Quand le livre de votre vie est fini, laissez quelques pages blanches. Quand le livre de votre vie est fini, votre vie, elle, continue. Aussi, gardez prête votre encre future. Vous avez écrit toutes vos peines ? Alors, laissez quelques pages blanches pour vos joies à venir. Vous avez raconté toutes vos joies d’autrefois ? Alors, laissez quelques pages libres pour celles qui s’annoncent à la seconde suivante. Il vous semble que vous êtes parvenu au bout du récit de votre existence, qu’il n’y a plus rien à dire, que vous avez accompli tout votre voyage sur cette terre ? Laissez quelques pages blanches pour que quelqu’un y prolonge votre trace. Et qui sait ? Peut-être la reconnaîtrez-vous et la suivrez-vous avec confiance à votre prochaine naissance… Combien de pages blanches, me direz-vous, faut-il laisser en héritage à vos myriades de mots ? Autant que vous voulez ! Et pourquoi pas, un autre cahier sur lequel vous inscrirez votre nom en guise de signature de l’aurore qui se cache encore avant d’apparaître… Le livre de votre vie s’achève mais gardez ouverte la fenêtre sur le chemin… Laissez quelques pages blanches pour les présents de Demain.
Géraldine Andrée
Laissez quelques pages blanches pour un autre matin.
Ce bilan m’a appris à être assidue envers mes projets et fidèle envers moi-même.
« Un pas à la fois« , telle est la devise de Julia. C’est le pas qui fait le chemin.
Une oeuvre se construit mot après mot, note après note, touche après touche. Pour moi, c’est « une page à la fois ». Même vingt courtes minutes d’écriture permettent au roman d’avancer.
Les pages du matin sont mon miroir. Je peux, en écrivant, poser un regard honnête sur moi-même chaque jour.
Écrire trois pages chaque matin, c’est faire la toilette de mon âme.
« Vas-y doucement« . Voilà ce que se répète Julia quand elle est découragée par la tâche. L’inspiration est rarement un éclair, une fulgurance. L’inspiration est une petite lampe régulièrement allumée. Pour créer, il suffit de s’annoncer présent pour la page, la toile, l’instrument.
La promenade permet de laisser aller l’esprit. Je reviens de chaque promenade avec des éclats inattendus, nés de mes observations.
En écrivant, je développe ma foi. Je m’autorise à demander pour recevoir. Il y a une oreille attentive cachée dans la page. Un jour ou l’autre, la solution apparaît. Elle suit la trace de ma plume pour se présenter à moi quand le temps est venu. Comme Julia Cameron, je demande au Très Vaste : « Mon Dieu, tu t’occupes de la qualité. Je m’occupe de la quantité. »
L’essentiel est que je sois fidèle à la plume et à la feuille.
Poser chaque jour des gestes simples. La création artistique est humble. De cette manière, j’écarte naturellement la compétition vaine et stérile qui assèche l’élan créateur.
Même lorsque le défi est fini, il continue car je peux utiliser partout, à tout instant ces trois outils :
– pages du matin -promenade-rendez-vous avec l’artiste (temps de détente et de liberté que l’on s’offre à soi-même pour renouveler sa réserve d’images, le puits de son inconscient). Je suis ma propre source de créativité. « Éloignez-vous des gourous. Toutes vos réponses se trouvent à l’intérieur de vous » déclare Julia dans l’Épilogue de son ouvrage.
Chaque jour, à l’encre, on peut tracer son chemin.
Géraldine Andrée
L’écriture quotidienne permet de se réapproprier sa vie, d’en être vraiment l’auteur.
Écrire la nuit au rythme de la musique des poésies, des récits et me souvenir de ces longs voyages nocturnes avec des morceaux d’Enya qui remplissaient l’habitacle de la voiture.
La route s’éclairait au fur et à mesure que nous avancions tout comme le mot allume la lueur du mot suivant. De chaque côté de la vitre, c’était le désert de l’Atlas et de frêles touffes d’herbes brunes qui apparaissaient devant les phares.
L’écriture et le voyage ont un point commun : la confiance en sa propre trace, quels que soient l’intensité du noir, la faiblesse de la lampe, la sécheresse qui menace.
J’ai souvenance que mon père, grâce à un montage électrique qu’il avait inventé, programmait qu’une lampe s’allumât toute seule dans l’une des chambres lorsque nous partions longuement en vacances, ceci pour dissuader les éventuels cambrioleurs.
Ainsi, à minuit, une petite lampe de chevet brillait derrière la fente des volets. Le passant pouvait croire la maison habitée.
Mon père est feu aujourd’hui.
C’est pour cela, je crois, que j’écris des poèmes au coeur de la nuit, sous le fêle halo d’une ampoule blanche.
Je veux être, par le mouvement de l’encre dans le silence, cette énergie électrique qui allume une lueur au fond de l’absence.
Vous vous sentez fatigué physiquement, épuisé émotionnellement ? Renouez avec le pouvoir créateur de l’eau.
On ouvre le robinet, on remplit son verre, on prend une douche sans avoir véritablement conscience du caractère précieux et miraculeux de l’eau.
On peut rester des semaines sans manger. On ne peut demeurer, en revanche, plus de trois jours sans boire. Sinon, c’est la mort.
Votre tête se fait lourde ? Vous êtes noyé dans vos soucis ? La lassitude gagne votre corps ? Vous ne pouvez plus créer ? Buvez un verre d’eau ou plusieurs. Cela éclaircira vos idées, allégera votre coeur et vous vous remettrez aussitôt au travail, avec des idées neuves.
Boire entre les repas non seulement facilite la digestion et favorise l’élimination, mais aussi vous purifie de toutes les toxines mentales, psychiques que les autres vous envoient ou que vous secrétez vous-même.
Vous pouvez varier et boire du thé vert – excellent diurétique et détoxifiant -, des infusions ayurvédiques qui réactivent les centres d’énergie – ou chakras.
La douche de lumière est également préconisée pour tous les traumatisés, les victimes de harcèlement moral et de perversion narcissique.
Au cours de la douche le soir, il faut visualiser que la lumière coule sur la peau, les membres et évacue tout ce que l’on a enduré au cours de la journée dans le siphon. De cette façon, les intentions négatives qui ont été projetées se décrochent de l’être et cessent de lui nuire. La douche de lumière est également recommandée après une journée harassante sur le plan nerveux.
Il ne faut pas oublier que nous sommes nous aussi composés à 65% d’eau. Nous participons donc à cet échange énergétique avec l’extérieur.
L’eau est très sensible à l’énergie que l’on émet. Le chercheur Emoto complète les travaux de Benveniste prouvant que l’eau garde la trace des propriétés de certaines substances. Emoto a montré que les molécules de l’eau changeaient selon que l’on émettait une pensée d’amour ou de haine. Les molécules influencées par une pensée de haine se rétractent, se déstructurent. En revanche, les molécules influencées par une pensée d’amour s’unifient, s’harmonisent.
L’eau vive recharge le corps et le psychisme en joyeux magnétisme car elle ne garde aucune empreinte d’intention humaine.
Les eaux stagnantes, en revanche, plombent l’énergie. Il est connu que les maisons qui contiennent un puits ou qui sont construites sur d’anciens marécages nuisent à la santé car de très lourds égrégores (ou amas d’intentions), parfois issus de générations très anciennes, ont eu le temps de salir l’eau dans toute sa composition.
Si, en tant qu’artiste et créateur de votre vie, vous êtes en panne d’inspiration ou que connaissez une phase de dépression, installez-vous confortablement au bord de l’eau dans un coin de nature – source, torrent, fontaine, cascade ou océan.
Ce n’est pas un hasard si des peintres impressionnistes comme Monet ou Manet ont peint la métamorphose des couleurs de l’eau selon les heures. De même, toute la littérature – qu’elle soit romanesque ou poétique – évoque la magie de l’eau. Beaucoup de récits de Maupassant situent le cadre spatio-temporel sur les rives de la Seine ou au bord de la Manche. De même, le chant d’une rivière ou d’une fontaine participe, dans la poésie de Victor Hugo, à d’émouvantes et bucoliques retrouvailles avec l’univers de l’enfance.
Prenez votre calepin de notes ou de dessins.
Installez-vous à fleur de vague, juste à l’endroit où les bulles crépitent sur la terre ou le sable.
Confiez-vous à l’eau. Remettez-lui vos peines et vos espoirs, vos peurs et vos souhaits. Mêlez-y vos larmes.
Puis, prenez votre plume ou votre pinceau. Acceptez tout ce qui remonte à la surface de vous-même, tout ce qui vous envahit, vous enveloppe, vous submerge.
Lâchez prise. Ne retenez rien. Laissez-vous voguer.
Soyez l’eau qui ne contourne pas l’obstacle mais qui danse au-dessus, autour et en-dessous.