J’ai un grain qui roule dans la tête et qui me presse de commencer mon œuvre
la foi grosse comme un grain de moutarde quand j’écris le matin pour personne pour rien
Je me souviens du grain de beauté sur le cou de mon premier amour sur lequel j’ai déposé un baiser juste avant son départ pour l’Angleterre
Dans ma mémoire les rires de l’enfant qui aurait pu naître courent encore tout derniers grains d’or
Pourtant le grain est toujours promis à la fleur
Un grain suffit pour annoncer une bonne récolte
Tels sont les grains que je sème sur le chemin de ma phrase Petite Poucette qui ne veut pas se perdre trop loin
Je continue ainsi mes prières j’égrène les mots de ce chapelet secret qu’est mon poème afin qu’un sourire revienne
ou qu’une lueur aussi frêle qu’un grain de riz apparaisse dans les yeux des passants que je croise
Il y aura jusqu’à mon souffle ultime la souvenance des innombrables grains des secondes de mon enfance qui tintent dans le soleil de la maison disparue
Et je lève la tête pour remercier mon étoile ce grain éternel au milieu du champ de la nuit J’ai le don de retenir ce qui s’enfuit
L’écrivain croit en l’espérance du grain qui meurt
S’il meurt c’est pour laisser la place à ce qui se cueille se recueille
Ce grain égaré sur la terre ce fut moi Mais je me suis élevée dans la lumière
Je vous rejoins sur ce point Monsieur André Gide Un grain ne meurtpour grandir seul car c’est dans la solitude que l’on grandit et bien plus encore que l’on mûrit
Voici donc le fruit de moi-même
J’en veux pour preuve le grain de ma peau qui a rendez-vous avec le grain de la page Qui touche ainsi l’autre au point du jour
Maintenant je prends le temps de contempler un grain après l’autre dans le sablier renversé
Je ne fais plus d’un grain de sable une montagne parce que tout s’évanouit la montagne elle aussi s’érode
Les grains de la terre se dispersent Il faut accepter d’être le souffle et le grain c’est-à-dire l’auteur et le témoin de son effacement admettre que des grains de poussière recouvrent notre trace inexorablement
Il y a aussi un mot que j’aime
Silence
Il me permet d’entendre
le si petit crépitement des grains qui tombent de la paume de ma main dans la profondeur infinie d’un panier singulier
C’est cela écrire c’est tresser le panier du silence pour tous ces grains oubliés que je rassemble et que je verse en son cœur d’osier car je sais qu’ils n’ont pas pu germer faute de chance
Mais ils sont là pour donner à mes rêves d’écriture future de la présence qui les pousse vers le jour à point nommé
Écrire sur l’épaule de l’ami dans le sable à fleur d’écume dans la terre d’automne dans le limon que la rivière charrie sur la toile d’araignée étoilée de rosée au cœur de la mousse qui recouvre les racines au milieu des cendres de l’encens consumé il y a un instant entre les plis du drap que la main du plaisir a froissé dans la neige que balaie le vent dans la poussière du chemin après la course des enfants sur les feuilles qu’un souffle disperse aussitôt sur ce halo de buée au centre du carreau dans l’argile que pétrissent ensuite les doigts rapides de l’artiste
Écrire pour être le témoin de son propre effacement Écrire pour dire la disparition de cette trace puisque personne ne s’en souviendra Éprouver ce qui se murmure dans le cœur des moines tibétains qui éparpillent au loin d’une simple foulée leurs mandalas qu’ils ont constellés heure après heure de coquillages de perles de pétales et de couleurs
Écrire pour redonner tout le silence à l’univers tout l’univers au silence qui a toujours été là bien avant le mouvement de nos lèvres
Pourquoi mettre un titre à un poème Pourquoi des rimes Pourquoi un rythme défini Moi je souhaite que mon poème soit léger tel l’oiseau qui vient se poser sur le rebord de ma fenêtre puis qui repart Qu’il roule comme une feuille sur le chemin du retour puis qu’il s’évanouisse aussi vite qu’il m’a frôlée Pourquoi ponctuer un poème Pourquoi des strophes Quand le vent joue par intermittence il fléchit les herbes qui ne deviennent qu’une succession de virgules qui tremblent juste avant qu’elles ne se redressent et qu’elles ne ploient dans l’autre sens virgules à l’envers virgules si souples qu’elles s’enlacent à son souffle C’est ce que je veux pour mon poème un frémissement un simple soupir entre deux instants Le laisser palpiter et quitter le cadre de la feuille pour qu’il ne reste que le blanc vierge de l’espace qui accueille son point de fuite
Les épreuves de la vie sollicitent les quatre émotions de base, la peur, la tristesse, la colère, la joie, et toutes leurs variantes, leurs nuances – celles-ci s’entremêlant souvent ou l’une cachant l’autre (je vous renvoie à la rouedes émotions ci-contre). L’écritothérapie est une forme d’art-thérapie qui permet de travailler sur ses émotions après les avoir définies. Je propose à toutes celles et à tous ceux qui s’adressent à moi des techniques d’écriture efficaces qui libèrent la psyché de l’emprise émotionnelle et mnésique qu’exercent certains souvenirs ou le retour du refoulé, après un traumatisme. Biographe familiale, praticienne en psychothérapie et en art-thérapie, j’ai moi-même vécu des épreuves difficiles (famille maltraitante, deuils successifs, harcèlement moral professionnel) qui m’ont amenée à explorer mes ressources intérieures. Les exercices que je propose ont fait leurs preuves sur ma santé psychique. Le milieu médical et scientifique a validé par des études fiables le pouvoir de guérison de l’écriture. Je vous renvoie pour cela à l’ouvrage Écrire pour se soigner : La science et la pratique de l’écriture expressive de James W.Pennebaker et Joshua M.Smyth. Comment cela se passe-t-il concrètement ? Vous n’aurez besoin que d’un cahier, d’un stylo, éventuellement de quelques crayons ou feutres de couleur. Les séances peuvent s’effectuer en réel comme à distanciel (skype, google meet, messenger, zoom). Les séances d’écritothérapie fonctionnent comme les séances de psychothérapie : à l’unité. Elles durent environ une heure. Comme elles peuvent être intenses, prévoyez aussi quelques mouchoirs. Vous pouvez refaire les exercices chez vous ou écrire entre les séances dans votre journal, puis me présenter vos écrits à la séance suivante. En écritothérapie, la syntaxe, la grammaire et l’orthographe n’ont aucune importance. Seul importe le langage métaphorique de l’inconscient. D’ailleurs, les erreurs de graphie, la dislocation syntaxique, l’absence de ponctuation, le lapsus calami (en écrivant) révèlent le conflit interne et constituent donc des points importants d’analyse. L’écritothérapie ne se substitue à aucun traitement médical. Vous devez donc continuer vos traitements en amont, voire compléter les séances par une cure psychothérapeutique ou psychanalytique.
Voici les différentes séances d’écritothérapie que je propose :
Je te regarde dans les yeux, ma peur…
70 euros la séance
On le sait, les traumatismes incrustent dans le psychisme l’émotion de la peur.
Phobies, obsessions, tics et tocs, angoisses… Ensemble, nous aiderons votre peur à s’exprimer. Nous ferons sortir les monstres de l’armoire de votre inconscient ; nous les regarderons dans les yeux et nous ferons leur portrait. Souvenez-vous : Comme pendant l’enfance, faire le portrait du monstre qui terrorise permet de l’éloigner. Avec la couleur violette qui symbolise la peur, nous aurons recours à des images, symboles, associations d’idées qui la représentent. Puis, avec la couleur verte de l’apaisement, nous verrons comment trouver une issue à cette peur. Vous projeter dans un conte en héros vainqueur, inventer par un poème une fin heureuse à un cauchemar, transformer le scénario d’une épreuve dans une nouvelle ou un récit court… Ce ne sont que quelques exemples d’écritothérapie qui vous permettront d’ouvrir la porte sur votre liberté. À l’écriture, nous pourrons joindre d’autres techniques d’art-thérapie comme le dessin, le collage, la mise en voix du texte.
Je t’écoute, ma tristesse…
70 euros la séance
D’une épreuve importante découle l’émotion de la tristesse.
Déprime, dépression, burn-out, épuisement… Je connais bien ce pays de la mélancolie (terme qui désignait la dépression au dix-neuvième siècle, autre variante du spleen baudelairien), composé de lacs profonds, de longues ombres, de rochers noirs… Dans ce paysage, vous errez, seul, sans parvenir à le quitter pour un paysage intérieur plus accueillant.
Ensemble, nous ferons dialoguer les différentes parties de vous-même – celle qui est négative, pessimiste, qui vous serine toujours « À quoi bon ? », la pulsion de mort ou Thanatos et celle qui est positive, optimiste, qui fait remonter la sève de l’énergie en vous et qui vous murmure « Avance ! Le voyage vaut le coup ! » Mot après mot, je vous guiderai vers votre lueur non éteinte. Il suffit, parfois, d’un poème pour retrouver cette flamme qui était seulement cachée. « La nuit n’est jamais complète… » affirme le poète Paul Éluard. Nous pourrons aussi utiliser la technique d’écriture de la liste afin que vous repériez et semiez les petites graines psychiques et spirituelles qui vous feront grandir, fleurir… Nous réinstaurerons la communication entre votre corps et votre âme que vous avez cessé d’écouter, parce que la voix de votre ego était beaucoup trop forte.
Nous alternerons les couleurs (le bleu pour la tristesse et le jaune pour l’énergie de l’espoir) afin de réinstaurer ce dialogue entre votre côté obscur et votre côté lumineux, car la lumière est toujours rendue visible et mise en valeur par l’obscurité.
Je te donne la parole, ma colère…
70 euros la séance
Souvent, après un traumatisme, la colère est cachée par la tristesse. On croit que l’on est triste alors qu’en vérité, c’est un volcan qui bout dans le cœur. Or, on le sait, une colère refoulée est ensuite somatisée, c’est-à-dire mise en langage par différents maux physiques, tels que les ulcères, les infections et, dans le pire des cas, les cancers.
Une séance d’écritothérapie vous permettra de puiser dans votre inconscient les métaphores qui exprimeront votre colère. De même, écrire vous invitera à crier et à faire en sorte que ce cri traverse la page, faisant fi de toutes les marges, de toutes les lignes, de tous les espaces. Écriture tricotée (phrases s’écrivant sur les phrases précédentes), syntaxe disloquée, associations d’images qui se heurtent, s’entrechoquent, confrontation de vos contradictions internes par un récit, un dialogue théâtral, un poème… La colère descendant le long de votre stylo vous remettra en contact avec votre pulsion de vie, votre énergie matérialisée par le flux de l’encre. Une fois que cette émotion aura été reconnue, exprimée, entendue, nous pourrons la cadrer en appliquant des consignes d’écritothérapie bien précises (reprises anaphoriques, exercices vous invitant à dessiner vos phrases, à leur faire suivre le rythme de votre souffle…).
Les couleurs nous seront d’un précieux recours. En effet, toutes les gammes de rouge (vermeil, grenat, incarnat, pourpre) seront des indices sur l’intensité de votre colère et comment celle-ci peut aussi se situer à la limite de la peur ou de la tristesse (avec l’utilisation de la couleur mauve ou violacée, par exemple).
L’écritothérapie : un rendez-vous avec votre ombre
70 euros la séance
L’écritothérapie – associée à l’art-thérapie – vous montre le chemin qui vous mène à la rencontre de votre ombre. En effet, comme le dit Carl Jung, on ne peut mettre en valeur sa part lumineuse si l’on ne regarde pas en face sa part d’ombre. Ignorer celle-ci, c’est projeter sur les autres ce que l’on ne veut pas voir en soi ; ce qui explique les phénomènes de maltraitance, de violence, de mobbing dans notre société en perte totale de valeurs spirituelles. Initier une séance d’écritothérapie, c’est donner un rendez-vous à son ombre, comme à sa meilleure amie, autour d’une tasse de thé, de café. De quoi allez-vous parler ensemble ? Nous retranscrirons cette conversation. En effet, dialoguer avec votre ombre, c’est apprendre à vous connaître entièrement et à vous accepter inconditionnellement. Pour vous donner une idée de la manière avec laquelle vous pouvez vous adresser à votre ombre, je vous renvoie à la page : Viens, mon ombre, je t’invite à boire un cappuccino !
D’où venez-vous, mes émotions ?
70 euros la séance
Parfois, ces ombres nous sont également léguées par nos ancêtres. Il est des émotions tellement violentes, obsédantes, enfouies aux tréfonds de nous qu’elles ne peuvent avoir été inscrites que par le passé de nos ancêtres. Nos émotions de peur, de colère, de tristesse constituent la trace de ces mêmes émotions éprouvées par nos aïeux. En quelque sorte, elles sont gravées dans notre psyché. Mais nous pouvons les déchiffrer. En effet, lire l’indicible permet d’ôter certains déterminismes et patterns qui provoquent inéluctablement ces mêmes émotions négatives. Comme le dit Jung, « tout ce que l’on ne ramène pas à la conscience revient sous forme de fatalité« . Il est donc très important, pour ne plus être une feuille ballottée par le vent de la vie, de circonscrire ces émotions sur le papier, de les définir et de leur dire en face : « Mes émotions, je sais d’où vous venez ».
Le génosociogramme va nous aider. Qu’est-ce que le génosociogramme ? C’est un arbre généalogique mis au point par Anne Ancelin Schützenberger, différent de l’arbre généalogique traditionnel. J’utilise cette technique en biographie psychogénéalogique et aussi en écritothérapie. Sur de grandes feuilles de papier A3 et avec deux stylos de couleur (bleu pour le positif – rouge pour le négatif), je vous aide à élaborer votre génosociogramme en partant de vous (votre date de naissance, les événements marquants de votre passé, votre métier, votre situation sentimentale, vos goûts, vos valeurs, vos passions…). Puis, nous remontons jusqu’aux branches précédentes, afin de déceler les phénomènes de répétition, les non-dits, la transmission, certes, des traumatismes, mais aussi des missions transgénérationnelles – le rôle que la famille vous a assigné pour différentes raisons (remplacer un enfant mort par exemple) et qui, très souvent, n’a rien à voir avec votre mission terrestre. Pour comprendre l’enjeu de l’hérédité de telles loyautés, je vous renvoie à La mémoire transgénérationnelle chez Victor Hugo.
Suite à ce travail particulier d’écriture, vous pourrez enfin faire des choix qui vous correspondent en toute conscience, écrire la vie qui est la vôtre, avec vos ressources, dons et talents légués ou innés.
Mes autres séances en fonction de vos besoins
Je te montre au grand jour, mon amour
70 euros la séance
S’il est bien un sentiment universel qui mobilise tellement l’être qu’il dépasse l’entendement, c’est l’Amour. « Le cœur a ses raisons que la Raison ne connaît pas. » Telle est la maxime du philosophe Pascal. Lorsque l’on aime intensément, profondément, douloureusement, on chemine à travers l’irrationnel, on expérimente l’indicible. Passion, chagrin d’amour, dépendance affective… Dès lors, comment trouver les maux d’amour ou laisser éclater celui-ci au grand jour ? En effet, un amour non dit, non avoué peut être ravageur pour la psyché, car il revient sous la forme de culpabilité ou de remords. « Ah ! Si seulement je lui avais dit que je l’aimais, avant qu’il ne meure, qu’il ne parte…«
Je peux vous aider à cerner tout l’éventail de vos sentiments. Lettre de rupture ? Lettre de pardon après un divorce, un conflit ? Le fil des mots cicatrisera votre blessure, afin que vous puissiez traverser le deuil de cette relation et renaître. Déclaration d’amour ? Je vous guiderai pour que votre aveu vous permette de confier à l’Autre l’intensité du sentiment éprouvé, sans pour autant basculer dans un lyrisme exacerbé. La poésie peut être également un chemin pour mettre à jour la passion qui vous anime, sans perdre votre identité, sans vous laisser aliéner par elle, mais pour qu’au contraire, elle soit à la source d’une pulsion de vie créatrice qui ouvrira vos ailes intérieures.
Nous ferons de ces séances d’écritothérapie une exploration à la fois esthétique et méditative. Écrire à l’encre, lentement, avec une plume de l’ancien temps… Coller des fleurs, dessiner des cœurs, déposer un sceau rouge. Les mots s’uniront aux motifs artistiques. L’écriture se fera calligraphie. Vous serez le grand organisateur de ces noces sur le papier entre la rédaction et le dessin. Une fois la lettre cachetée dans une belle enveloppe, envoyée – ou pas, après tout, les mots d’amour peuvent aussi rester secrets ! -, vous lâcherez prise en sachant que la vie vous soutient dans votre démarche. Et si vous êtes célibataire, veuf ou divorcé, nous nous donnerons comme priorité d’écrire et d’adresser des lettres d’amour… à vous m’aime !
Des retrouvailles avec vous-même !
70 euros la séance
Une séance d’écritothérapie vous permet de vous offrir un rendez-vous avec vous-même. Lâchez prise concernant les attentes conventionnelles de l’écriture. Au contraire, laissez vous porter par le flux de l’encre pour vous abandonner ensuite au flow de la vie. Sentez-vous libre de vous exprimer, sans défi littéraire, sans exigence formelle. Le but de l’écriture dans le cadre d’une telle séance est de reprendre confiance en vous, après les épreuves qui vous ont marqué, faire de la trace de l’écrit intime une cicatrice. Ainsi, la page sera non seulement un prolongement de votre peau (le texte représentant votre corps qui avance, qui se remet en mouvement), mais également un pays-refuge pour votre psychisme, un espace-temps dans lequel vous vous reposerez, une parenthèse où vous reprendrez votre souffle (pour ensuite être mieux inspiré dans la conduite de votre vie). De séance en séance, vous verrez combien la page se métamorphose, reflétant le processus de guérison de votre Moi.
Je te laisse éclater, ma joie…
70 euros la séance
Bien entendu, la finalité d’une ou plusieurs séances d’écritothérapie, est de retrouver la joie de vivre, de faire revenir en vous l’énergie, de faire remonter dans votre corps et votre esprit le pouvoir de la pulsion de vie. Laisser éclater sa joie, c’est se remettre en contact avec ce qui nourrit vraiment le Soi.
Si vous êtes toujours plongé(e) dans vos épreuves, je peux vous aider à vous accorder des moments de pause, de respiration, de bien-être, en vous (e)ncrant/ancrant dans l’instant présent, le seul qui soit un refuge. Tenir un journal de sensations… Définir vos ressources intérieures, vos qualités, vos réussites passées… les possibilités sont infinies ! Si vous avez traversé et transcendé ces épreuves, l’heure est au bilan. Je vous aiderai à formuler ce que vous avez appris. « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort « , comme le dit le philosophe Nietzsche. Alors, quelles sont vos forces, aujourd’hui ? Liste de gratitudes, de passions nouvelles qui demandent à s’exprimer, récit de visualisation, conte dont vous êtes le héros ou l’héroïne… L’écritothérapie vous invitera à écrire enfin en rose (ou en d’autres couleurs) l’avenir qu’il vous plaît, d’ores et déjà, de vivre, car il vous correspond !
J’ai tant à vous dire !
70 euros la séance
Les séances d’écritothérapie s’adressent également aux enfants dyslexiques et dysorthographiques. En effet, les contraintes scolaires, la peur de mal faire, l’angoisse de l’évaluation, la crainte du jugement et du regard des autres accentuent le handicap. Le rythme d’apprentissage collectif de l’école néglige, dans des classes surchargées, les besoins particuliers de ces enfants, à l’intelligence et à la sensibilité vives. En séance d’écritothérapie, nous allons sortir des exigences traditionnelles de l’écriture. La page ne sera plus un carcan, mais un espace de liberté où le texte prendra corps. Votre enfant éprouvera le plaisir de jouer avec les mots, avec leurs sonorités, avec leurs couleurs, avec leur douceur ou leur rugosité – car les mots se « sentent », « se ressentent » avant d’être utilisés et agencés entre eux. L’enfant pourra danser, courir avec les phrases, sur le chemin de petits textes ou de poèmes qu’il aura écrits. Ni l’orthographe, ni la syntaxe ne rentreront en ligne de compte. Seule importera sa capacité à s’approprier les mots en toute liberté et avec joie.
Mise en scène de ces mots, mots-valises, cadavres exquis, néologismes (mots inventés), association d’idées, mots-fruits, mots-boules de neige… Autant de moyens ludiques de faire du langage une fête… Crayons de couleur, feutres, pastels, stylos fluorescents, paillettes, feuilles et fleurs, billes, petits cailloux, galets et coquillages sont les bienvenus… ainsi qu’un grand chapeau pour tirer au sort les motifs d’écriture.
Ces séances d’écritothérapie peuvent se dérouler ensuite à plusieurs – votre enfant a le droit de venir avec son meilleur copain pour écrire à quatre mains – et se transformer en véritables ateliers d’écriture à la maison ou en distanciel.
Quel que soit le type de séance, il y a un « après » à l’écritothérapie. Soit vous laissez les textes tels quels, les collez dans votre journal ou vous en séparez ; soit vous avez la volonté de les retravailler, afin de constituer un recueil poétique ou d’écrire une biographie, un récit de vie – voire une autofiction. Dans ce cas, un autre travail démarre et je peux vous assister pour relire, corriger, mettre en forme, sculpter littérairement vos pages, puis les autopublier ou les envoyer à un éditeur avec un synopsis fidèle à votre œuvre – et donc à vous-même. Je vous renvoie pour cela aux tarifs de l’écriture d’une biographie
Il te suffisait de pousser la petite porte du jardin de bon matin pour emprunter le sentier qui menait à la mer, tout ondoyant dans la jeune lumière !
En mémoire, marche lentement sur les pierres.
Ferme les yeux et suis les ombres bleues.
Qu’importe que ton cœur batte plus fort sous l’effort ! Va doucement, car les feuilles de palmier, les premiers grains de sable blanc récompensent ta patience. Tu prends conscience que tu es arrivée par la trace que tu as laissée sur le sentier. Il est temps d’ôter tes sandales et d’avancer vers le berceau des vagues. Tu ne sais pas quand tu atteins la mer : la ligne qui sépare la rive de l’infini n’est pas clairement marquée. Elle ondule, sous le pinceau invisible du peintre suprême. C’est lorsque la première vague frappe ton cœur que tu peux t’abandonner à la nage.
Il en est de même pour la créativité.
Quand tu penses que celle-ci est trop loin de toi, ouvre ton carnet. La ligne qui distingue ton être du monde est finement tracée. Et si tu peines à avancer, fie-toi à l’étincelle de l’instant qui perce les voiles de tes pensées. Fais preuve d’humilité. Va avec confiance et cependant, précautionneusement, guidée par la pointe de ta plume ou de ton pinceau qui touche à peine le papier. Une fois vraiment parvenue à la page, tu n’as plus qu’à te pencher. Ne vois-tu pas à travers elle l’infini blanc, t’invitant à aller à lui, à flotter, telle une étoile de mer, sur le silence ?
Souviens-toi que tout commence par une porte entrouverte. Son seuil t’invite à déposer ta trace qui, lorsqu’elle s’efface et se fond dans l’éclatante blancheur, devient le signe que tu es loin déjà dans ton pèlerinage – touchant ce point où se concentre la goutte d’encre de l’univers.
Le passage à la nouvelle année est une excellente occasion pour écrire la visualisation de ton futur.
Mais cet exercice d’écriture créative peut également se faire lors de transitions importantes dans ta vie (déménagement, changement d’emploi, mariage, ou, au contraire, divorce…) Le tableau de visualisation permet de concrétiser ta vision par le collage d’images. Néanmoins, l’écriture est également un formidable outil pour matérialiser tes rêves sur le papier, car elle permet d’associer aux mots la couleur (par les différentes encres utilisées) et les images (par les figures de style qui mettent en relief un désir, un ressenti, un état d’âme…). De surcroît, le Verbe est créateur. Ne suffit-il pas, dans LaGenèse, que Dieu prononce le mot désignant l’élément du monde qu’il veut créer pour que cet élément apparaisse, par miracle ?
« Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. »
Tu es, toi-aussi, le créateur de ta vie et de ta lumière.
Je vais, pour cela, t’indiquer les différentes étapes de la genèse de tes rêves destinés à exister : le dessin de ta gratitude et l’élaboration de ta carte mentale émotionnelle.
Tout d’abord, exprime ta gratitude pour l’année qui vient de s’écouler. Ne quitte jamais un état, une période de ta vie sans les honorer. Tu peux m’objecter : Oui ! Mais l’année 2024 ne fut pas formidable ! Voire, elle a été complètement ratée ! Cependant, lorsqu’une année semble un échec et qu’elle a amené son lot réel d’épreuves, elle contient toujours des réalisations positives que tu peux remercier en les considérant comme de véritables grâces qui t’ont été offertes. Fais cette offrande de gratitudes en retour. Dessine sur une page de ton journal un soleil, un grand cœur, une coupe colorée et écris à l’intérieur tout ce qui t’a apporté de la joie, tout ce dont tu peux être fier(ère). « J’ai réalisé un bon gâteau, je retrouvé un ami que j’avais perdu de vue, j’ai poursuivi l’écriture de mon livre, j’ai réussi à pardonner à ma sœur, j’ai mis un terme à cette relation toxique, même si cela me fut très douloureux… » Calligraphie en guise de résumé un seul mot : Merci !
Puis, tourne la page (de tes souvenirs et de ton cahier) et définis par le biais d’une carte mentale qui tu veux Être pour cette nouvelle année et toutes les années futures. J’insiste bien sur le verbe ÊTRE car, si tu commences à noter ce que tu veux AVOIR, le risque est grand que ce que tu souhaites posséder (et que tu obtiendras, c’est certain, la visualisation étant créatrice) ne corresponde pas à ton essence, ta vibration, ta signature d’âme et que tu vives, par conséquent, à côté de ta vie véritable. Aussi, je te conseille de cerner les émotions que tu veux ressentir au cours de l’année nouvelle et de les caractériser par un adjectif. Tu peux t’aider, pour cela,
Focalise-toi sur les émotions positives de la roue susceptibles de remplacer tes émotions négatives et, avec une couleur de ton choix, trace un cercle à l’intérieur de laquelle tu te désignes : par exemple, le bleu, pour « Tranquille », le vert pour « Serein », le rose pour « Paisible », le rouge pour « Amoureux » ou « Passionné », l’orange pour « Enthousiaste », le jaune pour « Heureux », « Joyeux », « Optimiste », le blanc pour « Détaché ». Tu le sais, les couleurs sont de puissants vecteurs de communication et elles correspondent, d’ailleurs, à la santé spirituelle que certains médiums peuvent lire dans l’aura de leur consultant. Je te suggère de remplir chacune de ces bulles avec du pastel sec pour t’imprégner de cette émotion vivifiante.
Ensuite, pour chaque bulle colorée d’émotion, trace d’autres bulles que tu relies par une flèche à la bulle de l’émotion principale, en y inscrivant les lieux, les moments, les actions, les personnes, les objets susceptibles de déclencher cette émotion positive. Pour le bleu de la tranquillité, le silence du matin, l’écriture, la méditation, un bâton d’encens, par exemple…Privilégie ce qui dépend essentiellement de toi pour créer cette émotion. Personnellement, je suis jaune, c’est-à-dire enthousiaste, quand j’effectue une promenade au grand air, que je m’achète un bouquet de fleurs, que je concocte un bon petit plat ou que je m’achète un recueil de poèmes. Note des déclencheurs simples, accessibles, car si tu fais dépendre ton sentiment de bonheur d’un voyage en hôtel de luxe de 25000 euros, par exemple, il y a de fortes chances que tu ne sois jamais heureux au quotidien en 2025, et, par conséquent, insatisfait de ta vie.
Le moment est désormais venu, en t’aidant de la roue des émotions et de ta carte mentale, d’écrire ta visualisation émotionnelle.
Bien sûr, tu peux recourir à des hyperboles comme c’est « merveilleux », « enchanteur », « magique », « féérique », « fabuleux ». Mais en quoi est-ce merveilleux, enchanteur, fabuleux ? C’est là que les images sensorielles vont t’être d’un précieux recours pour visualiser et concrétiser tes souhaits… d’abord au plus profond de toi-même/m’aime.
Ferme les yeux et visualise-toi, si tel est ton rêve, Bleu, c’est-à-dire Tranquille (tu peux faire de même pour une autre couleur émotionnelle). Procède par questions intérieures que tu t’adresses et auxquelles tu réponds rapidement, sans réfléchir, en laissant libre cours à l’expression de l’inconscient qui est si créatif et inspirant ! – Comment cette tranquillité se traduit-elle sur le plan visuel ? – C’est l’ombre du petit matin éclairée par une bougie. – Et sur le plan auditif ? – C’est le silence, le ronronnement des radiateurs, le murmure du café qui coule… Je ressens maintenant les plans olfactif et gustatif : l’odeur du café dont l’amertume est atténuée par le sucre d’un petit sablé trempé dans la tasse pleine…
Une fois que tu possèdes la perception sensorielle de ton émotion, ancre (encre)-la à un endroit précis de ton corps (pour moi, c’est le plexus solaire) avec la paume de ta main, en respirant lentement et profondément.
Ouvre les yeux. C’est le moment d’écrire ta visualisation. Tourne la page de ton journal et rédige la scène que tu as perçue à l’intérieur de toi-même, en ayant recours à des images comme les métaphores, les comparaisons, dans des phrases brèves et évocatrices, voire poétiques. Un conseil : utilise toujours le présent. En effet, le futur remettrait l’accomplissement de ton vœu à plus tard, toujours plus tard… Je te donne un exemple de visualisation écrite : « Voici l’ombre du petit matin qui m’enveloppe doucement. La bougie, mon amie, allume des lampes d’Aladin bleues sur ma page. De la virginité du papier à la virginité de ce jour, il n’y a qu’un seul chemin secret, tracé par mon souffle. Le temps fait couler doucement dans le silence son murmure de café chaud. J’associe désormais tout ce qui commence à la douceur amère du café et au sablé qui se ramollit à fleur de ma tasse. Je suis gourmande de vie. De ma Vie. »
Tu peux procéder ainsi pour chaque visualisation émotionnelle. C’est le meilleur moyen d’obtenir ce que tu désires en instaurant des rituels sains et spirituellement nourrissants, et ceci, afin d’accéder sans impatience, mais avec foi, à cette satisfaction de l’âme, par le biais de ta réalisation dans la matière.
À la fin, colle une image choisie dans un magazine et qui te représente, Toi, incarnant la vibration de tes émotions lumineuses.
Que tout ce que tu écris soit ainsi accompli. Je te le souhaite du plus profond de mon cœur !
Je suis la houle des blés les méandres des champs de colzas sous la brise
Je suis l’étoile à la fenêtre la gouache séchée sur la robe verte le ventre de l’épeire au centre de sa toile
Je suis la médaille l’aurore le fétu dans l’œil de l’Autre la botte de foin bien rangée dans la grange de grand-père
Je suis la sucette de sucre d’orge les cuivres du quatorze juillet l’étincelle dans la corbeille de pommes au soleil
Je suis la crème à la vanille la pâte à crêpe de Carnaval la feuille d’arrière- saison les ailes du papillon tigré la jonquille du sentier une mèche de petite fille
Je suis le pissenlit entre les rails la couronne sur la galette des rois les bulles de la limonade servie devant l’église la croûte arrachée de la blessure le sang de la mirabelle trop mûre le teint après la crise de foie la pluie de safran sur les mariés
Je suis le raisin un peu jeune la prune déjà rouie la moutarde de ma fureur ce rire amer la rouille qui monte à la grille la première tache de cimetière sur la main de Claire le feu follet qui court à fleur de terre
Je suis ces ombrelles le long du fleuve de Chine la flamme de la bougie sa cire fondue dans la coupelle l’herbe fanée sous mon pas la crinière léonine qui pourfend l’air un peu de joie qui subsiste l’enthousiasme parfois quand mes projets ont un avenir le siège en osier de l’enfant
Je suis la lampe de chevet les grains de maïs qui crépitent sur le brasero de la plage le rayon qui danse dans le flacon d’encre le crépuscule sur les toits de Provence le cœur de la mie tendre les carreaux de la salle d’attente le thé qui infuse près du cahier le cadre de ce tableau de famille adjugé vendu le jour qui fait refleurir la tapisserie de la maison vide
Je suis l’ultime explosion du champagne la braise encore tremblante de l’espoir ce qui pétille irradie puis s’éteint les confettis de la fête jonchant la terrasse déserte la luciole qui volette dans sa frêle lueur le sable mouvant du temps l’épingle d’or du souvenir dans la nuit de la mémoire la lune penchée sur le chagrin et mon propre point final
qui flamboie juste un instant avant que je n’accepte de le voir disparaître irrémédiablement emporté par la phrase de ce poème qu’il achève de lui-même