Lire, écrire, aimer, rire.
Quatre verbes qui me donnent la vie
à chaque instant.
Tant qu’il restera la musique et la poésie consolatrices,
la Vie renaîtra, lueur surgie des cendres.
Garder foi en la Beauté.
Géraldine Andrée
Journal
Lire, écrire, aimer, rire.
Quatre verbes qui me donnent la vie
à chaque instant.
Tant qu’il restera la musique et la poésie consolatrices,
la Vie renaîtra, lueur surgie des cendres.
Garder foi en la Beauté.
Géraldine Andrée
Journal
J’écris pour dire
le souffle du jardin
qui s’en retourne
au silence
à la fin du jour,
ce murmure
qui sourd
du bleu de l’herbe
comme une senteur
de menthe
avant de s’en remettre
à la terre
d’où il est né.
J’écris pour dire
l’étoile
contenue
dans chaque note
qui s’éteint
lorsque
l’instant
est venu.
J’écris
pour marquer
de trois
pointillés
noirs
la voix
enfuie,
trace
du message
qui se poursuit
invisible
dans la neige
de la page.
J’écris
pour être
témoin
du chemin
de cette parole
qui continue
sans moi
à l’infini…
Géraldine Andrée
Protéger les mots
qui disent le soleil
les champs bleus à l’aube
la crinière des chevaux
jaillis de l’azur
le chant du vent
ce vif-argent
courant
d’oreille en oreille
le jeu des ombres
qui rendent le chemin
tant de fois
emprunté
nouveau
à chaque seconde
les pépites d’or
accrochées à la robe de la nuit
le souffle de la voile
que l’on voit frémir de l’autre rive
Protéger
ce qui se crie se murmure
à fleur de monde
puis se porte jusqu’au coeur
et dont les battements
s’accordent
au silence de l’écoute
Protéger coûte que coûte
quoi qu’il arrive
la Poésie
Géraldine Andrée
Tout ce que nous cherchons à l’extérieur, nous l’avons à l’intérieur.
Tout ce que nous cherchons
dans les autres – l’approbation, le soutien, l’amour, la compassion -,
dans les lieux – les bars, les pistes de dancings, les vacances tout inclus, les plages paradisiaques-,
dans les expériences – les étreintes des nuits, les tours de manège, les feux d’artifices, les voyages à l’autre bout du monde -,
nous l’avons en nous.
Nous avons depuis toujours nos fenêtres avec vue sur ciels étoilés, nos jardins d’enfance, nos jours de printemps, nos plus belles musiques.
Mieux que cela encore : nous avons les feux de la grâce, le fil de notre souffle qui réunit tous les instants dispersés au cours du temps, la conscience de nos pas, les lueurs de notre volonté, les éclats de notre foi.
Et mieux encore : nous avons notre vérité inconditionnelle, indépendante de celle d’autrui.
L’oiseau sait, de manière innée, avec son seul bec et quelques branchages, comment tresser son nid.
Nous savons comme lui nous créer notre demeure depuis notre naissance.
Et, si pour d’irrationnelles raisons sociales, nous l’avons oublié,
il nous est très simple de le réapprendre.
Il suffit, dans l’espace de deux battements de coeur, de retourner à Soi.
Géraldine Andrée
Méditations pour un rêve