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Le refuge

Toute petite, j’ai

pour refuge

un large

feuillage

 

à l’ombre

duquel

je berce

ma poupée

 

qui garde

son visage

tourné vers

mon coeur.

 

Et je rêve

que le vent

au long

cours

 

m’emmène

à l’embouchure

où tous les possibles

se rencontrent

 

grâce

à une seule

coïncidence

entre

 

la lueur

d’un instant

et l’aile

de mon souffle.

 

Alors,

je me sens

traversée

par la si

 

délicieuse

certitude

d’être

à ma place

 

parmi ces ramures

dont le murmure

change

toujours

 

la trace

de la route

que je deviens

mon refuge,

 

vaste

chant

contenant,

j’en suis sûre,

 

tous les feuillages

enlacés

du monde

futur.

 

Géraldine Andrée

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Créavie : L’extérieur et l’intérieur

Tout ce que nous cherchons à l’extérieur, nous l’avons à l’intérieur.

Tout ce que nous cherchons

dans les autres – l’approbation, le soutien, l’amour, la compassion -,

dans les lieux – les bars, les pistes de dancings, les vacances tout inclus, les plages paradisiaques-,

dans les expériences – les étreintes des nuits, les tours de manège, les feux d’artifices, les voyages à l’autre bout du monde -,

nous l’avons en nous.

Nous avons depuis toujours nos fenêtres avec vue sur ciels étoilés, nos jardins d’enfance, nos jours de printemps, nos plus belles musiques.

Mieux que cela encore : nous avons les feux de la grâce, le fil de notre souffle qui réunit tous les instants dispersés au cours du temps, la conscience de nos pas, les lueurs de notre volonté, les éclats de notre foi.

Et mieux encore : nous avons notre vérité inconditionnelle, indépendante de celle d’autrui.

L’oiseau sait, de manière innée, avec son seul bec et quelques branchages, comment tresser son nid.

Nous savons comme lui nous créer notre demeure depuis notre naissance.

Et, si pour d’irrationnelles raisons sociales, nous l’avons oublié,

il nous est très simple de le réapprendre.

Il suffit, dans l’espace de deux battements de coeur, de retourner à Soi.

 

Géraldine Andrée

Méditations pour un rêve

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Parce que l’écriture

Parce que l’écriture permet de retrouver notre état d’enfant, ce « parlêtre » comme le disait Lacan, d’avant les traumatismes,

Parce que l’écriture est ce pont qui nous guide jusqu’aux épreuves les plus anciennes que l’on parvient enfin à nommer,

Parce que l’écriture est une force qui ramène le non dit de l’inconscient à la lumière de la conscience,

Parce que l’écriture qui avance sur la page fait reculer la mort,

Parce que l’écriture inscrit en nous ce rendez-vous avec notre force fondamentale, à l’origine de notre naissance,

 

Parce que le thérapeute-biographe vous aide à trouver les mots non seulement pour écrire, mais aussi pour vivre et être l’auteur de votre vie,

 

L’écriture est un remède avec effet désirable,

Celui de vivre davantage.

Géraldine Andrée

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Créavie : Ecrire sa guérison 2

Explorer toutes les possibilités du cahier

En faire des fragments d’infini

Ecrire en haut  en bas  à gauche  à droite  tout droit  c’est le plus sûr au début

puis lâcher prise  se laisser aller sans jugement

Ecrire en serpentant  en ondulant  en ondoyant

en boucle  en cercle  en carré  en losange  en triangle

de travers  sur le chemin de la lumière

Ecrire sur les lignes  entre les lignes et  en dehors

sur ce blanc d’océan

de l’intérieur de la reliure vers l’extérieur

de l’extérieur vers l’intérieur de la reliure  c’est le moins classique

Ne pas chercher à faire original  mais être celui ou celle qui écrit

Se laisser guider par l’encre

Chevaucher l’alezan de la phrase

Franchir les marges car elles sont faites pour ça

Voguer sans danger

Dépasser les limites sans se perdre

Déborder du tracé que d’autres ont décidé pour toi

parce que le temps est venu d’écrire qui tu es

c’est-à-dire

de vivre  d’être libre

Gribouiller  faire un pâté d’enfant  faire baver une couleur  c’est beau ce bleu qui coule dis donc   et qui efface les lettres d’avant

Griffonner  rayer  raturer  reprendre  remplir  car le cahier c’est ça  mon enfant  l’espace de l’abondance

Ne pas faire une page parfaite  surtout pas

Vivent la tache  le trait de travers  le mot écrasé  les syllabes inversées et qui changent tout le sens  qui donnent au phrasé de ton âme tout son sens  le trou parce que t’as trop appuyé avec la pointe  l’élan raté  qui permet de recommencer  de prolonger le rêve du voyage

Vivent la colle  la feuille chiffonnée  la corne

Vive le papier un peu malmené qui te laisse cette trace de l’instant parmi toutes les traces possibles

Ne signe pas

Ce n’est pas un contrat  un arrêté oh non

Mais dessine ton nom

Et puis

tourne la page

 

Géraldine Andrée

Thérapie par l’écriture

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Les pommes vertes

Une fin d’après-midi d’été, alors que j’avais à peine dix ans, je me suis offert un dîner de pommes du jardin.

Elles étaient encore vertes mais certaines déjà étaient percées de petits trous roux.

J’en ai mangé beaucoup.

Je me suis délectée de leur acidité.

J’admirais la trace courbée de mes dents

autour de leur peau avant de les mordre profondément.

J’aimais entendre leur crépitement sur ma langue.

J’aimais mesurer l’entaille de mon avidité

qui s’élargissait lentement.

J’ai même avalé tous les pépins.

Je ne sais combien de temps je suis restée ainsi à genoux

à m’écouter croquer des pommes précoces en regardant le ciel.

Je me souviens en revanche

des coliques violentes qui ont tenaillé mon ventre

le lendemain

et qui m’ont fait regretter

de ne pouvoir profiter des chemins encore clairs du mois d’août.

Je ne pensais pas que le jardin si généreux

pouvait me rendre tellement malade.

 

Je gardai les yeux clos tant que dura le jour.

Et ce fut tout.

 

Voilà.

C’est par une indigestion de pommes vertes

que j’ai appris à devenir sage

avant que d’être grande.

 

Géraldine Andrée

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Un foyer

Un foyer

où l’on entend
crépiter 
le feu 
dans la nuit,

tinter
les notes 
de la pluie
sur les tuiles,

craquer les feuilles 
sous les souliers
de l’ami
qui passe le seuil…

Un foyer dont le couloir
se constelle
des pétales
des promenades,

dont miroirs
et tableaux
conversent
en silence

pendant qu’on mange
parmi les hautes herbes,
là-bas, à la lisière
de la clairière

et qu’on songe
chacun
en son secret :
Qu’est-ce

qu’ils se racontent
donc,
Louise
et le miroir

entouré
de perles ?
Qu’importe !
Cela ne nous regarde pas !

Un foyer qui rutile
au soleil
quand juin met fin
à l’école,

dont les ustensiles
brillent
au réveil
dans la cuisine.

Un foyer
qui fleure bon
la lavande
que tu recueilles,

le miel
du marché,
la mie chaude
du pain

que tes mains
enveloppent
dans du linge
blanc

comme si c’eût été
un nouveau-né
dans ses langes
et que tu apportes

avec la carafe
de vin clair
pour le signe de croix
du dimanche.

Un foyer
dont la pendule
prend tout son temps
au-dessus

de la crédence,
bat la mesure
avec confiance
en la seconde suivante.

Un foyer
où il ne peut rien
t’arriver,
où la vie

touche
tout ce qui rit
et bouge
avec des gants de soie.

Ce foyer,
j’y retourne
encore une fois
ce soir.

C’est
ma mémoire.

Géraldine Andrée

Publié dans Poésie

La poésie et le vent

La poésie

et le vent

ont un point

commun

tous les mots

possibles

Géraldine Andrée

Publié dans C'est la Vie !, Mon aïeule, mon amie, Poésie

Noms et visages

Ton nom ne volettera plus de nos lèvres à ton visage
Tes taches de rousseur luisent encore dans notre mémoire
Mais bientôt quelques-unes s’éteindront
car de nuit en nuit nous oublierons leur nombre

Et bien plus tard après ton départ
nos noms ne voletteront plus des lèvres de nos enfants à nos visages
Il n’y aura pour témoignage de la couleur de nos cheveux
que les futures mémoires

qui de nuit en nuit oublieront le tiroir des mèches rassemblées
C’est ainsi
Le temps passe
La vie va

Mais bien longtemps après
il demeura toujours
nos signatures
que nos souffles mêlés

au vent traceront
en courbant les herbes
déliant les nuages
étirant les branchages

et ce sera pour le monde l’annonce
que tous nos noms
recommencent leur voyage
vers d’autres visages

Géraldine Andrée

Publié dans Actualité, Art-thérapie, Berthe mon amie, C'est la Vie !, C'est ma vie !, Ecrire pour autrui, Je pour Tous, Mon aïeule, mon amie, Parlez ! Je vous écoute !

Les femmes du temps jadis

Les femmes du temps jadis n’avaient pas le droit de découvrir d’autres pays, d’acheter des couleurs, de dresser leur chevalet sous la lumière des jours.

Ne sachant pas lire pour la grande majorité, elles ne pouvaient pas non plus écrire. Et les mots pour dire leurs joies, leurs chagrins, leurs passions, la flamme de leur âme qui leur montait aux joues, ne laissaient pas de trace. Envolés comme la lueur d’un fétu de paille au vent.

Ces femmes suivaient toujours le pas d’un père, d’un frère, d’un époux.

Gratitude au temps d’aujourd’hui où les femmes peuvent acheter toutes les couleurs et tous les pinceaux qu’elles veulent, où le ciel de nouveaux paysages est à la portée de leur désir…

Le travail de la femme que je suis, auteure-biographe (et j’insiste bien sur « auteure » au féminin), est de poser sur la page les mots que les aïeules ont prononcés pour elles seules – ces mots qui disaient si bien l’espoir et l’attente profonde que le coeur du monde change.

Faire de chaque page ce chevalet où se succèdent des tableaux que certaines ont peints en secret avant de les recouvrir d’un voile ;

faire éclore en chacune de leur voix cette étoile qui brillera au-dessus de la trace de leurs propres pas ;

tel est le rêve, je crois, de chaque femme biographe,

métier où enfin

l’on ne distingue plus le masculin… du féminin.

 

Géraldine Andrée

L’Encre au fil des jours

 

Women from time to time had no right to discover other countries, to buy colors, to erect their chevalet under the light of the fields.

Not knowing for the great majority, they could not write either. And the words to say their joys, their sorrows, their passions, the flame of their soul, which stood in their cheeks, did not leave a trace. Gone like the glow of a straw fétu in the wind.

These women always followed the footsteps of a father, a brother, a husband.

Gratitude to today’s time where women can buy all the colors and brushes they want, where the sky of new landscapes is within reach of their desire…

The work of the woman I am, author-Biographer (and I insist on a female author), is to put on the page the words that the aïeules have spoken for themselves – those words that said so well the hope and the deep expectation that the heart of the world changes.

Make each page that chevalet where the paintings are followed by the paintings that some have painted in secret before covering them with a veil.

Make each of their voices bloom that star that will shine above the mark of their own,

This is the dream, I believe, of every woman biographer,

Occupation where finally

There’s no distinction between men and women.

 

Géraldine Andrée

Ink over the days

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Tout s’écrit en Vous!

Bonjour !

Je suis auteure indépendante, biographe, coach en créativité, étudiante en art-thérapie.

Je vous donne toutes les techniques créatives nécessaires pour écrire votre vie.

Je vous permets d’être l’auteur de votre belle oeuvre qu’est votre Vie.

Par l’art des mots qui rencontrent votre voix intérieure, les conflits se dénouent, les peurs s’exorcisent, les blessures se referment, les colères s’apaisent, les traumatismes se guérissent. Ceci grâce à chaque goutte d’encre.

Toute petite déjà, je voulais faire apparaître la beauté sur le ciel d’une toile ou d’une page – comme une étoile à la surface du bleu.

Je pars d’un menu souvenir – un parfum que je peux vous faire sentir dans le pli d’un tissu, une couleur, un écho subtil, une résonance de lumière, un souffle qui vous touche et

Tout

s’écrit

en Vous !

 

Vous êtes la feuille et l’envol de la plume, tout ce qui se murmure et se prolonge

dans l’attente émerveillée de ce livre qui va vivre demain,

entre vos mains !

***

Good morning !

 
I’m an independent author, biographer, creative coach, Art-therapy student.
 
I’m giving you all the creative techniques you need to write your life.
 
I allow you to be the author of your beautiful work that is your life.
 
By the art of words that meet your inner voice, conflicts will subside, fears will subside, wounds will subside, anger heals, trauma heals. This thanks to every drop of ink.
 
I wanted to show the beauty on the sky of a canvas or a page – like a star on the surface of the blue.
 
I leave from a souvenir menu – a perfume I can make you feel in the fold of a fabric, a color, a subtle echo, a resonance of light, a breath that touches you and
 
 
All
 
Writes
 
In You!
 
 
 
You are the leaf and the envol of the feather, everything that whispers and extends
 
In anticipation of this book that will live tomorrow,
 
Get in your hands!
 
 
 
Géraldine Andrée
L’Encre au fil des jours
 
Ink over the days