, pour lesquelles les techniques de programmation neurolinguistique permettent une autre rencontre entre soi et sa mémoire.
210 euros la séance comprenant l’heure d’entretien et les deux heures de rédaction
L’écriture d’une biographie mobilise aussi des outils d’art-thérapie. Vous pouvez déposer dans cet ouvrage qui est le vôtre toute votre créativité. C’est donc l’occasion de faire fleurir vos dons artistiques… Insertion de photos, bien sûr, mais aussi de tableaux, de dessins d’enfant, d’extraits de journaux intimes ou des exercices de journal créatif, ajout de calligrammes intimes, de votre signature personnelle… La page est un cadre où les mots eux-mêmes se dessinent !Lorsque la parole atteint la frontière de l’indicible, les blancs, les images, les collages traduisent les silences, de même que l’aveu de ne pas pouvoir aller plus loin dans le souvenir. Le recours à la couleur est un excellent outil pour dire le cri, la douleur. Le Journal de Frieda Kahlo qui mêle phrases et encres multicolores pour représenter son corps souffrant est un exemple caractéristique.
Comme il n’y a pas de parcours de vie universel, il n’y a pas de biographie modèle. Il existe autant de récits de vie que d’âmes, autant d’histoires que de voix. L’enjeu de votre projet est de réaliser la biographie qui correspond à votre signature singulière – celle avec laquelle vous êtes venu œuvrer en ce monde -, pour toucher ensuite vos proches, voire le collectif si vous souhaitez publier votre ouvrage.
Ma plume vous accompagne sur ce chemin.
Vous pouvez m’exposer votre projet sur ma page Contact
Pendant longtemps, je n’ai pas écrit. Je me disais :
– À quoi bon ? Personne ne te lira, de toute façon !
Et puis, je me sentais si seule face au silence de mon cahier… Je l’ouvrais sans y trouver aucune réponse. Il n’avait rien à me dire. Sa page blanche me renvoyait en miroir mon ineffable solitude. Personne ne me comprenait. Quel défi que d’écrire, alors que j’étais effacée pour tout le monde ! Qu’est-ce qui me prouvait que j’existais, hormis le contact de ma main avec le papier ? Je ne voulais plus faire l’effort d’être comprise. Et, puisque je ne comprenais pas ce que je vivais, je songeais :
– Je dois vivre pour mieux comprendre ! Acquérir de l’expérience… Et, comme je n’ai pas les mots pour définir ce qui m’arrive, je dois me confronter aux événements en eux-mêmes. Poser non les mots sur les événements, mais les événements sur les mots !
Ai-je vécu pleinement cette vie ? En ai-je tiré profit ? Non ! J’ai supporté le tumulte de son cours. J’ai reçu les événements de plein fouet – vagues déchaînées qui frappaient violemment mon bateau. J’ai manqué de chavirer. Mon amant m’a trompée ; mon amie m’a trahie.
Faute de faire confiance à la page, je faisais confiance aux gens. Je m’en remettais complètement à eux dans ma navigation à vue et c’était une véritable catastrophe. J’aurais dû me laisser guider dans mon existence par le frêle esquif de ma plume. J’aurais dû cesser de m’aveugler, en me fiant davantage à moi-même qu’aux autres.
Mais, pour cela, il fallait que j’accomplisse ma traversée. Il me fallait me livrer à l’étendue de la page ! Qu’importe ce que j’y confiais ! C’était le seul endroit où je me sentais en sécurité. Je devais placer mes propres repères, m’envoyer des signes !
Alors, je suis retournée à mon cahier interrompu. J’ai repris mon stylo et j’ai lancé à bord le filet de mes premières phrases. Je me suis laissée embarquer. J’ai pris le large en suivant le voilier de mon intuition.
Moi qui avais si peur de me perdre dans l’inconnu en écrivant ainsi, je me suis dirigée vers ma lumière. J’ai pu nommer tout ce qui m’était arrivé : « grain », « tempête », « cyclone ».
Je me suis aperçue que j’étais une terre, un pays pour moi-même. Encore fallait-il que j’apprenne à me situer ! En avançant ainsi au fil de ma plume, j’ai entrevu les lisières d’un rivage. J’ai remonté par-dessus le bord de mon cahier les filets de mes phrases. J’avais pêché de quoi me nourrir pour le jour dit. Le lendemain, je lancerais le filet d’autres textes et ma pêche serait tout aussi bonne. Je puiserais en moi de fabuleux trésors, des coquillages étincelants, des poissons multicolores. Enfin, j’arrivais tranquillement au terme de ma navigation… J’étais prête à accoster sur la terre que j’avais vue de loin :
ma terre, l’île que personne d’autre que moi n’avait foulée, et sur laquelle j’allumerais mon foyer clair.
Je n’ai plus jamais abandonné l’écriture.
Chaque jour, j’écris, c’est-à-dire que je pars pêcher ce qui m’est nécessaire pour vivre. Cette traversée m’est devenue tellement familière que je reviens toujours avec de multiples et nouvelles facettes de moi-même dans les mailles de mes mots.
Le passage à la nouvelle année est une excellente occasion pour écrire la visualisation de ton futur.
Mais cet exercice d’écriture créative peut également se faire lors de transitions importantes dans ta vie (déménagement, changement d’emploi, mariage, ou, au contraire, divorce…) Le tableau de visualisation permet de concrétiser ta vision par le collage d’images. Néanmoins, l’écriture est également un formidable outil pour matérialiser tes rêves sur le papier, car elle permet d’associer aux mots la couleur (par les différentes encres utilisées) et les images (par les figures de style qui mettent en relief un désir, un ressenti, un état d’âme…). De surcroît, le Verbe est créateur. Ne suffit-il pas, dans LaGenèse, que Dieu prononce le mot désignant l’élément du monde qu’il veut créer pour que cet élément apparaisse, par miracle ?
« Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. »
Tu es, toi-aussi, le créateur de ta vie et de ta lumière.
Je vais, pour cela, t’indiquer les différentes étapes de la genèse de tes rêves destinés à exister : le dessin de ta gratitude et l’élaboration de ta carte mentale émotionnelle.
Tout d’abord, exprime ta gratitude pour l’année qui vient de s’écouler. Ne quitte jamais un état, une période de ta vie sans les honorer. Tu peux m’objecter : Oui ! Mais l’année 2024 ne fut pas formidable ! Voire, elle a été complètement ratée ! Cependant, lorsqu’une année semble un échec et qu’elle a amené son lot réel d’épreuves, elle contient toujours des réalisations positives que tu peux remercier en les considérant comme de véritables grâces qui t’ont été offertes. Fais cette offrande de gratitudes en retour. Dessine sur une page de ton journal un soleil, un grand cœur, une coupe colorée et écris à l’intérieur tout ce qui t’a apporté de la joie, tout ce dont tu peux être fier(ère). « J’ai réalisé un bon gâteau, je retrouvé un ami que j’avais perdu de vue, j’ai poursuivi l’écriture de mon livre, j’ai réussi à pardonner à ma sœur, j’ai mis un terme à cette relation toxique, même si cela me fut très douloureux… » Calligraphie en guise de résumé un seul mot : Merci !
Puis, tourne la page (de tes souvenirs et de ton cahier) et définis par le biais d’une carte mentale qui tu veux Être pour cette nouvelle année et toutes les années futures. J’insiste bien sur le verbe ÊTRE car, si tu commences à noter ce que tu veux AVOIR, le risque est grand que ce que tu souhaites posséder (et que tu obtiendras, c’est certain, la visualisation étant créatrice) ne corresponde pas à ton essence, ta vibration, ta signature d’âme et que tu vives, par conséquent, à côté de ta vie véritable. Aussi, je te conseille de cerner les émotions que tu veux ressentir au cours de l’année nouvelle et de les caractériser par un adjectif. Tu peux t’aider, pour cela,
Focalise-toi sur les émotions positives de la roue susceptibles de remplacer tes émotions négatives et, avec une couleur de ton choix, trace un cercle à l’intérieur de laquelle tu te désignes : par exemple, le bleu, pour « Tranquille », le vert pour « Serein », le rose pour « Paisible », le rouge pour « Amoureux » ou « Passionné », l’orange pour « Enthousiaste », le jaune pour « Heureux », « Joyeux », « Optimiste », le blanc pour « Détaché ». Tu le sais, les couleurs sont de puissants vecteurs de communication et elles correspondent, d’ailleurs, à la santé spirituelle que certains médiums peuvent lire dans l’aura de leur consultant. Je te suggère de remplir chacune de ces bulles avec du pastel sec pour t’imprégner de cette émotion vivifiante.
Ensuite, pour chaque bulle colorée d’émotion, trace d’autres bulles que tu relies par une flèche à la bulle de l’émotion principale, en y inscrivant les lieux, les moments, les actions, les personnes, les objets susceptibles de déclencher cette émotion positive. Pour le bleu de la tranquillité, le silence du matin, l’écriture, la méditation, un bâton d’encens, par exemple…Privilégie ce qui dépend essentiellement de toi pour créer cette émotion. Personnellement, je suis jaune, c’est-à-dire enthousiaste, quand j’effectue une promenade au grand air, que je m’achète un bouquet de fleurs, que je concocte un bon petit plat ou que je m’achète un recueil de poèmes. Note des déclencheurs simples, accessibles, car si tu fais dépendre ton sentiment de bonheur d’un voyage en hôtel de luxe de 25000 euros, par exemple, il y a de fortes chances que tu ne sois jamais heureux au quotidien en 2025, et, par conséquent, insatisfait de ta vie.
Le moment est désormais venu, en t’aidant de la roue des émotions et de ta carte mentale, d’écrire ta visualisation émotionnelle.
Bien sûr, tu peux recourir à des hyperboles comme c’est « merveilleux », « enchanteur », « magique », « féérique », « fabuleux ». Mais en quoi est-ce merveilleux, enchanteur, fabuleux ? C’est là que les images sensorielles vont t’être d’un précieux recours pour visualiser et concrétiser tes souhaits… d’abord au plus profond de toi-même/m’aime.
Ferme les yeux et visualise-toi, si tel est ton rêve, Bleu, c’est-à-dire Tranquille (tu peux faire de même pour une autre couleur émotionnelle). Procède par questions intérieures que tu t’adresses et auxquelles tu réponds rapidement, sans réfléchir, en laissant libre cours à l’expression de l’inconscient qui est si créatif et inspirant ! – Comment cette tranquillité se traduit-elle sur le plan visuel ? – C’est l’ombre du petit matin éclairée par une bougie. – Et sur le plan auditif ? – C’est le silence, le ronronnement des radiateurs, le murmure du café qui coule… Je ressens maintenant les plans olfactif et gustatif : l’odeur du café dont l’amertume est atténuée par le sucre d’un petit sablé trempé dans la tasse pleine…
Une fois que tu possèdes la perception sensorielle de ton émotion, ancre (encre)-la à un endroit précis de ton corps (pour moi, c’est le plexus solaire) avec la paume de ta main, en respirant lentement et profondément.
Ouvre les yeux. C’est le moment d’écrire ta visualisation. Tourne la page de ton journal et rédige la scène que tu as perçue à l’intérieur de toi-même, en ayant recours à des images comme les métaphores, les comparaisons, dans des phrases brèves et évocatrices, voire poétiques. Un conseil : utilise toujours le présent. En effet, le futur remettrait l’accomplissement de ton vœu à plus tard, toujours plus tard… Je te donne un exemple de visualisation écrite : « Voici l’ombre du petit matin qui m’enveloppe doucement. La bougie, mon amie, allume des lampes d’Aladin bleues sur ma page. De la virginité du papier à la virginité de ce jour, il n’y a qu’un seul chemin secret, tracé par mon souffle. Le temps fait couler doucement dans le silence son murmure de café chaud. J’associe désormais tout ce qui commence à la douceur amère du café et au sablé qui se ramollit à fleur de ma tasse. Je suis gourmande de vie. De ma Vie. »
Tu peux procéder ainsi pour chaque visualisation émotionnelle. C’est le meilleur moyen d’obtenir ce que tu désires en instaurant des rituels sains et spirituellement nourrissants, et ceci, afin d’accéder sans impatience, mais avec foi, à cette satisfaction de l’âme, par le biais de ta réalisation dans la matière.
À la fin, colle une image choisie dans un magazine et qui te représente, Toi, incarnant la vibration de tes émotions lumineuses.
Que tout ce que tu écris soit ainsi accompli. Je te le souhaite du plus profond de mon cœur !
Enfant, j’ai vécu la solitude comme une malédiction. Je trouvais que c’était une malchance de rester dans ma chambre la plupart du temps. Les circonstances m’y obligeaient : j’habitais – et j’habite encore – dans une région où il ne fait pas souvent beau. En outre, notre maison se situait loin de la ville. Je ne me rendais donc pas au Nouga (diminutif des Nouvelles Galeries) avec des copines pour acheter des colifichets, et encore moins au café pour discuter avec elles de garçons qui ne m’auraient pas regardée. Enfin, comme l’ambiance familiale était régulièrement très tendue, j’avais appris instinctivement à m’isoler et, ainsi, à me préserver de ces drames domestiques déclenchés pour des prétextes extrêmement véniels.
Je revois ma chambre d’enfance comme si c’était hier : les rideaux orange, la tapisserie étoilée de fleurs dorées, le plancher de bois qui craquait sous mes pas, le petit lavabo et son miroir cachés par un rideau.
Au début de l’installation dans cette maison, des champs bordaient le jardin. Je pouvais observer de ma fenêtre un lièvre qui détalait, une biche qui regardait en direction du feuillage de notre mirabellier, la flamme rouge d’un écureuil qui semblait surgir du ciel. Je garde un souvenir précis de ces instants aussi exceptionnels que des miracles.
Hélas ! Toute cette nature fut détruite. Un parking de supermarché remplaça les arbres, les herbes et les animaux sauvages. La pelleteuse arrêta son massacre au ras du mur du jardin. L’espace devant mon regard s’étant rétréci, je nouai désormais contact avec ce qui était proche de moi – le platane, les tuiles de la véranda juste en dessous de la chambre, un merle noir qui visitait en hiver le rebord de ma fenêtre, sur lequel je disposais quelques miettes du pain chapardé au déjeuner.
Me considérant comme prisonnière de cet espace, je m’inventai des voyages par le biais de mes lectures. Derrière la vitre mouillée, je m’imaginais roulant en calèche sur les allées, comme si j’étais l’une des petites filles modèles échappée d’un récit de la Comtesse de Ségur. Quand j’explorai la poésie de Victor Hugo, je superposai au jardin familial la vision intérieure que j’avais du jardin des Feuillantines. Plus je me sentais calfeutrée, plus j’élargissais l’espace de mon imaginaire. Les murs que je croyais inébranlables cédaient. Assurément, la littérature m’y aidait.
Lorsque je découvris plus tard l’essai Une chambre à soi de Virginia Woolf, qui prône la nécessité pour toute femme d’avoir une chambre à elle – symbole de l’autonomie matérielle et affective -, afin de pouvoir accéder à la liberté de sa créativité, j’eus une révélation : mes séjours de solitude dans la chambre de mon enfance avaient été une bénédiction et un luxe dont beaucoup n’ont pas l’heur de bénéficier. À une époque récente, nombreuses étaient les femmes et les jeunes filles à ne pas avoir véritablement d’endroit à elles – même pas un petit bureau ou un coin de placard. Ce qui était d’autant plus la norme à l’époque de Virginia Woolf :
Les femmes ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs, elles possédaient le pouvoir magique et délicieux de réfléchir une image de l’homme deux fois plus grande que nature.
Les femmes devaient encore partager tout l’espace avec l’autre – qu’il fût un frère, un parent -, dans les logements étroits des immeubles mal insonorisés des années soixante-dix et quatre-vingt. Je pris donc conscience que je faisais partie d’une caste de fillette et d’adolescente privilégiée. L’Univers m’avait fourni l’endroit nécessaire pour me protéger.
C’est parce que j’étais recluse dans ma chambre les jours de week-end et de vacances scolaires que je commençai à écrire. Dans cette chambre naquit mon premier journal intime. Puis, les cahiers de mes poèmes se succédèrent. Je me fis la dramaturge d’un théâtre de marionnettes pour mon public composé de peluches et de poupées. J’entrepris de longues conversations avec des héroïnes qui étaient de multiples projections de moi-même. Avec un ami imaginaire, je courais sur le terrain vague d’une page vierge et de ces séances de batifolages, je gardais la trace de calligrammes, d’enjambements, de rimes alertes. Je devins le poème sautant à cloche-pied sur la marelle du papier ligné. Je réalisai qu’avec la seule plume de mon stylo, je pouvais voyager dans le temps et dans l’espace. J’avais le don d’ubiquité!
Je possède toujours mon lieu d’écriture-rien-qu’à-moi aujourd’hui : mon bureau avec ma bibliothèque, mon ordinateur, mon imprimante. Grâce à la chambre de mon enfance, je suis devenue une femme inspirée et inspirante pour ceux qui apprécient ma présence.
Je dois ajouter que le petit essai de Virginia Woolf m’a fait accéder à une autre chambre : ma chambre intérieure, celle de mon cœur où s’assoit mon âme, mon hôtesse complice, à laquelle je m’adresse dans mes confidences, afin de recueillir ses conseils. C’est pour cela qu’au milieu de mes épreuves, je crois toujours au pouvoir d’une petite lampe éclairée – celle de la foi. J’ai lu, en 2020, l’essai d’Ariane Bilheran, Se sentir en sécurité ; Comment se protéger du stress et de la peur 1, qui m’a invitée à développer ma faculté de sécurisation intérieure. Quel que soit l’endroit où je me trouve – y compris dans la chambre d’hôtel la plus inconfortable, la plus lointaine et la plus bruyante -, je peux choisir d’accéder à ma-chambre-de-toujours, en posant ma main sur mon plexus solaire, au niveau duquel j’ai ancré/encré par des mots en images ce haut lieu de paix que la psychologue Ariane Bilheran qualifie de « nid psychique » :
Même si vous êtes victime d’épreuves qui vous ont mené, par un malheureux concours de circonstances, à l’hôpital, en prison, dans un habitat précaire,
ayez à l’esprit que votre intériorité ressemble à un magnifique château que vous aurez aménagé comme bon vous semble.
affirme Ariane Bilheran.
Je peux témoigner que, lorsque l’on a appris à consolider son intériorité, on est moins assailli par les contingences de l’existence qui se manifestent la plupart du temps sous la forme d’intrusions psychiques, engendrées par des événements ou des rencontres indésirables dans nos vies. Dès que l’on respecte le nid de sa psyché, on se fortifie contre des attaques qui, par conséquent, se raréfient.
Quand je relis mes poèmes et mes journaux intimes, je m’aperçois que les chambres m’ont davantage habitée que je n’ai habité ces chambres – il en est ainsi du retour ultime à soi dans La Petite Chambre du sud ou de la traversée de toutes les chambres de la vie, à l’image de la métamorphose de mon être.
De surcroît, je dois avouer que j’ai complété ma lecture du livre Une Chambre à soi de Virginia Woolf par ma vision personnelle de l’inspiration créatrice.
En effet, si toute femme désirant être au contact de sa Muse – qui n’est autre qu’elle-même/elle-m’aime – doit bénéficier d’un endroit exclusivement personnel, je pense que l’œuvre qu’elle crée ou qu’elle projette de créer est déjà cet endroit suprême, cette supra-maison ou maison onirique, comme le disait Gaston Bachelard dans La Poétique de la rêverie. En ce qui me concerne, si je possède, certes, une chambre d’écriture et que cette chambre d’écriture vient soudain à manquer, je suis réconfortée par une certitude inébranlable : l’écriture est ma chambre. Pourquoi ? Parce que sur une page, je peux toujours m’étendre, me détendre, me poser, me reposer, rêver, rire ou pleurer à loisir et ce, n’importe où, y compris dans un lieu de transit – une gare, un aéroport, un abri de tram… Le cahier qui s’ouvre, se referme quotidiennement est ma chambre de papier – un lieu permanent, secret et solide où je ne suis jamais seule quand j’en franchis le seuil, car tous mes essais de récits, romans et poèmes – déclinés en autant de versions de Moi-Même – m’attendent fidèlement.
La définition du haut lieu dans le dictionnaire Larousse est celle-ci :
Endroit où se sont passées des choses mémorables.
Or, le papier est précisément l’endroit où s’inscrit la mémoire des choses. Le cahier – devenu livre – prolonge la mémoire des murs et de toutes les maisons de notre vie.
Je reviendrai vers ce sujet inspirant dans un billet futur.
« Dans cet espace, vous vous sentez soutenus et rassurés. »
Quand j’étais enfant, puis adolescente, aimer la vie n’allait pas de soi. Je n’osais pas être heureuse, car à la joie succédait souvent une secousse émotionnelle pour des fautes bien vénielles, par exemple, un verre renversé ou brisé.
Dans mon esprit, tout bonheur se payait.
C’est en écrivant que j’appris à m’abandonner à la joie d’être.
Je ne sais plus comment me vint l’idée d’écrire. Je revois seulement mon cahier ouvert sous la lampe de la cuisine et un poème composé en lettres de couleur.
Lorsque j’atteignis l’âge de treize ans, je découvris le plaisir de demeurer en ma propre présence – celle qui sait pour moi – dans un journal intime.
Sur ma machine à écrire Royal, je fis parler tous ceux qui étaient privés de parole – les arbres, les fleurs, les animaux, les objets. Mes mots devenaient leurs yeux.
Puis je racontai dans des nouvelles les aventures singulières d’une héroïne qui semblait descendue du ciel, sans prendre conscience encore que cette héroïne qui franchissait tous les obstacles, c’était moi, la femme résiliente, accomplie déjà.
Quand je fis l’expérience du deuil, de l’abandon ou du rejet, je fus le témoin du pouvoir magique qui résidait en moi, puisque j’étais capable de transformer, par un poème, un chagrin en jardin, ma solitude en fontaine. Je pouvais même faire entrer dans mon cahier ouvert le flocon d’un pollen, échappé d’un printemps depuis longtemps passé, et d’en reconstituer le vol, par quelques strophes alertes.
Plus tard, après une violente rupture amoureuse, je me laissai, la veille, de petits mots près de ma tasse que je lisais au matin, avant de partir au travail : « Prends soin de toi ! », « Tu es courageuse, ma chérie ! », « Vas-y ! Tu en es capable ! », « Tu es formidable et pleine de ressources ! ». Je les recopiai tous dans mon carnet intime. Je m’envoyai également des lettres comme si j’étais mon amant, et que je réunis dans un recueil bleu.
Je pris l’habitude de tenir un carnet de gratitudes sur lequel j’inscrivais tous les petits présents reçus de l’existence, même si la journée avait été mauvaise. Un seul rayon de soleil dans un ciel maussade était signifiant.
J’en suis à présent certaine :
c’est en écrivant que j’aime non seulement ma vie, mais aussi la Vie qui va de soi, en partant de moi.
Et c’est en aimant ma vie que la Vie s’écrivit à travers moi,
jusqu’à aujourd’hui.
Géraldine
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Dialogue intime entre le Bien et le Bon afin de mieux choisir pour soi
Pour reprendre le fil de ta vie, il t’importe de faire de ton journal un espace où tu t’appartiens, où tu peux dialoguer avec toi-même en toute confiance et prendre tes décisions en toute sécurité. Et, afin que tu reprennes ton pouvoir, il est judicieux que tu fasses preuve de discernement dans la distinction entre le Bien et le Bon.
Qu’est-ce que le Bien?
C’est
Un critère social : il faut servir “le bien commun”, au nom de la famille, de la société – sachant que cette notion de “bien” change selon les pays, les cultures et les civilisations.
Un devoir : Que dois-tu servir pour que ton service soit profitable au clan, à la tribu ? Qui dois-tu contenter ?
Une loyauté : On te demande d’être loyal envers des pratiques, des coutumes, des valeurs afin de préserver l’équilibre collectif. Tu peux être loyal en ayant recours au mensonge, pour que le clan ait les apparences sauves.
Faire le Bien se fait souvent au détriment de ton propre bien-être. Faire le Bien est une demande qui émane de l’égo, du mental ou du Sur-Moi selon les psychanalystes. Aller, par exemple, aider un ami à déménager alors que tu es déjà si fatigué… Aller garder les enfants de ta sœur, même si tu voulais finir ton livre préféré dans un bon bain… Rendre visite à Claude, bien que Claude et toi, vous n’ayez aucun point commun et que tu préfères continuer à rédiger ta thèse.
Et c’est ainsi que, sans en avoir conscience justement, tu laisses entrer la toxicité dans ta vie.
Tu t’encombres de valeurs désuètes, embarrassantes et hétéroclites, de fidélités qui ne te sont aucunement bénéfiques, de loyautés qui te conduisent à te trahir, d’objets dont tu ne vois guère l’usage, de gens qui ne te respectent pas.
Il n’y a pas de honte ! Moi aussi, je suis passée par là !
C’est pour cela que je te propose un petit exercice qui te permettra d’y voir plus clair.
Trace deux colonnes dans ton journal.
Dans la colonne de gauche, indique le Bien : ce qui est louable pour la société, le matriciel, le sacrificiel…
Dans la colonne de droite, indique le Bon.
Le Bon, c’est
Ce qui te fait vibrer : tes passions, tes hobbies qui, quand tu les honores, font que tu t’oublies, que tu t’absorbes complètement en elles, oubliant ainsi tes problèmes et le temps qui passe…
Ce qui te rend libre : une promenade, des vacances, une heure rien qu’à toi où tu t’autorises le droit de répondre à tes besoins et à tes désirs les plus profonds.
Ce qui te redonne ton identité, c’est-à-dire ton essence : tu te reconnais pleinement de ce que tu fais ; c’est comme si tu apposais en bas du tableau de ta vie ta signature de lumière…
Le Bon te rend à toi-même (m’aime) !
Ensuite, instaure un dialogue théâtral dans le cadre de ce trio : toi, et les rôles du Bien et du Bon dans ta propre vie.
Ce dialogue doit se fonder sur deux questions fondamentales :
Quels intérêts ai-je à me conformer aux exigences du Bien établi par autrui ?
Les réponses peuvent être diverses : se sentir approuvé, intégré, aimé, obtenir la sécurité financière…
Quels seraient les intérêts qui seraient servis par le fait que je pratique le plus souvent possible ce qui est bon pour moi ?
Généralement, ton intérêt supérieur – c’est-à-dire celui de ton âme – se dégagera très vite. C’est l’intérêt qui participe à ton épanouissement spirituel sur cette terre, au développement de tes potentialités, au déploiement de tes ailes… afin de mieux servir le monde !
Dans ce dialogue intérieur qui mettra en scène les voix du Bien et du Bon, tu pourras voir clairement le dilemme, voire la violente confrontation, qui se joue en toi.
La voix du Bien peut être autoritaire, dissuasive. N’abandonne pas la partie. C’est le mental qui se révolte ou le Surmoi qui peut être assimilé à la figure d’un parent despotique. Prends en compte tous les arguments de ce dernier.
Puis trouve des arguments calmes et tout aussi organisés pour le contrecarrer en douceur. Progressivement, le mental perdra son emprise, cédant les rênes à ton intérêt supérieur.
La Voix du Bien – Comment ? Tu n’es pas en mesure de voir Colette aujourd’hui ?
Tu sais pourtant qu’elle a toujours pu compter sur toi ? Quelle égoïste tu es !
La voix du Bon – Je suis allée voir Colette, la semaine dernière. Colette est une adulte qui a toutes les ressources pour prendre soin d’elle ! À mon tour de prendre soin de moi chez l’esthéticienne ! Je me sentirai ensuite mieux dans ma peau et serai contente de retrouver Colette pour partager un bon moment avec elle…
En déroulant des arguments solides pour faire taire la voix du parent tyrannique, tu renoueras contact avec ton intimité, le jeune enfant qui demandait secrètement à jouer. Et c’est la sagesse qui reprend le dessus sur la folie ; la santé qui vainc la maladie. Le monde pourra ainsi profiter de ton bien-être retrouvé et t’apparaîtra beaucoup plus sécurisant dans une interaction équilibrée entre donner et recevoir. De ce fait, les besoins d’approbation, d’amour, d’intégration, d’abondance seront pleinement comblés par toi-même (m’aime), puis, naturellement, par les autres.
La Vie nous veut du Bien. Encore faut-il que nous entrions en contact avec notre bonté profonde.
Quoi de mieux justement que la maïeutique offerte par le journal intime pour révéler cette intimité de soi avec soi, afin que nous puissions ensuite œuvrer avec empathie à l’extérieur de soi ?